Titre : A la découverte de nous-même
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JK Rowling mis à part l'histoire qui est mienne.
Rating : M / NC 17
Paring : Harry/Draco
Cette histoire est un UA, c'est-à-dire un Univers Alternatif. Il n'y à aucune histoire lié à la magie, et ça se passe dans notre monde. De plus, beaucoup de personnages ressemblent peu, voire pas du tout à ceux qui sont dans Harry Potter.
Cette histoire est un slash, donc relation entres hommes, si vous n'aimez pas, vous savez ce qui vous reste à faire.
Merci à Isthar pour sa correction et à toutes les reviews. J'ai répondu à tout le monde. Les reviews anonymes sont sur mon blog ainsi que celles où on m'avait laissé une adresse internet, faute de temps.
Bonne lecture à tous !
Chapitre neuf : Eaunanisme
J'irai lui dire
La pâleur de ses yeux
Qu'ils avaient
La profondeur de nos cieux
L'automne arrivait doucement. L'air était plus frais, la nature se métamorphosait.
Harry marchait côte à côte avec Ron sur le trottoir, écrasant les feuilles sous leurs pieds.
Au bout de quelques mètres, ils arrivèrent devant une maison, avec une plaque chromée à côté de la sonnette : M. Pierre Granger, dentiste.
Ron appuya sur le bouton et quelques secondes plus tard, une jeune fille aux cheveux bruns et au sourire radieux les accueillit.
Harry était content de voir sa meilleure amie, mais malgré tout, il était contrarié.
Depuis le collège, Harry avait l'habitude de passer un après-midi chez ses amis. Ils se retrouvaient tous ensembles à jouer à jeu de société, à un jeu vidéo ou à regarder la télé.
Arrivés au lycée, le week-end quotidien devint le week-end mensuel, puis finalement le week-end des vacances.
Ce rendez-vous aurait dû l'enchanter, surtout que la veille il s'était rendu sur la tombe de ses parents. Ca lui aurait remonté le moral.
Mais non, là aujourd'hui, ça n'allait pas.
Alors que Ron était venu le chercher chez les Dursleys, il lui avait annoncé dans la voiture que Neville s'était désisté. Trop de travail. Tu comprends, il est en S. C'est l'année du bac. Beaucoup de pression. Sa grand-mère.
En somme, une chouette après-midi à tenir la chandelle auprès de ses deux meilleurs amis.
L'après midi s'écoula au fil des nombreuses parties de cartes, ponctuées de conversation en tout genre, sur les profs, le lycée, les bruits qui couraient sur untel.
Le tout entrecoupé de baisers baveux, d'étreintes passionnelles et d'engueulades au sujet de qui allait presser les oranges pour le goûter.
Entre Hermione et Ron, c'était toujours comme ça. Ils passaient leur temps à se disputer sur des conneries et avaient tendance à se tripoter l'un l'autre alors qu'Harry était là.
Pendant ce temps-là, Harry repensait à la rencontre d'hier au cimetière. Il avait vraiment hâte d'être le lendemain pour revoir Draco. Il se demandait toujours ce que pensaient ses parents de lui.
Puis il se dit qu'au moins, avec Draco, ils ne passaient pas leur temps à se chamailler ni à se palucher en public. En même temps, normal, personne n'était au courant.
En levant la tête vers ses deux meilleurs amis, il se demanda soudainement si cet après-midi n'était pas une opportunité rêvée de leur dire la vérité.
Et puis, il se sentirait mieux après. Indubitablement.
« Heu, Hermione, Ron… ? »
Tout deux quittèrent leurs jeux des yeux et les levèrent vers lui.
Harry ravala sa salive avec difficulté.
« Je suis… Je. » Bi ? Avec un garçon ? Homo ?
Homo simplifiait largement les explications. Pas la peine de dire qu'il pouvait au choix passer le reste de sa vie avec une fille aussi bien qu'avec un garçon, sauf que lui-même ne le savait pas encore.
Homo était plus direct, franc, sans aucun espoir si l'on pouvait dire.
« Tu disais Harry ? »
Hermione venait de l'interpeller et cela l'avait sorti de ses profondes réflexions. En fait, cela faisait quelques secondes qu'ils attendaient maintenant.
« Heu… J'ai oublié ce que je voulais dire… »
Ses deux amis éclatèrent de rire et Harry se força un peu, pour paraître le plus naturel possible.
« Ca ne devait pas être important… Continua-t-il.
- Ne t'inquiète pas Harry, ça va bien revenir à un moment ou un autre ! Ca m'arrive tout le temps ! Expliqua Hermione. Je pense à tellement de choses en même temps que quand je veux dire quelque chose, j'en oublie la moitié ! »
Ce ne serait pas pour cet après-midi là en fin de compte…
oOoOo
Je sais qu'elle marche
Sans savoir qui elle est
Que c'est les jambes
D'une autre qui la portait
Je l'entends murmurer
oOoOo
Le lendemain, le temps ne s'était pas amélioré, loin de là. Maintenant, il pleuvait.
Heureusement pour Harry, sa tante accepta de le conduire au cinéma –ô grâce inespérée venant des Dursleys !
Avec le temps qu'il faisait Harry risquait d'attraper la crève ce qui aurait valu une consultation chez le médecin, puis une ordonnance de médicaments. Soit beaucoup de tracas pour dix minutes de voiture en contrepartie. Bon, il fallait tout de même compter l'essence…
Trouver un peu de répit après ces quelques jours de vacances éprouvantes était le bienvenu.
Sentir la présence de la personne qui vous rassure, vous apaise malgré tout ce qui arrive.
Etre l'un à côté de l'autre, à quelques centimètres près dans la salle obscure.
Savoir que juste en tournant la tête, on se retrouverait le nez dans ses cheveux et que sans même prendre la peine de bouger son parfum vous enveloppe déjà.
Oublier un instant sa vie pour se plonger dans les mésaventures d'autres personnes qui défilent sur l'écran.
Et quand on fait le bilan, on se dit qu'on a passé un agréable moment, si ce n'est un des plus beau…
Et une fois de retour chez Draco, Harry n'avait envie de faire qu'une chose…
oOoOo
Il s'amusait à lécher son téton gauche alors qu'il caressait doucement l'autre entre ses doigts
Le jeune homme blond ondulait fébrilement sous lui, réclamant visiblement plus.
L'autre garçon lâcha son téton et déposa une rangée de baisers, descendant jusqu'à son nombril. Puis il commença par lécher l'extrémité inférieure de son piercing, puis tenta de le sucer du bout des lèvres, tout en regardant son partenaire droit dans les yeux. Ceux-ci flamboyaient de désir. Puis le brun vint explorer le creux de son nombril, en faisant entrer sa langue comme il pouvait.
C'est à ce moment-là que l'idée lui traversa l'esprit. Pas qu'il n'y avait jamais pensé, simplement que, à ces moments-là, il n'avait pas eu trop envie. Mais là, tout était différent…
Océan d'ambre
Mélange, mélange moi
A tes légendes
Mets l'ancre, l'ancre en moi
Il abandonna le nombril pour baisser son visage de quelques centimètres, et devant lui, se dressait le sexe tendu de Draco.
Il ne s'était jamais retrouvé aussi près…
Il souffla dessus et entendit Draco pousser un petit cri qui ressemblait presque à une supplication.
Il approcha son visage, tendit la main pour attraper le pénis à sa base et courageusement, il déposa ses lèvres sur la hampe.
C'est si doux la brûlure
Là où ta main me touche, Eau
Et coule cette écume
De ma bouche
Harry releva les yeux vers Draco, qui se mordait la lèvre inférieure, clairement pressé de voir la suite. Harry ouvrit légèrement la bouche et happa le gland entre ses lèvres, puis à l'aide de sa langue, il lécha l'extrémité. Ce n'était pas si mauvais que ça en fin de compte.
Le blond poussa un long soupir, mais alors qu'il croyait qu'Harry allait le prendre entièrement en bouche, il le lâcha pour donner quelques coups de langue, puis le lécha sur toute la longueur.
Draco n'en pouvait plus…
« Harry, s'il te plaît…
- Qu'est-ce qu'il y a Draco ? demanda-t-il sur un ton faussement naïf
- S'il te plaît, s'il te plaît, vas-y… Fais-le…
- Faire quoi ?
- Bon sang, en quelle langue je dois le dire ?
- En français, et il donna à nouveau un coup de langue
- S'il te plaît suce-moi Harry ! Vas-y, suce-moi !
- Comme tu voudras. » Lui répondit le brun, un petit sourire victorieux aux lèvres.
Il reprit son sexe en main et le fit glisser dans sa bouche.
Il le fit descendre doucement. Il sentait le gland contre son palais et son rythme cardiaque accéléra d'un seul coup. Il sentait battre son cœur dans sa cage thoracique.
Il ouvrit un peu plus la bouche et fit glisser le sexe jusqu'au fond de sa gorge. C'était étrange, cela lui procurait de nouvelles sensations agréables et les gémissements de Draco étaient un des plus jolis sons qu'il avait pu entendre jusqu'à maintenant.
Il continua doucement le mouvement de va et vient, tout en tentant de respirer et de ne pas s'étouffer. La chair contre son larynx le poussait à avaler, mais c'était impossible et s'il pouvait éviter de se rendre malade…
Draco était aux anges. Un vrai euphémisme.
Cela ne pouvait pas être vrai. Harry Potter le garçon dont il était amoureux depuis des mois maintenant était en train de le sucer.
Draco avait toujours aimé cette pratique, qu'il s'agisse de donner ou de recevoir et qu'importe qu'Harry ne s'y prenne pas très bien, c'était quand même fantastique.
Il ne put s'empêcher de déposer sa main sur son crâne pour être sûr que ce n'était pas un rêve. Soulagé de sentir ses mouvements de tête, il lui caressa tendrement les cheveux.
Bientôt, il sentit qu'il était proche.
« Harry, je vais… Arrête-toi… »
Mais celui-ci redoubla d'ardeur, allant de plus en plus vite. Draco l'agrippa alors fermement par les cheveux et le fit lâcher prise. Deux secondes plus tard, il se libéra dans un petit cri, tandis qu'Harry remontait au niveau de son visage.
« Je t'avais dis que j'allais venir.
- Je sais, mais… J'avais envie de continuer. »
Draco l'attrapa par la nuque et fit entrer directement sa langue dans sa bouche pour jouer avec sa semblable pendant un bon bout de temps. Ils s'arrêtèrent, à bout de souffle, et se fixèrent dans les yeux comme s'ils communiquaient.
Finalement, Draco baissa les yeux sur le sexe du brun, celui-ci suivit son regard et lui fit un petit sourire.
« Allez va-y, allonge-toi. Je vais m'occuper de votre cas, monsieur Potter, vous semblez être légèrement tendu…
- Merci docteur de vous occuper de mon problème, c'est toujours plus plaisant quand on s'occupe de vous… Vous savez ce que je veux dire…
- Je pense avoir compris l'essentiel, mais ne vous inquiétez pas, vous êtes entre de bonnes mains … »
oOoOo
Harry était appuyé contre des coussins. Il tenait Draco tout contre son torse nu. Celui-ci se laissait aller, sa tête s'était callée d'elle-même contre la mâchoire d'Harry.
Le blond respirait calmement, les yeux fermés, comme s'il allait s'endormir. Il sentait la respiration de l'autre garçon sur son épaule et ses mains qui lui caressaient doucement le ventre. Il sentait régulièrement ses doigts s'attarder sur son nombril sans trop oser y toucher avant de continuer leur exploration.
Pour finir, Draco lui attrapa les mains, entremêla leurs doigts et les déposa bien à plat dessus.
« Tu peux y toucher tu sais, ça ne me fait pas mal. »
« Je sais bien que t'aimes ça, non ?
- Si c'est vrai. On va dire que ça a un certain charme. C'est indéniable. »
Tout deux rirent doucement.
« Ca fait longtemps que tu les as ?
- Le premier je l'ai fait quand j'avais seize ans, comme cadeau d'anniversaire. Je m'en souviens bien. Ma mère m'avait accompagné. Elle était beaucoup plus stressée que moi mais finalement tout s'est bien passé. L'autre, au téton, je l'ai fait en juin dernier. Par contre, là, j'avais rien dit à mes parents.
- Ils ont dû te tuer quand ils l'ont su, non ?
- Je le craignais aussi. Mais ils n'ont rien dit. Tout est passé dans le regard. Je sais très bien ce qu'en pense mon père… Enfin, c'est pas bien grave. »
« Tu n'en voudrais pas un, toi, au nombril ? Demanda-t-il quelques secondes plus tard.
- Tu rigoles ? D'une je suis pas majeur, je me ferais jeter hors de la boutique et de deux, ça fait assez tapette. »
Draco se releva brusquement et lui fit face.
« Ah bah merci ! »
Harry, réalisant sa bourde, tenta de s'expliquer :
« C'est pas ce que je voulais dire !
- Bien sûr que si !
- Non, non, je te jure ! Ne le prends pas mal !
- Alors, je fais tapette, c'est ça ?
- Pas du tout ! C'est juste que en général, je trouve que ça va mieux aux filles, mais ça te va aussi très bien ! Et…ça n'enlève rien à ta masculinité !
- Arrête ! Je sais très bien que tu le penses !
- Non ! Je me suis juste mal exprimé ! Et d'ailleurs, justement, je suis sûre que sur moi, ça ferait tapette !
- Qu'est-ce que t'en sais ! »
Harry soupira, ne sachant pas quoi répondre. Il fit une petite moue et murmura un « désolé » sincère.
Draco le regarda encore quelques secondes de ses yeux froids puis finit par abandonner.
« Bon ça va pour ce coup-là. Mais t'as pas intérêt à recommencer ! Prévint-il en lui donnant un coup dans le bras. Sinon, je vais m'énerver !
- D'accord, promis, juré ! Je ne le referai plus. Je suis désolé… »
Harry l'attrapa par les avant-bras et l'obligea à se lover contre ses bras. Il le serra fort contre lui et le câlina le plus possible.
Draco resta comme ça un moment et murmura d'une voix un peu triste : « J'espère que tu ne le pensais pas…
- Bien sûr que non… »
Draco commença à avoir froid. Il avait envie de bouger. Il se dégagea doucement d'entre les bras d'Harry et sortit du lit.
Il ramassa quelques vêtements par terre et en enfila à la hâte.
« Reste comme ça. »
Draco rit doucement mais continua de se rhabiller.
« Allez.
- Non.
- Pourquoi ? Tu es beau.
- Merci, mais je suis déjà au courant.
- Tu m'en veux encore ? »
Harry se dégagea un peu d'entre les draps et s'assit sur le bord du lit tout en ramenant un peu la couette sur lui. Draco s'approcha de lui.
« Non pas vraiment. Reprit-il. Pour en revenir à ta première requête, sache que je suis juste pudique.
- Pudique ? Toi ?
- Bien sûr. Et toi, tu ne l'es pas ?
- Bah non !
- Alors t'attends quoi pour te promener à poil dans la pièce ? »
Draco tendit la main et attrapa le bout de couverture qui recouvrait Harry. Il allait la retirer quand l'autre garçon l'en empêcha.
« Non, ça va, arrête.
- Tu vois… »
Il se pencha un peu, attrapa Harry et le serra fort contre lui.
oOoOo
Draco et Blaise étaient tous les deux allongés sur le lit du noir. Un peu serrés l'un contre l'autre.
Leurs épaules n'arrêtaient pas de s'entrechoquer à chaque fois que l'un des garçon esquissait un mouvement.
Ils ne disaient rien. Seule une douce musique remplissait l'espace.
Les yeux ouverts, ils planaient doucement.
« Hier j'ai vu Harry
- Ah oui ? »Blaise rigola doucement, se doutant qu'il s'était passé quelque chose, sinon Draco ne lui aurait pas dit ça comme ça. « Et que c'est-il passé de si… inattendu mon cher ?
- Eh bien… Je lui ai fait une fellation… Et lui aussi…
- Vous avez formé un joli 69 ?
- Oh non ! Draco rougit un peu, bien sûr que non ! Je crois qu'on se connaît pas assez pour faire un 69…
- Mais assez pour tailler une pipe ?
- Voilà ! Enfin, je sais pas si tu comprends ce que je veux dire…En tout cas, c'était bien.
- Il aime ça le petit, non ?
- Oh Blaise, arrête. Recommence pas s'il te plaît.
- C'est toi qui m'en as parlé.
- Bon d'accord, mais c'était pas pour te parler de lui en fait, plutôt de moi.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?, s'inquiéta le jeune noir
- Il avait envie de moi et j'étais heureux.
- Et c'est tout ?
- Tu ne comprends pas !! Il me désirait !! Ca se voyait !! Ca se sentait ! Il était très d…
- Très ???
- Non rien. T'as très bien compris. Et c'était pour moi. Et ça ma fait plaisir parce que ça fait des mois que je lui bave dessus et là, on était réceptif l'un à l'autre. Il ne faisait pas semblant.
- Tu es encore plus amoureux de lui, ça s'entend… Et tu crois que lui aussi t'aimes alors…
- Je sais pas… J'ose pas lui dire. J'ai peur qu'il le prenne mal.
- Ca viendra tout seul j'en suis sûr. S'il te répond rien le jour où tu lui diras… N'insiste pas même si ça te fait de la peine… Ca vaut mieux pour vous deux…
- Oui… »
A nouveau, ils restèrent silencieux.
Au bout de quelques minutes, Blaise se tourna vers son ami et le dévisagea longuement.
L'autre garçon, d'abord stoïque, finit par le regarder à son tour.
« Tu me fais un câlin ? Ca fait longtemps que j'en ai pas eu. Moi aussi, j'ai besoin d'amour »
Draco sourit et prit doucement son ami dans ses bras. Blaise enfouit sa tête dans son cou et ferma les yeux. Il sentait le blond lui caresser les cheveux, les épaules.
« Tu déprimes Blaise ?
- Non.
- Tant mieux. »
oOoOo
J'irai lui dire
Que son coeur s'est fatigué
De vous
oOoOo
La rentrée arriva trop vite au goût de tout le monde.
Et les petits problèmes de la vie quotidienne revenaient.
Le gros problème actuel d'Harry n'était ni sa relation avec Draco, ni les Dursleys mais sa prof de maths. Ou plutôt « la vieille pute ».
Autant Harry s'entendait bien avec ses professeurs en général, mais avec elle, ça n'allait pas du tout.
Mlle Dolores Ombrage, professeur de mathématiques était ce qu'on pouvait appeler « une vieille fille aigrie» qui aimait s'acharner sur ses élèves. Surtout sur les plus faibles.
Harry n'avait jamais été une lumière en maths mais il s'était toujours débrouillé pour que ses notes soient correctes.
Avec elle, c'était devenu la catastrophe.
Harry n'était pas le seul à s'en plaindre dans sa classe mais Draco et ses amis ne semblaient pas comprendre.
Bon, ok, il n'avait pas Rogue, mais quand même, mathématiques, c'était coef 5 et c'est pas avec quatre de moyenne qu'on a son bac !!
Draco, lui, ça le faisait rire. Surtout quand Harry s'énervait. Cela l'avait d'abord étonné parce qu'Harry était de nature calme, pas forcement posé mais pas non plus agressif.
Mais quand Harry s'emportait, c'était drôle, comme le jour où il énonça: « Cette vieille pute ! M'étonne pas qu'elle soit pas mariée ! Je parie qu'elle est encore vierge avec son vieux cardigan rose ! Cette salope ! »
Draco lui fit subtilement remarqué que c'était dur d'être à la fois vierge et pute et que ces cas-là ne devaient pas courir les rues.
Enfin, malgré cela, une bonne nouvelle fut annoncée à l'ensemble des élèves de terminale : après concertation des professeurs des différentes sections, ils avaient décidé d'organiser un voyage de fin d'année commun.
Un voyage en Provence avait été retenu.
Une voyage d'une semaine à la découverte du passé, de la région, des traditions pendant les vacances de Pâques.
Tout était prévu : trajet en bus, départ le dimanche soir, retour le vendredi soir, logement dans une auberge de jeunesse.
Les élèves seraient répartis par trois ou quatre selon les chambres. Pas de mixité bien sûr mais les sections seraient mélangées.
Tous les élèves étaient enthousiastes. Harry savait à présent quel serait son cadeau de Noël. Au moins, il aurait quelque chose cette année.
En revanche, Ron ne savait pas s'il allait pouvoir participer. Faisant partie d'une famille nombreuse qui n'avait pas toujours les moyens, les chances étaient minimes…
oOoOo
Avec le temps, Harry avait vite compris que pour Draco Malfoy, le shopping était quelque chose d'aussi naturel que de se nourrir. Ou presque.
Draco dépensait sans compter. Il flashait sur tout et n'importe quoi et n'hésitait pas à se faire plaisir- Harry avait déjà constaté sa collection impressionnante de cds et de dvds.
Mais sa grande passion était les vêtements : il en avait plein son armoire et n'hésitait pas à changer de fringues pour un oui ou pour un non.
Bien sûr, Draco trouvait que la garde robe d'Harry était « peu fournie » et avait décidé de prendre les choses en mains.
Dés que l'occasion se présenta, Draco et Harry passèrent un après-midi en ville à faire –pour Harry- toutes les boutiques possibles et imaginables.
Après avoir expliqué au blond que non, il ne mettrait jamais deux cent euros dans un jeans, ils finirent par trouver un magasin qui possédait des goûts convenables pour Draco et qui était dans les moyens d'Harry.
Harry en était à son troisième essayage. Il ouvrit le rideau de la cabine d'essayage et Draco l'observa quelques secondes, pensif.
Il entra à son tour dans la cabine et referma le rideau derrière lui.
« Celui-là te va très bien… Commença-t-il. Il te moule bien les fesses. J'aime bien.
- Ouais, mais pas trop, hein. Tu sais bien que je préfère les choses un peu plus larges.
- C'est parce que t'as pas l'habitude, mais je t'assure, ce n'est pas vilain. Au contraire même. Avec une ceinture, ça serait parfait.
- Je te préviens : je n'achète pas tout le magasin.
- Je peux t'en prêter une des miennes.
- Bah bien sûr !
- Et pourquoi pas ? Ca ne me dérange pas du tout, j'en ai plein !
- Et elles coûtent toutes aussi deux cent euros ?
- Ah Harry… Qu'est-ce que ça peut faire leur valeur. C'est pas toi qui l'a payée, je te la prête, y a pas de problème.
- Comme tu voudras, c'est gentil.
- Mais de rien Harry ! »
Draco observait son reflet ainsi que celui d'Harry dans la glace en face d'eux. Il ne put s'empêcher de poser ses mains sur ses hanches et l'embrasser dans le cou.
Bientôt, sa main se retrouva sur son entrejambe.
« Arrête… Draco… Pas ici.
- Ca ne te plairait pas ? Je suis capable de te faire des trucs qu'on ne t'a jamais faits je suis sûr…
- Si… Mais chez toi… S'il te plaît…
- Ca marche chéri… »
Draco relâcha un peu son étreinte et continua de regarder leur reflet.
« On forme un beau couple quand même, tu trouves pas ? Demanda le blond
- Si, c'est vrai, répondit-il en souriant doucement.
- J'ai vu un T-shirt, je suis sûr que ça va t'aller comme un gant, je vais te le chercher ! »
Draco le lâcha complètement et se retourna pour aller chercher le vêtement, mais Harry le retint par le poignet.
« Attends… De quoi tu parlais là ? Y a deux secondes ? »
Draco eut un petit sourire mutin et le regarda droit dans les yeux.
« T'as déjà entendu parler des gorges profondes ? »
Harry devint tout rouge et ne sut que répondre.
Draco continua à le regarder, tout en souriant et il ouvrit le rideau derrière lui.
Soudain, Harry devint encore plus rouge, puis passa au blanc.
Draco se demanda ce qui se passait et il remarqua qu'il ne le regardait plus mais regardait par-dessus son épaule.
Il se retourna vivement et se retrouva nez à nez avec un jeune homme à la peau et aux yeux chocolat.
Draco se dit qu'il avait déjà vu ce garçon quelque part quand il le reconnut enfin. C'était l'un des amis d'Harry : Dean Thomas.
Harry ne se démonta pas pour autant. Il reprit contenance comme il put.
« Salut Dean ! »
Les deux garçons se serrèrent la main naturellement. Dean semblait ne pas avoir tiqué sur la situation.
Draco était impassible et salua l'autre jeune homme froidement avant d'aller chercher le fameux vêtement.
« Alors, on fait du shopping ? Demanda Harry
- Pas vraiment, je regarde on va dire. En fait, je suis avec ma mère et ma sœur, mais les trucs de filles, ça m'intéresse pas trop.
- Je comprends. Profite tant que t'es célibataire, après tu devras accompagner ta copine Plaisanta-t-il
- C'est clair ! Et toi, tu fais des acquisitions ?
- On va dire ça comme ça. Tu le trouves comment ce pantalon ? Il est pas trop étroit ?
- Ca change de d'habitude.
- Enfin, c'est l'idée de Draco.
- Ouais, de Draco… »
Harry sentit à nouveau ses joues chauffer. Heureusement, à ce moment-là, Draco revint, toujours aussi impénétrable.
« Alors, tu lui as filé les réponses des exos de maths ?
- Euh non, non. Répondit Dean
- Dommage, il en aurait bien besoin ! Pas vrai Harry ? Enfin, si tu as le même niveau que lui, en effet, c'est pas vraiment un cadeau. »
Le dit Harry ne répondit rien mais lui lança un regard noir.
Dean ne saurait dire si Draco Malfoy plaisantait ou s'il était sérieux. Préférant ne pas polémiquer, il les salua de nouveau et s'en alla.
« C'est bon, je pense qu'il n'a rien capté.
- Sympa le commentaire sur les maths dit donc.
- Tu sais très bien que je plaisantais. C'était pour faire diversion.
- J'espère !
- Bien sûr que oui Bibi ! Aller, va essayer ce T-shirt et s'il te va, je te l'achète, ça me fait plaisir. »
oOoOo
J'irai lui dire
Que de l'homme elle s'est lassée
De tout
oOoOo
Le jour où Harry vit Lavande dans les bras d'un autre, il expérimenta le sentiment de la jalousie.
Bien sûr, il avait déjà été jaloux de Dudley qui avait tout ce qu'il voulait, qui passait son temps à ne rien faire alors que lui devait gérer une maison.
Il avait été jaloux de Ron, de sa famille, parce que lui n'en avait pas, et même si Molly lui disait qu'il en faisait partie, ce n'était pas pareil.
Mais là, c'était différent. Parce que même s'ils n'étaient plus ensemble, même s'ils ne se parlaient plus, ils avaient été quand même un an ensemble ! Et même s'il n'avait jamais été amoureux, il l'aimait quand même. Quelque part, Lavande lui avait appartenu.
Alors, la voir accrochée au cou d'un type qui même pas un mois plus tôt faisait du rentre-dedans à Draco, la pilule avait du mal à passer !
Intérieurement, Harry fulminait et il rêvait d'aller voir Lavande, de la prendre par les épaules, de la secouer comme un prunier tout en lui disant : « mais ce type se fout de ta gueule !! Il ne t'aime pas et rêve de ce faire un gars putain !! Mais ouvre les yeux ! »
Evidemment, il gardait ça pour lui-même et se retenait d'en parler à Draco. Il savait très bien que le jeune homme ne supportait pas Lavande et quelque part, il voyait bien que la situation le réjouissait.
Pour compenser, il en parla avec ses amis. Ron le soutenait. En admettant qu'un jour, il voit Hermione avec un autre type, il le prendrait mal à coup sûr. Surtout si ce type était du même genre que Justin Fich-Fletchley, un crétin qui ne pensait qu'à aligner les nanas les unes après les autres.
La situation dérapa quand Seamus déclara que, tout de même, Lavande était une sacrée salope.
Harry vit rouge et faillit frapper son camarade de classe.
Non mais quel con ! L'insulter alors qu'il bavait à moitié quand il parlait d'elle ! Il était seulement jaloux de ne pas être son remplaçant tout simplement !
De toute façon, il était sûr que ça n'allait pas durer !
Que sa vie rare
Est cachée dans le velours... de l'immensité
Qu'il est trop tard pour l'aimer
Elle s'est dissoute... dans l'éternité, Eau
Bonsoir !
Et voilà un autre chapitre d'achevé ! Je l'avais promis pour Noël ! Je suis dans les temps !
« Eaunanisme » est une chanson de Mylène Farmer. Je comptais d'abord qu'utiliser le refrain mais comme je trouvais les couplets jolis, je les ai mis aussi. Mais ils n'ont pas vraiment de rapport avec l'histoire. Pour ceux qui sont intéressés, je mettrais la chanson en téléchargement sur mon blog, soit dans la soirée, soit demain.
Je n'ai pas précisé dans le texte, mais le film que Draco et Harry sont allés voir sont « les noces funèbres » de Tim Burton donc, on peut dire que l'histoire se passait l'année dernière (2005) pour ce genre de repère mais ce n'est pas le cas par rapport au calendrier que j'ai moi-même inventé.
Le prochain chapitre devrait arriver plus tôt que prévu ! Mais comme d'habitude, je ne donne aucune date !
D'ici là, je vous souhaite à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d'année et un joyeux Noël !
Je vous embrasse ! (Et je vous aime !!! Je le dis pas souvent ça !)
