À la découverte de nous-mêmes
Disclamer : voir les chapitres précédents.
Bonjour tout le monde !
A dix jours de Noël, voilà un présent !
Cela fait un certain temps que je n'ai pas publié (je ne me rappelle même plus le mois) et j'en suis désolée. Pendant quelques mois j'ai arrêté d'écrire et ce n'est que très récemment que je m'y suis remise. Tout ça pour vous dire que cette fic n'est pas abandonnée et qu'un jour je la finirai (par contre, je en sais pas du tout quand… ^^)
Je voulais remercier toutes les personnes qui ont continué à m'envoyer des reviews, qui m'ont mise dans leurs alertes ou dans leurs favoris. Ca fait toujours plaisir de voir que mon histoire plait alors qu'il n'y a pas eu de nouveau chapitre depuis un certain temps.
J'espère que ce chapitre vous plaira et sera à la hauteur de vos attentes. Bonne lecture !
Merci à Vif d'Or pour sa relecture et ses corrections.
Chapitre dix sept : Une nuit pour nous
Quand Draco aperçut Zacharias Smith s'approcher de lui alors qu'il était en train de ranger des affaires dans son casier, une bouffée de haine s'empara de lui.
La veille quand il était revenu avec Blaise de la pause déjeuner, il avait trouvé Harry et son ami le coincé à l'extérieur du lycée, l'un en colère l'autre maussade et l'aire plutôt embarrassé.
Quand il lui avait demandé ce qu'il n'allait pas, Harry lui avait raconté en vitesse ce qui c'était passé à la cantine et le comportement ô combien hypocrite de leur ami Zacharias.
Draco avait bouillonné mais il n'avait pas eu le temps d'aller le voir pour régler le problème, et durant ses quatre heures de DS, il n'avait pas arrêté de penser au cas Zacharias et Cornac, supposés amis.
Que Cornac ait fait ça ne le surprenait pas, il avait agi de même avec lui au début, mais alors l'autre… Il allait lui en foutre des « tu nous lâches pour manger avec ton copain » larmoyant.
« Salut Dray ! lança le jeune homme, ça va ? »
Le blond referma calmement son casier et se redressa. Il toisa l'autre garçon d'un air méprisant quelques instants, prêt à lui lancer une remarque acerbe, puis se ravisa au dernier moment. Pas la peine d'user inutilement sa salive.
Il allait repartir quand Zacharias se permit de l'attraper par épaule : « bah alors, on ne répond pas ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? T'es encore mal luné ? »
Draco lui attrapa vivement l'avant-bras, le lui retourna derrière le dos et le poussa sans ménagement contre les casiers.
« Me prends pas pour un con Smith., lâcha-t-il le plus calmement possible, à ce jeu là, tu risquerais de le regretter.
- Hé ! Mais qu'est-ce qu'il te prend ?
- Ne m'énerve pas d'avantage. Je n'ai même pas envie de discuter avec toi, alors casse-toi. »
Draco n'attendit pas de réponse et sortit dans le couloir, très vite rattrapé par l'autre garçon.
« Attends ! » s'écria-t-il, mais le blond continua de marcher sans lui prêter la moindre attention. « Mais attends !, continua Zacharias, Draco ! On pourrait pas en parler dehors, non ? »
Draco s'arrêta et lui fit face, les bras croisés « Pourquoi ? T'as des choses à me dire ? T'as enfin baisé ta copine ? Désolé, mais ça ne m'intéresse pas.
- C'est bon, soupira-t-il, j'allais m'excuser. Tu me suis ou pas ? »
Draco l'observa quelques instants, pesant le pour et le contre. Il n'avait absolument pas envie d'écouter ce que l'autre lycéen avait à lui dire. Il avait juste envie de lui faire mal avec des mots et de le laisser là comme ça, hébété, peiné. Mais son côté rationnel le poussait à l'écouter. Il se sentait proche de la rupture amical et il savait qu'après coup, il en serait triste lui aussi, qu'il risquait de le regretter. Et puis Zacharias semblait mettre de l'eau dans son vin… S'il ne faisait pas de même, on ne manquerait de le lui reprocher par la suite.
« Je te suis » marmonna-t-il finalement entre ses dents.
Ils se rendirent tous les deux dans la cour encore plongé dans l'obscurité. Draco s'arrêta sous le préau, resserra son manteau contre lui et s'appuya contre le mur avant de regarder l'autre blond.
« Bon, commença-t-il péniblement, hier, je sais, j'ai un peu déconné. Il s'arrêta un instant et lança un regard à Draco qui ne bougea pas d'un centimètre. Je m'excuse, continua-t-il quand même. Je l'aime bien Harry, on a juste voulu l'asticoter, et voilà… »
Zacharias s'arrêta de parler ne sachant visiblement pas quoi ajouter d'autre pour justifier son comportement ; ils restèrent silencieux jusqu'à ce que le silence devienne de plus en plus pesant et Draco décida d'y mettre un peu du sien. Zacharias semblait sincère…
« D'accord. Vous avez voulu le charrier. Mais j'observe que devant moi vous ne le feriez pas. Fit-il remarquer. Très courageux de votre part. Et Polkins ? Ça fait longtemps que t'es pote avec lui ?
- Ce n'est pas mon pote, ronchonna-t-il. C'est celui de Cormac. Et je ne savais pas qu'il allait manger avec nous si tu veux tout savoir.
- Bon ok, j'accepte tes excuses. Par contre, tu t'excuseras aussi auprès d'Harry.
- Ça marche, et Zacharias lui adressa un faible sourire penaud.
- Arrête de faire ton malheureux, ça marche pas avec moi. » C'était tout à fait le genre de sourire qu'il adressait aux jeunes filles pour les faire fondre. Cependant, il ne put s'empêcher de sourire à son tour. Il comprenait mieux tout d'un coup pourquoi les filles le trouvaient charmant, en plus de son physique avantageux.
Draco se détacha du mur, commença à remonter la cour alors que Zacharias l'imitait. Ils marchèrent tous les deux en silence, mais pour Draco, ce silence était nécessaire à leur réconciliation, différent de celui qui s'était installé quelques minutes auparavant.
« Hé tu sais Dray, quand j'ai dit que t'étais plus féminin que nous, c'était pas péjoratif. Je te vois juste comme ça, comme un trait de personnalité. »
Cette fois-ci, ce fut Draco qui lui fit un petit sourire, comme pour le remercier.
« Et puis, pour tout te dire, puisqu'apparemment ça t'intéresse continua-t-il, j'ai enfin couché avec Padma, mais maintenant, elle n'arrête pas de me coller comme si j'allais l'épouser. Je te jure, je la trouve de plus en plus insupportable.
- Je t'en pris Zach, ce ne sont pas mes affaires, démerde-toi tout seul avec elle, répliqua Draco en se demandant pourquoi les garçons lui semblaient si stéréotypés à cet instant.
- En fait, je voulais te demander quelque chose, par rapport à Harry, précisa-t-il. Vu comment il s'est énervé hier, c'est lui qui est en-dessous au pieu, non ?
- Mais qu'est-ce que ça peut te faire !
- Ah, j'avais donc raison !
- Ne m'énerv- commença-t-il avant d'être à nouveau interrompu.
- Mais t'es vierge alors ?? S'écria-t-il étonné.
- Je ne suis pas puceau, ducon, j'arrive encore à tirer mon coup sans problème, contrairement à toi, répliqua-t-il les dents et les poings serrés.
- Hé, mais j'y suis arrivé ! protesta-t-il avec véhémence. Et puis, plein de filles me courent après.
- Dans ce cas, ne vient pas me dire ça, car tu l'es tout autant que moi.
- Hum… C'est pas faux… Mais…
- Arrête avec tes questions idiotes. C'est pénible.
- Bon, aller, j'arrête de t'embêter! Je vois que ça te gêne de parler de sexe. J'avais déjà remarqué soit dit en passant. Et promis dès que je vois Harry, je m'excuse ! »
Il lui donna une tape amicale dans le dos et s'en alla tranquillement en cours.
Malgré leur discussion un peu houleuse et ses blagues douteuses, Draco devait bien admettre qu'il aimait bien Zacharias. Ça aurait été vraiment dommage d'en rester là. Zach avait été son premier vrai ami après Blaise. Mais la relation qu'il entretenait avec son meilleur ami était bien différente d'une simple amitié, après tout, il le considérait comme son frère. Zacharias n'avait pas cette place mais il aimait tout de même discuter et passer du temps avec. Il avait enfin réussi à s'ouvrir et à s'attacher à quelqu'un en pur amitié.
Il resta un instant encore songeur avant de se rendre compte que la première sonnerie avait retenti et qu'il allait arriver en retard en classe s'il ne se bougeait pas.
oOoOo
Après ce qui c'était passé lors du dernier repas à la cantine, Draco avait accepté, à contre cœur quand même, de manger avec Harry et ses amis.
Ce repas était proche du calvaire, mais il le fallait bien. Comme lui avait dit Harry, ça serait une occasion de faire connaissance car jusqu'à présent, mis à part Dean, il ne leur avait jamais vraiment parlé.
Draco avait semblé bon de ne pas ajouter qu'il connaissait déjà Ron Weasley par le biais de son père : Lucius avait souvent l'occasion de faire un tour à la mairie pour régler quelques affaires, et à chaque fois il leur racontait les nouvelles idées farfelues d'Arthur Weasley et sa situation familiale précaire. Il avait quand même réussi à placer tous ses enfants dans un établissement privé. C'était déjà ça…
Quand Draco s'assit en face du rouquin, il eut la désagréable impression que son père lui avait aussi raconté des choses sur le compte des Malfoy. Il lui lança un regard glacial et porta son attention sur le reste du groupe. Le blond eut un peu le sentiment que Ron faisait la tête à son meilleur ami plus à cause de lui et de son nom que par son homosexualité.
Granger était la meilleure amie d'Harry et bien qu'elle lui fût d'une aide précieuse ces derniers temps, il ne put s'empêcher de la dénigrer. Il n'aurait pas su dire exactement pourquoi, peut-être sa façon de s'habiller qui ne la mettait pas vraiment en valeur ou son air d'intello invétéré. Et puis avoir le mauvais goût de sortir avec Ronald Weasley… Dire qu'ils devaient coucher ensemble… Draco chassa vite cette horrible idée hors de sa tête et reporta son attention sur Harry et Dean qui parlaient musique à côté de lui.
Dean était un jeune homme vif et souriant d'origine marocaine et il n'eut pas trop de mal à discuter avec lui. Par contre, son ami Seamus avait beaucoup de mal à cacher sa gêne face à lui. Comme beaucoup de gens, il devait avoir des a priori sur lui ou sur l'homosexualité en général. Mais si Seamus avait un chouilla d'intelligence, il se rendrait vite compte qu'il n'avait rien d'une folle perdue. Il prit sur lui et préféra ne pas lui adresser de remarques désagréables ce qui n'aurait pas arrangé l'ambiance déjà tendu.
Et enfin, il n'adressa que quelques mots à Neville Londubat, ce qui le conforta dans l'idée que c'était bien un timide et que ce n'était certainement pas avec lui qu'il irait sortir et se rendre ivre.
Il écouta ce dont Harry et Dean discutaient mais sans pour autant prendre part à la conversation, un peu intimidé. D'après ce qu'il avait compris, Dean était un grand amateur de rock et dans la conversation, il apprit qu'il jouait depuis quelques années de la guitare, accompagné de Seamus à la batterie. Dans son enfance, Draco avait appris à jouer du piano, mais cela faisait plusieurs années qu'il ne pratiquait plus. En y repensant, il eut d'un coup envie de s'y remettre en sachant pertinemment que cette résolution ne durerait pas longtemps. Malgré tout, le blond était sûr qu'il serait encore capable de jouer des morceaux pas trop compliqués et qu'il y trouverait du plaisir.
Draco revint sur terre quand Granger lui fit de nouveau un grand sourire. Elle n'arrêtait pas depuis le début du repas comme si cela allait le mettre à l'aise et l'intégrer, alors que la jeune fille osait à peine lui adresser la parole. Un peu difficile de plus, quand au même moment son rouquin de copain le fusillait du regard.
« Qu'est ce qu'il y a Weasley ? Tu es malade ? » Lançât-il froidement en regardant le jeune homme en face de lui, droit dans les yeux. Immédiatement, les joues de son interlocuteur se tintèrent d'une couleur rouge et Draco ne put s'empêcher d'avoir un sourire en coin, content d'avoir mis Weasley mal à l'aise.
« Rien Malfoy…lâcha Ron après quelques secondes de silence, juste surpris de te voir assis dans une chaise en plastique et manger un sandwich. Je ne pensais pas que tu t'abaissais à ça.
-Je te rassure Weasley, je fais comme tout le monde. Par contre, toi attablé dans un grand restaurant, hum, peu probable. »
Ron blêmit et serra les poings. Pendant un instant, Draco crut qu'il allait se lever et le frapper. Granger avait aussi perdu son sourire et le toisait avec hargne à présent. Le blond fut assez content de son effet avant de se rendre compte que toute la table le regardait et que personne ne rigolait de ses propos. Surtout Harry.
« Je peux savoir ce qui te prend ? Demanda-t-il furieux.
- Hé ! Relaxe, c'était pas méchant. Vous n'avez pas d'humour ? Tenta-t-il avec désinvolture.
- Très drôle ta blague », marmonna Ron.
Un silence pesant s'installa et Draco commença réellement à se sentir gêner. Harry l'avait regardé avec colère, comme s'il s'était retenu de parler, puis avait tourné la tête. Il eut un petit pincement au cœur puis haussa les épaules et sortit une cigarette de son sac. « Je te l'ai dit, on ne doit pas avoir le même humour, se justifia-t-il encore. Tu me rejoins dehors ? » Demanda-t-il en s'adressant à Harry. Celui-ci grogna entre ses dents et Draco ne préféra pas insister.
Au bout de cinq minutes, Harry arriva, toujours en colère.
« J'espère que ta pause cigarette t'aura permis de réfléchir un peu ! Comment as-tu pu dire ça à Ron?
- Ça va Harry, tu ne vas pas me faire la morale. Il me cherchait.
- Il te cherchait ? C'est toi le premier qui lui a adressé la parole !
- Si tu avais été un peu plus observateur, tu aurais vu qu'il me regardait comme le dernier des mécréants.
- Quand bien même, ce n'était pas une raison de le rabaisser. Puis étaler ton fric en même temps, quelle classe dis donc ! Ironisa-t-il.
- Ok, j'aurais pas dû. Je m'excuse. J'éviterai de recommencer dorénavant. Content ? »
Harry le regarda, les bras croisés, franchement exaspéré. Malgré tout, il voyait que sa colère était retombé et qu'il devait juste être triste, ou déçu ou peut-être les deux. Il jeta un regard autour de lui pour s'apercevoir que d'autres élèves qui fumaient, semblaient s'intéresser à leur dispute et les regardaient plus ou moins discrètement. Il préféra tirer Draco dans un coin à l'abri des oreilles indiscrètes.
« Tu sais que je ne suis pas plus riche que Ron. Loin de là même.
- Arrête un petit peu, fit-il, l'exaspération le prenant à son tour. Les Dursley ne sont pas à plaindre…
- Je ne te parle pas d'eux, siffla Harry, mais de moi. Je n'ai pas encore hérité de mes parents parce que je suis toujours mineur, mais je me doute bien que je n'aurai pas grand chose…
-Pourquoi dis-tu ça ? Tes parents ne t'auraient pas laissé sans rien.
- Ils avaient une vingtaine d'année quand ils sont morts. Autant dire notre âge. Tu vois ce que je veux dire ?
- Oui. Je suis désolé, je ne savais pas.
- Tu n'y es pour rien, mais je t'en pris, évite de refaire ça à l'avenir, ça m'énerve, vraiment. »
Draco acquiesça mais pensa dans son fort intérieur qu'Harry avait plus peur de sa situation qu'elle ne l'énervait. Cependant, il préféra garder ses pensées pour lui. Il devait bien admettre qu'il serait lui-même terrorisé s'il venait à apprendre qu'il n'avait plus d'héritage ou, tout du moins, assez d'argent pour pouvoir payer ses études et tout ce qui allait avec.
oOoOo
Depuis qu'Harry prenait le bus pour venir au lycée, il trouvait toujours le temps long avant que les cours ne commencent. Il pensait aussi que ses amis et surtout Draco arrivaient toujours à la dernière minute. Mais quelle idée d'arriver à huit heures pile… Bien malgré lui, il ne put s'empêcher de leur en vouloir un peu.
Alors qu'il tournait distraitement les pages de son agenda pour passer le temps, il se rendit compte que quelqu'un s'était arrêté à côté de lui et le regardait avec insistance. Il leva la tête et fit face à Luna Lovegood toute souriante.
Elle portait toujours son étrange bonnet et de nombreux colliers ornaient encore son cou, mais cette fois elle portait un pantalon très large qui tenait comme par miracle et de grosses boots noirs vernies.
« Bonjour Harry ! Lança-t-elle d'une voix enjouée.
- Salut. Tu vas bien ? Demanda-t-il par automatisme.
- Oui ça va ! » Et Luna se mit à lui parler, toujours avec cet air rêveur que rien ne semblait ébranler. Elle lui évoqua les cours, le gala de Noël où elle était sûre qu'elle s'amuserait et du dernier CD de rock qu'elle avait acheté et qu'il devait absolument écouter.
En fait, Luna lui apparaissait comme un être plutôt complexe. Elle était si étrange parfois, dans sa façon de le regarder fixement comme s'il était quelqu'un d'extraordinaire, dans sa façon de s'exprimer ainsi que ce qu'elle racontait mais elle semblait aussi douce et passionnée à la fois. Harry la trouvait sympathique, beaucoup plus sympathique que certaines personnes d'ailleurs et il trouvait ça triste que Luna soit la cible de moquerie en tout genre et se retrouve seule finalement.
Sans qu'il ne s'en rende compte, le temps passa rapidement et Draco finit par arriver, une cigarette aux lèvres.
Malgré la présence du blond, Luna resta avec eux alors que Harry aurait aimé qu'elle les laisse seuls. Juste après avoir pensé cela, il se traita mentalement d'idiot, se trouvant égoïste de réagir de cette façon là.
Draco ne dit pas un mot jusqu'à ce qu'elle parte à la sonnerie. « Alors, tu fais dans le social maintenant? Demanda-t-il, moqueur.
- N'importe quoi. Dis pas ça, elle est gentille je trouve.
- On ne peut pas tout avoir non plus.
- Elle n'est pas très belle mais elle n'est pas moche non plus.
- Oui, quand on aime le style punk, hippy avec des soucoupes à la place des yeux, oui, pourquoi pas, railla-t-il.
- Tu peux dire ça, mais ce n'est pas toi qui sortirais avec alors... » Faisant allusion au fait qu'il ne soit pas hétéro.
Draco éclata de rire « Bon certes, c'est vrai. »
Ils descendirent l'allée qui les menait aux différents bâtiments constituant le lycée et franchirent la porte d'entrée en bois massif. Avant que tous deux partent chacun de leur côté, Draco se pencha vers lui et l'embrassa enfin.
« Si tu veux mon avis, cette fille n'aime pas les hommes et crois-moi, je me trompe jamais pour ce genre de choses. » Glissa-t-il dans son oreille avant de se reculer, un petit sourire en coin collé aux lèvres.
Harry le regarda quelques secondes avant de comprendre: « Qu-quoi? Bafoua-t-il, surpris.
- T'as très bien compris ce que je t'ai dit. »
Le jeune homme aux cheveux de jais lui attrapa les deux avant bras pour se rapprocher tout près de son visage. « Luna est lesbienne? Répéta-t-il.
- Tu devrais penser à faire une annonce officielle dans ta classe tient, railla-t-il. Si je te le dis.
- J'y crois pas... Qu'est ce qui te fait dire ça ?
- Quand tu auras côtoyé un temps soit peu le milieu gay, tu auras acquis un sixième sens, ce que j'appelle le « gaydard ».
- Qu'est ce que t'es en train de me raconter ?
- Hé mais c'est vrai ! Allez, file en cour. On en reparle tout à l'heure! Je t'expliquerai plus en détail. » Et il l'embrassa encore une fois avant de partir, laissant Harry dubitatif sur le fait de deviner la sexualité des gens par le simple fait de les observer.
oOoOo
« On va être tranquille ici. Y'a jamais personne à la récréation »
Quelques jours plus tard, le dernier vendredi précédent les vacances, Harry et Draco s'étaient rendus au troisième étage du lycée pour pouvoir passer la récréation tranquillement.
À cet étage là se trouvait la classe de mathématique de Dolores Ombrage. Toutes les autres pièces étaient inoccupées et devaient être rénovées, mais le lycée attendait toujours les subventions.
Harry devait bien être le seul étudiant à ne pas avoir hâte d'être en vacances. Il savait que les deux semaines qui allaient suivre ressembleraient à ses précédent week-ends: ennuyant, morne, gris.
Il en avait parlé à ses amis et Dean lui avait rapporté des CDs et Hermione des livres pour tuer le temps. Malgré cela, Harry étouffait et il ne savait pas comment il allait faire pour supporter cette situation pendant quinze jours, coupé de tout contact.
Le seul point positif était qu'il avait eu la permission par Pétunia de se rendre au gala. Pour cela, il avait dû lui demander à plusieurs reprises et après moult pourparler, elle avait finalement accepté à condition qu'il rentre pendant la nuit avec Dudley.
La vie chez les Dursley n'avait pas changé non plus. Il évitait juste son oncle, ce qui allait être plus difficile lorsque celui-ci serait aussi en vacances. Dudley ne l'embêtait plus non plus, mais il avait maintenant affaire à Polkins et leurs deux gorilles, Crabbe et Goyle pour les railleries et les bousculades dans les couloirs, quand ce n'était pas d'autres personnes.
Harry enlaça Draco et l'embrassa avec un peu trop d'empressement et leurs dents s'entrechoquèrent. Depuis qu'ils ne pouvaient plus se voir, le brun devait bien avouer que leurs relations charnelles commençaient vraiment à lui manquer... Trois semaines déjà… Il devinait que ça devait être la même chose pour Draco mais il n'osait pas en parler ni au lycée ni à l'extérieur.
Trois semaines aussi qu'il attendait cette fameuse soirée. Tout le monde en parlait. On en parlait même plus que des vacances et de Noël.
Le sujet numéro deux des conversations n'était rien d'autre que la rupture entre Lavande Brown et Justin Finch-Fletchey, suivi de près par celle entre Zacharias et Padma.
Padma n'avait pas arrêté de pleurer le jour où le blond l'avait quitté, ce qui avait passablement énervé le reste de la classe et surtout le professeur McGonagall, à deux doigts de la renvoyer du cours.
Harry avait été content d'apprendre que Lavande avait cassé. Il n'éprouvait plus de sentiment à son égare mais par fierté sans doute, il préférait la voir célibataire. Ou au moins la voir avec un mec bien. Pas comme ce coureur de jupon qu'était Justin.
Alors qu'ils se tenaient dans les bras l'un de l'autre, ils parlèrent des vacances et Draco lui expliqua que toute sa famille allait arriver ce week-end ; ils passeraient ainsi Noël tous ensemble.
« Mais d'abord, j'ai cette soirée demain soir. Heureusement que Blaise sera là. C'est tout à fait le genre de soirée où tu t'ennuis comme un rat mort et la seule distraction est de boire les coupes de champagne les unes après les autres, expliqua-t-il.
- Ouais, je vois le genre. Ça doit être assez BCBG, non ?
- C'est pas « assez BCBG », c'est complètement BCBG. Avec ces vieilles peaux qui t'étalent leurs frics sous ton nez comme si cela allait t'intéresser.
- Les Dursley aiment bien se rendre dans ce genre de manifestation. Tu sais, mon oncle est gonflé d'orgueil d'être le PDG de la Grunning. Je trouve ça ridicule. Tout ce qu'il sait faire c'est de gueuler sur ses employés, qui eux font le boulot.
- Heureusement que ce ne sont pas mes parents qui l'organisent cette soirée, continua Draco. Sinon, je serais obligé d'accueillir chacun de nos invités comme si cela me faisait plaisir.
- Pour cette année, tu fais juste semblant d'être enchanté d'y aller. Alors tes parents l'ont déjà fait ? C'était comment ?
- Je ne m'en souviens plus trop. C'était il y a dix ans. J'étais jeune. Draco jeta un coup d'œil à sa montre et constata que c'était bientôt la fin de la récréation. Je vais pas tarder à y aller. Finir la semaine par le sport quelle poisse !
- Attends, tu fais danse, c'est pas non plus épuisant.
- Tu parles, c'est pas toi qui te tapes pendant deux heures les disputes entre Su et Blaise. Ils arrêtent pas. Ils ne sont jamais d'accord et je n'ose pas trop prendre parti. » Ajouta-t-il en grimaçant.
Ils se regardèrent quelques instants, le regard rivé dans celui de l'autre et ils finirent par s'embrasser. Draco s'arrêta un instant : « tu viens toujours ce soir ? » Harry souffla un oui et posa de nouveau ses lèvres sur la bouche du blond.
Harry avait dit à la tante Pétunia que ça serait Hermione qui viendrait le chercher –ce qui était vrai- et qu'il rentrerait avec Dudley, comme promis. Mais avec Draco, ils avaient pensé à tout autre chose. Ce soir-là, il allait rentrer avec son amoureux et ils passeraient la nuit ensemble. Il serait sans doute puni, mais qu'est-ce que ça pouvait faire ? Il ne pouvait déjà plus sortir de chez lui et n'avait plus accès à son téléphone.
Penser à la soirée puis à la nuit qu'ils allaient partager le mit dans un état indescriptible. Draco se colla à lui, le bloquant contre le mur. Inconsciemment, il bougea sa jambe contre l'autre garçon et l'embrassa de nouveau. D'une main, il agrippa son manteau et de l'autre, il passa sa main dans ses cheveux soyeux avant d'agripper sa nuque d'un geste ferme.
« Nous ne sommes pas à Sodome ici »
Draco relâcha vivement Harry et s'écarta de lui. Tous deux se rendirent compte que le professeur Ombrage les regardait et devait être dans sa classe depuis le début de la récréation. Draco ne savait pas si elle avait entendu tout ce qu'ils avaient dit mais qu'importe le sujet de leur conversation, ça ne lui plaisait absolument pas que des élèves s'embrassent dans l'enceinte de l'établissement, surtout quand cela concernait deux personnes du même sexe comme le sous entendait l'allusion biblique si subtil.
« Entrez Mr Potter, la sonnerie va retentir dans moins de deux minutes, lui dit-elle avec un petit sourire mielleux. Pour une fois, vous serez à l'heure pour votre cours. »
Harry ramassa son sac à contre cœur et s'apprêta à embrasser de nouveau l'autre garçon mais Ombrage était toujours sur le pas de la porte à les regarder avec ses petits yeux porcins, brillant de malveillance. Draco avait fait le même constat et s'autorisa à l'embrasser sur la joue droite comme s'ils se faisaient la bise. Elle ne pouvait rien dire contre ça. Cette vieille pie aurait bien été capable de les traîner jusque dans le bureau de Dumbledore.
« À ce soir… Huit heures trente.
- À ce soir. Et bon sport ! »
Le blond lui fit un clin d'œil puis repartit dans les escaliers.
Harry entra sans entrain dans la salle de mathématique puis alla s'asseoir à sa place habituelle et sortit son matériel.
« Vous savez Mr Potter, si j'étais vous, je passerais mes vacances de Noël à travailler mes mathématiques, le premier trimestre était loin d'être brillant et le second ne s'annonce pas mieux. On pourrait même dire qu'il est catastrophique. Coef 5 au bac. Ça ne pardonne pas.
- Je travaille mais je n'y arrive pas. C'est pas comme si je faisais rien. Protesta-t-il sans pour autant regarder son professeur.
- Tout dépend de votre façon de travailler… Vous savez Mr Potter, je vais devoir sévir si vos résultats ne s'améliorent pas. »
Harry la dévisagea alors avec des yeux ronds. Ombrage eut un petit rictus au niveau de sa bouche comme si elle se retenait de rire.
« Mais il n'y aura pas que vous ! Poursuivit-elle comme si ça allait le rassurer. Tout ceux dans le même cas que vous auront le même traitement.
- Mais madame… C'est pas comme si je le faisais exprès…
- Non bien sûr ! »
Ses autres camarades de classes commencèrent à arriver les uns après les autres et Seamus vint s'asseoir à côté de lui.
Il était pourtant toujours aussi dégoûté à l'annonce de la nouvelle : c'était complètement stupide de le punir alors qu'il n'avait commis aucune faute ! Ce n'était pas comme s'il désirait ses résultats là en maths !
« Bon tout le monde est là ? C'est bien ! Vous faites honneur au dernier cours de math de cette année ! Je suis touchée ! Ne perdons pas nos bonnes vieilles habitudes ! Je vous ai préparé un cadeau pour Noël : un DNS de mathématique ! »
Tous les visages s'assombrirent et Harry pensa qu'il avait vraiment la poisse, que ça ne pouvait pas être possible autrement.
« Je vous distribuerai ça à la fin de l'heure. Passons ! Mr Potter ! Vous seriez un ange si vous alliez nous corriger les exercices à faire pour aujourd'hui ! »
Ombrage prit son livre et se dirigea vers le fond de la classe.
« Allez Mr Potter ! J'espère que vous les avez faits au moins !
- Oui ! Oui !! » S'empressa-t-il de répondre sans pour autant trouver sa feuille d'exercices.
Il mit enfin la main dessus et alla au tableau sous les regards attentifs de ses camarades.
« Je fais lequel Madame ? Demanda-t-il, une craie dans la main.
- oh ! Vous qui voulez faire des efforts, vous allez tous les faire ! C'est le meilleur moyen de progresser ! »
« Vieille pute… » Pensa-t-il amèrement.
oOoOo
Quand Hermione et Harry arrivèrent, les basses faisaient déjà vibrer les murs de la salle des fêtes et les spots lumineux éclairaient à intervalle irrégulier le parking à travers les baies vitrées.
Harry sentit immédiatement son moral remonter et il ne put s'empêcher d'afficher un grand sourire. Hermione semblait ressentir la même chose et lui sourit en retour.
Le jeune homme passa son bras autour de ses épaules et ils se dirigèrent tout les deux vers l'entrée.
Une fois que leurs entrés furent payés et qu'ils aient déposé leurs manteaux au vestiaire, ils purent enfin pénétrer dans la salle.
Harry avait pu observer dans la voiture qu'Hermione avait fait un effort pour ses cheveux qu'elle avait lissé puis ramené en chignon très élégant. Il avait aussi remarqué qu'elle portait des chaussures vernies à talon qu'il n'avait jamais vu avant, mais c'est seulement une fois son manteau retiré qu'il put admirer une longue robe noir, très élégante, qui lui arrivait jusqu'aux genoux. Son amie semblait gênée et souriait nerveusement mais Harry la trouvait très belle.
Il voulut la complimenter mais il n'eut pas le temps de le faire car Dean et Seamus venaient de les rejoindre, eux aussi ayant fait un effort vestimentaire.
« Ah vous voilà enfin ! S'écria Dean. On avait décidé de faire le guet pour ne pas vous louper dès que vous arriveriez. Je ne sais pas qui a embauché le DJ, mais il aurait pu choisir quelqu'un d'autre, se plaignit-il.
- Ou prendre un groupe de rock alors, continua Seamus. Enfin, on vous a trouvé. Venez, Ron et Neville sont de l'autre côté ! »
Hermione et Harry les suivirent, passant entre les élèves qui d'un côté discutaient un verre à la main et de l'autre dansaient sur les dernières chansons à la mode.
Harry aperçut au loin Lavande et ses copines entourées de garçon en train de bavarder et de rigoler avec éclat. Il ne ressentait plus rien pour elle mais il était content de voir qu'elle paraissait s'amuser alors qu'elle avait rompu quelques temps avant.
Ginny était là aussi, tout près de son frère avec des filles de sa classe et quand il arriva, elle se retourna. Au bout de quelques secondes, elle lui fit un faible sourire. C'était vraiment la première fois qu'elle lui faisait un signe depuis qu'elle l'avait embrassé et seulement à ce moment-là qu'Harry se mit à sa place. La jeune rouquine avait dû souffrir de se sentir ainsi rejeter pour comprendre après coup qu'il était homo, que c'était perdu d'avance. Malgré cela, Harry aimait beaucoup Ginny qu'il considérait comme faisant parti de sa famille, tout comme Ron ou un autre de ses frères. La voir se montrer amical lui réchauffa indéniablement le cœur.
Il lui sourit à son tour et lui fit la bise. « Ça va ? » demanda-t-il. La jeune fille lui répondit, toujours en souriant, mais elle semblait quand même un peu se forcer. Puis, après un dernier sourire gêné, elle se retourna vers ses amies.
Alors qu'il n'aimait pas particulièrement danser, parce qu'il se trouvait gauche quand il bougeait sur le son de la musique, il n'hésita pas une seconde cette fois à rejoindre ses amis dès les premières notes d' « Alexandrie ».
Les vieux tubes s'enchaînaient et il s'amusait comme un fou. Même Ron lui souriait et rigolait avec lui.
Soudainement, deux mains pâles se posèrent sur ses hanches alors qu'il chantait à tue-tête le refrain de Grease avec Hermione.
« Bonsoir Mr Danny souffla Draco contre son oreille, faisant référence au héros du film, on passe une bonne soirée ? »
Harry se retourna immédiatement et posa ses lèvres sur les siennes.
« Je commençais à trouver le temps long sans toi. Tu arrives pile poil quand on a besoin de toi. »
Draco ne put s'empêcher de rire et lui fit un sourire charmeur. Il était très séduisant dans son costume qu'Harry devinait cher. Il mettait bien en valeur sa taille élancé et ses cheveux blonds ressortaient d'autant plus, en contraste avec le tissu noir. Le blond était rayonnant et paraissait sûr de lui, encore plus qu'à l'accoutumé. Il passa son bras autour de sa taille et l'embrassa encore.
« Je vais me chercher un verre. Tu me suis ? »
Sans une once d'hésitation, il attrapa la main du blond et le suivit à travers la foule.
La soirée ne faisait que commencer et elle semblait bien partie. Ce soir là, il allait en profiter.
oOoOo
Il était presque trois heures du matin lorsqu'Harry et Draco quittèrent la fête et repartirent chez eux, à l'arrière de la voiture de Mr Zabini.
Draco était complètement imbibé par l'alcool, au point de tripoter son voisin alors que Blaise et son père étaient à l'avant de la voiture. Le blond avait callé sa tête contre son cou et il pouvait sentir sa respiration irrégulière contre sa peau ainsi que sa foutu main qui n'arrêtait pas de remonter le long de sa cuisse jusqu'à son entre jambe. À chaque fois, Harry la retirait, gêné et troublé à la fois, puis il entendait Draco émettre un petit rire contre son oreille, qui lui donnait plus envie encore de l'embrasser. Toutefois, il jetait à chaque fois un coup d'œil anxieux à l'avant du véhicule tout en espérant ne pas croiser le regard de Blaise ni celui de son père dans le rétroviseur.
Arrivés devant la maison Malfoy, Harry aida son petit ami à sortir du véhicule et remercia les Zabini de les avoir ramenés. Il prit la clé que Draco tenait dans sa main et ouvrit la porte d'entrée. Le propriétaire des lieux eut assez de lucidité pour composer le code de l'alarme avant que celle-ci ne se mette en route et ne réveille toute la maison. Puis ils montèrent l'escalier dans la pénombre, bras dessus, bras dessous. Plus d'une fois, Draco manqua de tomber et ne put s'empêcher de rire.
Une fois la porte de sa chambre refermée, Draco se jeta sur Harry, enserra sa taille de ses longues jambes et son cou de ses bras. Sous son poids, Harry recula de quelques pas et voulut se laisser tomber sur le lit. Malheureusement, ayant mal calculé la distance à cause de l'obscurité, il s'assit trop au bord, glissa sur le couvre lit et se retrouva les fesses par terre, le blond toujours accroché à lui. Celui-ci fut pris d'un fou rire et n'arriva plus à s'arrêter. Harry grogna et voulut se relever pour soulager un peu la douleur qui lui vrillait le bas du dos, mais Draco n'était apparemment pas disposé à bouger et s'appuya de tout son poids.
«Mais Harry, t'es encore habillé ! S'écria-t-il soudainement, en s'arrêtant de rire. Comment ça ce fait ? »
Draco se releva dans la seconde qui suivit et commença à retirer ses vêtements les uns après les autres, mais sans aucun ordre : alors qu'il n'avait retiré qu'une seule de ses chaussures et chaussettes, il essayait de défaire tant bien que mal les boutons de sa chemise.
Après s'être relevé et avoir tâté ses fesses douloureuses, Harry arrêta Draco dans son effeuillage désordonné, le prit dans ses bras et l'embrassa passionnément.
Ils s'arrêtèrent un instant à cour de souffle et Draco le regarda, fasciné par cet homme qui prenait la situation en main alors qu'il en était incapable à l'instant présent. « Encore… » Chuchota-t-il, et ses lèvres rencontrèrent de nouveau celles du brun.
Harry finit de le déshabiller et il se retrouva allongé, nu à son tour, sur le corps du blond. Cependant, Draco renversa la donne : après avoir de nouveau entre croisé ses jambes autour de sa taille, il fit basculer Harry et se retrouva au-dessus de lui.
« Il te reste encore tes lunettes… » Chuchota-t-il en parcourant d'une main le visage du jeune homme avant que son doigt ne s'arrête sur ses lunettes. Il les fit glisser le long de l'arrête de son nez et il se pencha un peu plus encore. « Tu n'es pas tout à fait nu avec même si j'aime bien quand tu les portes. Tu sais quoi ? Murmura-t-il avec mystère, ça m'excite en fait. Ça te donne un air de petit garçon bien sage, et tu es tellement sexy en même temps ! »
Harry était persuadé que dans son état normal, Draco ne lui aurait jamais sorti un tel discours. Surtout en appuyant sur la fin des mots comme il l'avait fait pour « sexyyy ».
Draco s'aventura dans son cou pour y déposer de nombreux baisers fiévreux avant de remonter jusqu'à son oreille et d'attraper son lobe entre les dents : « Quand je pense à toi, dans mon lit, j'ai envie de toi… Et je t'imagine… Je suis fou… dingue… amoureux… de toi… et … je t'aime, chuchota-t-il avec un air secret.
-Moi aussi je t'aime Draco », ne put-il s'empêcher de répondre, les joues en flamme, les yeux étrangement humides.
Le blond remonta jusqu'à son visage et ils s'embrassèrent encore. Il pouvait à présent sentir l'érection du blond contre son ventre et cela devait en être de même pour Draco. Il caressa son torse d'une main pendant que l'autre s'agrippait à son épaule. Son index fit le tour de son nombril, puis il descendit encore et encore jusqu'au pubis.
Draco se mit à gémir dans sa bouche dès qu'il commença à le masturber. Harry, lui, se sentait bien au-delà des mots. Il avait tellement attendu ce moment. Trois semaines… Trois semaines qu'ils n'avaient pas fait l'amour. Maintenant qu'ils étaient en train de le faire, il ne savait pas du tout comment il avait fait pour faire sans. Il se sentait mieux, rassuré, désiré, complet.
À son tour, Draco le caressa et le plaisir l'envahit. Leur dernière fois lui paraissait si loin qu'il ne savait pas s'il allait pouvoir tenir longtemps. Draco se détacha un peu et Harry dut à son tour le lâcher. Le blond se recula, se plaça entre ses jambes qu'il posa sur ses épaules et prit son sexe dans sa bouche. Harry retomba sur le matelas et mit ses bras en croix, parti dans un univers où plus rien d'autre n'existait.
Retrouver le corps de Draco eut bien plus d'effets qu'il ne l'aurait cru. Il le retrouvait lui, son petit ami, son âme sœur, mais à cet instant, il eu le sentiment d'être entier. De ne faire plus qu'un.
Sans le vouloir, les larmes lui montèrent à nouveau aux yeux. Il lui avait tellement manqué… Voir Draco au lycée n'avait rien de comparable à leur week-end ensemble. Leurs discutions enflammés sur tout et n'importe quoi, tout ce qu'ils partageaient comme la musique et le cinéma ou encore leurs ballades interminables en ville. Tout ça, ils ne le vivaient plus…
Harry ferma les yeux quelques secondes pour refouler ses larmes et quand il fut sûr qu'il n'allait pas craquer, il les ouvrit de nouveau. Pense à l'instant présent. Ils étaient ensemble à cet instant et ce n'était vraiment pas le moment de penser à des choses désagréables.
Draco continuait d'aller et venir sur son sexe et à sa façon de se tenir et de bouger, il devina qu'il était lui-même en train de se toucher. Le simple fait d'y penser l'excita un peu plus et il réalisa qu'il ne pourrait plus se contrôler éternellement.
« Attend Draco… Prenons notre temps… »
Mais le jeune homme blond semblait ne pas l'avoir entendu et continua avec toujours autant d'ardeur sa fellation. Harry voulut l'arrêtait mais à peine avait-il levé la main qu'une vague de plaisir intense le submergea. Il retomba comme une masse sur l'oreiller. Il ferma les yeux et sentit Draco s'allonger contre lui.
« Bon maintenant on dort » annonça le blond avant de se peloter dans la couette et de ne plus bouger. Quelques secondes après il entendit un léger ronflement.
Malgré ce qui venait de se passer, Harry se sentit frustré et ne put s'empêcher de gémir, déçu que ce soit déjà terminé.
Il resta immobile pendant un moment, écoutant la respiration régulière du blond et c'est seulement quand il commença à frissonner qu'il se mit à son tour sous les couvertures.
Et voilà !
J'espère que le chapitre vous a plu !
Je promet de mettre moins de temps pour le prochain chapitre. Peut être après les vacances, on ne sait jamais. La première partie de la fic est bientôt terminé (ça sera le chapitre dix-neuf ou vingt, je en sais plus). A partir de là, je prendrai mon temps pour bien structurer la deuxième partie.
Programme du prochain chapitre : début des vacances, Harry de retour chez les Dursley, la famille de Draco arrive. Et encore d'autre chose ! ^^
Portez vous bien et à la prochaine fois ! Bisous et bonnes fêtes de fin d'année ! (n'abusez pas du foi gras et du champagne ;) )
