Dodie3481 : Merci encore pour ta Review !! Il y a de forte chance que le prochain chapitre soit un POV d'alice !! Au plaisir ^^

Chapitre 2 : Leaving in death

Cassidy

Je n'ai pas exactement su pourquoi j'avais accepté son offre, mais le regard ambré de Carlisle devait sans doute y être pour quelque chose. Il n'était pas comme les autres hommes. Il avait quelque chose de plus ou plutôt quelque chose de trop. Il était trop parfait, trop serein, trop beau, trop sincère. Il était trop bon avec moi. Jamais, je ai mérité ce genre d'attention. Mes parents étaient des médecins tout comme lui, mais eux, ils travaillaient pour des gens courageux et dans le besoin dans un pays dévasté par les guerres et les maladies. Un travail admirable certes, mais tout autant risqué. La mort leur est rentrée dedans comme la réalité frappe un rêveur qui rêve trop. Je m'étais retrouvé seule et j'avais fui des responsabilités que je n'aurais jamais eu pour d'autre encore pire. Ma vie avait changé depuis que ce jeune garçon s'en était pris à moi lors d'une soirée trop digne de celle que j'organisais à Los Angeles. La cité des anges étaient plutôt un piège pour ange perdu.

Lorsque je le vis faire immersion dans ma chambre avec un bouquet de rose et quelques fruits rafraîchissant, je ne pu pas m'empêcher de détourner le regard et de chasser tous les souvenirs de ma vie d'avant de ma tête. Il me donnait trop d'importance et je ne sentais pas à la hauteur. Il s'avança jusqu'à moi et s'assit près de mon lit. Je me sentais vraiment trop mal à l'aise pour le regarder en face. J'allais m'incruster chez eux et il ne disait rien.

- C'est moi qui t'ai invité, Cassidy, souffla le docteur conscient de mon malaise. Et puis, après ton overdose, je doute que tu puisses prendre soin de vous deux toute seule. Esme se fait déjà un plaisir de savoir qu'elle aura de la compagnie à la maison…

Je lui tournai complètement dos, me retrouvant couché sur le ventre. Ce lit me convenait et l'endroit aussi. Je n'avais pas besoin de plus. Tout était pure et simple, ici. J'aurais préféré mourir que de le voir me considérer comme si j'étais sa fille. Je devais être personne à ses yeux, une patiente rien de plus. Qu'ils veulent de moi au non là-bas ne m'importait pas vraiment.

- Je ne peux pas … aller chez vous… répliquai-je.

Il me caressa le dos de ses mains étrangement glacées. Cette sensation me donnait l'impression d'être vivante et chassait au plus profond de mon être la sensation brûlante qu'avait laissé mon agresseur sur ma peau. Ce n'était pas premier contact que nous avions, enfin celui-là était le premier familier. Évidemment, il ne me laissa pas de marbre, je ne pu que me retourner.

- J'insiste comme tous les membres de ma famille…

Je soupirai et me sentis coupable de montrer autant de réticente. Son regard m'enchantait littéralement et il allait finir par me faire céder. Je fermai les yeux par instinct.

- Votre insistance me trouble docteur Cullen… Vous m'avez convaincu de garder mon enfant et en plus vous voulez que vive chez vous… Devrais-je avoir des raisons de me demander pourquoi vous faites ça ?

- Il n'y a rien de troublant, Cassidy. Je tiens simplement à toi et à ta vie ! tu es quelqu'un d'exceptionnel et je regrette tout ce que les gens ont pu te faire par le passé. Aujourd'hui, tu peux tourner la page et offrir à ton futur enfant une vie comme celle dont tu as toujours rêvée…

- Vous croyez que j'ai rêvé de vivre chez l'homme qui m'a sauvé la vie, de faire partie d'une famille qui n'a jamais été la mienne, d'être mère alors que je n'ai même pas encore un âge raisonnable pour cela et que la seule chose que j'ai devant moi : c'est un chemin inexistant, m'écriai-je presque furieuse ? !

Il cessa alors de me toucher et je senti instinctivement les mains de mon agresseur se serrer contre ma gorge. Un flot de larme s'empara de mes joues et j'ouvris les yeux. Carlisle s'était approché de moi et s'apprêtait à me serrer contre lui, mais je le repoussai avec douceur. Qu'allai-je devenir s'il restait toujours près de moi pour calmer mes angoisses et mes sensations horribles ? Je ne voulais pas déprendre de lui.

- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, murmura-t-il doucement. Seulement... accepte que l'on puisse vouloir t'aider et te donner l'affection que tu mérites !

- Je…, commençai-je incapable de me calmer. Je ne veux pas, je saisis l'une de ses mains et je la pressais contre l'une des miennes, déprendre de vous...

Nous nous fixâmes un long moment dans le silence, seul les pas des infirmières, patients ou visiteurs résonnait entre nous. Un instant de plus et j'aurais voulu qu'il soit mon père, un instant de plus moins mon ami et un instant moins critique l'homme de vie. Je pensai à sa femme, elle devait l'attendre et il ne rentrerait sans doute pas sans moi.

- Jamais nous te retiendrons chez nous, souffla-t-il comme s'il craignait que je craigne être enfermé dans une pièce jusqu'à ma mort.

Un autre silence de ma part s'en suivi. Quelque chose me disait d'accepter, mais autre chose de me méfier. J'hésitai encore un court moment. Qu'avais-je à perdre ? J'avais tout perdu et il m'offrait l'occasion de me refaire… J'avais donc tout à gagner.

- Je sais… Je sais tout cela… Docteur Cullen

- Carlisle, dit-il simplement. Appel moi Carlisle

Je fermai de nouveau les yeux. Je me vis enfant. Ma mère m'encourageait à faire quelque chose. Mon père, derrière elle, me souriait radieux et fier. Je me vis grandir et ils se fanèrent comme les roses fragiles que Carlisle m'avait apporté. Perdu et effrayé, le docteur fit disparaître les fantômes de mes parents d'un coup de main. Je voulus lui hurler d'arrêter, mais je perçus alors un murmure aussi doux que le vent et je ne pu le déchiffré. Je me plu à croire que c'était ma mère qui me souhaitait beaucoup de bonheur, mais la véritable voix de Carlisle me brisa le cœur :

- Il est temps que tu vives avec les vivants, maintenant.

J'ouvris les yeux, au bord des larmes. Il se tenait près à emmener : droit, un fauteuil- roulant devant lui et ma valise que je n'avais jamais ouverte à sa gauche.

Je n'ai pas exactement su pourquoi j'avais accepté son offre, mais le regard ambré de Carlisle devait sans doute y être pour quelque chose. Je me retrouvais en moins de dix minutes dans sa Mercedes noire. Il avait beaucoup de classe au volant de sa voiture, mais je n'y prêtai pas attention. Mon visage était tourné vers le paysage. Tout allait beaucoup trop vite, mais je n'avais pas pour autant envie de regarder le conteur. Tout était froid dans le véhicule et malgré cette sensation je sentais mes paupières se fermer. Je l'entendis m'appeler :

- Cassidy ?

Il me tira vers lui d'une main. Sa poigne était solide tout comme son corps. Il était entièrement froid et je me sentais bien presque allongé contre lui. Je me laissai sombré dans le sommeil même si je savais que l'on ne tardait pas à arriver vers ma nouvelle vie.