De Sang Froid

Disclaimer : Non, les personnages ne sont pas à moi, ce que je déplore particulièrement, parce que je dirais pas non à un peu de sous T.T. Mais bon, on fait avec ce qu'on a, hein… (quelques personnages sont cependant à moi, sont faciles à reconnaître, c'est les plus cinglés –presque)

Rating : Bah toujours rien de spécial à signaler, en toute logique. Un slash. Peut être. Dans méga super longtemps, dans ce cas xD. Super super longtemps...

Genre : N'à moi. Gros bordel, UA, Humour vaseux, mystère douteux. Du glauque aussi…

Résumé : Et si Vernon Dursley avait abandonné son neveu à l'âge de six ans dans une rue glauque de Londres ? Et si un vampire pour le moins singulier, car tueur à gage, tombait sur un petit garçon amnésique et le ramasse avec pour intention première d'en faire son dîner, mais finalement le prend sous son aile ? Et si, plusieurs années plus tard, un homme parvenait à tuer les sorciers les mieux protégés et se faisait traquer ? Et bah ça nous emmène dans les quartiers peu fréquentables et inconnus de Londres, avec un mystère et des emmerdes en plus sur les bras.

Note d'Auteur : Alors, je tiens à faire savoir que si ce chapitre arrive si tard, c'est en partie pas de ma faute, parce que mon ordi a décidé de pas être coopératif et que j'ai arrêté de compter le nombre de fois où il bug avant que j'ai eu le temps de ne serait ce que de commencer à écrire… Ah, et j'ai décidé de prendre que les noms anglais, finalement (genre les noms de famille, Hogwarts, Hogsmeade, mais ça dépendra. Et les noms des maisons, aussi).

Enfin bon, maintenant, je tiens à remercier Kei.Otaru, Jully Reed, Cici8520 (Waw, 2 reviews pour le pris d'une xD), Zaika, Adenoide, 666Naku (et vuiii, tous des dingues, et ça va pas en s'arrageant), Nepheria4, J'en ai pas (original, comme pseudo, on peut dire xD), Caella (Héhé, 2 aussi, c'est cool, et non, je n'ai pas abandonné, jamais de la vie, je m'amuse trop dessus pour ça), La Rose de Minuit, à Luke S (toujours aussi grillée, et oui, on va tenir Willy éloigné de l'eau, surtout du lac, parce qu'en effet, un ça va, mais deux… Faudrait pas qu'en fait il soit un gremlins (il a la taille)), Rim999 (heureuse de pouvoir te décompresser ), HarryPottermanga, Trunkya, Isatis, Mo, Arkange, Winrii, Anne O'nyme et enfin Yaone-Kami. Waaaaaw, je suis contente, ça fait du monde.

Et je suis navrée de ce retard (même si on peut plus vraiment appeler ça un retard, tellement y'en a), mais ça fait plutôt super longtemps que j'ai fini le chapitre, mais j'oubliais tout le temps de le poster… (ou alors, je me disais que je le ferais plus tard, et j'oubliais encore). Bref, désolée

Chapitre 4 : Et ça ne fait que commencer

« Quelqu'un arrive… »

Ah ouais, quelqu'un arrivait… Nathaniel se demandait qui donc pouvait bien arriver pour faire réagir William aussi violement. Enfin, violement, dans des termes vampiriques concernant un tueur à gage névrosé : on se redresse vaguement (on envoie parfois quelques petites décharges électriques histoire d'en faire profiter les autres, faut pas être égoïste dans la vie), on jette un coup d'œil vitreux à droite, un coup d'œil vitreux à gauche, et pouf, on se repose tranquillos sur sa chaise sans explications, bien sur. Ceci fait, William posa – laissa tomber – sa tête dans un bang sonore – très grand effet de style – sur le bureau directorial. Bwarf, peut être que c'était pas si terrible, dans ce cas : Dracula, ou bien Voldemort. Trois fois rien.

Le silence qui avait suivi son peu de réaction fut interrompu par le brusque sursaut de la totalité de la pièce – sauf William, bien sur, qui avait toujours la tête dans le bureau et donc ne voyait rien. De toute manière, il était devenu archi dur à surprendre, et dans son état, une bombe nucléaire aurait pu exploser sous sa tête qu'il n'y prêterait même pas attention.

La raison de ce sursaut presque général s'avança jusqu'au centre de la pièce. Etant cette fois ci à la lumière, tous purent voir un homme – qui inspirait pas trop confiance –, grand, avec une grande cape aussi, des cheveux longs – visibles sous un espèce de chapeau – et on pouvait discerner dans son dos deux poignées d'ils ne savaient pas quoi. La voix de William, toujours avachi, s'éleva :

« Hey, salut vieux.

-Chuis pas vieux !

-Ouais ouais, on y croit tous. » marmonna William en se redressant dans un effort incommensurable. Il jeta un coup d'œil au nouvel arrivant. « Tiens, tu passes encore par les murs toi…

-Ouais, les portes c'est ringard…

-T'as été ringard pendant toute ta vie ? Si c'est pas triste…

-Ah nan, pas possible… ça doit être le contraire : ne pas passer par les portes, c'est ringard… Bizarre, ça sonne pas bien… Ca, c'est la faute à ta potion foireuse. Faux frère, tu m'as rendu ringard.

-Pour ce qu'il y avait à faire, marmonna William en baillant.

-C'est fou ce que t'es compatissant.

-N'est ce pas ?

-Salaud.

-Mwarf, de toute manière, avec ton chapeau, tu peux pas être autre chose…

-Ah ? Va falloir que je rende ça à Joshua, peut être…

-Naaaaan, il a vraiment ça dans sa garde robe ? Hahaha, il a du le piquer à mamie Gisèle…

-Qui c'est ?

-Cherche pas. Mais ça fait quand même un bail que t'as ça. J'aurais peut être pas du laisser le laisser traîner autour de ma casserole.

-…Uh ?

-Bah ouais, tous mes chaudrons ont explosé, j'ai fait avec ce que j'avais.

-Mais t'en as pas racheté genre une bonne douzaine y'a un mois ?

-Si si.

-Bon, va falloir aller en racheter alors. T'abuses, c'est chiant à trouver.

-Ouais, je sais.

-…Atta une minute papillon. On rembobine et on répète : le laisser traîner autour de la casserole. Qui ça ?

-Le pape, bien sur. Qui veux-tu que ce soit ?

-Lulu ?

-Waw, t'en serais presque intelligent.

-Presque. Il est étonnant que je sois encore en vie, dans ce cas…

-T'es déjà mort, tu sais…

-Certes, mais si n'importe quoi de cet abruti est tombé dans le truc que tu m'as refilé à boire, qui sait ce qui aurait pu se passer d'autre. Je dois m'estimer heureux, je pense, d'être toujours entier et presque à l'identique.

-Presque ? Le chapeau ?

-Précisément.

-…Mais tu vas arrêter d'insulter mon animal de compagnie, hareng farci ? Puis c'est quand même pas de sa faute si tu t'es décidé à porter cette horreur. »

Se disant, le tueur à gage s'était levé rapidement et avait vite fait de coller son pied dans la tête de l'inconnu, qui devait bien faire une vingtaine de centimètres de plus que lui, mais qui ne put rien faire pour se défendre. La pauvre victime s'effondra sous la puissance du choc, parce qu'il fallait pas croire, mais il avait beau être petit, il avait de la force dans les jambes, le jeune, sur le dos, avec un Nathaniel penché au dessus de lui.

« Oh, salut Chef ! J't'avais pas vu ! »

Nathaniel grimaça.

« Arrêteras tu un jour de m'appeler comme ça ?

-Nope.

-Sale gosse.

-Ca, ça peut marcher sur William, mais moi je suis trop grand pour ça.

-Hey, comment je dois prendre ça, tête d'endive ?

-Comme ce que t'es : un nain.

-Répète un peu ça, asperge dégarnie ?

-Nain de jardin ?

-J'vais le crucifier, déclara William.

-Yann, tu sais quoi ?

-Pas encore, Chef, mais ça ne saurait tarder.

-Cours, Môsieur est un peu sur les nerfs.

-Un peu ? »

Sans attendre de réponse ou de réaction, il passa le premier mur à portée de main. Il traversa une demie seconde trop tôt pour pouvoir entendre William souffler, un peu blasé :

« Ca, c'est vers l'extérieur, triple buse. »

On put entendre un vague cri surpris.


« Mais quel abruti…

-Quelle vulgarité pour un aristo…

-J'ai un nom, je te signale.

-Barbie ?

-…QUOI ?! Nooooon !

-Ah ? J'aurais cru, pourtant… »

Draco commençait à trouver cet énergumène particulièrement agaçant et tête à claques. N'y avait-il personne pour le bâillonner ? Ça ferait des vacances, parce que niveau grande gueule, le brun n'était pas en reste, oh non, loin de là. Et quand c'était vous dans son champ de mire, et bah il vous lâchait plus… Encore pire que son très cher parrain envers les Gryffindor – il voulait bien avouer ça – en général, Longbottom en particulier.

Nathaniel décida de stopper le début de la joute verbale – c'était le genre de truc qui pouvait vous amener loin, ça…

« Bon…

-Oye, dis l'ancêtre (« Hey ! »), je suis obligé de rester ?

-Oui.

-Bah tant pis, rétorqua William en se levant. De un tu peux te débrouiller sans moi, de deux, faut que je retrouve l'autre ahuri avant que le soleil se lève, parce qu'il aura pas posé de protection, comme d'habitude, et de trois, il va probablement faire des conneries. Et c'est pas drôle s'il les fait tout seul. »

Le tueur s'approcha de la fenêtre du bureau et l'ouvrit d'un coup sec. Draco, décontenancé – et fraîchement réveillé – se pencha vers son parrain, ayant besoin de faire quelque chose – même si ce n'était pas l'activité la plus passionnante et intelligente à faire – et lui demanda :

« Qu'est ce qu'il fait ?

-J'ai une tête à le savoir ?

-En fait, oui. C'est bien pour ça que je te pose la question…

-Ca pourrait être pour passer le temps…

-Oui mais non. Puis je me suis dit qu'avec tous les illuminés que t'as eu en cours, t'as bien du en avoir un comme lui.

-Merlin merci, non. Sinon ça ferait belle lurette que je serais allé tenir compagnie aux ours polaires.

-J'ai toujours pensé que c'étaient des copains à toi…

-Je te prierais de te taire Draco. Il n'est jamais bon de se mettre un Maître des Potions à dos.

-Pas la peine de s'énerver… »

Pendant ce temps à, William s'était accroupi sur le bord de la fenêtre, avec la manifeste intention de… sauter.

« Ah nan nan nan, tu bouges pas. Reviens poser ton postérieur ici, sale gosse ! » siffla Nathaniel.

Mais William était ce qu'il était, il ne prêta pas la moindre attention au vampire – en fait, il l'avait même pas entendu – et sauta.

« Ca y est, c'est clair, net et précis, ce mec est complètement cinglé. Y'a au moins vingt cinq mètres d'ici au sol.

-Oye, j't'ai entendu, snobinard ! Mais te fais pas de soucis, je suis encore entier ! » hurla William, la voix étouffée par la distance.

Draco ragea un peu. Si seulement, si seulement il s'était ramassé… Rah, il en loupait pas une. Nathaniel souffla :

« Parle à mon cul, ma tête est malade.

-Ah mais nan, mon cul il est trop loin pour t'entendre, l'Ancêtre !

-Arrête de m'appeler comme ça, Nain de Jardin !

-Dans tes rêves, fossile. Bon, maintenant… Ooooh, mon amouuur, où donc êtes vouuuuuus ? Pourquoi m'avoir quitté ? Toute mon âme vous réclame, mon cœur se flétrit de votre absence ! Je vous aime ! Venez me rejoindre !

-Oh ma douce, que d'agréables paroles ! Ma personne désire la votre ardemment ! Approchez donc, gente dame.

-Quel chemin me mènera à vous ?

-A gauche ! … Non, c'est de l'autre côté qu'il faut aller, là, c'est à droite… Faudrait songer à différencier ta gauche de ta droite mon chou.

-Oh oui, je cours, je vole pour vous rejoindre ! Je –

-Ca va, rien de cassé ? Faut le faire pour se casser la gueule sur… un truc invisible…

-Ce manque d'élégance mérite une punition, vil maraud !

-Que de violence, très chère… Pourquoi donc ?

-Vous êtes rustre ?

-…

-Là, t'étais censé nier, tête d'endive…

-C'est pas comme si tu m'aurais cru.

-Certes…

-Mais –

-Tiens, j'l'avais pas vu le lac… Faut le faire. Tu sais nager au moins ? Youhou, répond un peu, débile, histoire de faire savoir que t'es pas encore mort…

-Au secouuuuuuurs ! Y'a un poulpe ! J'ai horreur des tentacules !

-Bah démerde toi pour te sortir de ce merdier tout seul, manquerait plus que je me mouille, tiens… »


A la fenêtre du bureau du directeur, Nathaniel soupira. Ces deux crétins ne s'arrêteraient donc jamais…

« Ils sont toujours comme ça ?

-Je les trouve assez peu démonstratif comparé à d'habitude…

-Ah ouais…

-Professeur Dumbledore, je crois que vous pouvez vous faire du souci pour votre école…

-Mais pourquoi tu veux absolument démolir le mur ? Utilise la porte ! Ou au moins une fenêtre, espèce de crustacé décomposé ! … Non, mais je t'ai pas dit de défoncer la porte, juste de l'ouvrir… Tu pourrais pas être civilisé pour une fois ? Cro-Magnon !

-J'ai cru comprendre

-Et reviens là, Ô vampire dégénéré, sinon le soleil va se lever, tu vas cramer et foutre le feu à la forêêêêêêêt…

-Ouais, d'habitude, c'est pire, marmonna Nathaniel.

-Et ben, ça doit pas être triste tous les jours, remarqua le blond.

-Non, juste à se taper la tête contre les murs…

-Non, mais laisse mon pantalon tranquille, s'pèce de Mort Vivant à deux noises ! »


« Alors, Vampire Nathaniel, qu'avez-vous à nous dire qui requiert sa présence ainsi que la votre ? attaqua d'emblée Dumbledore, repassé en mode « je-veux-des-réponses »

-A votre ton, on pourrait croire que vous auriez préféré qu'on ne soit jamais venu…

-Vous n'avez pas idée, soupira Snape.

-Pas vraiment, répondit le directeur, ne tenant pas compte de la remarque de son enseignant, mais la logique aurait voulu que vous nous fuyiez comme la peste…

-Je n'ai jamais été un grand féru de logique, voyez vous. Aucun d'entre nous.

-C'est possible, mais il n'y a apparemment aucune raison à votre présence en ces lieux.

-Si. Une.

-… Oh, vraiment ?

-Oui oui. Quelqu'un m'a dit, que peut être, William avait quelque chose à faire ici. Mais bon, comme ses « peut être » sonnent souvent comme des « sans doute », j'ai préféré pas prendre de risque. Mais bon, il est resté vague… »

Draco, à qui la logique de la conversation échappait, peut être parce qu'il venait seulement de commencer à écouter, intervint :

« Vague… Par rapport à vous ?

-Oui oui. J'ai toujours été très clair moi.

-Aw. Et y'a déjà quelqu'un qui l'a compris ?

-Hm… Pas vraiment, non.

-Et vous suivez ses conseils ? »

Définitivement, la logique des vampires échappait totalement à Draco. Non pas que ça l'intéresse énormément, mais c'était toujours bon à savoir. Mais bon, ça dépassait l'entendement là. Soit les vampires étaient les êtres les plus malins qu'on puisse voir, soit c'étaient les plus grands abrutis de la création. Difficile à croire, mais la frontière était fine…

« Vu que c'est une des seules personnes n'étant pas touchée de crétinisme congénital, oui. Il n'est certes pas souvent clair, pour ne pas dire jamais, mais si je devais suivre les conseils de débiles comme Yann ou William, on courrait à notre perte…

-ON T'A ENTENDU ! »

Ce hurlement commun venu d'on ne sait trop où eu le mérite d'en faire sursauter plus d'un. Nathaniel grimaça :

« Je l'emporterais pas au Paradis, celle là… »

Draco ne voyait pas pourquoi ce vampire avait l'air aussi défaitiste et accablé. Qu'est ce que les deux crétins en bas pouvaient bien inventer de si terrible pour que ce terrible vampire redoute autant leurs foudres.

« Mais que désirez vous ?

-Laisser William ici.

-Ha ha ha, vous êtes un comique vous. » intervint Severus, qui avait l'air tout sauf amusé. Il était tout simplement hors de question de laisser cet espèce d'ahuri au même endroit que lui.

Dumbledore ignora – encore une fois – la remarque de son enseignant.

« Pourquoi ?

-Parce que William est un humain. Et qu'il est temps qu'il côtoie autre chose que des buveurs de sang. Il n'est pas très sain pour un mortel de rester trop longtemps en compagnie de personnages aussi radicalement différents. Et qu'il se forge sa propre opinion.

-Il n'a pas l'intention de devenir lui-même un vampire ?

-Sans doute que si, un de ces jours. Mais il n'y a pas que ça, vous pensez bien. Je ne peux pas dire que je désapprouve ce qu'a fait William de sa vie, en rapport avec son métier. Pour nous, les vampires, tuer est devenu une nécessité – aaaah, je vous vois venir avec vos « Il y a d'autres moyens ! ». Sans doute est ce vrai, mais là n'est pas la question. Mais pas pour William. Je ne veux pas qu'on lui inculque le principe de « tuer, c'est mal, il ne faut pas » - de toute manière, vous n'y arriveriez pas – ou que tout est blanc ou noir. Là, maintenant, si vous demandiez à 'Liam s'il souhaite tuez quelqu'un – je veux dire par là réellement, sinon, il vous répondrait « Oui, cet emmerdeur de Yann, il me fait chiiiier depuis des années » - il vous répondra que non. Il ne tue pas pour lui, il tue pour les autre. Pour le moment. Viendra un jour où ceci changera probablement. Un jour, un gars se mettra sur son chemin, et peut être qu'il se dira « Lui, il m'emmerde, je vais le butter. ». Enfin, je dis ça, mais il est possible que ce ne soit pas le cas. Mais je préfère ne pas prendre de chances.

-Concrètement, vous voulez qu'on « humanise » votre protégé, non ? demanda Snape. Après cette effusion de débilités, il ne s'attendait pas à ça. Personne ne s'attendait à ça.

-En gros, oui. Il ne changera pas radicalement : il continuera de tuer, peut être même continuera-t-il son métier actuel. Mais il le fera pour une bonne raison. Et pas parce qu'il aura envie. Il n'éprouvera pas de remords quand il tuera quelqu'un qu'on lui aura demandé d'éliminer. Il n'en aura pas non plus sur un champ de bataille. Et croyez moi, il est mieux de ne pas se demander « Mais de quel droit je fais ça ? ». Il le fera sans se poser de question, parce qu'il l'a toujours fait, et parce qu'il se battra contre des emmanchés qui sèment la destruction. Parce que ne vous faites pas d'illusions, on est peut être considéré comme neutres pour le moment, mais arrivera bien un jour où la guerre viendra à notre porte, et plutôt bientôt, en fait. Nous aussi, nous allons devoir nous battre. »

Un silence s'abattit après ce discours. Non, vraiment, ils ne s'attendaient pas à ça. Les vampires étaient vraiment d'étranges créatures… Puis Snape tiqua :

« Vous allez vous aussi entrer en guerre…

-C'est en effet ce que j'ai dit.

-Mais pour quel camp ?

-Ah, certainement pas celui de Voldemort. Y'a Dracula là bas… »

De nouveau un silence. Oui, les vampires étaient d'étranges créatures. Mais étaient-ils schizophrènes ? Parce que passer d'un comportement tout ce qu'il y a de plus sérieux à ça

« Non, plus sérieusement, Voldemort est un peu dérangé. Un peu beaucoup, même. Et puis, ses idéaux ne sont pas pour nous. « Je suis le plus grand, je suis le plus fort, courbez vos échines devant moi, bande de cloportes ! ». Y'en a qui aime, mais très peu pour moi. Bon, va bien y avoir quelques crétins qui vont rejoindre Dracula, mais la majorité partage mon point de vue. »

Dumbledore était pensif : tout ce que disait ce vampire était très bon pour eux… s'ils décidaient à une entente et non pas de la jouer solo.

« Vous voulez donc laisser votre protégé ici…

-C'est ce que j'ai dit, oui.

-Il acceptera ?

-Sûrement pas.

-Mais…

-Il n'a pas le choix, » ricana Nathaniel. Il était cependant sur qu'un jour au l'autre, William lui ferait payer ça. Mais il aurait eu l'occasion de se marrer d'ici là. Beaucoup. « On a des préparatifs à faire, et on a pas besoin de lui dans nos pattes.

-Dit comme ça, on dirait que vous le considérez comme un boulet… déclara Severus.

-Ah ? Non, pas vraiment – à part quand il se met à cuisiner ou faire des potions.

-Très bien, annonça Dumbledore, (« QUOIIIIII ? » « Voyons, calmez vous, Severus. »). Mais j'aimerais bien savoir l'identité de ce jeune homme.

-Comment ça ? Vous connaissez son nom, je suppose.

-J'ai des raisons de penser que vous savez exactement qui il est.

-Et vous avez raison. Mais je ne vais pas vous le dire, ça n'est pas utile. Et c'est moins drôle.

-Vous avez un sens de l'humour particulier, marmonna Draco.

-Vous le découvrirez bien un jour ou l'autre, je vous fais confiance sur ça.

-Il faut juste qu'on arrive à lui tirer les vers du nez ?

-Ha ha, non, je ne pense pas.

-Il refusera de nous dire son nom peu importe comment on s'y prendra ? s'étonna Draco.

-Non, il l'ignore lui-même.

-De quoi ?

-Il est amnésique. »


« Comment ça, amnésique ? On lui a jeté un sort ? demanda Draco. Tout ceci était bizarre.

-Non, on pense que c'est du à un traumatisme. Joshua l'a ramassé dans un état épouvantable.

-Dans ce cas, comment vous savez qui il est ?

-J'ai mes sources, sourit Nathaniel.

-Vous ne nous le direz vraiment pas, n'est ce pas ?

-Tout à fait. De toute manière, je ne peux pas.

-Pourquoi ?

-Histoire d'interférence, à ce qu'on m'a dit.

-Pourquoi ne lui avoir rien dit ?

-Je pouvais pas, je viens de vous dire, souffla le vampire.

-Et on a pas compris pourquoi, déclara Draco.

-Que c'est étonnant…

-Pardon ?

-Non, rien.

-Mais dans ce cas, il n'est pas connu de l'administration ? interrogea Dumbledore.

-Et bien… Si, mais encore une fois, vous pouvez pas le savoir. Si vous recherchez des informations sur lui, vous ferez chou blanc. Plus tard, ça sera inutile.

-Je vois…

-La raison pour laquelle Poudlard est l'un des seuls endroits où je peux l'envoyer. Outre le fait qu'il ne puisse pas blairer le Ministère. Puis, qui d'autre que vous serait assez cinglé pour écouter un vampire ? »


« Pourquoi nous dire tout ça ? demanda Snape. Il était suspicieux. Il trouvait le vampire un peu trop coopératif.

-Comment ça ?

-Vous nous donnez un peu trop d'informations par rapport à tout à l'heure…

-Oh. C'est parce qu'il y avait William.

-…

-Non, sérieux, ce môme est une furie quand il s'y met. Même si je vous le souhaite pas, vous allez forcément en être témoin un jour ou l'autre.

-Ce que Severus veut savoir, ce n'est pas pourquoi vous le faites maintenant, mais pourquoi vous le faites tout court, intervint Draco, laconique.

-Oh, d'accord. Suffisait de demander. C'est juste que pour que vous me croyiez, je ne pouvais pas me contenter du strict nécessaire, ça n'aurait pas été suffisant. C'est donnant-donnant.

-Et qu'est ce qui vous disait qu'on vous croirait, même avec ces informations ? grinça Severus. Ça y était, il était de mauvaise humeur.

-Mon petit doigt ?

-…

-Votre directeur est complètement fou ?

-…

-Ben quoi ? On peut pas tout savoir non plus, dans la vie. »


« Oh, une dernière chose avant de retrouver les deux autres abrutis…

-Vous allez nous dire maintenant que le garçon est un loup-garou/furie/goule/veela/elfe/fée/ange ? (Rayer la mention inutile), demanda Severus. Encore une fois, il craignait le pire.

-Demander à 'Liam s'il est un ange ou un elfe et vous vous retrouverez avec un attribut en plus dans un endroit particulier.

-Quoi ?

-C'est hors de votre portée, cherchez pas.

-Quoi donc ? demanda alors le directeur. Il avait beau en avoir vu des vertes et des pas mures, là, il craignait lui-même le pire, à l'instar de son enseignant.

-Il ne peut pas rester seul ici.

-Hein ? »

Nathaniel soupira. Ce qu'ils pouvaient être lents, parfois… ou alors, ils se voilaient bien la face. Ou la technique de l'autruche. Mais quels boulets.

« Il y aura perpétuellement quelqu'un avec lui. Genre le type de tout à l'heure. »

Ah ben tiens. Qu'est ce qu'il disait ? Severus ne devait qu'à son incroyable self control de ne pas s'être d'ors et déjà jeté par la fenêtre.

« Vous êtes sur que vous n'êtes pas du coté de Voldemort ?

-Non, j'y suis pas. Pourquoi ?

-Parce qu'on dirait que vous voulez nous achever, là…

-Ca serait pire, sinon. Vous ne survivriez pas deux heures seuls avec lui.

-Et à quoi d'autres ahuris serviraient à part le rendre encore plus invivable ?

-A calmer ses ardeurs. Parfois, il a des idées très débiles qui peuvent tourner au désastre – il a déjà failli tuer quelqu'un comme ça –. Et c'est pas vous qui l'en dissuaderiez.

-Bon sang, on est en période scolaire… On va tous crever… marmonna Severus pour lui-même.

-Vous êtes du genre optimiste, vous, remarqua Nathaniel, amusé, histoire de changer.

-Je suis juste réaliste, répondit le Maître des Potions.

-Je te plains, Parrain, ricana Draco.

-Trop gentil.

-N'est ce pas ? Heureusement que je reste pas dans cette école de dingues…

-Oh, monsieur Malfoy, ça me fait penser que le professeur de Défense Contre les Forces du Mal aurait besoin d'aide pour ses cours… commença le Directeur.

-Dites plutôt que vous avez besoin d'autre chose que ce débile qui sert de professeur, grogna Snape.

-Hm… Certes. Bref. J'aurais besoin de vous ici.

-C'est William qui va être content, ricana Nathaniel. Son protégé semblait positivement adorer le blond.

-Par Merlin… »

L'expression de soulagement du blond avait fondu comme neige au soleil. Il était maudit. Il n'y avait pas d'autre explication à ça. Il était maudit ET le directeur avait un sens de l'humour particulièrement sadique, aussi. Pourquoi il disait pas non ? Parce qu'on en peut pas dire non à Albus Dumbledore. C'était impossible – et suicidaire. Vous ne saviez pas ce qui pouvait vous tomber dessus…


« Bon, allons retrouver les deux autres dégénérés avant qu'ils ne détruisent votre école ou qu'ils ne tombent sur quelqu'un…

-Ca risque d'être compliqué, c'est l'heure du petit déjeuner.

-Ciel. Il est déjà si tard ? Dans un certain sens, heureusement que William a rejoint Yann, sinon, j'aurais eu un joli tas de cendres à ramener à la maison…

-Ca aurait été tellement mieux…

-Vous direz pas ça quand il vous sauvera d'un lancer de boule de bowling…

-De quoi ?

-De boule de bowling. Vous savez, les oreilles, ça se lave…

-Je vous emmerde.

-Quelle vulgarité, pour un aristo…

-Mais puisque je vous dis que j'ai un nom !

-Ah… Tant mieux pour vous. Ça peut être utile, un nom…

-Mais vous avez pas bientôt fini ?!

-Fini quoi ? J'ai encore rien commencé… »

Là, Draco était au bord du suicide. Quand est ce que ces ahuris allaient finir par devenir sérieux ?

« J'en ai maaaaaarre, souffla-t-il, pas loin de la crise de nerfs.

-Ben alors, filleul, on supporte pas de se faire charrier ?

-…

-Ooooh, je vois. Tu me fais le coup du regard noir « ferme-là-ou-je-te-tue ». Mais c'est moi qui te l'ai appris, t'as oublié ? »

Et voilà, Draco avait une personne de plus à ajouter à sa liste « des gens que je dois absolument tuer le plus vite possible ». Si c'était pas malheureux.

« Si tu veux, Parrain, je peux ne pas me contenter que du regard.

-Tu me fais peur, ironisa Severus.

-Tu fais bien…

-C'est sur qu'une horde de Mangemorts, comparée à toi, c'est un apéritif.

-…Depuis quand tu me vannes, toi ?

-Depuis que je sais que l'autre espèce de débile va me pourrir la vie chaque jour que Dieu fait pour encore quelques mois.

-…Bonne réponse. Tu penses que si on allait voir le Seigneur des Ténèbres là maintenant, il accepterait de nous écouter avant de nous découper en petits morceaux pour nous donner en pâture aux tyrannosaures ?

-Je ne crois pas, non…

-Dommage…

-Vous voulez que je vous serve d'arbitre et de commentateur pour votre joute verbale ? On en est à quatre – un pour Snape, intervint Nathaniel, un peu blasé. Des conneries comme ça, il en entendait bien assez pour pouvoir s'en passer en compagnie d'inconnus.

-Quoi ? grogna Draco.

-En gros, t'as aucune répartie, blondinet.

-Mais de quoi je me mêle ?

-Qu'est ce que je disais. Et je m'en mêle parce que vous empiétez sur le temps imparti pour retrouver William.

-Parce que vous avez forcément besoin de nous pour retrouver l'autre illuminé ? grinça Malfoy.

-De vous, non, mais vous êtes devant la porte, et il faut bien vous faire dégager du bureau, puisque c'est pas le votre.

-L'amabilité, vous connaissez ?

-Avec le temps, ça devient inutile. On obtient rien en étant aimable.

-Pourquoi voulez vous retrouver votre protégé aussi vite ? demanda Snape. Personnellement, plus je suis loin de lui, mieux je me porte.

-Parce qu'il serait capable d'essayer de trouver un moyen de raser cet établissement, s'il est amené à s'ennuyer.

-Quoi ?

-Vous pouvez me croire, mon manoir s'en souvient encore.

-Poudlard n'est pas si facile à détruire, grinça Snape. Il n'est pas à la portée du premier crétin venu de réduire cette école en miettes. »

Non mais qu'est ce qu'il croyait ? Que Poudlard était un château de cartes ou quoi ?

« Parce que vous croyez que mon manoir l'est ? Je vous rappelle que cet endroit regorge de vampires depuis des centaines et des centaines d'années. Je vous parle même pas des sièges qu'on a subit. Mais il a quand même réussi à détruire toute une aile…

-Et vous l'avez laissé faire ?

-Bien sur. Je lui ai même donné les explosifs et l'étincelle.

-…

-Nan mais vous croyez quoi ? Il a été vachement long à construire ce manoir.

-Et une partie a été détruite avec de la dynamite ?

-Non. Il a essayé, mais c'est pas avec ça que ça a marché…

-Comment il a fait ?

-Il a détruit un pilier porteur à mains nues… »

Draco commençait à en avoir marre de ce vampire. Ok, il avait la classe, mais il était surtout sacrément chiant et un peu trop moqueur. On voyait de qui tenait le tueur à gage, hein.

« C'est bon, vous avez fini, on peut y aller ? demanda Nathaniel, tout mielleux.

-Ouais ouais, désolés de vous avoir fait attendre, grogna le blond.

-Vous pouvez l'être. »

…Définitivement casse pieds, oui. Snape, Malfoy et les autres finirent par se lever pour partir à la recherche des deux amis et leur annoncer la si bonne nouvelle.

« MAIS C'EST PAS BIENTOT FINI ?! »

Ce hurlement rageur surpris quelque peu les sorciers qui étaient dans le couloir menant à la Grande Salle. Nathaniel, le seul ne semblant pas surpris outre mesure, juste un peu blasé et fatigué, soupira :

« Je me disais bien aussi, que c'était trop calme… »

Les cinq individus se rendirent donc rapidement vers l'origine de ce cri, dont la cause leur était malheureusement bien connue.

Ils arrivèrent à l'entrée du réfectoire pour y découvrir une joyeuse pagaille. William et Yann s'étaient réfugiés parmis les élèves des tables situées aux deux extrémités, et dialoguaient à grand renfort d'insultes diverses et variées. Ils s'envoyaient aussi parfois des sorts – oh, rien de bien méchant, juste des sorts pour dépecer, asphyxier, étrangler, des trucs gentils –, raison de la raisonnable distance entre les deux. Par un quelconque miracle, aucun élève n'avait été touché, même si pas mal avaient pris la fuite – à raison.

« Répète un peu ça, cadavre défraîchi ?

-T'es une daube, minus. Et mon teint est très bien, je suis pas défraîchi, je suis parfait !

-Oh, le teint vert, c'est naturel ?

-Mon teint n'est pas vert. Un peu pâle, certes, mais blanc.

-Je pense pas, non. A force, tu finis par te décomposer… Ca a mis plus de temps que ce que j'avais imaginé.

-Rachète toi des lunettes, Minipouce.

-Appelle moi encore une fois comme ça…

-Tu préfères nain de jardin ? »

Le brun ne répliqua pas. Il ne fit que prendre le bol du pauvre gars à côté duquel il s'était assis, pour le balancer sur le vampire, qui regarda le récipient arriver à grande vitesse d'un air bovin, sans penser une seconde à l'éviter. Yann se retrouve donc recouvert d'une substance blanchâtre grumeleuse absolument immonde.

« Oh, c'était du porridge, en plus… C'est dégueu, le porridge… T'arrives à manger ça toi ? demanda le tueur à gage, en se tournant vers son voisin.

-…Nan, mais j'ai pris le premier truc qui m'ait tombé sous la main.

-Remarque, c'était pas une mauvaise idée. Ça s'accorde avec ton teint, mon chou !

-Ca, ça va se payer, déclara son ami, un sourire légèrement psychopathe, comme seul lui peut les faire, collé au visage.

-Ca, ça craint… »

A peine eut-il dit ça qu'il se décala brusquement, bousculant son voisin – toujours le même – pour éviter un bol que lui avait envoyé son copain.

« Aaaaah, j'ai eu chaud…

-Pourquoi ?

-C'est du lait. J'ai jamais aimé le lait, c'est presque pire que le porridge.

-C'est pour ça que t'as jamais grandit ! » lui déclara Yann.

De son coté, Nathaniel grimaça et roula des yeux, maudissant la mémoire de poisson rouge de ce crétin aux dents longues. Draco, l'ayant remarqué, lui demanda :

« Qu'est ce qui se passe encore ?

-Il a dit le mot interdit…

-Et ?

-Et là, il est mal. Content de t'avoir connu ! » s'exclama Nathaniel, s'adressant au vampire.

Celui-ci s'arrêta dans son nettoyage – avec ses cheveux longs, c'était galère à enlever, le porridge – et souleva un sourcil interrogateur en direction de son supérieur. Il tourna ensuite son regard vers son ami, et sembla se rendre compte de sa situation.

« Oh, oh… »

Quand William prenait cet air là, Yann ne le savait que trop bien, ce qui allait arriver dans les minutes qui suivaient allait soit faire très très mal, soit être très très drôle – pour son ami. Bref, dans un cas comme dans l'autre, il était dans la mouise, et jusqu'au cou. Et, selon ses présages – il devrait se reconvertir devin, tiens –, en effet, il reçut sur sa caboche un truc arrivé à très grande vitesse, et très très dur. Le pauvre Yann s'effondra, sa boite crânienne étant entrée en résonance avec son cerveau. Il lui semblait même avoir vu un hippopotame en tutu, plus loin… Pas de doute, il avait été traumatisé quand il était gosse…

« Strike ! »

William était fier de lui. Il avait visé pile poil au bon endroit. Ça lui apprendrait à lui dire ça, tiens. N'ayant plus personne à insulter – il n'avait pas encore remarqué les nouveaux arrivants –, il décida de jeter un coup d'œil sur le petit déjeuner avant d'y trouver quelque chose à avaler. Ça faisait trop longtemps qu'il n'avait pas mangé au goût de son estomac qui ne manquait de lui faire remarquer à grand coup de crampes abominables. Quel emmerdeur.

Il traîna donc son regard sur la table, grimaçant face au porridge et aux carafes de lait. Puis son regard s'illumina.

« Ooooh, Nutella… Tu peux me le passer, s'il te plait ? »


Nathaniel observait son condisciple à terre, agonisant, ainsi que l'objet du crime. Il faudrait vraiment que quelqu'un songe à donner des cours de savoir vivre à William… Ca se faisait pas, de lancer ce genre de chose, encore moins au petit déjeuner… Il eut un rictus de douleur empathique pour son semblable.

« Ca, ça fait mal…

-Mais, grinça Draco, ce n'est qu'une chaussure.

-Oui. Une chaussure à William…

-Et où est la différence ?

-Vous, vous avez jamais eu à faire avec ce genre de bottes, sinon, vous diriez pas ça. Pourquoi pensez vous qu'un vampire en est presque tombé dans les pommes ? Ca pèse hyper lourd… je me demanderais toujours comment un gars aussi frêle que William pouvait bien porter ce genre de choses…

-Ca doit pas être si horrible.

-Disons que si vous vous l'étiez reçu en pleine poire sans avoir rien fait pour l'arrêter, vous auriez eu un traumatisme crânien. William a mis un peu de sa magie dedans… histoire de bien faire mouche.

-…

-Et ouais, retenez le, William est un violent. Ça pourrait vous servir, dans le futur… »

Lllllll

Yann ouvrit un œil. L'heure de la renaissance – et peut être de la vengeance, mais ça, il verrait plus tard – avait sonné. Il s'assit sur son séant, en grimaçant – les dalles du sol étaient dures mine de rien –. Il avait l'impression d'avoir la tête dans le coton… Ses capacités d'analyse – déjà bien minimes, mais ça, fallait pas lui dire – étaient certes grandement ralenties, mais au moins, il n'avait pas mal.

« Ca va ? »

Et son instinct de survie aussi était parti se balader, parce que celui là, il l'avait pas entendu, le comble pour un vampire. L'élève à côté duquel il avait été assit fut un temps où la tornade William n'était pas encore passée, était penché vers lui, du haut de son banc.

Yann décrocha son regard du jeune homme, et tourna la tête vers la raison de son état cotonneux. C'était un de ces monstres : une des chaussures de William. Dans son malheur, il avait eu de la chance : il avait toujours la tête sur ses épaules… Il reporta son attention sur l'étudiant.

« Ouais, t'inquiètes, j'ai la tête dure… »

Il passa sa main à l'endroit où avait eu lieu l'impact, s'étonnant de ne pas trouver un trou, et retomba en arrière. L'effet « je suis anesthésié » avait disparu d'un coup, et il avait désormais l'impression qu'un troupeau de rhinocéros jouait au rugby avec son cerveau.

« …ou pas. »

Llllll

William en était à son huitième toast – il ne pouvait tout simplement pas se rappeler la dernière fois qu'il avait un petit déjeuner, encore moins le matin – lorsque son voisin, l'étudiant à qui il avait squatté le porridge, et qui l'observait minutieusement depuis un bon bout de temps (il avait une tâche sur le nez ?), poussa une exclamation victorieuse, lui faisant hausser un sourcil, témoignant de sa presque surprise.

« Tu te sens bien ?

-De quoi ?

-Je te demandais si tu voulais pas que je t'amènes au service psychiatrique de l'hôpital le plus proche…

-Et c'est le type qui a balancé une godasse sur son pote qui me demande ça ?

-C'est pas mon pote, c'est un enquiquineur.

-Elle est où la différence ? Vous devez bien vous entendre…

-Là où se trouve celle entre toi et un malade mental, rétorqua William, annihilant la dernière partie.

-Aha… »

William aimait bien ce garçon, il était marrant : il avait du répondant, même avec un type pas rassurant avec des piercings partout qu'il connaissait pas dans son genre… Ca montrait qu'il était peut être digne d'intérêt…

« Tiens, lui, je l'ai déjà vu ce matin, remarqua le jeune à coté de lui. Mais on voyait pas sa tête…

-Qui ça ?

-Lui, répondit l'étudiant, pointant Nathaniel du doigt.

-Ah, l'ancêtre, marmonna le tueur à gage, retournant à ses tartines.

-Ca me rappelle que je me disais bien que je vous –

-Tu.

-Uh ?

-Bah tutoie moi, j'ai pas quarante ans…

-T'as quel âge ?

-Dix neuf ans. Ou vingt, je sais pas trop… soupira le brun.

-Tu crois… répéta l'élève, interloqué. En tout cas, t'es pas très grand... »

William plissa les yeux en signe de désespoir, et laissa tomber sa tête sur la table, manquant de peu un pot de confiture. Mais qu'avait-il donc fait au bon Dieu ? Parce que là, la vie s'acharnait sur lui, y'avait pas moyen…

« Sois heureux que je t'aime bien, souffla le tueur à gage, un peu agacé, sinon, tu serais déjà en train de bouffer les pissenlits par la racine.

-Uh ?

-Nan, rien, grogna-t-il.

-Oui, donc, je disais, reprit l'étudiant, que je t'avais déjà vu.

-Ah ? T'as voulu achever quelqu'un ?

-De quoi ?

-Oublie.

-Ouais, donc, je t'ai vu dans les bras du mec à la cape, déclara le jeune homme.

-De quoiiiiiii ? »

Non, Nathaniel n'aurait pas osé… ? Alors là, il allait le payer, avec les intérêts. Il se leva rapidement, fit un rapide signe au garçon dont il ne connaissait même pas le nom, et se dirigea aussi rapidement et dignement que possible, avec sa chaussure droite en moins, et se planta en face du vampire, en le regardant dans les yeux, l'œil ombrageux et menaçant. Seulement, avec la différence de tailles entre les deux individus et l'air bancal du tueur à gage, l'effet impressionnant en prenait un sacré coup.

« T'es pas possible toi…

-Non, je suis pas possible, en effet, je suis Nathaniel.

-En soit, c'est une insulte, remarqua William, un sourcil levé.

-Tu vas finir par me vexer…

-Je serais furieux, avant.

-Ah, pourquoi donc cette fois ?

-Parce que non seulement, tu m'as jeté un sort, ce qui est déjà hautement condamnable, mais en plus tu me portes ? Tu sais pourtant que j'ai horreur d'être touché, siffla William, menaçant.

-T'aurais préféré quoi ? Que je te traîne par les pieds ?

-J'aurais préféré que rien du tout, oui. Je suis sur que t'en as profité pour me peloter, marmonna le brun.

-Pas que ça à faire. Puis pour ce qu'il y a à peloter…

-Quand on cherche, on trouve.

-J'ai pas eu envie de chercher, souffla Nathaniel, blasé.

-Encore heureux. »

Sinon, William aurait fait un bûcher avec les vêtement de Yann et il aurait fait cramer Nathaniel – voir peut être même l'autre vampire avec, tant qu'il y était, histoire d'avoir un peu la paix.

Il reporta d'ailleurs son attention sur ce dernier qui semblait vaguement reprendre ses esprits, et vit alors sa merveilleuse chaussure à côté de sa tête, qu'il aurait oubliée si seulement il n'était pas aussi déséquilibré (il ne faut pas oublier les sept centimètres).

William décida d'attendre que son « ami » se réveille, afin qu'il lui renvoie sa chaussure – de préférence à terre –, parce que non seulement c'était trop loin pour lui, mais en plus, il avait l'air d'un plouc quand il marchait avec sa godasse manquante. Pour faire passer le temps – Yann était du genre « petite nature, aïe, l'autre abruti m'a mordu » – il décida de s'intéresser un peu à son environnement – ou plutôt, au Local People.

Il observa donc la pièce en profondeur : tout un tas de mômes aussi braillards les uns que les autres – c'était totalement faux, et ça, William le savait très bien, mais c'était sa définition des enfants (à comprendre par là toute personne mineure). Comme on aura pu comprendre, William n'était pas très enfant. Manquerait plus qu'il tombe sur un môme comme lui, tiens… C'était le suicide ou le meurtre (ou les deux) assuré… Peut être qu'il changerait d'avis en vieillissant, mais pour le moment, très peu pour lui.

Son regard dériva de la masse d'élèves (qui étaient presque tous plus grands que lui, malheur), pour arriver à la table des professeurs, où il ne s'attarda pas – il avait toujours eu du mal avec l'éducation (oui oui, il avait été à l'école, ne serait ce que pour se débarrasser de lui) – pour finir par revenir sur le groupe devant lequel il était posté : il y avait le type à l'air revêche avec qui il s'entendait siiiiii bien, il savait pas comment il s'appelait – et il s'en foutait un peu – mais il était marrant, dans le genre « j'le charrie jusqu'à ce qu'il craque ». Derrière lui, il y avait l'autre type aux cheveux noirs. Il ne pouvait pas vraiment se faire d'opinion sur lui, il n'avait pas vraiment desserré les dents depuis le début de cette mascarade. A côté de lui, le directeur, à ce qu'il avait compris, l'air d'avoir pris un coup de vieux, et qui ne faisait plus l'effort d'être souriant. Ensuite, Nathaniel, mais il n'allait pas s'attarder sur cet illuminé qu'il ne connaissait que trop bien.

Et enfin… aaaaaaaaaah, l'aristo… Le blondinet snobinard. Lui aussi, il l'aimait bien : il pouvait se foutre de sa gueule et le faire chier le plus possible. Oui, parce que sinon…

Et il vit, lors de cette petit introspection, quelque chose qui le désespéra au plus haut point : ils étaient tous – TOUS ! – plus grands que lui, même le « petit » vieux et la blondasse, c'était pour dire. Il maugréa un peu et grimaça, pour finir par grogner carrément – quelques insultes imagées – lorsque Nathaniel lui glissa, l'air de rien :

« Et oui, ils sont tous plus grands que toi.

-Merci de m'avoir éclairé de ta sciences, Ô grand sage, mais je m'en serais passé, j'ai encore des yeux…

-On ne sait jamais, je m'en voudrais de te donner de faux espoirs…

-Venant de toi, l'espoir, ça craint…

-Y a-t-il seulement un truc venant de moi qui ne craint pas à tes yeux ?

-Tes réserves d'alcool.

-Et ben, on reconnaît les alcoolos…

-J'ai été à bonne école.

-Depuis quand t'écoutes en cours, toi ? »

Avant que William n'ait eut le temps de répondre, un grognement irrité se fit entendre. Il se retourna pour voir que Yann tenait la cause de tous ses maux à bout de bras.

« Oh, t'es trop mignon, minauda William. Tu veux me la rendre… Merci !

-On est pas au pays de Oui-oui, tu sais, rétorqua Yann, un sourire goguenard aux lèvres.

-Sérieux ? Ben tu lui ressembles vraiment beaucoup, alors…

-Quand je te dis de te racheter des lunettes…

-Tu me les cassais tout le temps, de toute manière. Bon, tu me rends ma chaussure, maintenant ?

-Bien sur…

-Gentil garçon. »

Seulement, conformément à ce que William attendait, Yann ne lui rendit pas sa chaussure. Il allait pour la balancer n'importe où lorsqu'il remarqua quelque chose qui lui avait jusqu'alors échappé : une petite dizaine de couteaux était plantée dans le sol – oui oui, dans le sol, de la bonne pierre –, très très près de l'endroit où il était vautré quelques secondes plus tôt, et une petite dizaine de petites fioles en verres était répandue par terre. Yann fronça les sourcils, de un parce qu'il avait manqué de se faire défigurer de peu, de deux parce qu'il se demandait ce qu'il pouvait bien y avoir dans ces fioles – et ce que William foutait avec ça dans ses chaussures. Il en saisit une et la fit rouler entre ses doigts.

« C'est quoi ce truc ?

-Quand tu le frottes, ça change de couleur. »

William avait répondu ironiquement, en roulant des yeux, mais Yann ne semblait pas avoir discerner la moquerie – il était naïf, parfois – et commença à la passer par mouvements saccadés sur sa chemise.

« Hey ! Fais gaffe, c'est fragile ! s'exclama le tueur à gage. Il ne pouvait tout simplement pas croire que cet abruti avait avalé ça.

-De quoi ? »

Visiblement, le vampire ne l'avait pas écouté, et frottait encore plus vigoureusement la petite sphère sur le devant de sa chemise. Et ce qui devait arriver arriva : la fiole se cassa. Et William soupira :

« Mais quelle tête de nœuds… »

Yann, quand à lui, se demandait ce que son ami avait bien pu inventer, et ce qu'il avait encore bien pu mettre dans ce truc. De la fumée commença à se produire sur le devant de sa chemise.

« Mais qu'est ce que c'est encore ? soupira le vampire.

-De l'acide sulfurique, grogna William.

-De quoi ?!

-Ah, je t'avais prévenu, que c'était fragile… »

Yann examina sa chemise plus en détail, pour s'apercevoir qu'il y avait maintenant un gros trou : Bob Marley était atrocement mutilé.

« C'était ma chemise préférée… » déclara Yann. Il ajouta, sur un ton tout de suite plus menaçant : « Ca va se payer. »

William, sachant reconnaître le danger là où il était, n'eut pas le temps d'effectuer un replis stratégique, et eut le réflexe de se planquer derrière le premier truc venu : Severus Snape.

Une fois le danger passé, William se décala de son bouclier pour voir à quoi il avait échappé. Il eut un soupir de soulagement lorsqu'il vit qu'il avait réussi à fuir le truc le plus pire sur une table de petit déjeuner après le porridge et le lait : le jus de citrouille, le truc orange et super collant, hyper dur à nettoyer. Il s'en sentirait presque désolé pour le pauvre type qui se l'était pris en pleine poire. Presque. Il fit alors remarquer à un Yann encore un peu furax :

« De toute manière, tu m'aurais loupé, t'as visé trop haut…

-Je vous ferai remarquer, grinça Snape, que je ne suis pas un bouclier. Mon boulot n'est pas de me prendre des projections à la figure à la place des autres.

-Bah, faut bien que vous serviez à quelque chose…

-Pour vous, je préfère être inutile

-Si ce n'est que ça. »

William ne s'intéressa pas plus à l'homme en noir. Il reporta son attention sur le vampire, qui s'était, semblait il, calmé, et observait plus minutieusement le contenu de la chaussure, ainsi que la chaussure elle-même. Il jeta un coup d'œil à l'intérieur, en tira quelque chose, et le regarda avec des yeux ronds. Il demanda à William, légèrement surpris – il avait beau être presque habitué aux bizarreries de son ami, celle là, on lui avait encore jamais faite – :

« C'est quoi, ça ?

-Un tire bouchon – décapsuleur, répondit le tueur à gage, comme s'il parlait à un môme de cinq ans.

-Merci, ça, je sais, répliqua le vampire, l'œil noir. Je me demandais juste ce que ça foutait dans ta godasse…

-J'avais plus de place dans mes poches. »

Yann se pinça l'arrête du nez, un peu désespéré. Parfois, il se demandait si son ami d'humain ne le faisait pas un peu exprès…

« Oui… Mais pourquoi tu te trimballes avec un tire bouchon ?

-On a toujours besoin d'un tire bouchon.

-On reconnaît tout de suite les alcoolos.

-T'es la deuxième personne à me dire ça, soupira William. Pourquoi tu penses tout de suite à ça ? C'est pratique, un tire bouchon, pour crever un œil…

-T'as déjà fait ça, toi ? s'étonna Yann. En général, il n'utilisait pas des techniques aussi barbares.

-Non, mais sait-on jamais. Tu me rends ma chaussure ?

-Ha ha… Tu rêves. C'était ma chemise préférée.

-Elle était franchement moche. Tu devrais me dire merci, je t'ai rendu service, là. »

Yann ne répondit pas, et balança la chaussure sans faire attention à où, manquant par là d'assommer son voisin. William soupira. Son ami pouvait être puéril, parfois – ça s'appliquait aussi à lui, mais tant pis. Il partit donc à la recherche de sa botte perdue, marmonnant de vagues insultes à l'encontre du vampire, car la botte avait disparu sous la table, et bien que la majorité des élèves aient fui la salle (Snape y devait son salut provisoire, parce que ce léger incident serait connu de toute l'école avant la fin de la matinée, mais Dumbledore l'avait empêché de lancer quelques Obliviate) pendant leur sympathique joute verbale, c'était galère de chercher sous une table quelque chose s'il y avait plein de pieds – même s'il y en avait pas, en fait.

-Hey, la momie, viens m'aider, grogna William. Tu m'as perdu ma godasse.

-J'ai que ça à faire. En plus, tu m'as flingué ma chemise.

-Mais puisque je te dis qu'elle était moche…

-J't'ai demandé quelque chose, nain de jardin ?

-De quoiiii ?

-Quoi, t'acceptes toujours pas la réalité ? se moqua Yann. Ne serait ce la couleur, t'es un schtroumpf… »

William ne prit pas la peine de répondre. Il ne fit que s'accroupir pour retirer sa deuxième chaussure, histoire de ne pas être déséquilibré – c'était plus rapide que de retrouver sa godasse perdue. Bon, il n'était pas vraiment énervé. En fait, il était tellement je-m'en-foutiste dans l'âme qu'il ne s'énervait vraiment presque jamais. Mais tous les prétextes étaient bons pour se défouler un peu, et surtout, se battre avec Yann. Une fois en chaussettes, il « attira » un des trucs que Yann avaient dans le dos, et se jeta sur lui, sachant pertinemment que le vampire avait empoigné sa deuxième arme et l'attendait de pied ferme.

Llllll

Draco était dans l'entrée, déjà parce que le tueur à gage frappé était dedans avec son pote, et on ne savait pas – et on ne voulait pas savoir – ce qu'ils pouvaient bien inventer, et ensuite parce qu'il n'avait pas faim – pour cause, il n'avait pas dormi –, et qu'en plus, il allait avoir des cours à assister dans moins d'une demie heure, et ce toute la journée, et que donc, il ne pourrait pas aller s'enterrer dans un lit pour n'en plus sortir pendant trois semaines, histoire d'oublier ses malheurs.

Il observait les deux uluberlus en train de se battre verbalement, se disant que c'était même plus pour l'asile qu'ils étaient bons, mais carrément pour le bûcher, à ce tarif là, lorsqu'il vit le brun faire apparaître une hache que le vampire avaient dans le dos et se jeter sur ce dernier, celui-ci ayant attrapé l'épée qu'il avait aussi emmenée. Il entendit son parrain marmonner à côté de lui :

« Mais ils vont s'entretuer…

-Ce serait peut être notre salut, soupira Draco.

-Mais ne vous inquiétez donc pas, intervint Nathaniel, amusé. Ils font ça dès qu'ils se voient…En fait, on a droit à ça tous les jours. Ils s'amusent…

-Ils s'amusent ? répéta Snape, peu convaincu.

-Oui oui. Puis, ils s'entraînent, aussi. »

Draco doutait un peu de la véracité de ces dires, mais il n'allait pas intervenir, parce que si un pouvait tuer l'autre par erreur, ça ne le dérangerait pas, et ensuite, il ne tenait pas à mourir de manière aussi conne. Les rares élèves restant, ayant un minimum d'instinct de conservation, avaient vite déserté la salle.

Mais, Hermione Granger, digne remplaçante de Severus Snape au poste de Terreur des Cachots, n'en avait pas décidé de même. Déjà que tout à l'heure… La jeune femme se leva donc, se rapprocha des deux combattants, tendit sa baguette, et William et Yann se retrouvèrent complètement trempés et coupés en plein élan. Ils restèrent immobile tellement ils étaient surpris.

Toujours furieuse, Hermione se dirigea vers le petit groupe sur le pas de la porte, et tourna son regard vers le Maître des Potions, après avoir fait un signe de tête au directeur, ignorant tous les autres. Snape lui demanda d'entrée de jeu, dans s'encombrer de salutations vaseuses :

« Où en êtes vous dans le programme ?

-Les notes, grinça-t-elle. Ainsi que les copies que vous devez corriger. Vous n'imaginiez quand même pas que j'allais le faire ? grimaça-t-elle, d'un ton revêche.

-Bah alors, Granger, on s'est levé du mauvais pied, ce matin ?

-Ferme la, la fouine, je t'ai pas sonné. »

William, qui s'était un peu remis, entendit le surnom.

« Ha ha ha, la fouine, elle est pas mal celle là. Qui c'est, cette furie ? »

Malheureusement pour lui, la jeune femme l'avait entendu.

« Hermione Granger, minus.

-Oye, t'abuses, t'es pas plus grande que moi… »

Cette fille était définitivement excellente. Elle osait répondre comme ça au siiiii terrible homme en noir, elle se moquait de l'aristo… Elle avait de la répartie. Peut être que s'il s'avérait qu'elle n'était pas toujours d'humeur massacrante comme aujourd'hui, William l'aimerait bien.

« Puis vous avez rien à faire dans une école si c'est pour mettre le bazar, grogna Hermione. Et je ne pense pas que l'un de vous veuille devenir élève ici, alors tirez vous, ça nous fera de l'espace.

-En voilà une idée qu'elle est bonne. On se casse ? demanda la tueur à gage, déjà prêt à quitter l'établissement – sans ses chaussures.

-Ah non, toi, tu restes ici, rétorqua le grand Vampire.

-Ah. »

William ne réagit tout d'abord pas. Après avoir donné au professeur de Potion une pile énorme de feuille, Hermione Granger quitta la salle d'un pas rageur.

-Mais qu'est ce qu'elle a ? souffla le blond. Granger avait été encore pire qu'à son habitude. En général, ils ne faisaient que se vanner.

-Elle est passée à l'infirmerie, ce matin, déclara une voix douce. Remus Lupin venait de les rejoindre, fraîchement sorti de l'infirmerie – la pleine lune avait été la veille.

-Ah ?

-Oui, elle avait mal à la tête, à ce que j'ai compris. Mais…

-Ah, je vois. » souffla le blond. Il venait de se rappeler. « Et il y avait Weasley à l'infirmerie.

-Tout juste.

-Je comprends mieux… »

Le mystère était éclairci. Ce n'était pas que Draco aimait Granger, c'était une Gryffindor, après tout, mais il la trouvait marrante, elle répondait toujours un truc pertinent (ciel, une Gryffindor intelligente…). Et elle ne pouvait pas blairer Weasley (un point pour elle), il la mettait immanquablement de mauvaise humeur. Le léger silence fut brusquement interrompu par un hurlement peu délicat :

« QUOIIIIIIIII ? »


Note d'auteur : Voui, je sais, j'ai pas respecté mes délais (Ô surprise), mais ça devait pas être aussi long, à l'origine, ça devait même être un peu plus court que le chapitre d'avant. Et puis mon ordi a fait de la résistance pendant un temps, il voulait pas que j'écrive (alors que pour une fois, j'avais la motivation T.T). Enfin, j'ai déjà le résumé du chapitre d'après, mais bon, je sais vraiment pas quand je pourrais publier (et ce sera peut être un peu plus court, mais à chaque fois que je me dis ça, y'a toujours des pages en plus…).

En fait, bonne nouvelle, le chapitre d'après est presque entièrement finit, il me manque que la fin. Et de le taper aussi, bien sur. Donc, logiquement, dans un peu moins de temps que ce chapitre a mis pour arriver. Encore désolée. Donc, pour m'engueuler, ou autres réclamations, c'est le bouton en bas à gauche (je mériterais de me faire engueuler, là…)

Bref, à la prochaine ! (dans moins longtemps, j'espère, car ces délais m'agacent autant que vous, mine de rien…)