Titre : A la découverte de nous-mêmes

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JK Rowling, il n'y a que l'histoire qui est mienne.

Rating: M / NC 17

Paring: Harry/Draco

Cette histoire est un UA, c'est-à-dire un Univers Alternatif. Il n'y a pas de magie, et l'histoire se passe dans notre monde. De plus, beaucoup de personnages ressemblent peu, voire pas du tout à ceux qui sont dans Harry Potter.

Cette histoire est un slash, donc il s'agit d'une relation entre hommes, si vous n'aimez pas, vous savez ce qui vous reste à faire.

Bonjour!

Bonne année 2007! (avec un bon mois de retard)

Voilà enfin le chapitre quinze tant attendu. J'ai eu beaucoup de mal à le terminer et je suis vraiment contente de le poster (voilà, je suis tranquille avec ça!). J'espère qu'il vous plaira!

Je remercie Vif d'or pour sa correction et toutes les personnes qui ont laissé des reviews! Les reviews anonymes sont comme toujours sur mon blog.

Bonne lecture!

Chapitre quinze : Effets secondaires

« Allez debout ! Réveille-toi ! » Ordonna la tante Pétunia.

Harry venait d'être subitement réveillé d'un sommeil agité par les ordres de sa tante. Celle-ci portait encore sa robe de chambre et ses pantoufles, sa mise en plie toute défaite pendait le long de son visage.

« Humf… Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-il hagard. Mon réveil n'a pas sonné ? S'inquiéta-t-il soudainement.

- Non justement. Il faut que tu te lèves plus tôt, Vernon ne veut pas te prendre dans sa voiture.

-Oh… »

C'est tout ce qu'il fut capable de répondre. Qu'est-ce qu'il avait à dire de plus de toute façon ?

Il avait suffi d'un instant pour que toute la soirée lui revienne en tête. Il aurait voulu s'affaisser de nouveau dans son lit mais la seule présence de sa tante l'en empêcha.

Il s'extirpa avec difficulté hors des draps et au moment de se lever, il ressentit une vive douleur dans le dos. Il s'immobilisa un instant, surpris, mais devant sa tante, il s'empêcha d'émettre le moindre son ou gémissement.

« J'ai regardé les horaires des bus, continua-t-elle un carnet à la main. Il y en a qui passe dans une demi heure à peu près. Dépêche- toi ! »

Harry se sentait exténué, vide. Il avait dû pleurer une bonne partie de la nuit avant qu'un sommeil mouvementé ne vienne enfin. À présent, tout son corps lui faisait mal, il se sentait courbaturé comme après un effort physique intense.

Une fois enfermé dans la salle de bain, il jeta un coup d'œil rapide sur son reflet avant de détourner les yeux. Il s'était vu pâle et cerné. Après coup, il évita de se regarder encore. Il avait pensé que prendre une douche bien chaude l'aurait remis sur pied mais cela ne changea rien. Son esprit était embrouillé, au ralenti, et ses pensées non cohérentes.

Après avoir coupé l'eau, il sortit de la douche, et commença à se sécher. Il observa un hématome violacé au-dessus de son aine. Il palpa avec douceur, du bout des doigts. C'était douloureux. Malheureusement, l'armoire à pharmacie n'était pas dans la salle de bain mais dans les toilettes du rez-de-chaussée. Ses mains remontèrent jusqu'à son nombril, et tout doucement, il fit tourner l'anneau qui traversait sa peau. Ça faisait à peine une semaine et cela lui paraissait si lointain à présent…

Il sortit de ses pensées et réalisa qu'il devait se dépêcher s'il ne voulait pas louper son bus. Pour rien au monde, il ne voulait se retrouver en présence de son oncle…

Alors qu'il enfilait un T-shirt, il n'osa toujours pas regarder dans le miroir, mais son dos lui faisait toujours mal, comme une douleur lancinante.

Il retira enfin ses lentilles qu'il avait gardé toute la nuit et qui lui faisaient mal à présent, l'empêchant de voir clair. C'était vraiment une mauvaise idée de dormir et de pleurer avec.

En entrant dans la cuisine, il trouva sa tante en train de préparer un petit déjeuner

« Tiens, je t'ai préparé quelques choses… » Elle lui tendit une assiette avec quelques tartines grillées et un œuf sur le plat. Harry ne se rappelait même plus la dernière fois que sa tante lui avait préparée un plat digne de ce nom… « Le bus passe dans six minutes. Dit-elle en jetant un regard à la pendule. Pour ce midi, il y en a un autre qui te déposera à midi quarante. » Expliqua-t-elle rapidement en portant à ses lèvres une tasse de café.

Harry avait l'impression que sa tante faisait tout pour éviter son regard. Peut-être était-il allé trop loin dans ses mots la veille au soir mais il ne regrettait pas, absolument pas. Il portait ses ressentiments depuis tellement d'années…

Harry ne répondit pas et essaya plutôt de manger. Mais ça ne passait pas… Il avait une espèce de boule coincée dans la gorge qui l'empêchait de déglutir et l'envie de vomir était de plus en plus présente. Finalement, il n'avait presque pas touché à son petit déjeuner quand il sortit dans la rue.

oOoOo

Le parcours en bus fut monotone : il n'y avait pas encore beaucoup de monde à cette heure-ci, en effet, sa station était une des premières sur la ligne. Et quand il arriva au lycée, il était bien en avance.

Au lieu d'aller en perm, il resta dans la rue, s'assit à même le sol contre un mur. Il se prit la tête entre les mains et fit tout pour ne pas penser, surtout ne pas penser, faire le vide dans sa tête… Mais maintenant qu'il était seul et qu'il n'avait plus qu'à attendre la sonnerie, c'était plus fort que lui : il revoyait toute la soirée défilé à travers ses paupières closes. Ce qui c'était passé avec sa famille. Leurs paroles. Leurs gestes. Leurs comportements.

Il ne pouvait pas croire que ce soit la réalité, que cela se soit vraiment passé… Allait-il devoir subir ça maintenant ? Il n'osait même pas imaginer son retour après le lycée…

Rien que l'idée de penser à son oncle le terrorisait.

Il tâta ses poches, pour prendre son portable quand il se rappela que c'était Vernon qui l'avait à présent… Il sentit quand même un objet et sortit un vieux paquet de cigarettes que Draco lui avait donné quelques jours plus tôt.

Il en alluma une fébrilement, ce qui lui procura un peu de chaleur entre ses doigts engourdis.

Les premiers élèves commencèrent à arriver, de plus en plus nombreux et Harry préféra se mettre un peu à l'écart, en espérant passer inaperçu. Avec ce qui c'était passé, il n'aurait plus eu le courage de supporter les regards et les chuchotements le concernant, voir une provocation ouverte.

En apercevant Ron et Ginny sortir de la voiture de leur père, Harry décida tout bonnement de fuir et de se réfugier dans le couloir jouxtant sa salle de cour.

Il s'appuya contre le radiateur tiède et observa d'un œil les élèves qui entraient dans le lycée. D'où il était, au premier étage, il avait une vue imprenable mais il ne voyait toujours pas Draco… Ils devaient avoir tous les deux cour dans la même classe. Pourvu qu'il ne soit pas malade… Il ne put s'empêcher de gémir quand son dos frotta le mur. Pourvue que ce ne soit rien de grave non plus…

À la première sonnerie, la porte s'ouvrit et il entra en classe d'anglais. Draco finit par arriver in extremis et s'assit à côté de lui.

« T'as pas vu que je t'avais envoyé un message hier ? Lui souffla-t-il rapidement. J'ai essayé de t'appeler plein de fois, tu n'as jamais répondu. Qu'est ce qui se passe ?

- Je t'expliquerai après, pas maintenant. »

Le blond lui lança un regard inquiet mais il n'insista pas. Il voyait bien sur le visage de son petit ami que quelque chose n'allait pas. Vraiment pas.

oOoOo

Les deux garçons se retrouvèrent une heure plus tard dans la cour au moment de la récréation.

Laissant Zacharias et les autres de côté, ils s'en allèrent dans un coin peu fréquenté, à l'abri des oreilles indiscrètes.

« Alors ? » Questionna le blond. L'heure de cour précédente lui avait paru durer une éternité et se révéla être une véritable torture, voulant à tout pris savoir ce qui c'était passé la veille au soir. Harry était là, mais est-ce qu'il allait bien? C'était toute une autre question.

Harry ne sut pas comment raconter ce qui c'était passé. Lui-même ne savait pas comment réagir, réfléchir d'une manière adéquate, alors l'expliquer à quelqu'un d'autre, aussi proche soit-il…

Il lui raconta finalement que Dudley avait tout dit à ses parents et qu'ils n'étaient vraiment pas contents. Que ça avait beaucoup crié et que son oncle s'était subitement énervé.

« Subitement énervé ? C'est-à-dire ?

- Il faudrait que tu regardes mon dos…Dit Harry comme toute forme de réponse. Je pense pas que ça soit grave…

- Tu ne penses pas ? S'exclama-t-il, paniqué. Mais qu'est-ce qui c'est passé bon Dieu !

- Écoute je sais pas…Répondit-il évasif, évitant le regard de son interlocuteur comme s'il avait peur d'en dire trop. Je peux pas te montrer ça là…

- Viens chez moi alors. Si tu ne veux pas y retourner, viens chez moi.

- Oh non je ne peux pas ! Fit Harry, paniqué. Mon oncle… Il va être furieux si je ne reviens pas. Je plaisante pas Draco…

- Je sais très bien que tu ne plaisantes pas. Je veux que tu viennes chez moi cet après-midi. Ne discute pas. Ordonna-t-il sur un ton sans réplique. Je t'en prie… » Murmura-t-il d'une voix plus suppliante et plus basse.

Le blond se rapprocha de lui et ne put s'empêcher de le prendre dans ses bras. Harry agrippa son manteau avec force et enfouit quelques instant son visage contre son cou.

« Il faut aussi que je te parle d'un autre truc… »

Draco relâcha leur étreinte, et le regarda, de plus en plus inquiet.

Harry lui expliqua que ça n'allait plus du tout avec Ron. Le roux ne lui avait adressé aucun signe lors du dernier cours. Il semblait ne plus exister à ses yeux et son moral était encore plus bas qu'au matin.

Alors que la première sonnerie pour la reprise des cours retentissait, le blond lui conjura de venir le rejoindre à sa voiture à la fin de la matinée. Il avait prévu à la base de passer l'après midi avec Blaise pour travailler mais il ne pouvait pas laisser Harry rentrer chez lui.

Alors qu'il repartait en cours, Harry croisa par hasard, Luna Lovegood, l'étrange jeune fille blonde. En l'apercevant, son sourire énigmatique s'agrandit un peu plus, et de loin, elle lui fit signe de la main, ce qu'Harry interpréta comme un « bonjour ». Au moins quelqu'un qui lui montrait un peu de sympathie…

Il lui fit un petit signe en retour avant de perdre de vue la jeune fille emportée par la foule de lycéens qui se rendaient en cour.

oOoOo

À midi, Blaise, Draco et Harry se retrouvèrent à l'abord du lycée et ils repartirent tout les trois chez le blond.

Mme Malfoy fut surprise de voir l'amant de son fils mais n'en montra rien hormis une certaine curiosité polie. Après tout, la seule fois qu'ils s'étaient vus, c'était dans un cimetière. Lieu peu commun pour une rencontre.

Ce souvenir, assez cocasse, la faisait toujours sourire.

Elle se contenta donc d'ajouter un couvert.

Durant le repas, Harry observa le majordome s'affairer autour de la table, s'adressant à eux avec cette extrême politesse qui l'avait surpris depuis le début. Le jeune homme se sentait mal à l'aise face à tout ce qu'il considérait à des faux semblants. Comme s'il n'était pas capable de se servir lui-même… La façon dont Walton se penchait vers lui pour lui proposer les différents plats l'horripilait.

Ajouter la cuisine, tout aussi luxueuse, le rendait mal à l'aise. C'était certes loin d'être la première fois qu'il était dans cette pièce, mais jusqu'à présent, il n'en avait pas tenu compte… Sans doute parce qu'à ces moments-là, il était seul avec Draco et que le jeune homme ne se comportait pas de façon si distingué.

Mme Malfoy, qui était à sa droite, était une très belle femme. Harry trouvait qu'elle ressemblait vaguement à une déesse ou à une muse par sa beauté et par l'impression d'inaccessibilité qu'elle dégageait. Ses longs cheveux blonds ondulaient le long de son dos et elle avait les mêmes yeux gris bleu que son fils, ses traits étaient fins, délicats et aucunes rides ne l'avaient encore marqué. Pourtant Harry était sûr qu'elle devait avoir le même âge que la tante Pétunia.

Des bijoux sertis de pierres précieuses ornaient son cou, ses poignets et ses longs doigts délicats. Et un parfum raffiné se répandait à chacun de ses mouvements.

Elle s'adressait surtout à Blaise qui était en face d'elle. D'après ce qu'il entendait, Narcissa Malfoy et Magdalena Zabini passaient beaucoup de temps ensemble, aussi bien au téléphone qu'en centre ville, dans les boutiques de luxes, chez le coiffeur ou à diverses expositions d'art contemporain ou encore à un cour de yoga.

Harry avait l'impression que Blaise était de mauvaise humeur et qu'il faisait des efforts avec la mère de Draco pour paraître le plus poli possible. Mais rapidement, il comprit que ce n'était pas la femme qui l'énervait mais plutôt lui…

Le jeune homme l'ignorait superbement et Harry avait de plus en plus l'impression de faire parti du décor, bien qu'il ne rentre nullement dans les critères de sélection. Pour la première fois aussi, il remarqua que Blaise s'habillait bien, même très bien et que lui faisait vraiment tache à côté.

oOoOo

Après le café, les trois garçons prirent congés de Mme Malfoy et montèrent dans une pièce au premier étage dans laquelle Harry n'était pas encore rentré.

La pièce était équipée d'un écran plat, d'une console de jeu vidéo, d'un grand canapé, d'une dvdthèque, d'une table et de chaises ainsi qu'un billard américain. La salle était agrémentée de quelques plantes vertes en pot et de tableaux représentant des vues de New York et Time Square.

Ils déposèrent leurs sacs sur la table. Alors que Blaise regardait de plus près les jeux vidéo, Draco invita Harry à se rendre dans sa chambre et de l'attendre là-bas.

Quand le brun fut parti, Draco demanda à son ami d'aller chercher une crème à l'arnica qui se trouvait dans la salle de bain de ses parents avant de le rejoindre dans sa chambre.

Harry l'attendait, debout et regardait le jardin par la fenêtre. Il semblait fatigué et abattu.

Le blond s'approcha de lui et le prit dans ses bras par derrière.

« Je vais m'occuper de ton dos » chuchota-t-il contre son oreille. « Retire ton pull et met toi sur le lit. »

Alors que Harry lui obéissait sans broncher, il baissa à mi-hauteur les volets. Il était sûr qu'être dans une demi obscurité mettrait le garçon en confiance et faciliterait les choses pour eux deux.

Il s'approcha du lit et s'assit au bord. Le matelas s'affaissa sous son poids et il se rapprocha un peu plus pour mieux voir. Il finit par allumer la lampe de chevet pour être sûr de ce qu'il pensait voir.

Harry enfouit son visage dans l'oreiller alors que la lumière l'aveuglait et il ne put pas voir l'expression de Draco.

Le jeune homme resta immobile quelques secondes, les sourcils froncés. Puis il tendit lentement la main et toucha la peau de l'autre jeune homme. Harry frissonna au contact malgré lui. Draco avait les mains tellement froides….

Celui-ci n'en croyait pas ses yeux. Il avala avec difficulté alors qu'il sentait les battements de son cœur augmenter. Il était horrifié face à la vue qu'il avait devant lui : le dos du jeune homme était strié tout du long d'une éraflure rouge, un bleu s'était formé sur son flanc et un autre à l'épaule. Leur couleur, variant du jaune au violet, formait des taches disgracieuses sur sa peau.

« Alors ? » Demanda Harry, sa voix couverte par le coussin.

Draco n'osa pas répondre tout de suite et effleura la blessure. L'autre garçon gémit immédiatement, et le blond retira aussitôt sa main.

« Draco ? Insista-t-il.

- Ne t'inquiète, répondit-il d'une voix blanche. Tu as dû te cogner contre le coin d'un meuble et tu t'es blessé. Mais ce n'est qu'une éraflure. Je vais la désinfecter. »

Il se releva et alla chercher ce dont il avait besoin pour sa besogne.

Alors qu'Harry grognait un « putain » à cause de la douleur que provoquait le morceau de coton imbibé d'antiseptique contre sa plaie, Draco aperçut Blaise sur le pas de la porte. D'où il était, lui aussi voyait le dos du garçon. Silencieusement, il s'approcha et posa sur le lit la pommade que le blond lui avait demandé d'apporter, puis il sortit aussi silencieusement qu'il était entré. Harry n'avait même pas relevé sa présence.

« Ça va aller Harry. On va mettre de l'arnica sur tes bleus et ça passera. » Murmura-t-il d'une voix aussi apaisante qu'il le pouvait. Il tentait de rester calme mais cela lui était difficile : après l'horreur qu'il avait ressenti, à présent il devait contrôler sa colère et se retenir d'insulter les Dursley à voix haute. Comment avaient-ils pu… De quel droit osaient-ils frapper Harry ? Parce qu'ils étaient ses tuteurs ? Et puis quoi encore !

Le blond s'appliqua à étaler la crème aussi doucement qu'il le pouvait, effleurant minutieusement la peau pour faire pénétrer la crème. Sans lui demander son avis, il lui déboutonna le pantalon et le fit descendre le long de ses jambes. Il soupira, soulagé, en constatant que cette partie de son corps était en meilleur état que le dos.

« Retourne-toi s'il te plait » Souffla-t-il doucement.

Harry se retourna et pour la première fois, il le regarda franchement dans les yeux. Draco fut gêné un instant mais il comprit tout de suite que c'était l'autre jeune homme qui l'était le plus, de se montrer ainsi, si faible, désemparé. Il ressentait les choses de cette façon là.

Draco lui caressa la joue avec le dos de sa main, avec douceur, comme une mère le ferait au chevet de son fils. Puis il se pencha et posa ses lèvres sur les siennes avant de l'embrasser.

Harry avait encore quelques stigmates de sa nuit, une vilaine trace au niveau de son bras, un bleu moins prononcé à l'abdomen, près de son nombril- Dieu merci ! Il n'avait pas prit de coup là ! Draco s'en serait vraiment voulu…

Il reposa le tube de pommade sur la table de chevet, se releva et attrapa la couette qu'il avait jetée de l'autre côté du lit.

«Blaise et moi sommes juste à côté. Tu n'as qu'à te reposer maintenant. Essaye de dormir… Tu veux qu'on te réveille quand on ira manger quelque chose ?

- Je ne sais pas… »

Le blond rabattit la couette sur Harry qui s'emmitoufla dedans avec précaution. Il resta assis encore quelques instants, ne sachant pas s'il devait vraiment le laisser ou pas.

Il finit par se lever et ouvrit son placard. Tout au fond en bas, il en sortit un marsupilami noir qui semblait avoir été mis là pour être caché. C'était un cadeau que Blaise lui avait fait, il y a bonne dizaine d'année de ça.

Il revint et le tendit à Harry avec un sourire gêné. « Tiens, ça te tiendra compagnie. »

Harry le prit et en l'approchant de son visage, il reconnut l'odeur du blond. « Je ne savais pas que tu avais une peluche, lui dit-il.

- Pour tout t'avouer, j'aime bien ça. Mais bon… Maintenant, je suis un grand garçon, n'est-ce pas ? Fit-il avec malice.

- Oui, mais bon… Ça n'empêche pas, tu ne crois pas ?

- Non… Tu as raison. »

Draco se releva et allait éteindre la lampe de chevet quand Harry l'arrêta en lui agrippant le poignet.

« Je –commença-t-il. J'aimerais, enfin, je voudrais plutôt, reprit-il en fronçant les sourcils, que tu n'en parles pas. De moi et de mon dos, tout ça. Expliqua-t-il pour être plus clair.

- euh d'accord… Si c'est ce que tu veux. » Finit-il par dire.

Harry hocha la tête d'un air entendu et sembla soulager pendant un instant.

« Je voulais te demander aussi… » Il sembla gêner. « Toi, quand tu l'as dit, ça c'est passé comment ? »

Draco ne put s'empêcher de soupirer : « Pour moi non plus, ça n'a pas été facile. Tu n'es pas le seul dans ce cas-là.

- Tu me raconteras, un jour ?

- Oui, un jour… »

Il l'embrassa sur le front tout en éteignant la lampe de chevet.

oOoOo

Quand il rentra à nouveau dans la salle de billard, Draco trouva son ami affalé dans le canapé à pianoter une manette de jeu vidéo. Il s'approcha de la table et commença à sortir ses affaires de son sac.

Blaise s'affaissa un peu plus dans le canapé en cuir et soupira bruyamment.

« Qu'est ce qu'il y a ? Demanda Draco sans se retourner.

-Non, rien. »

Le blond continua de fouiller dans son sac et sortit un livre légèrement corné. Il le posa sur la table et tenta de replacer les feuilles. Il finit par attraper un dictionnaire et à coincer le livre en dessous.

Comme son ami ne l'avait toujours pas rejoint, il se retourna vivement pour lui faire face.

« Bon tu ramènes tes fesses ? »

Blaise avait la tête légèrement en arrière et il vint frotter son visage avec la paume de sa main. Il s'arrêta et à travers ses doigts écartés, il regarda Draco.

« Et dire qu'on aurait pu passer une aprem' pépère à fumer. Finit-il par soupirer.

- On remettra ça pour une autre fois. Lui répondit le blond, agacé.

- En plus, j'en avais de la trop bonne… continua-t-il sur le même ton, comme s'il n'avait pas entendu son ami. Tu passes à côté de quelque chose.

- Je croyais que tu ne fumais jamais seul. C'est pas ce qu'on avait dit d'ailleurs ? Demanda-t-il en croisant les bras, visiblement mécontent.

- Je sais. Mais ne me dit pas que ça ne t'est jamais arrivé. »

Draco haussa les épaules, ne voulant pas répondre.

« Je te l'ai dit. On remettra ça pour une autre fois. De toute façon, on a du travail à faire.

- Chouette ! S'écria-t-il ironiquement. Non mais sans blague, Harry ne t'a pas posé de questions par rapport à vendredi dernier?

- Non.

- Oh punaise ! S'écria-t-il avant d'éclater de rire. N'importe qui aurait compris, même mes vieux. Il est vraiment trop naïf. Ça t'énerve pas ? Sérieusement ?

- Qu'est ce qu'il y a ? Tu ne l'apprécies pas ? Merci j'avais compris.

- C'est pas ça. Il est sympa, je ne dis pas. Je te dis juste que je le trouve naïf et que moi, ça me taperait sur le système.

-Ça tombe bien, il sort avec moi et pas avec toi. »

Blaise resta silencieux quelques secondes et finit par aborder un sujet qu'il savait houleux.

« Non mais sans blague, ne te met pas dans ce genre de situation. C'est super chaud à gérer. Par rapport à sa famille et tout ça. »

Draco comprit tout de suite où son ami voulait en venir.

« Tu crois que je vais le laisser se démerder ? S'écria-t-il en colère.

- Bien sûr que non ! Et il se releva brusquement pour faire face à son ami.

- Et bien ? Continua Draco.

- Si tu veux l'aider, appel les flics, ça sera beaucoup plus utile.

- Il n'en est pas question. Je lui ai dit que j'en parlerais à personne. Et ça tient aussi pour toi. Lui dit-il en pointant l'indexe sur lui.

- Si tu crois que ça va lui rendre service…

- Écoute, je comprends ce qu'il ressent et je respecte sa décision.

- Mais qu'est ce que tu attends au juste ? Que ça se reproduise encore ?

- Bien sûr que non ! S'exclama-t-il, choqué.

- Parce que c'est facile de décider pour les autres, mais toi, tu étais bien content que ce soit passé qu'une seule fois. »

Draco s'immobilisa et devint livide.

Durant deux secondes, Blaise et lui se regardèrent dans les yeux sans rien dire, puis il finit par rompre leur contact visuel et tenta de s'intéresser à son cahier.

« Hé ! Je voulais pas dire ça. Je suis désolé. » Murmura Blaise. Il posa sa main sur son épaule mais Draco se dégagea tout de suite.

« Bon, fit Draco d'une voix monocorde en s'asseyant, cette dissertation d'histoire… »

Blaise resta encore quelques secondes derrière lui. Il se sentait bête et stupide. Il regrettait ses paroles qui lui avaient traversé l'esprit et qu'il pensait sincèrement, mais il aurait dû le dire autrement… Qu'est-ce qu'il pouvait être idiot des fois…

Sachant que Draco ne voudrait plus aborder le sujet pour l'instant, il alla s'asseoir à côté de lui et se mit à travailler le plus sérieusement possible bien qu'il en ait aucunement envi.

oOoOo

Cela faisait presque deux heures que Draco et Blaise travaillaient sans relâche. Il avaient feuilleté le livre d'histoire, prit des notes, jetés des coups d'œil sur leurs cours et leurs différents polys et ils avaient enfin abouti à un plan qui leur convenait.

À présent, Draco recopiait le plan au propre ainsi que quelques repères chronologiques et Blaise devait tout retaper à l'ordinateur.

Le blond avait presque fini quand il entendit son téléphone sonner. Il allait répondre quand il s'aperçut que le numéro de portable de Harry s'affichait… Il fit signe à Blaise et lui montra. « Met le haut-parleur. » Lui dit-il juste avant que Draco ne décroche.

« Allo ? »

Pendant une seconde, il avait cru qu'on lui avait raccroché au nez car il n'entendait rien sur l'autre ligne. Finalement une femme prit la parole. Il reconnu la voix de Mme Dursley qu'il avait rencontré cette fameuse journée quelques mois plus tôt…

« Vous êtes Draco Malfoy ? Demanda-t-elle rapidement, d'une voix sèche.

-À votre avis ? Si c'est marqué Draco, ce n'est pas le médecin de famille que vous aurez au bout du fil. Lui répliqua-t-il sur le même ton. Même sans la voir, il sentit Mme Dursley s'énerver et cela l'amusa.

- Harry est là ?, finit-elle par demander quelques secondes après.

- Oui, il n'est pas loin. Répondit-il d'un ton évasif.

- Je voudrais que vous le rameniez à la maison.

- À la maison ? Oui, bien sûr. Vous plaisantez j'espère.

- Vernon et moi sommes ses tuteurs et il n'est pas majeur. Il doit rentrer à la maison. Déclara-t-elle obstinément.

- Oui, en effet, vous êtes ses tuteurs et j'ai assez de preuves, et avec témoins de surcroît, pour aller porter plainte à la police pour coups et blessures sur mineur. Et ça, ça coûte cher. Vous me suivez ? »

Pétunia Dursley resta silencieuse encore quelques secondes mais Draco pouvait entendre sa respiration s'accélérer. Il s'imaginait également les rouages de son pauvre petit cerveau fonctionner à plein turbo et tenter de trouver une solution adéquate pour limiter les dégâts.

« Si demain matin, je constate la moindre égratignure de plus sur lui, je n'hésiterai pas une seule seconde à me rendre au commissariat. On est bien d'accord ?

- Oui… Finit-elle par murmurer.

- Je ramène Harry dans la soirée, mais je ne sais pas encore quand exactement. Pas la peine de rappeler. » Et il raccrocha.

Blaise ne put s'empêcher de rire après ce qu'il venait de se passer tellement il trouvait son ami impertinent et direct. Il n'aurait jamais osé parler de cette façon à une quasi inconnue.

Il savait par ailleurs que Draco avait trouvé un compromis avec Harry pour qu'il le laisse tranquille avec ça. De toute façon, après leur dispute, il ne voulait plus vraiment en parler et préférait que Draco se démerde tout seul comme il l'avait si bien dit.

« T'as qu'à ranger tes affaires puis descendre manger. Je te rejoins avec Harry. » Lui lança-t-il avant de quitter la pièce.

oOoOo

Draco entra doucement dans sa chambre et sans faire de bruit, il s'approcha du lit.

Il crut tout d'abord qu'Harry dormait, mais il vit la faible lumière du couloir se refléter dans ses prunelles.

Il alla refermer la porte, retira ses chaussures et se faufila sous la couette avant de sentir des bras lui enlacer les épaules.

Il se laissa aller contre lui et à son tour, il l'étreignit.

« T'as un peu dormi ? Lui demanda-t-il.

- Un peu je crois. J'ai plus somnolé. »

Draco se sentait triste et déprimé. Il savait ce qu'il devait faire avec Harry mais il avait tellement peur que tout dérape et qu'une catastrophe se produise… Il ne pourrait jamais se le pardonner.

« Faut que je te parle… Commença-t-il sur un ton résigné. Ta tante a appelé tout à l'heure et elle veut que je te ramène au plus tôt chez toi.

- Tu sais, je ne contais pas m'installer chez toi et y faire du camping, dit-il en plaisantant pour tenter de dédramatiser la situation.

- Oui, je sais répondit le blond en lui caressant les cheveux. C'est juste… Que je me fais un peu de soucis pour toi.

- Ne t'inquiète pas, ça ne sert à rien. C'est pour ça que tu as l'air tout penaud ? »

Il ne savait pas comment Harry avait senti qu'il n'allait pas bien, mais juste le fait qu'il l'ait compris sans rien lui dire lui fit plaisir et le fit sourire.

« Non, il n'y a pas que ça, avoua-t-il. Mais ça n'a pas beaucoup d'importance. »

Il expira bruyamment et il vint coller son visage dans la nuque de l'autre garçon. Il pouvait sentir contre son nez le lobe de son oreille et il l'embrassa.

« Ça fait quasiment un an que je suis tombé amoureux de toi. Souffla-t-il. C'est marrant comme le temps passe vite… Il s'arrêta un instant, plongé dans ses souvenirs avant d'en faire part à Harry et de les partager : Tu étais tellement gentil. Avec tout le monde. Avec moi. Et naïf aussi, je m'en rappelle. Il ne put s'empêcher de sourire en y pensant et il sentit qu'Harry faisait de même. Un jour, tu es arrivé en anglais et je t'ai trouvé super sexy, avec tes yeux verts et tes cheveux sombres. Je me souviens que tu portais un baggy et ça te faisait un de ces culs… T'étais super attirant. Et non, je ne suis pas obsédé ! Et depuis… Enfin, tu sais où ça nous a mené. Peu à peu je me suis attachée et j'étais jaloux de ton ex. J'avoue…

-Ne me parle pas d'elle. Dit-il brusquement.

- Ok. Désolé. »

Harry se rapprocha un peu plus de lui et il sentit ses pieds toucher les siens. Il l'entendit avaler sa salive et à son tour il se mit à parler :

« Tu sais, Ron, il a été mon premier ami. Mais avec le temps, il est devenu plus que ça. Parfois, j'ai l'impression qu'il ne s'en rend pas compte. Qu'il sait beaucoup plus de chose sur moi que quiconque. C'est avec lui que j'ai découvert plein de choses, que j'ai ri, que j'ai partagé… Et maintenant. J'ai l'impression que tout est réduit à néant. Je te jure que sa façon de m'ignorer m'énerve plus que tout. Je ne comprends même pas ce qu'il me reproche. Grogna-t-il en agrippant le pull du blond.

- Si j'étais à ta place, je ne me gênerais pas pour lui mettre une bonne paire de baffes.

- Une baffe ne serait pas suffisante pour lui remettre les idées en place. »

Draco ne put s'empêcher de rire mais Harry ne fit pas de même et il préféra se taire.

« C'est très difficile pour moi Draco. Je ne sais pas si tu peux t'imaginer à quel point ça me touche.

- Si. Je viens de me disputer avec Blaise. Avoua-t-il.

- Oh…

- Mais ne t'inquiète pas. Ça n'a pas beaucoup d'importance. »

Harry allait répliquer quand la porte s'ouvrit brusquement et que Blaise entra en allumant la lumière. Instinctivement, il remonta les couvertures jusqu'au cou pour se cacher.

« Oups, pardon ! S'exclama-t-il. Vous ne veniez pas et j'avais faim.

- On allait venir Blaise. L'interrompit sèchement Draco. Je t'avais dit qu'on allait arriver. Insista-t-il froidement.

- T'étais bien long pour venir juste le chercher. » Lança-t-il en les regardant tout les deux dans le lit.

Draco rougit légèrement. « On discutait. Répliqua-t-il froidement.

- Ok. Je vous attends en bas alors. »

Le goûter s'annonçait tendu.

oOoOo

Harry regardait Blaise se goinfrer de brioche et écoutait que d'une oreille ce qu'il racontait. La vue que lui offrait le jardin Malfoy lui paraissait beaucoup plus intéressante. Enfin, s'il avait bien compris, Tonk, la cousine de Draco qu'il avait déjà vu en photo, venait pour les vacances et Blaise n'arrêtait pas d'insister pour savoir s'ils allaient pouvoir tous se voir.

Draco ne semblait qu'à moitié réjoui. C'est vrai que Blaise était pénible avec cette histoire. Et puis la façon dont il s'était comporté avec lui ne le poussait à prendre son parti.

Draco finit par abréger le goûter pour avoir la paix.

oOoOo

Harry observait silencieusement la route alors que Draco les ramenait, lui et Blaise. Il regardait les décorations de Noël qui illuminaient la ville, les guirlandes qui traversaient les routes et les sapins au coin des rues commerçantes. Il trouvait cela joli et habituellement, il aimait beaucoup la période de Noël et tout ce qui s'y rapprochaient.

En partant, il avait aperçu Mme Malfoy et Walton en train de décorer un gros sapin de guirlandes électrique et la mère de Draco semblait s'en amuser énormément.

Chez les Dursley, on se contentait de mettre une crèche et un vieux sapin en plastique. Pour Vernon et Pétunia, c'était une perte de temps.

À l'avant de la voiture, ni Draco ni Blaise ne parlaient. Harry supposa que c'était à cause de leur dispute. Peut-être en était il la cause…Ou bien était-ce à cause de la cousine de Draco. C'était beaucoup plus probable.

Après que Blaise soit rentré chez lui –Harry prit le temps d'admirer sa maison contrairement à la dernière fois où le jeune homme avait un peu trop bu. C'était une grande habitation blanche entourée d'une pelouse impeccable traversée d'une allée en zigzag et de grands sapins.

À présent, il se retrouvait en tête à tête avec Draco, la voiture garée à quelques maisons de celle des Dursley.

Draco avait retiré sa ceinture de sécurité et était venu le prendre dans ses bras pour lui donner un peu de courage avant de venir sonner.

« C'est à cause de ta cousine que tu t'es disputé avec Blaise ? »

Harry préférait parler de n'importe quoi plutôt que de devoir penser à son retour imminent à la maison. Il avait senti la peur s'insinuer en lui pendant le retour, lui agrippant le ventre et maintenant il tremblait presque. Son corps semblait peser des tonnes et il ne savait pas s'il serait capable de se lever et sortir de la voiture.

« Ouais, grommela Draco. Il me soule à toujours me parler d'elle alors que je sais très bien qu'il n'a pas besoin de moi pour communiquer avec elle.

- Hum. Il veut sortir avec elle ?

- À ton avis ?

- Oui, sûrement. Mais pourquoi ça t'embête tant ?

- Tu ne connais pas Blaise. C'est un vrai coureur de jupon. Peut-être pas au lycée, mais ailleurs si. »

Harry ne sut pas quoi répondre et préféra triturer le pan du manteau de Draco entre ses doigts.

« Bon, il serait peut-être temps que j'y aille. » Finit-il par dire.

Draco lui fit un petit sourire triste et Harry vint l'embrasser.

Le blond eut l'étrange impression d'avoir droit à un baiser d'adieu et cela le tourmenta un peu plus encore. En retour, il pressa un peu plus ses lèvres contre celles d'Harry et enroula sa langue avec plus d'ardeur. Elle avait le goût du chocolat qu'il avait avalé quelques minutes plus tôt….

Il finit par rompre leur baiser et sortit un peu précipitamment de la voiture. Il attendit qu'Harry vienne le rejoindre avec son sac, le prit par la main et l'accompagna jusqu'à la porte avant de jeter un dernier regard à Harry et il appuya sur la sonnette.

Ils entendirent la sonnerie raisonner quelques instants, puis les pas précipités d'une femme et la porte s'ouvrit.

Pétunia les regarda de ses yeux perçants, passant de l'un à l'autre, sans rien dire, les lèvres pincées à l'excès.

Draco prit Harry dans ses bras et le serra contre lui.

« On se voit demain. » Dit-il à voix haute pour que sa tante puisse clairement l'entendre.

Le blond la regarda dans les yeux, celle-ci comprit le message sans que Harry ne se rende compte de rien.

Draco relâcha leur étreinte et après un rapide baiser, il s'en alla.

Hagard, Harry le regarda s'en aller et finit par passer la porte. Il n'osa pas regarder sa tante et s'apprêta à monter les escaliers quand Vernon entra en trombe dans la pièce. Harry n'avait pas pu le voir, mais il les avait observé à travers la fenêtre du salon.

« Toi ! » Vociféra-t-il en postillonnant.

Avant qu'il n'ait le temps de réagir, sa tante reprit à l'ordre son mari.

L'oncle Vernon sembla se faire violence encore pendant plusieurs secondes, les poings serrés et le visage tout rouge, pour ne pas le gifler.

« Dans ta chambre ! » Cria-t-il enfin avant de se retourner pour aller rejoindre sa télé.

Arrivé en haut de l'escalier, Dudley l'attendait à son tour. Il ricana en le voyant arriver et il l'entendit l'appeler « pédé ». Harry fit semblant de ne pas l'avoir vu, mais là, il était prêt à riposter. Certes, son oncle lui faisait peur et il ne pouvait rien faire contre lui, mais jamais, jamais, il ne se laisserait faire face à son cousin.


Voilà, voilà!

J'espère que ça vous a plu et que vous êtes un peu rassurés sur le sort d'Harry!

Je ne sais pas du tout quand viendra le prochain chapitre (pas la peine de me le réclamer...). Je l'ai à peine commencer et après le mal que j'ai eu avec le chapitre quinze, je préfère attendre un peu avant de m'y remettre pour faire quelque chose de bien. En attendant, j'avance sur des chapitres qui me plaisent plus.

Bisous et à la prochaine!