De Sang Froid
Disclaimer : Non, les personnages ne sont pas à moi, ce que je déplore particulièrement, parce que je dirais pas non à un peu de sous T.T. Mais bon, on fait avec ce qu'on a, hein… (quelques personnages sont cependant à moi, sont faciles à reconnaître, c'est les plus cinglés –presque)
Rating : Bah toujours rien de spécial à signaler, en toute logique. Un slash. Dans… Pfiouuuuuuh, héhé.
Genre : N'à moi. Gros bordel, UA, Humour vaseux, mystère douteux. Du glauque aussi…
Résumé : Et si Vernon Dursley avait abandonné son neveu à l'âge de six ans dans une rue glauque de Londres ? Et si un vampire pour le moins singulier, car tueur à gage, tombait sur un petit garçon amnésique et le ramasse avec pour intention première d'en faire son dîner, mais finalement le prend sous son aile ? Et si, plusieurs années plus tard, un homme parvenait à tuer les sorciers les mieux protégés et se faisait traquer ? Et bah ça nous emmène dans les quartiers peu fréquentables et inconnus de Londres, avec un mystère et des emmerdes en plus sur les bras.
Note d'Auteur : Je pense que ça se passe de commentaires, donc je vais pas aller m'enfoncer un peu plus, un. Mais bon, ça fait que 6 mois que j'ai pas updaté, c'est pas la mort (juste bientôt mon anniversaire x3 nevermind). Bref, merci à tout le monde qui m'avait lu et reviewé, donc Kei.Otaru (ce fut laborieux, n'est ce pas, et oui, je suis graaaave dans la merde, y vont pas arrêter de se taper dessus xD), a Caella (pour le vite, on repassera, je pense), Dgreyman (comment j'aime trop ce manga xD surtout quand ils se tapent dessus. Bref, ta politesse porte ses fruits, la voilà après des années, la suite), Patmol (le slash est pas près d'être là, mais en théorie, y'en aura un… Je sais pas si je dois être désolée, là), à Adenoide (William a été à bonne école, que veux tu que je te dise x3), à Aijin-Chan (là, tu dois carrément être furax…), à Trunkya (c'est pas dans ce chapitre que ça va avancer, l'histoire xD), à Atanielle (ma définition de vite est particulière, n'est ce pas), à Luke.S, même si elle a pas reviewé, cette glandue, et que je lui en veux à mort, et que Willy, y va faire comme Sirius, il va te mettre des trucs pas nets dans ton lit (mais là, pas de bol, y peut paaaaas se gourer, et au Prince Froufrou et à sa participation active (y fait des illustrations très représentatives mais réservées aux intimes 3) et discrète, qui aime tellement pas lire sur l'ordi que jamais il ne laissera de review (c'est pas digne d'un prince, voyons).
Bon, pour taper, c'est après, en bas à droite… gauche (j'ai toujours eu du mal).
Chapitre 5 : Ou quand la poisse est universelle…
« QUOIIIIIIIII ? »
Draco, à l'instar de tous ceux encore présents dans la Grande Salle, grimaça : ses tympans venaient d'en prendre un sacré coup… Il entendit le vampire qui était à côté de lui, et qui était en train de se nettoyer l'oreille droite avec le petit doigt, souffler :
« T'as une voix stridente, très cher…
-Oh, la ferme.
-Je t'ai connu avec plus de mordant que ça, remarqua Yann.
-Boucle là, ô morceau de viande avariée.
-Aww, tu me touches, là, geignit le vampire, une main sur le cœur.
-Pour ce que ça me fait… » William roula des yeux, montrant clairement son désintérêt total, et rajouta à l'adresse de Nathaniel : « Donc ?
-Donc quoi ? Y'a rien à dire…
-Si, y'a beaucoup à dire. Par exemple, pourquoi, au nom du ciel, est ce que je dois rester ici, comme tu dis ? grogna William, commençant un peu à être exaspéré.
-Parce que.
-Parce que… ?
-Parce que, réaffirma le grand brun.
-Parce que est une réponse qu'on donne quand justement, on a en a pas. Ou qu'on veut pas la dire. Ou les deux.
-… Les deux ? demanda Yann, perplexe, qui suivait l'échange avec beaucoup d'intérêt.
-Mais oui, quand on sait pas et qu'on veut pas le dire.
-Aaaaah, d'accord.
-Si, si, je sais, sourit Nathaniel. Mais je peux pas te le dire. Puis, c'est plus marrant, comme ça.
-En gros, t'es un enculé.
-Mais non…
-Oh, vraiment ?
-La ferme, grogna le vieux vampire. Là n'est pas la question.
-Oh, j'ai touché un point sensible ?
-Pas le moins du monde. C'est que moi, je suis pressé, vois tu.
-C'est pourtant pas compliqué, dit William, agacé. Cassons nous.
-Tu restes. Ici. Un point c'est tout.
-Si encore j'avais une raison valable, souffla le tueur à gage.
-Que je te dise de rester ici n'est pas suffisant ?
-Tu veux une réponse franche et honnête ? »
Pendant que les deux se battaient (encore), les autres en avaient profité pour aller s'asseoir et manger – à défaut de pouvoir dormir. Même si Dumbledore avait tout un tas de paperasse et autres choses à faire qui l'attendaient dans son bureau, même si Draco était censé assister un cours, même si Sirius et Remus n'avaient techniquement rien à faire ici, même si Severus, pourtant espion aigri et agréé, était pour l'une des premières fois au bord de la dépression nerveuse, et même si Yann était encore trempé (William aussi) et ne portait toujours que le cadavre de sa chemise bien aimée.
Et pendant que tout ce beau monde essayait de se téléporter par la force de la pensée n'importe où ailleurs, mais loin d'ici, William et Nathaniel continuaient à s'engueuler.
« Mais t'as pas le choix, je te dis !
-J'ai pas le choix ?
-Naon.
-Ah, parce que si je décide de me barrer, là, tout de suite, maintenant, je pourrais pas ?
-Tu sais pas où on est…
-Deviendrais tu sénile ? Disparition, ça te dit quelque chose ?
-Mais tu m'emmerdes, William. Tu peux pas juste simplement m'écouter et pas bouger ?
-Tu veux vraiment une réponse ?
-Je veux pas une réponse, je veux que tu restes ici.
-Pour quoi faire ?
-Oh, on est dans une école… alors, je ne sais pas trop… apprendre la magie ? Qui sait. »
Nathaniel commençait à se demander s'il allait pas devoir finir par assommer le gosse, le ligoter et l'enfermer dans un endroit scellé, pour qu'il reste dans cette école.
« Tu veux dire que tu m'as amené ici pour que j'apprenne la magie ? marmonna William. Ha ha ha. Me prend pas pour un con, t'es gentil.
-Pourquoi donc ?
-Si tu m'as amené pour que j'apprenne la magie, moi je m'appelle Angelus, siffla le tueur à gage. Je veux bien qu'on me trouve très débile parfois, mais y'a une limite à tout, tu sais ?
-Je me disais bien, que ça prendrait pas, marmonna le vampire plus pour lui-même qu'autre chose. Enfin. Bon, c'est Jillian qui a dit que tu devais rester ici.
-Ah, si Jillian a dit… »
Pendant deux minutes, il y eut un silence durant lequel William avait plongé ses yeux dans ceux de Nathaniel, comme s'il voulait lire en eux (même si physiquement parlant, il était impossible de lire quoique ce soit dans des yeux, et encore moins dans ceux d'un vampire…). Puis il soupira et haussa les épaules. Ça aurait pu être pire… Il y avait toujours des trucs à faire, dans une école de magie… Surtout des conneries, en fait.
« Okay, comme tu veux…
-Comme je veux ? sourit le vampire.
-On appelle ça une image… Si à ton âge tu sais pas encore ça… Bon, qu'est ce que je pourrais faire ?
-Essayer de faire rentrer quelque chose dans ta caboche, peut être.
-Là, tu rêves en couleur, bailla William.
-Sait on jamais… Peut être des sorts et des potions. Surtout des potions, en fait… Si tu pouvais apprendre à cuisiner, dans la foulée…
-Mais je cuisine très bien, riposta William, sans grande conviction.
-Même Yann ne peut pas manger ce que tu fais, et pourtant, ce type est un vide ordure, déclara platement Nathaniel.
-Hey, c'pas vrai !
-Bon, j'avoue que j'ai une légère tendance à tout faire cramer, grommela le jeune homme, mais c'est pas si catastrophique…
-…Si, démentirent Nathaniel et Yann d'une même voix, unanimes.
-Traîtres. »
Snape, qui avait écouté la conversation de loin d'une oreille distraite, commença d'un coup à se sentir très, très las. Quelque chose lui disait que ce satané tueur à gage n'allait pas se contenter de rester dans ce château, lorsqu'il entendit parler de « sorts » et « potions ». Tant qu'à emmerder son monde, autant le faire jusqu'au bout. Il entendit Draco, à côté de lui, soupirer fortement. Il avait du en venir à la même conclusion que lui. Dumbledore, dont les pensées avaient suivi le même chemin, déclara :
« Vous ne nous aviez pas parlé de cours…
-Ah, oui, enfin, non. En effet. J'avais oublié, soupira le vampire. Mais étant dans une école de magie, je me suis dit que c'était… logique. Surtout si vous voulez qu'il se batte.
-J'ai pas l'impression de me faire manipuler, là… Je sais me battre. Normalement. En fait, pourquoi je devrais me battre ?
-Ils sont en guerre, souffla le vampire. Il n'avait quand même pas oublié ça ?
-Oh. En guerre ? On dirait pas… dit William, regardant autour de lui.
-Est-ce que tu m'écoutes de temps en temps ? grogna Nathaniel.
-Ca dépend. En général, non, pourquoi ?
-Parce que j'ai du te répéter je ne sais trop combien de fois que les sorciers étaient en guerre. Contre Voldemort.
-Ca m'a échappé, déclara le jeune brun, évasivement, en secouant la main, comme si ce n'était pas important. Voldemort ? C'est qui le débile qui s'appelle comme ça ?
-Le même que tout à l'heure. Tu-Sais-Qui, le Seigneur des Ténèbres, rajouta Nathaniel, devant le regard interrogateur du tueur à gage.
-Oh, l'illuminé… Je me souviens de ça, maintenant… Je pensais pas que c'était sérieux. Ça fait tache, pour un Mage Noir, Voldemort, comme nom. Bon, ça me dit toujours pas pourquoi je dois me battre…
-Parce que, bon.
-Ah. »
C'est sur que c'était le genre de réponse qui avançait, ça. Mais bon, William n'allait pas en faire grand cas, parce que déjà, il s'en fichait un peu, et ensuite, si Nathaniel ne lui avait pas dit, c'est qu'il ne le dirait pas.
« Oui, bon, n'empêche que je sais encore me battre, merci…
-Contre des sorciers, c'est autre chose… ou pas, en fait. Bah, fais le quand même, ça t'occupera. »
Les personnes présentes ne dirent rien : le vampire avait mis le doigt dessus, ça l'occuperait, et pendant ce temps là, il n'irait pas détruire quelque chose. Dumbledore demanda alors :
« Vous savez vous battre, donc ?
-Euh… oui, répondit William, un peu méfiant. Il était trop bizarre, ce vieux…
-Vous pourriez aider aux cours de Duel ?
-Cours de Duel ? A quoi, ramasser les morceaux restants des combattants ?
-Y'a pas non plus trente six mille significations pour « aide aux cours de Duel », non plus, marmonna le blond. Faire des démonstrations, te battre.
-Dans des Duels ? Ha ha ha. Non, j'ai pas envie de mourir jeune.
-Pardon ? »
Severus avait du mal à comprendre. Pourquoi diable cet illuminé ne voulait-il pas participer à un cours de duel ?
« Vous êtes marrants, tous. A tous les coups, je vais me retrouver en face du type en noir, grogna William en montrant Severus d'un vague geste de la main, et j'ai pas envie de me retrouver en petits morceaux… J'veux bien pas être très grand, mais je tiens quand même à garder mon corps intact…
-Qu'est ce que vous voulez dire par là ? demanda Severus.
-Rien qu'à voir votre tête, on a pas envie de se battre contre vous… Moi pas plus que les autres.
-Hey, William, t'as déjà fait des duels, tu sais, et t'es toujours vivant… déclara Yann, l'air de rien.
-Ouais, et j'ai vu d'un peu trop près mon découpage en petits morceaux. J'ai plus trop envie, maintenant…
-T'as toujours autant confiance en toi, à ce que je vois… soupira Nathaniel.
-C'est pas une question de confiance en soi, là, mais une question de lucidité et d'instinct de survie.
-C'est pas ton genre, d'avoir un instinct de survie, nota Yann.
-Peut être pas, mais je suis pas non plus suicidaire.
-… Il le fera, annonça Nathaniel, se récoltant un regard noir du concerné.
-Tu m'emmerdes, Nathaniel. A part Yann, j'arrive pas à battre les gens sans me retrouver avec des bleus partout…
-Ouais, mais tu les bats. Yann, c'est normal, tu le connais par cœur. Les autres, c'est normal d'avoir un peu plus de mal. Et ça remonte à quand, maintenant, la dernière fois que tu t'es battu avec quelqu'un d'autre que Yann ?
-Euh… Longtemps ?
-Voilà, tu verras bien ce que ça donne.
-Maaaaaais, Nathani- Okay, je me tais. »
Il n'y avait pas que William qui maîtrisait le regard tueur. Nathaniel avait des techniques de persuasion très efficaces. Il était et restait avant tout un vampire. Mieux valait ne pas trop le titiller… Le vampire ajouta, à l'intention des sorciers :
« Il faudrait que vous lui procureriez une baguette.
-Attend. Une baguette ? répéta William
-Oui, une baguette, intervint Draco, comme s'il parlait à un débile profond.
-Haha, tu déconnes ?
-Pourquoi est ce qu'il « déconnerait » ? grogna le blond. Il avait mal à la tête, à force…
-Vous vous sentez pas cons à remuer un morceau de bois tout le temps ? Franchement, j'y tiens pas trop… Joshua a l'air tellement… abruti quand il utilise la sienne, ricana William.
-Oui mais même. Assume toi un peu, soupira Nathaniel. Tu peux te trimballer avec une faux dans les rues de Londres, mais pas avec un morceau de bois…
-Une faux, c'est classe, une baguette, c'est plouc.
-Enfin il prend conscience de sa valeur… »
Yann évita de justesse un coup venant de son dos en direction de sa tête. Merci bien, mais elle avait été assez secouée pour le moment, pas besoin d'en rajouter une couche… William marmonna un vague « crétin » avant de se reconcentrer sur le vieux vampire.
« Okay, j'ai saisit le truc, souffla Nathaniel. Je te procurerais un bâton…
-Le bâton, c'est pas mieux que le bout de bois… marmonna le tueur à gage.
-C'est ce que j'ai…
-Aaaaah, ce truc. Fallait le dire. Ouais, si t'y tiens tant que ça…
-A l'origine, c'est pour toi, soupira le vampire.
-Mais j'en veux pas, moi…
-Bon, ben, t'as pas le choix, dans ce cas.
-Ben voilà. Pourquoi tu demandes ?
-J'ai pas demandé…
-Aha… »
Et voilà, il devait encore se plier aux quatre volontés de ce satané vampire. Un jour, il aurait sa revanche, vraiment.
« Mais t'auras une baguette, aussi…
-Pour quoi faire ? soupira le tueur à gage, en roulant des yeux. Tu veux déjà me refiler un bâton…
-Pour le bonheur de te voir faire le plouc en agitant un bout de bois, ricana Nathaniel.
-Crétin… »
Il allait avoir l'air malin avec ça, tiens… Franchement, ce vampire était tellement…
« J'essaierai de t'en trouver un avec un truc pointu dessus, si tu veux… »
Il ne reçut en réponse qu'un regard vert meurtrier et quelque chose qui ressemblait à « histoire que je te crève un œil… », mais ce n'était pas sur… quoique.
Severus soupira, avec moins de conviction qu'avant. Allait-il pouvoir faire rentrer quelque chose dans le crâne de ce type ? Plus important, allait-il y survivre ? L'avenir avait rarement été aussi incertain…
Il se plaisait à penser qu'il pouvait juger le potentiel d'un élève rien qu'à son comportement et à sa morphologie. Mais ce type était un véritable paradoxe ambulant : au premier abord, il pouvait paraître arrogant et sur de lui, mais après ce qu'il venait de dire… Il semblait que ce ne soit pas vrai, et qu'il minimalise ses compétences. De plus, Severus était tout sauf sur de pouvoir gagner contre ce gosse. Et ensuite, physiquement, il possédait tout d'un voyou en puissance, un nombre de piercings inimaginables (il en avait compté plus ou moins dix neuf, et encore, ce n'était que la partie visible. Qui savait s'il n'en avait pas un sur la langue…), un style de vêtements… bref, il avait l'air d'un type peu fréquentable (il l'était, en fait…), mais d'un autre côté, il était petit, mince, pour ne pas dire rachitique. Et bon, il ressemblait à une fille…
Severus reporta son attention sur le vampire quand celui-ci déclara à son homologue :
« Ah, au fait, Yann…
-Voui ?
-Toi aussi, tu restes ici.
-Hein ?! Pourquoi ?
-Parce que, il faut que quelqu'un reste avec lui, dit le vampire, un peu agacé.
-Merci, j'avais saisit le concept, mais pourquoi moi ?
-Parce que, quelqu'un doit bien s'y coller le premier.
-Et toi, tu peux pas le faire ? »
Nathaniel regarda Yann avec un regard las signifiant clairement « genre j'ai que ça à faire, franchement… », ou un équivalent. William, qui suivait l'échange d'un œil vide – même s'il était l'objet de la discussion, il en avait absolument rien à cirer – glissa alors :
« Que de considération pour ma petite personne. Mais vous savez, je suis grand, je suis encore capable de m'occuper de moi-même…
-Ouais, peut être, mais seul, tu finirais par faire des bêtises… »
William ne fit que hausser les épaules, voulant sans doute dire un truc du genre « j'm'en fous, de toute façon, seul ou pas, des conneries, j'en ferais… ». Yann, lui, n'opposa pas plus de résistance. Après tout, avec William et un château rempli de sorciers à portée de main, il ne devrait pas trop s'ennuyer… Et puis, c'était toujours mieux que se retrouver dans un périmètre de moins de dix kilomètres autour de Nathaniel quand il était sur les nerfs. Il ajouta cependant :
« Pourquoi moi, en fait ? Je veux dire, y'a toujours Syorah, ou Joshua. Ou Angel, même…
-Beurk, grommela William.
-Parce que t'es venu là tout seul, pour te foutre de la gueule de William. J'allais pas non plus me casser le cul à chercher quelqu'un d'autre quand t'es venu de toi-même…
-Ah oui ! C'est vrai ! s'exclama le vampire
-Je suppose que c'est Joshua qui a lâché le morceau, souffla William, pensif.
-Tu penses bien, ricana Yann. Pour ça, Joshua, c'est un chien. S'il peut t'enfoncer encore un peu plus…
-Enflure. »
William retourna à sa tasse de café – il avait fini par rejoindre les autres, pour terminer son petit déjeuner – ne se préoccupant pas plus de sa popularité qui venait d'en prendre un sacré coup. Il s'en foutait, mais d'une force… Il était en train d'essayer d'avaler sa tasse entière cul sec, quand il entendit Yann s'exclamer en se marrant :
« Hahahaha, c'est vraaaaaai ! Tu t'es fait avoir comme un bleu… Héhé. »
Yann était encore en train de se marrer des malheurs de William – théoriques, les malheurs. C'était vraiment pas tous les jours que ça pouvait arriver. Le Vampire observait son ami qui avait toujours son nez dans son café, et son sourire ne fit que s'agrandir lorsque celui-ci lui retourna un regard neutre. Non, ce n'était définitivement pas tous les jours que l'on pouvait se moquer de William… Après avoir encore un peu lorgné sur son ami, qui avait toujours son nez dans sa tasse – il allait finir par s'y noyer, à ce rythme là –, il retourna à son petit déjeuner. Honnêtement, il adorait ça…
Et il sentit alors une main sur le haut de sa tête, l'enfonçant sans remords dans son bol de porridge.
… Oui, certes, il aimait le porridge. Mais dans son estomac, pas sur sa tête. Deux fois –DEUX ! – que William lui faisait le coup. Alors qu'il avait presque réussi à tout retirer. Ça, franchement, c'était bâtard.
« Merci pour cette délicate attention, William, tu sais même pas à quel point ça peut me faire plaisir…
-Mais y'a pas de quoi, je l'ai fait de bon cœur, sourit le tueur à gage, narquois. Si tu veux, je peux recommencer…
-Non, ça ira, merci. »
Draco, lui aussi la tête dans la caféine – les nuits blanches ne lui réussissaient définitivement pas –, regardait les deux hommes se battre. Encore. Heureusement pour lui, aucun de ses amis n'étaient aussi… Quoique, Blaise en tenait aussi une sacré couche… Il se demande quand ces deux là arrêteraient enfin leurs gamineries – sans trop d'espoir –, quand le brun mit la tête du vampire dans son bol. Il soupira. C'était d'un pathétique…
Pendant que les deux gamins continuaient de faire mumuse – comprenant objets douteux et nourriture –, le directeur dit, à l'attention de Severus :
« Pourriez vous contacter les nouvelles recrues de l'Ordre ? Ainsi que Miss Tonks et Mr Sackelbolt. Le plus tôt possible. Ce soir serait parfait.
-Et pour mes cours ? demanda le Maître des Potions. Honnêtement, ça ne l'emballait que très très moyennement, c'est qu'il était un peu crevé, mine de rien.
-Miss Granger s'en occupe déjà. Ça vous fera toujours quelqu'un de moins à chercher.
-Et pourquoi faire ? interrogea-t-il, résigné. Adieu son lit dans son appartement silencieux – chose qui manquait cruellement depuis quelques heures.
-Pour les plus jeunes, je suis presque sur qu'ils sont surveillés. Pour Nymphadora et Kingsley, pour les mettre au courant pour nos nouveaux amis, et qu'ils s'occupent d'en informer les autres membres de l'Ordre.
-Vous parlez de ça comme ça… Mais vous n'avez pas peur que des oreilles mal intentionnées entendent ça ? intervint Nathaniel, un sourcil haussé, apparaissant soudainement derrière eux – sans bruit.
-Ordre ? Quel ordre ? » coupa William, interrompant sa mission commando trois minutes. Il observa les trois hommes, puis déclara finalement, reportant son attention sur son vampire : « Ouais non, en fait, je veux pas savoir. A l'attaaaaaaque !
-J'ai jeté un sort de silence, soupira Severus, semblant légèrement désespéré par le tueur à gage.
-Oh, dans ce cas…
-Mais, ça va paraître suspect, reprit Snape. Un tel rassemblement…
-En effet, reprit le directeur, songeur.
-Ils sont presque tous Aurors, non ? déclara Draco, qui suivait la conversation – tout sauf les deux abrutis.
-Si, répondit Dumbledore.
-Alors vous n'avez qu'à dire que c'est pour nous protéger de ces deux débiles, reprit Draco, pince sans rire, désignant les deux invités qui en étaient à s'envoyer des cuillères de confitures à la fraise façon catapultes.
-C'est plausible, soupira Severus. C'est bien ça, le pire…
-Je pourrais en effet invoquer un besoin de protection envers d'éventuelles attaques de Mangemorts, murmura pensivement le directeur.
-Là encore, ça parait suspect. Pourquoi ces Aurors là ? Ce sont des débutants… contra le Maître des Potions.
-Non, justement, répliqua le blond. Accompagnés d'Aurors compétents comme Tonks et Sackelbolt (« Waaaw, j'y crois pas, un compliment… » « Ta gueule, on t'a rien demandé… »), ils n'y verront que du feu. Puis bon, c'est l'anarchie, au ministère, de toute manière, depuis que l'autre débile a mis sa merde, continua Draco.
-Le problème est donc réglé, soupira Dumbledore. A propos, quand sont les prochaines élections ?
-Dans deux semaines, répondit Nathaniel, avant que quelqu'un d'autre n'ait pu ouvrir la bouche. Devant leurs regards ahuris sur da personne, le vampire soupira : Ben quoi ?
-C'est assez… inattendu, répondit Severus.
-Ben, hey, j'ai tout un tas de gens derrière moi, faut bien que je me tienne au courant… »
Finalement, après avoir réglé tous les détails, Snape se mit à la tache, Dumbledore rejoignit la paperasse dans son bureau avec un manque d'enthousiasme gargantuesque, Malfoy alla assister les cours de l'Incapable, Premier du nom, la mort dans l'âme (voilà quelque chose dont il se serait volontiers passé…), et Nathaniel rentra dans son QG, avec dans les yeux mille promesses de tortures horriblement douloureuses pour toutes personnes croisant son chemin, à tel point que finalement, Yann se jugea heureux de rester sur place (l'agacement avait des effets néfastes sur le vampire, mais surtout sur son entourage)…
Restait donc à la table Sirius et Remus, qui observaient les deux… amis se faire crasse sur crasse, avec des têtes quelque peu ahuries, et semblait-il, assez amusées. Une fois que William en eut fini avec Yann – son cadavre traînait quelque part aux alentours de sa chaussure toujours nommée absente –, il se détourna vers où se trouvait tout le monde, pour découvrir que le tout le monde, hé ben, il s'était cassé, sans prendre la peine de l'attendre ou de l'avertir – plus spécialement Nathaniel, qui avait vite fait de prendre la poudre d'escampette, l'ordure.
Néanmoins, deux personnes restaient – quelques compatissants ? Le deuxième type aux cheveux noirs, et celui qui avait débarqué après tous les autres, quand la Granger avait crisé, le regardaient avec des airs totalement éberlués et lorgnaient sur la dépouille de feu son… ami. Bon, peut être pas des compatissants, tout compte fait, juste des pauvres types au mauvais endroit, au mauvais moment. Il leur fit un vague sourire censé être rassurant – c'était sans compter sur son nombre innombrable de piercings – et leur dit, amusé :
« Faites pas ces têtes, messieurs, il a la tête dur, le petit, c'est un –
-Vampire, continua l'homme aux cheveux châtain clair pour lui.
-Bingo. »
Il observa cet homme, un peu soupçonneux. D'ordinaire, les gens… normaux, va-t-on dire, étaient totalement aveugles et absolument incapables de reconnaître ce qu'ils avaient juste sous le nez, alors comme diable celui-ci avait-il pu reconnaître en ce sinistre abruti un vampire ? Il était pas le prototype même de la créature… Il remarqua d'ailleurs que ce dernier commençait à se réveiller, et qu'il avait rampé jusqu'à lui : ce type le repérait à l'odeur.
Point négatif à vivre avec des vampires : vous aviez pas l'impression de puer. D'ailleurs, il ouvrit d'ailleurs vaguement un œil, humant de ci de là (il aimait avoir ses repères), et éternua abruptement. William fronça les sourcils et parut vaguement perplexe durant quelques secondes, puis la lumière se fit. Il fit un énorme sourire – du genre de ceux qui font trois fois le tour du visage – et retourna son attention sur cet étrange homme et lui dit :
« Aaaaah, je vois. J'avais pas fait gaffe, uhuhuh…
-Quoi donc ? demanda le concerné, un peu suspicieux.
-Vous êtes un loup-garou.
-Pardon ? s'inquiéta l'homme aux yeux dorés, un peu craintif.
-Oh, tout doux, faites pas cette tête, je vais pas vous sautez dessus pour vous planter un couteau en argent que j'ai pas dans l'œil. Vous savez, j'ai passé ma vie avec des vampires, c'est pas un loup-garou qui va me faire peur. Vous voyez cette larve qui rampe ? interrogea le jeune homme, en désignant Yann. C'est mon meilleur pote. Et c'est un suceur de sang. Enfin, en théorie…
-Oh, hey, je te permet pas, grogna justement ce dernier, en se redressant et grimaçant.
-Aaah, tu t'es déjà remis ? C'est bien, tu t'endurcis, ricana William.
-Avec ton entraînement drastique… que dis je, ton entraînement de titans, le contraire eut été étonnant…
-T'es un vampire, j'suis un humain. Y'a comme une erreur dans les données, lança William. Enfin bref, aucun problème, continua-t-il, tout sourire. Et – »
Il fut interrompu par un éternuement retentissant.
« Arf, je me disais bien qu'il y avait un loup garou quelque part… »
Personne ne lui répondit, et il ne reçut qu'un regard torve de son ami. Mais quoi ?!
« Vous n'avez vraiment pas une tête de meurtrier, nota Remus, rassuré.
-Moi ? Mais je suis pas un meurtrier, je suis un tueur à gage… (« Mais débile, ça revient au même… » « La ferme. »)
-Les apparences sont souvent trompeuses, murmura le type aux cheveux noirs, renfrogné.
-Oui, oui, je sais, répondit le loup garou, plus sombre. Mais je parle de son aura. Elle n'est pas sombre… Enfin, si, rajouta-t-il sous le regard surpris de son compagnon, mais pas autant que devrait l'être celle d'un meurtrier… »
Honnêtement… William n'avait absolument rien compris. Oui, d'accord, il avait tué des gens, mais de nos jours, tout le monde le faisait, et il ne comprenait pas ce que voulait dire le loup-garou. Un rapide coup d'œil à un Yann avec un air encore plus crétin que d'habitude lui apprit que son ami au crâne vide n'avait pas plus comprit que lui – encore heureux. Il déclara à un Remus, un léger rictus aux lèvres :
« Vous savez qu'on comprend absolument rien à ce que vous racontez ? »
L'homme aux cheveux dorés lui fit un bref sourire d'excuse, avant d'expliquer :
« Ce que je veux dire, c'est que vous –
-Ah, mais c'est pas vrai ! grommela William, interrompant le pauvre homme dans son explication.
-Qu'est ce que t'es encore à te plaindre ? s'enquit le vampire, amusé par le comportement de son ami. William était et resterait une énigme ambulante pour n'importe qui. Impossible de comprendre le mode de fonctionnement de la chose. Même pour lui.
-Pourquoi est ce que tout le monde veut me vouvoyer ? J'ai l'air si vieux ?
-Hahahaha, je crois pas, non, ricana Yann, tandis que William lui lança un regard neutre mais ô combien corrosif. Pour tout autre que Yann – et quelques autres exceptions.
-Et pourquoi, bon sang ?
-Parce que t'as une tête de psychopathe schizophrène ?
-… »
William ne lui répondit pas, mais son envie de frapper le vampire était plus que flagrante, pour n'importe qui. Celui-ci se contente de ricaner et de répondre plus sérieusement :
« C'est ce qu'on appelle de la politesse, mon petit pote.
-…Yann, honnêtement, ferme la, parfois. Enfin bref, politesse ou pas, tutoyez moi, sinon, ça me fait sentir vieux autant que l'autre, là…
-C'est de moi que tu causes ? s'insurgea son ami.
-De qui d'autre ? »
Il agrémenta sa remarque d'une taloche à l'arrière de la tête de son ami, qui se plaignit alors :
« Mais arêêêêêêêêête-euh, espèce de sauvage ! Tu vas finir par déloger mon cerveau…
-Alors là, aucun risque. »
Remus observait les deux jeunes se chamailler, ça lui rappelait sa jeunesse, avec ses trois amis, quand ils parlaient de tout et de rien, mais surtout de rien, et n'importe quoi. Il aurait tout donné pour retrouver ça, songea-t-il, en soupirant. Ce que ça pouvait lui manquer, cet univers léger et amusé. Ça lui semblait bien loin, désormais… Il était sur que c'était la même chose pour Sirius. Il soupira deux fois plus. La gaieté et le sourire l'avait quitté aussi vite que la trahison de leur ami était arrivée…
« … siez quoi ? lui demanda le jeune homme aux cheveux longs, le sortant de ses pensées moroses.
-Uh ?
-Vous disiez quoi ?
-Ah. Que vous… tu avais l'air… gentil… hésita le loup garou.
-Moi ? s'étonna William, en pointant un doigt vers lui. C'était bien la première fois qu'on lui disait ça. Cinglé, marrant, tarré, sadique, atteint, schizo, on lui avait déjà dit… Mais gentil…
-Ben… oui ? Je veux dire, tu n'as pas une aura noire… Enfin, si, mais pas étouffante, plutôt, et bien… Bref, tu n'as pas l'air vraiment méchant.
-Hé ben… Je vais prendre ça comme un compliment, hein, déclara William, avec un sourire un peu forcé. Allez pas non plus croire que je dégomme des gens parce que je trouve ça drôle. »
Les quatre hommes (ou presque) tombèrent dans un silence contemplatif. Remus commençait à comprendre un tant soit peu le jeune homme. Lui qui s'attendait à tomber sur un meurtrier en puissance sans foi ni conscience, il se trouvait face à un jeune homme (un peu effrayant, mais pas trop, parce qu'il était pas très grand) sans limites. Désillusion.
Sirius, lui, gardait son regard rivé sur William. Sans trop savoir comment, sa physionomie lui disait quelque chose… Quoiqu'il en soit, il l'aimait bien, ce jeune… malgré ses mains couvertes de sang. Mais lesquelles ne l'étaient pas ? Un peu plus un peu moins…
William les sortit de leurs pensées en demandant brusquement :
« Mais en fait… Vous vous appelez comment ?
-Euh… balbutia le lycanthrope, prit par surprise. Remus Lupin.
-Remus ? Quand on dit que le Destin a parfois un sens de l'humour à chier, soupira le tueur à gage. Remus ne put qu'être d'accord avec lui.
-Sirius Black.
-Classe. »
William porta son regard sur l'homme, pour croiser des yeux gris hantés. L'un des plus grand cliché que la Terre ait porté était que les yeux étaient le miroir de l'âme. Ça faisait un peu con, mais ça n'en était pas moins véridique – dans une moindre mesure. William était empathe, en quelque sorte, et il put voir que cet homme avait beaucoup souffert – comme beaucoup de gens – et qu'il avait envie de l'aider… Ca, en revanche, c'était étrange…
« Enfin… vous aussi, vous me suiviez ?
-Ouais, répondit Sirius, avec un sourire. Mais on t'a jamais vraiment trouvé.
-Oh, vous me rassurez, déclara William. Quand j'essaye avec lui, allez savoir comment, il me retrouve toujours… Les autres aussi, d'ailleurs, bougonna-t-il.
-On te repère à l'odeur, qu'est ce que tu veux, sourit Yann. Ça avait toujours été une des plus grandes frustrations de son ami aux cheveux longs : ne pas pouvoir rouler les vampires.
-Dis tout de suite que j'empeste, ducon, grommela le tueur à gage.
-Quand on se lave pas, en même temps, ricana le vampire.
-Venant d'un cadavre… »
Honnêtement, Yann était usant, parfois. Il arrivait souvent à William de se demander lequel des deux étaient le plus jeune. Mais il laissait souvent cette question de côté, parce que niveau âge mental, le vampire frisait les négatifs…
Sirius les observait se vanner. C'était enrichissant, vraiment. Ils avaient l'air de bien s'entendre, quoiqu'il en soit. Il se demanda comment ils en étaient arrivés là : Yann à être un vampire et William à vivre parmis eux.
« Vous avez l'air d'être bons amis… Vous vous connaissez depuis longtemps ? »
Les deux amis se tournèrent d'un seul homme vers Sirius, l'air d'avoir vu un extraterrestre, les yeux exagérément exorbités, et s'exclamèrent d'une même voix horrifiée :
« Mais ça va pas bien ?! Moi, ami avec cette chose… »
Ils se regardèrent ensuite dans les yeux, l'air mauvais. Ils restèrent ainsi quelques secondes avant qu'un large sourire ne fende leur visage, et ils éclatèrent de rire, finissant par devoir se soutenir pour ne pas tomber. Le Maraudeur sourit tristement. Oui, de très bons amis… C'étaient toujours ceux qui partaient le plus tôt…
« … raison, je te dis ! Ah ! Sirius… Euh, je peux vous appeler par vos prénoms ? Oui, très bien. Donc, je vous prend à témoin, tous les deux. Vous êtes d'accord avec moi, Yann vire au vert ?
-Euh…
-Aha ! Tu vois, j'avais raison. J'ai toujours raison.
-Et la scie sauteuse en grenouillère acheva le cyclope unijambiste handicapé… dit Yann, le visage neutre.
-…ou pas, grogna le jeune brun.
Ils étaient en train de polémiquer sur la hiérarchie sociétaire des castors albinos à dents de sabre d'antarctique dans la lutte contre la disparition des crevettes naines électriques thaïlandaises… enfin, William et Yann se tapaient dessus – pour changer – à grands renforts de conneries grosses comme le continent africain, pour faire valoir leur opinion… peu crédible, mais enfin, allez vous aventurer à dire ça à ces deux là… Et Remus et Sirius les regardaient faire, ahuris, se demandant comment diable ces deux là pouvaient être encore entiers, s'ils étaient tout le temps comme ça… La vie réservait plein de mystères, Yann et William en faisaient parti.
Donc, les deux amis faisaient les cons, quand les portes de la Grande Salle s'ouvrirent brusquement pour laisser passer une jeune femme au visage fermé. Ah, ça, ça sentait pas bon. Alerte rouge. Aussitôt, William arrêta d'étouffer Yann à l'aide d'une carafe d'il ne savait trop quoi, et le vampire de mordre le mollet du jeune humain. La jeune femme continua jusqu'à arriver aux deux hommes aux cheveux longs. Une fois qu'elle fut derrière eux, William déclara, solennel :
« C'est pas moi, c'est Yann.
-…Hein ?
-Non, rien. » dit William d'un ton détaché, tout sourire. Seulement, face au regard inquisiteur de son interlocutrice, il soupira. Il ne réussirait donc jamais à se soustraire au pouvoir persuasif de la jeune femme. Il rajouta : « En général, quand tu fais cette tête, c'est qu'y en a un qu'ont fait une connerie. Je prends les devants. Surtout que j'ai rien fait, récemment.
-C'est pas tout à fait ça, répondit la jeune femme. C'est…
-Ooooh, Syorah, ma sauveuse ! T'es venue me remplacer pour le baby sitting ?
-Nan, j'ai fui Nathaniel, c'est pas tout à fait la même chose. Il a des pulsions sadiques, parfois, tu sais bien. Et parfois, c'est maintenant. En même temps, il vient de te laisser, souligna-t-elle, en regardant William, et en s'asseyant près de lui. T'arrives tellement à lui taper sur les nerfs, je sais pas comment tu te débrouilles.
-Secret, sourit le tueur à gage, l'air absolument pas coupable.
-En fait, je veux pas savoir, soupira la demoiselle.
-Oui, mais, reprit Yann. Si toi t'es là, je peux me casser ?
-Si tu veux, mais je te conseille pas, grogna Syorah. A moins de vouloir te farcir le nettoyage des donjons au coton tige, néanmoins.
-Sérieux ?
-Oui oui, approuva-t-elle. C'est Nicolas qui s'y est collé. Il trouvait pas l'agrafeuse.
-Bon, je vais peut être rester ici, en fait, abdiqua le vampire, en se rasseyant.
-En reparlant de conneries… J'ai pire, annonça Syorah.
-Ah ? s'étonna William. Quelqu'un a fait cramer le dressing de Joshua ?
-…Non, quand même pas, mais c'est équivalent.
-Sérieux ?
-Ouais… Ben justement, avant de venir, je suis passée chez toi… D'ailleurs, Lucifer a encore essayé d'étrangler Joshua cinq ou six fois –
-Brave bête, ricana le tueur à gage. Elle essaye de se rendre utile. Faudrait qu'on me l'amène, d'ailleurs.
-Et aussi, j'ai trouvé –
-WILLYYYYYYYYYYYYYYY ! »
Sans trop savoir pourquoi, William sentait qu'il devrait partir tout de suite maintenant, et très très loin, aussi. Avant que Syorah n'ait eu le temps de finir sa phrase, une espèce de furie blonde platine s'était jetée sur lui, le faisant tomber du banc. Il entendit vaguement son amie continuer :
« – ça. »
Difficilement – manquant d'y laisser un bras et une jambe en passant –, il finit par se sortir de la prise tentaculaire que la folle furieuse avait établit autour lui. Il se tortilla pour s'éloigner – toute dignité envolée –, toujours à terre, de cette furie. Syorah regardait l'échange – la tentative d'assassinat – d'un air neutre, ne levant pas le petit doigt pour l'aider, histoire de le laisser se débourber tout seul, hein. Et Yann… s'étouffait sur la table. Qu'il y reste, ça lui ferait des vacances. Il recula, et haleta, horrifié :
« Non, mais c'est quoi ça ?
-C'est ta –, commença Syorah, avant d'être une nouvelle fois interrompue. Elle eut un regard blasé, et soupira.
-William ! Tu es vraiment méchant ! Je suis ta petite amie voyons ! Tu as peur de la réaction des gens, c'est pour ça que tu le dis pas ? susurra d'une voix… abominable la « fille ».
Elle lui ressauta dessus, sans prendre garde à son air catastrophé, pas plus qu'au bruit ressemblait à un râle d'agonie qu'il laissa échapper, et l'attaqua à grand renforts de bisous, ceux dont William avait plus qu'horreur, et qu'il évitait tant bien que mal (plus mal que bien, d'ailleurs), et de « je t'aaaaaaime » tonitruants qui lui donnaient envie de gerber.
Il finit par réussir à s'éloigner à distance salutaire – qu'il maintint, même quand la chose blonde repassa à l'attaque – et se releva, ne la quittant pas du regard. C'est que c'était fourbe, ces choses là. Il se retourna vers Syorah, l'air assez peu avenant – elle était venue à bout, en trente secondes chrono, de ses maigres réserves de patience.
« Comment elle connaît mon nom ?
-Mais, intervint la blonde en pleurnichant, l'air vexée. C'est toi qui me l'as dit quand on a commencé à sortir ensemble…
-J'ai fait cette monumentale connerie ? s'étonna William.
-Laquelle ? ricana Yann. Sortir avec ça, ou lui donner ton nom ?
-…C'est vrai ça. Comment ça, on sort ensemble ? »
Le brun regardait la fille d'un air suspect. Elle était tellement pas son type… Dans le genre nunuche niaise, mais qui collectionne quand même les petits amis, elle était diplômée.
« Franchement, William, t'es pas gentil, s'exclama la blonde. On a commencé à sortir ensemble y'a quatre jours.
-…Ah ? C'est bizarre, j'ai pas souvenir, rajouta-t-il, plus pour lui qu'autre chose, sous le rire de hyène de son supposé meilleur ami.
-Mais si, dans la boite de nuit Shining Star, à Watford… se lamenta la furie.
-…Je suis retourné là bas, moi ? C'était pas le repaire de fashions (à prononcer à la Froufrou : « fachons ») où y'en avait un qui avait essayé de me casser la gueule ? demanda William, à l'intention de Yann.
-Ben, répondit le vampire. Si. Tu m'a appelé parce que tu t'ennuyais, et on est passé par hasard devant, et on avait envie de se marrer.
-Ah… C'possible. J'ai oublié.
-T'es vraiment sorti avec ça ? Hahahahaha. »
Et sans attendre de réponse, le vampire repartit dans un gigantesque fou rire sous le regard blasé de ses amis. Ah, celui là… William grogna :
« Ben écoute, faut croire… Je devais être sacrément torché… Comment elle m'a retrouvé ? demanda-t-il, à l'adresse de Syorah.
-Joshua. Il t'a encore vendu… tu l'as emmerdé récemment ? Enfin, pas de bol pour toi, c'était une sorcière (« chez eux aussi, y'a des cas désespéré… Regarde Yann, t'es pas tout seul. » « Hahahahahahaha »), et elle a décidé, que.
-L'ordure. »
Il se retourna vers la fille encore par terre.
« Bon, écoute… euh…
-Emily, compléta-t-elle. Franchement, c'est pas sympa d'oublier le nom de sa petite amie au bout de même pas une semaine…
-C'est-à-dire que –
-Bon, tu viens me dire bonjour correctement ? Je veux mon bisou ! »
Le tueur à gage ne fit que lui lancer un regard blasé. N'était pas cruche qui voulait, mais celle là, elle maîtrisait parfaitement. En tout cas, elle l'agaçait… prodigieusement : elle était plus grande que lui, et elle se tartinait le visage de peinture. Tout ceci l'insupportait, il opta donc pour un repli stratégique. Il marmonna :
« Faut que j'aille aux chiottes…
-Excuse type, ricana Syorah. Trouve mieux, la prochaine fois, rajouta-t-elle, de manière à ce que seul William l'entende.
Il l'ignora, et se dirigea vers les grandes portes. Remus, qui était toujours assis là, lui dit à ce moment : « Tu veux que je te montre où c'est, peut être ?
-Non non, c'est bon, je me débrouillerais.
-Mais ! s'exclama Emily. Le temps que tu trouves les cabinets, si t'es pressé...
-Oh, le temps que je mette la main dessus, j'aurais peut être envie d'y aller – ou en tout cas, m'y noyer. »
Et il quitta la salle pour errer dans les couloirs
Draco avait abandonné momentanément son nouveau poste d'assistant, pour un peu de répit – ils allaient avoir sa peau, à ce rythme là. Alors qu'il comptait aller faire un tour aux cuisines dans l'espoir d'un café (ou quelque chose de plus fort, il hésitait encore. Il aurait bien besoin d'une bonne cuite, actuellement), il entendit un bruit venant de la Grande Salle. Ah, ils n'étaient toujours pas partis… Il était toujours temps de faire demi tour… Enfin entre choisir entre L'Incapable et eux… Ouais, tout droit.
Dans le couloir menant au réfectoire, il vit le tueur à gage en sortir. Ah ben, enfin une bonne nouvelle. Avec un peu de chance, il aurait la paix. Le brun avait une moue agacée au visage, et avançait d'un pas rapide – Draco nota distraitement qu'il était toujours en chaussettes. Que faisait-il donc tout seul ? Mouarf, en fait, il s'en tapait un peu… peut être. Il le vit prendre le premier couloir qui lui tombait sous le nez… A tous les coups, cet abruti aux cheveux longs ne savait pas où il allait. Et avec un peu de chance, il se perdrait, même… et on retrouverait son cadavre quelques semaines plus tard. Charmante initiative, vraiment. Jusqu'à ce qu'il se rappelle la partie « destruction de manoir ». Oué, nan, il irait pas crever comme ça… Tant pis.
Il entra donc dans la Grande Salle peu de temps après que William l'ait quittée (vous pensiez quand même pas qu'il allait le suivre, nan ?), pour y trouver les deux anciens Gryffindor, que son parrain évitait comme la peste (moins depuis que l'ex détenu avait perdu sa verve), Sirius Black et Remus Lupin, ainsi qu'une étrangère, qui d'après son air clairement agacé et son regard blasé sur le vampire mort de rire, devait être une de ses amies, voire un vampire elle-même, à tous les coups (et donc, aussi, le vampire, en train de s'étrangler. S'il pouvait y rester, lui aussi…). Il entendit à ce moment un geignement. Il ne remarqua qu'à ce moment la fille blonde à genou, à coté de la table, dans l'allée, regardant, l'air abominablement larmoyant, dans sa direction. Ciel, qu'avait-il encore fait ? Il n'avait pas le souvenir d'avoir déjà vu cette fille… Il finit par comprendre que ce n'était pas lui qu'elle regardait – elle ne le suivait pas du regard quand il se balançait de droite à gauche –, mais les portes.
Il ressentit un énorme soulagement. Merci merlin, il ne l'aurait pas supporté – ça aurait été le dernier clou de son cercueil. Il allait pour s'assoire, quand il l'entendit pleurnicher :
« Mais… Il m'aime pas ? »
Le regard de Draco passa de la fille à la porte, et de la porte à la fille. Et eut un sourire à la limite du sadique, un peu un comme celui de Snape lorsqu'il trouvait un Gryffondor (surtout Londubat) après le couvre feu dans les couloirs. L'heure de sa revanche avait sonné. Il alla s'accroupir en face de la jeune femme.
« Qui donc ? William ?
-Voui. Il est parti d'un coup, et il m'a même pas dit bonjour. Et il m'a pas non plus dit qu'il m'aimait.
-Ah ? Vraiment ? Ah la la, on le refera jamais. Tu veux que je te dise un secret ? »
Et voilà. Sa vengeance était presque parachevée. Il jeta un coup d'œil au deux amis du tueur à gaga, pour voir si quelqu'un allait l'arrêter. Mais Yann riait trop pour dire quoique ce soit, et il l'aurait pas fait, parce que ça avait l'air drôle. La fille semblait n'en avoir rien à cirer, c'était le problème à William, qu'il se démerde, et Lupin et Black ne semblaient pas vouloir intervenir. Sympa.
« Quoi ? renifla la blonde.
-Je suis le meilleur ami de William… » A ces mots, Yann lâcha un rire tellement tonitruant qu'il en fit presque trembler le sol – et il tomba de son banc. « Et il m'a assuré qu'il était complètement dingue de toi. C'est juste qu'il est d'une timidité maladive, alors il faut s'y prendre délicatement…
-C'est vrai ?
-Oui oui, si je te le dis. Pourquoi je te mentirais ? Il m'a même dit qu'il voulait te demander en mariage. »
A peine Draco avait-il fini sa phrase que la blonde poussait une exclamation montrant clairement sa joie et son enthousiasme. Elle lâcha quelques larmes, par la même occasion. Et voilà, il restait plus qu'à laisser le tueur à gage se dépatouiller tout seul, maintenant. C'était néanmoins un miracle que cette fille ait avalé ça…
« Oh Merlin, oh Merlin, oh Merlin ! C'est fantastique ! Il faut absolument que j'aille faire les faire part maintenant ! s'exclama Emily en se relevant à la vitesse de la lumière. Elle commença à se diriger vers la sortie, puis se tourna vers Draco. Et toi… commença-t-elle.
-Draco Malfoy. » Elle tiqua un peu, mais ne se démonta pas. Elle l'attrapa par le bras, et le traîna avec elle.
-Donc, Draco, tu viens avec moi ! »
Aïe… Il semblerait qu'il en ait trop fait. L'histoire se révélait un tantinet plus compliquée que prévu, finalement…
William finit par repointer le bout de son nez bien plus tard, aux alentours du déjeuner, que lui disait son estomac, toujours en chaussettes, et sans avoir trouvé ces satanés toilettes. C'est que c'était grand, un château, et y'avait surtout plein de couloirs un peu partout (surtout là où on en veut pas). Enfin, il avait pas trouvé les bons. Il était tombé dans des WC pour filles, semblait-il. Des WC hantés, forcément, sinon, c'était pas drôle. Et à peine avait-il eu le temps de poser un doigt de pied dedans qu'un espèce de fantôme hystérique lui était tombé dessus, avec des hublots de sous marin sur le nez, et une coupe immonde, autant dire les choses telles qu'elles étaient. Elle avait beau être morte, de la voix, elle en avait encore, et à revendre, vu qu'elle avait pas besoin de souffle… Il avait vaguement cru devenir sourd l'espace de trois minutes, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'en fait, il avait juste la tête dans un mur… Comment elle était arrivée là, c'était un mystère toujours irrésolu. Il s'était ensuite dit que la furie avait du se lasser et partir, à moins que Yann ne lui ai fait un coup vache, et que donc, en théorie, il pouvait revenir. En théorie.
Il scanna vaguement l'immeeeense salle, essayant de repérer quelqu'un, mais s'ils étaient là, ils étaient bien planqués, et il alla s'asseoir au petit bonheur la chance.
« Oh, encore toi ? »
Il ne s'aperçut qu'à ce moment là qu'il s'était assis à la même place que le matin même, à côté du même étudiant. Le hasard faisait bien les choses.
« Ah, tiens…
-Quel enthousiasme… J'vais me sentir vexé, grimaça faussement le jeune blond.
-Hein ? Ah, non non, j'avais juste pas fait attention. J'ai du mal à me souvenir de la tête des gens. Ça les vexe, d'ailleurs, dit William, d'un ton un peu fatigué.
-T'as l'air d'être dans une forme olympique, remarqua l'étudiant, en se servant à manger, et en ignorant ses camarades qui le pressaient de savoir qui donc était cet inconnu.
-Quand on dort pas pendant plusieurs jours d'affilés, on est rarement frais. »
Et en effet, il était complètement HS. Il avait ses yeux qui se fermaient presque tous seuls, et son souhait actuel se résumait à un bon lit. Enfin, ce n'était qu'une baisse de régime, ça arrivait au bout d'un moment, mais dix minutes et il serait de nouveau monté sur ressort. Jusqu'à ce qu'il tombe dans les pommes.
« Tiens, tu fais quoi ici, en fait… euh…
-William.
-William tout court ?
-C'est ça quand on sort du milieu de nulle part.
-Aha… Enfin, qu'est ce que tu fais ici ?
-Quelqu'un a décidé pour moi que j'avais pas bouffé assez de cours quand j'étais plus jeune… Tu t'appelles ?
-Mael Borghild. Tu vas suivre nos classes, alors ?
-J'sais pas. Peut être. Je verrais bien. Et – »
William s'interrompit pour voir qui s'était posté derrière eux. Ô miracle, Yann avait refait son apparition, et avait même fait l'effort de se changer – d'où il sortait son tee shirt de rechange restait un mystère total. Il avait du enterrer sa chemise bien aimée quelque part, et abandonné sa cape dans un endroit sombre (ainsi que tout son bazar pointu, qu'il devrait essayer de retrouver plus tard). Et William se dit que dans les trente secondes qui allaient suivre, il aurait grandement envie d'écourter dramatiquement le vie de quelqu'un, parce qu'à la tête de son très cher et très vieil ami, quelque chose lui disait qu'un truc franchement foireux allait lui tomber sur le coin de la gueule. Rarement avait-il déjà eu autant raison.
« Dis Willy, j'pourrais être ton témoin ? demande le vampire, avec un grand sourire plein de dents, évitant un couteau venant du brun, qui n'appréciait que peu ce surnom (ce pourquoi tout le monde l'appelait comme ça, va sans dire).
-Témoin ? Du meurtre de qui ? On peut pas être témoin de son propre assassinat…
-Tssk, ricana Yann. Mais non, voyooooons. De ton mariage, pardi. »
William ne put que regarder le vampire avec de grands yeux. Il ne voyait pas réellement de quoi il parlait, et ne voulait pas le voir, en fait. Il était peut être encore temps d'aller s'enterrer quelque part, qui savait. Mais il n'eut le temps de rien faire que la furie était de retour.
« Mais voyons, tu ne peux PAS être son témoin ! s'exclama la blonde. C'est insensé !
-Pourquoi ? s'étonna Yann.
-Parce que c'est Draco, voyons ! Mais tu es invité, si tu tient tant à venir… rajouta-t-elle, un moue un peu dégoûtée tandis que son regard le scannait. On était loin de la classe Malfoyenne.
-…Draco ? fut tout ce que trouva à dire William. Il ne connaissait pas de Draco… Lui semblait-il. Mais il n'avait pas non plus de petite amie à sa connaissance, alors on était sur de rien.
-Ben, oui. Draco Malfoy, ton meilleur ami, soupira Emily, agacée. As-tu un quelconque problème avec la mémoire des noms ? »
C'était lui, ou elle se foutait de sa gueule ? A ce rythme là, elle allait pas tenir longtemps, la demoiselle… Il regarda dans la direction que la blonde indiquait pour tomber sur l'aristo.
« C'est lui ? »
William se mit ensuite à rire sans pouvoir plus rien dire, sous le regard moqueur de Yann, et ceux interloqués de Emily et Draco (qui se demandait s'il ne devrait pas se sentir vexé, là).
Mael, toujours en train de manger (n'est pas né celui qui pourra stopper le repas d'un Gryffondor), regardait les quatre adultes d'un air perplexe. A ce qu'il avait compris, William était en train de se payer la tête de Malfoy, LE Draco Malfoy, désormais assistant de leur pathétique professeur de Défense Contre les Forces du Mal (là pour sauver les murs), Serpentard agréé et ex-Mangemort en devenir, et il était encore bien vivant. Soit il était très chanceux, soit Malfoy ramollissait, soit il était balèze, soit les trois en même temps.
Et il était aussi question de mariage. Or, d'après ce qu'il avait entrevu de cet étrange type aux cheveux (très) longs à coté de lui, il ne lui semblait pas que ce soit son genre de se marier. Surtout avec ça. Il ne voulait pas être méchant, mais il abhorrait ce genre de filles. Honnêtement. Donc, la situation dans laquelle il était, était… étrange. Définitivement.
Finalement, William finit par se reprendre un minimum, et soupira (il riait encore un peu) :
« Hahahaha, on me l'avait encore jamais faite, celle là… »
Et il repartit dans son rire, s'étouffant à moitié, principalement avec l'aide du vampire qui se faisait un malin plaisir à lui taper dans le dos. Yann était amusé, néanmoins. S'il était rare de surprendre William, le voir se lâcher comme ça, en public surtout, l'était tout autant. Finalement, un peu agacée, Emily soupira :
« Vu que t'as pas l'air de vouloir te calmer, on va te laisser, hein, mon chou. Fais moi ta liste d'invités, que j'envoie des faire parts. Je repasserais tout à l'heure. Tu viens, Dray ? »
Et sans attendre une quelconque réponse, elle empoigna Draco par le bras, sans faire grand cas de sa grimace (due d'une part à ce surnom ridicule, d'autre part à cette situation qui tournait au désastre. Il avait perdu une occasion de se taire) et l'entraîna vers la porte, avec les soupirs du blond en bande son.
William continuait de rire, la tête entre les bras, pendant que Mael et Yann (qui était allé s'asseoir face à eux, sans faire attention aux regards interrogateurs portés sur sa personne et celle du brun) mangeaient tranquillement, quand il stoppa brutalement et redressa la tête, l'air mortellement sérieux.
« … Une petite minute. C'est moi, ou tout ce cirque, c'est à cause de lui ?
-…Voui, déclara Yann, tout sourire, à peine surpris de ce brusque changement d'expression, au contraire de Mael, qui observait le tueur à gage avec de grands yeux, surpris de ce saut d'humeur.
-Je le hais, dit alors William, comme s'il parlait du temps qu'il faisait à l'extérieur.
-Comme si tu l'aimais bien avant, nota Yann, un sourire amusé aux lèvres.
-On peut pas dire ça. Juste, c'était drôle de le vanner. Mais alors là…
-Tu vas rien faire ? lui demanda Mael.
-La tout de suite, non, j'ai la flemme, soupira William. La seule chose que je peux faire, c'est attendre pour me débarrasser de ce truc. Mais je réclame vengeance, dit-il, un sourire psychopathe collé au visage.
-Il a du soucis à se faire, déclara le vampire, à l'adresse du Gryffondor. William est un peu maniaque sur les bords, et il est adepte aux coups foireux. Au fait, moi, c'est Yann.
-Mael. »
Pendant qu'ils mangeaient tranquillement (traduire par : Yann et William disaient le plus de bêtises possibles en un temps record, et Mael les écoutait) et discutaient de choses et d'autres (sous les chuchotements curieux et excités du reste de la populace de la table), le directeur entra dans la salle dans le but de déjeuner, mais en passant derrière eux, s'arrêta à leur hauteur. Il put entendre une partie de leur conversation.
« Mais je te le dis, c'est tous des coincés, déclara William, totalement sérieux, un rictus dégoûté au visage.
-Mais, William, il y a des gens coincés partout, pas que chez eux, tu sais, lui répondit Yann, amusé.
-Oui, mais chez eux, ils sont en écrasante majorité, avoue.
-J'suis pas sûr. Regarde chez les aristo, y'en a pas un pour rattraper l'autre.
-Oui, je suis d'accord, mais quand même pas au point d'avoir un balai coincé dans le cul…
-Un balai, ça peut toujours se retirer, fit pensivement remarqué Yann.
-J'ai un doute. C'est profond…
-Tu sais, c'est pas parce que t'aimes pas un en particulier qu'ils sont tous pareils…
-Ah ouais ? Ils ont pas tous les même têtes, peut être ?
-Si tu le prends comme ça, tous les asiatiques ont la même tête…
-Et ils sont jamais décoiffés, en plus.
-C'est sûr que pour toi, c'est paranormal.
-…Hm, de quoi parlez vous ? demanda alors le directeur, qui n'avait pas prévu de dire ça à l'origine.
Mais ni l'un ni l'autre ne lui répondirent, trop occupés qu'ils étaient. Ce fut finalement le Gryffondor qui éclaira sa lanterne :
« Ils parlent d'elfes, je crois.
-Oh, je vois. »
Ou pas, en fait.
« Bonjour, Professeur Dumbledore, dit alors Yann, interrompant le dialogue. Je suis désolé, j'ai pas vraiment eu le temps de vous saluer décemment tout à l'heure.
-Mais, ce n'est pas gra-
-Ouais ouais, fais genre t'es bien élevé, ricana William.
-Mais tout le monde est pas comme toi, Willy…
-Non, y'en a qui commencent les joints à douze ans. »
Le tueur à gage évita lestement le pied de son camarade, sous les regards ahuris des deux habitants de Poudlard. Dumbledore soupira très légèrement. Quelque chose lui disait que les prochains mois dans l'enceinte de ce château seraient mouvementés. Il interrompit les deux intrus.
« Alors, Monsieur… »
William soupira fortement. Ils étaient agaçants, tous.
« Pourquoi tout le monde tient tant que ça à ce que j'ai un nom ? Enfin, appelez moi Ingemar, si ça vous dit tant que ça…
-Si ça me dit ?
-C'était le nom de l'autre débile quand il était encore vivant…
-Bienvenue dans la famille ! s'exclama le vampire, un grand sourire au visage.
-Quand il était encore vivant… ? répéta Mael.
Yann secoua vaguement la main, lui faisant comprendre que ça attendrait.
« Donc, Mr Ingemar, j'ai ouie dire que vous alliez vous marier ? reprit le directeur.
-Comment Diable êtes vous déjà au courant de cette… connerie ? grogna William.
-J'aimerais pouvoir dire que je sais tout ce qui se passe dans ce château, commença le vieil homme, mais je dois avouer que ceci a beaucoup aidé. »
Il lâcha devant le jeune homme une chose rose, qui s'avéra être un morceau de parchemin (?), où se trouvait la soi disante annonce de son mariage prochain avec la sangsue première du nom, écrite dans une encre horriblement fushia, et décorée de nombreux angelots (il avait toujours détesté les anges, surtout ces petits machins boudinés) et autres petits cœur. Sa tête percuta bruyamment la table : ce truc et l'attraction terrestre avaient eu raison de lui.
« C'est quoi encore, cette horreur ?
-Un faire part pour votre mariage, Mr Ingemar, répondit le directeur, bienveillant, l'air de rien.
Le seule réponse qu'il reçut fut un grognement et un tas de cendres.
Les deux blonds ne refirent surface que bien plus tard dans l'après midi, peut avant le dîner. Ils pénétrèrent dans la Grande Salle d'un pas rapide (ou Emily traînait toujours Draco, plutôt), alors que William et Yann s'adonnaient à des activités barbares, si l'on en croyait Snape, et qui faisait passer le temps pour les deux concernés : un bras de fer. Jeu auquel William, s'il suivait les règles, perdrait à tous les coups, vampire oblige. Mais comme la notion de fair-play lui était totalement inconnue (ou du moins, il passait outre), le jeu finissait équitable (avec quelques os cassés, parfois).
Syorah était assise à côté de Yann, ignorant les deux idiots qui lui servaient d'amis, et lisait des papiers recouverts de symboles bizarres, tandis que quelques professeurs discutaient plus loin (il était pas censé y avoir des cours… ?), le directeur faisait une partie d'échec avec Granger, et Sirius et Remus discutaient de choses et d'autres à coté des deux amis.
Une fois les deux décolorés repérés, tout le monde arrêta son activité du moment, aussi passionnante soit-elle. Certains se demandaient qui donc était cette fille, les nouveaux venus, qui étaient ces gens qui les suivaient (les gens rameutés par Snape). D'ailleurs, ils allèrent s'asseoir à la table, regardant curieusement les deux encore debout.
Personne n'avait encore rien dit que Yann était écroulé de rire sur la table, se prenant un coup de dossier de la part de Syorah et une main écrabouillée par William. Emily jeta un coup d'œil un peu dégoûté au vampire – et son manque de tenue –, avant de se refocaliser sur le tueur à gage.
« Ah, William ! s'exclama-t-elle. Tu es encore là, c'est par-fait. Je me suis occupée de plein de chose cet après midi, J'ai fait tous les faire part, et j'en ai prévu pour que tu en envoies à tes … amis. » Elle jeta un regard lourd de sens à Yann, ce qui ne l'arrêta pas le moins du monde dans son fou rire « Et je me suis occupée de la date : j'ai estimé que dans deux semaines, ce serait parfait. A ton avis, laquelle de ces deux robes est la mieux ? »
Elle avait parlé d'un trait sans faire attention au regard plus que torve de William, vaguement ennuyé. La désinsectisation serait-elle suffisante ? La fin de son monologue ne correspondait pour lui qu'à quelque chose comme : bla bla bla. Comme les profs, quand il était encore au bahut…
Il fut sorti de son état larvaire quand sa « fiancée » lui fourra un truc sous le nez. Deux images de trucs très froufrouteux, très roses, très scintillants, qui inspiraient dès le premier regard le mot : cucul. Admirables, vraiment.
« T'en penses quoi ? »
William reposa le magazine sur la table, et se releva lentement, très las. Il se mit face à elle, pour se rendre compte qu'elle était plus grande que lui. Un point en moins. Un point puissance dix, même.
« Alors, déjà, tu pourrais pas retirer ces satanés chaussures ? Ca va pas bien de se trimballer avec des talons de trente centimètres ?
-Je te permet pas ! Elle sont très biens, ces chaussures. Elles sont à mon frère, alors les critique pas ! s'exclama la blonde.
-…A ton frère ?
-Oui, à mon frère, Cadwalader Jones. »
William allait répliquer quelque chose de très pertinent, concernant une instabilité mentale et une remise en cause de virilité sacrément poussée, lorsqu'il entendit Sirius demander à Remus d'une voix amusée :
« Tu crois qu'elle parle du Cadwalader Jones ?
-Qui ça ? demanda Remus. Il ne se souvenait pas d'un type qui s'appelait comme ça.
-Mais si ! Ca-bidule, la fierté des Serdaigle, leur batteur vedette…
-Euh…
-Amoureux de Rogue.
-Ah, oui. Je me souviens, sourit Remus.
-De quoi tu parles, Black ? demanda Severus, d'une voix glaciale.
-Juste d'un fait mondialement reconnu, Snape. »
Il ne rajouta rien d'autre, se contentant de rire, sous le regard sceptique de la quasi-totalité de la salle (certains à cause du frère qui ressemblait plus à une sœur, d'autres parce qu'ils ne pouvaient pas concevoir que quelqu'un puisse avoir été sur l'homme des cachots – cavernes). Remus sourit : enfin il retrouvait un peu le Sirius Black qu'il avait connu : il riait, vannait Snape…
« Pour le coup, j'ai jamais compris, remarque songeusement la blonde.
-J'm'en tape. Tu pourrais avoir la décence de retirer ces trucs, grommela William.
-Non ! Elles sont à mon frère !
-Ben va lui rendre, ça me ferait des vacances. Et puis bon, avec ou sans robe, tu seras toujours aussi laide, alors peu importe. Elles sont moches toutes les deux, en plus. »
Il n'attendit pas qu'Emily ait totalement enregistré l'information pour reculer d'un pas, évitant de peu une main griffue qui l'aurait défiguré à vie. Il ajouta :
« Et puis, honnêtement, t'y crois vraiment, à tout ça ?
-A quoi ?
-Idiote, j'ai vraiment une tête à me marier ? »
Là, il en avait vraiment marre. Fini les gants, on allait la faire à la bourrine, hein.
« Mais… Je t'aime, moi ! Et toi aussi, tu m'aimes !
-Ah ?
-Oui, tu me l'as dit !
-Même torché, c'est pas son genre de dire ça, nota alors Yann.
Ça n'aurait tenu qu'à lui, William aurait déjà choppé une de ses fioles de poison pour lui enfoncer par les trous de nez, à cette cruche, mais il y avait trop de témoins. Il tenta de se garder son calme. Il allait se contenter de vanner à tord et à travers, comme il aimait si bien le faire.
« Moi, je t'aime ? T'as vu ma tête ? grogna le tueur à gage.
-Euh… Oui.
-J'ai vraiment une tête à croire tous ces vieux trucs tout mielleux à la con ? J'ai jamais connu l'amour, c'est pas aujourd'hui que ça va commencer. Surtout pas avec une fille dont je me souviens même pas le nom. »
Yann grimaça vaguement : ça y était, William avait atteint ses limites. Néanmoins, il lui semblait qu'il gagnait en patience, mais maintenant, ça allait péter. Il échangea un regard avec Syorah… « Mais non, je suis pas traumatisé, pourquoi je serais traumatisé, hein ? Y'a pas de quoi, je me suis juste faite abandonner en plein milieu de Londres, c'est pas grand-chose », qu'il disait. Y'avait encore du boulot, hein.
William se décontracta alors, arborant un grand sourire. Sauf que William qui souriait, ça avait un peu rien de rassurant.
« Tu m'aimes, tu dis ?
-Oui !
-Tsk, tu sais même pas qui je suis. Non, je te parle pas de mon nom, soupira-t-il, alors qu'Emily ouvrait la bouche, en roulant des yeux. Je te parle de ma vie en général… Regarde, tu vois les deux là ? lui demanda-t-il en désignant Yann et Syorah. Ben eux, c'est des vampires. »
Il fit un grand sourire, alors que la blonde fronçait les sourcils et ouvrait de grands yeux. William ne s'arrêta pas là – surtout que pour le moment, il ne disait que la vérité.
« Et Remus, c'est un lutin. Regarde, manque plus que les collants archi moulants et le bonnet vert – je te conseillerais une connaissance. Et Sirius, c'est… »
William fit une pause, songeant à tout ce qui lui passait par l'esprit. Bah, c'était une sorcière, et au point où il en était…
« Un aspirateur. »
Tout ceux qui avait une certaine connaissance du monde moldu éclatèrent de rire, Sirius, fit un sourire désabusé – on lui avait encore jamais faite, celle là. Et Remus souriait grandement. Y'avait pas idée d'inventer des conneries pareilles. Même si on l'avait traité de lutin.
William continua sur sa lancée, pris d'inspiration :
« Et Dray, c'est un elfe. »
Yann partit dans une crise de fou rire, tandis que Draco fronçait ses délicats sourcils. Il ne voyait pas l'insulte, et se demandait seulement s'il y en avait une, mais à la réaction du vampire, la question ne se posait même pas. Il verrait bien plus tard. William resta songeur quelques secondes, songeant à d'autres débilités qu'il pourrait dire. Alors qu'il ouvrait la bouche pour parler, il fut devancé.
« Ouais, il a trop raison, intervint une des personnes qui était arrivée peu avant. Nous, on est super pote avec lui… »
William regarda ce blond, qui fit de même. Selon toute vraisemblance, il ne connaissait même pas son nom, et le tueur à gage ne l'avait jamais vu. Mais il le laisse faire – si ça faisait fuir cette chose…
« Finnigan… ? hésita Emily.
-Lui-même. Ca faisait tellement longtemps, Jones… J'oublierais jamais la fille qui m'a traumatisé en première année. Avec Flint, en plus… Bref, tu vois, moi, tu l'as jamais su, mais je suis un veela sous charme glamour. »
Seamus jeta un coup d'œil à cet illustre inconnu au nombre de piercing carrément faramineux. Il lui fit un gros sourire, et poursuivit, en désignant ses compagnons :
« Dean, c'est une goule mangeuse de Gremlins, et Blaise, c'est un Scroutt à Pétard. »
Le blond se reçut deux regards meurtriers. Restaient encore les jumeaux.
« Et Fred, c'est cafard, et l'autre, un camion citerne (« Quelle basse vengeance… » « Tu l'as dit, mon frère. » « J'ai tellement jamais su ce que c'était, un camion citerne… »). Et Théo, c'est Angelina Jolie.
-Waw, j'avais jamais grillé, dit pensivement William.
-T'as vu, y se cache bien.
-C'est à cause de mes fans, souffla le concerné.
La blonde les dévisagea tous un par un (elle devait se demander où était l'embrouille), et dit d'une voix agacée :
« Vous avez fini de dire des conneries, oui ?! Tu me prend pour une conne, ou quoi ?
-Oh, tu crois ? »
Yann avait décidé de prendre la relève, déjà parce que c'était son tour de s'amuser un peu, et ensuite parce qu'il ne tenait pas à ce qu'ils se retrouvent avec un cadavre en plus sur les bras (parce que c'était pas lui qui allait la bouffer, c'était pas non plus un dépotoir). Il se leva de son banc, alla se placer à côté du tueur à gage, et lui fit un grand sourire plein de dents. Plein de dents un peu trop pointues, peut être. La blonde eut l'air affolée. William lui fit le même genre de sourire, et rajouta :
« Et moi, je suis un loup garou. »
Son expression changea du tout au tout, passant de pas rassurée à carrément dégoûtée. William soupira fortement. Elle les collectionnait, elle.
« Quoi ?! Je suis sortie avec un loup garou ?! Mais c'est horrible ! »
Et bah voilà, maintenant, il était profondément agacé. Allez, on allait la finir… Il sortit un de ses revolvers planqués on ne savait où, et en mit le bout sur le front de la blonde, retirant la sécurité.
« Ah, et puis, je t'ai pas tout dit, non plus. Je suis un meurtrier… Mon père, c'était Jack l'Eventreur, même si moi, je tue tout le monde – mais les prostituées feraient mieux de se planquer. »
Il agrémenta ses mots d'un regard lourd de sens. Et Emily sortit du château en hurlant et en courant. William afficha un sourire satisfait.
« Et ben voilà.
-C'était pas un peu excessif ? demanda Remus.
-De quoi ?
-T'en as trop fait, Willy, sourit Yann.
-Ah ?
-Le flingue était pas nécessaire.
-Bah, il était pas chargé, de toute manière. »
Et il retourna s'asseoir. Il avait à manger sous la main, autant en profiter (il essaierait de jeter un coup d'œil pour repérer ses chaussures aussi, peut être). Remus se tourna vers le vampire :
« Pourquoi une telle réaction ?
-Un pauvre type qui était au mauvais endroit au mauvais moment. Très sympa, mais quelque peu irritant nasalement parlant. Et puis, William a jamais aimé Barbie… »
Le loup garou lui jeta un regard étrange. Non, il n'allait pas s'ennuyer… Héhé.
Bon, ça y est, ENFIN fini. Vous comprenez un peu pourquoi j'ai mis tant de temps ? Bon, non, en fait, j'ai pas d'excuse, il était écrit depuis pétaouchnock, mais c'est tellement chiant, de recopier (je commence par tout écrire en manuscrit, voyez vous).
Bref, avec 31 pages de conneries absolues, n'est ce pas, je vous laisse me dire ce que vous en penser (me menacer, me taper, m'injurier ou ce que vous voulez).
Bref, bye bye les gens, et un truc : j'ai même pas commencé le chapitre d'après x3 A dans 30 ans !
