Titre : Cohabitation

Auteur : Leyla KTK

Catégorie : Général, Romance, UA

Rating : T

Couple: NaruSasu

Disclaimer: Les personnages appartiennent à leur auteur, j'ai nommé Masashi Kishimoto. Je ne fais que les louer gratuitement cela va sans dire pour ce petit OS.

Résumé : Naruto et Sasuke se retrouve pratiquement « obliger » de partager un appartement. La cohabitation est difficile et il semblerait que Naruto ne fasse rien pour arranger les choses. Pourquoi agissait-il de cette façon ? Est-ce que Sasuke arrivera à faire évoluer son sentiment de « haine » en autre chose ?

Béta : Tigrou19

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Chapitre 1

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Il était sept heures du matin, le soleil venait à peine de se lever. Il faisait particulièrement froid et le ciel était plutôt gris. Les nuages étaient lourds et sombres. La journée s'annonçait pesante et fatigante.

Sasuke détestait ce temps…

Il ouvrit la fenêtre de sa chambre pour l'aérer un peu, mit ses lunettes et se dirigea vers la cuisine pour prendre son petit déjeuner. Comme il s'en doutait, son colocataire s'y trouvait déjà.

Cela faisait maintenant deux mois qu'il partageait cet appartement avec cet homme. Une collocation qui n'aurait jamais dû se faire… Mais vu la situation quelques semaines plus tôt, il lui était impossible de faire autrement. Ni maintenant d'ailleurs…

Il pénétra dans la pièce, la tête blonde toute ébouriffée se leva à son entrée et lança :

- Bonjour.

- Bonjour…, répondit Sasuke tout en se servant un café.

Le brun prit place autour de la table et attrapa le journal qui se trouvait non loin de lui. Il commença à le parcourir quand la voix de son colocataire s'éleva de nouveau :

- Tu as payé la facture d'électricité ?

- Oui, il y a trois jours…

« Si je devais te laisser faire, on nous trouverait morts de froid… »

- Merci, émit-il avec un large sourire.

Ce même sourire qui faisait fondre n'importe quelle fille, tellement il paraissait innocent.

La courte conversation se termina. Leurs échanges ne duraient jamais bien longtemps. Depuis le jour où ils avaient dû partager cet appartement, la communication se limitait au strict minimum.

Sasuke n'avait jamais souhaité avoir un compagnon de route. Il avait quitté la maison familiale pour être seul et tranquille mais, voilà que depuis deux mois, il était obligé de vivre avec cet homme.

Cet homme qui vivait au jour le jour.

Cet homme qui ramenait chaque fois une femme différente dans sa chambre.

Cet homme qui oubliait chaque fois de nettoyer la salle de bains après son passage.

Cet homme qui ne pensait jamais à faire les courses quand il voyait que le réfrigérateur était vide.

Cet homme qui…

La liste était longue.

Il y avait de nombreuses raisons pour qu'il se débarrasse de lui. Mais malheureusement, il était obligé de vivre sous ce toit avec cet homme si détestable.

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu'ils avaient loué cet appartement au même moment, et que le propriétaire des lieux avait pris soin de partir très loin juste après la signature du contrat de location… Il pourrait chercher un autre endroit pour jouir comme il le souhaitait de cette tranquillité qui lui faisait cruellement défaut depuis huit semaines et le problème serait réglé. Cependant, ce n'était pas si simple. Il avait besoin de vivre ici, pour de nombreuses raisons. La plus simple et importante, c'était que ce logement se trouvait à seulement un kilomètre de son lieu de travail. Ne plus se lever aux premiers rayons du soleil pour prendre le train puis le métro pour pouvoir arriver à l'heure à son emploi était une raison suffisante pour le supporter…

Du moins en théorie.

La pratique était une tout autre chose…

Parfois, son envie de le jeter dehors le démangeait tellement qu'il avait l'impression que cela pourrait résoudre tous ses problèmes. Cependant, il se reprenait très vite et se radoucissait. Il pouvait toujours l'éviter et faire comme s'il n'existait pas. C'était la réaction la plus salutaire pour lui, mais Naruto - c'était ainsi qu'il se nommait - faisait tout pour rendre sa présence plus évidente jour après jour.

Vivre avec cet homme était une vraie épreuve de force pour Sasuke.

Il leva la tête vers le blond et il vit que celui-ci le fixait.

- Quoi ?

Naruto lui sourit et dit :

- Je n'ai jamais pris le temps de te regarder, mais tu es très beau !

- Qu'est-ce… Qu'est-ce que tu racontes, idiot ? répliqua Sasuke, le rouge aux joues.

Il s'empressa de se lever. Il déposa son verre dans le levier et entreprit de le laver. Une fois chose faite, il prit la direction de sa chambre pour se changer. Mais très vite la voix de Naruto l'arrêta.

- Mais attends ! Pour une fois que j'engage la conversation…

- Si c'est pour dire des bêtises, il ne fallait pas. De plus, je n'ai pas de temps à perdre avec toi, fit le brun tout en fermant la porte derrière lui.

- Tu n'es pas drôle…

- Sûrement, murmura Sasuke tout en s'adossant à la porte.

Voilà une autre raison…

Parler à tort et à travers et obtenir ce qu'il voulait, voilà comment cet homme fonctionnait…

Naruto avait senti qu'une fois le petit déjeuner terminé, le brun allait lui demander quelque chose. C'était le cas chaque matin… Et comme toujours depuis maintenant huit semaines, celui-ci prenait un mal plaisir à trouver des parades pour ne pas effectuer sa part de travail.

Par exemple, aujourd'hui, il devait faire les courses pour le dîner et le préparer par la même occasion. Mais voilà, avec sa phrase stupide, Sasuke s'était empressé de quitter la cuisine sans avoir eu la chance de dire quoi que ce soit.

- C'est toujours pareil…, souffla-t-il tout en se dirigeant vers son armoire. Je me fais avoir à chaque fois.

Une fois ses vêtements correctement placés sur son lit, il alla vers la fenêtre et la ferma. Après s'être habillé et coiffé, il prit son sac et sortit de sa chambre.

- Tu pars déjà ?

- Je commence à huit heures… Je n'ai pas le temps m'amuser, moi, contrairement à toi.

Pour toute réponse, Naruto sourit.

- À ce soir.

- Attends !

- Quoi encore ? lança Sasuke, exaspéré.

- Tu as oublié tes lunettes.

Aux mots du blond, le brun se rendit compte qu'en effet, il ne portait plus ses lunettes. Il regagna sa chambre et les remarqua sur sa table de chevet. Il les avait enlevées quand il était en train de s'habiller…

Ça n'avait duré que quelques minutes, comment avait-il fait pour les oublier en si peu de temps ?

« C'est à cause de l'autre imbécile ! »

- Bonne journée, fit Naruto tout en l'accompagnant vers la porte.

Il attrapa son écharpe et l'entoura autour de son cou, puis vêtit son manteau. Il ouvrit la porte et lança comme réponse :

- Ouais, c'est ça…

Naruto ferma la porte derrière lui et sourit.

Son colocataire semblait de plus en plus froid et distant avec lui et il ne comptait rien faire pour arranger les choses ; il aimait trop cette ambiance. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas autant amusé.

L'année de ses seize ans, tout avait basculé pour lui et son parcours scolaire des plus chaotiques ne lui avait pas rendu service. Etrangement, lors de son premier emploi, il avait su tirer son épingle du jeu et avait réussi à construire son avenir à sa façon. Certains diraient que c'était de la chance, pourtant lui ne voyait pas les choses sous cet angle-là. Cette seule et unique expérience lui avait donné toute l'expérience et l'intérêt nécessaires pour accéder à ce qu'il cherchait et souhaitait depuis tant d'années.

Après la perte de ses parents et la difficulté qu'il avait eue à subvenir à ses besoins, il avait trouvé le moyen de prendre le dessus et d'accomplir des choses qu'en temps normal il lui aurait été impossible de réaliser. Son sens des affaires l'avait propulsé au-devant de la scène et il était à présent le maître de sa destinée. Il pouvait enfin vivre sa vie comme il l'entendait et ne plus s'inquiéter de savoir comment demain serait fait.

Il existait enfin.

Son colocataire n'appréciait pas trop sa façon de voir les choses mais c'était justement pour cette raison qu'il demeurait ici. Car cet homme ne savait rien sur lui, ni de son travail, ni sur sa vie tout court… Et c'était justement ce qu'il cherchait. Être traité d'une manière « normale » lui manquait cruellement. Et Sasuke lui procurait exactement ce qu'il cherchait.

Il pourrait certes faire un effort pour ce qui était des tâches ménagères, le repas, les courses… Mais ça serait moins amusant.

Il entra dans sa chambre et remarqua que son téléphone était en train d'émettre un signal.

- Merde !

Il prit l'appareil et appuya sur la touche rappelle. Une voix mécontente se fit entendre à l'autre bout de fil.

- Mais tu as vu l'heure !

Naruto porta son regard sur le réveil sur sa table de chevet grimaça.

- Huit heures et quart ?!

- Et tu oses le préciser ! Tu as oublié qu'on avait une…

- Oui, oui… Je sais…, le coupa le blond.

- Ça n'a pas l'air… Tu as pris un appart si près de ton lieu de travail pour ne plus être en retard, mais voilà que c'est la troisième fois déjà.

- J'ai eu une panne d'oreiller, mentit-il avec une grimace.

- Dépêche-toi de rappliquer, lui somma son interlocuteur.

- Oui, maman…

- Vas-y, moque toi. Je t'attends dans vingt minutes, dit-il tout en raccrochant.

Il fixa le téléphone pendant quelques secondes et finit par le lancer sur son lit. Il soupira légèrement et dit pour lui-même :

- Bon, assez traîné.

oOoOoOo

Sasuke pénétra dans le grand hall du bâtiment et se dirigea vers l'ascenseur sans avoir omis de saluer les agents d'accueils avec un sourire. Dès qu'il posait un pied sur le lieu de son travail, il soufflait et pouvait oublier ce qui s'était déroulé lors de la nuit et la matinée.

« Enfin loin de cet homme. Pendant huit à neuf heures, je serai tranquille. » se rassura Sasuke tout en appuyant sur le bouton de son étage.

La journée commençait par une réunion sur les divers dossiers qu'il devait traiter avec ses collègues. Une fois les portes ouvertes, il vit l'une de ses amies lui faire signe de se dépêcher. Il consulta sa montre et vit qu'il était largement en avance, alors il se décida à aller voir ce qu'elle voulait.

Il s'avança vers elle. Elle était en train de se servir un café.

- Tu sembles de bonne humeur, constata-t-elle avec un sourire.

- Dès que je quitte mon appartement, je me sens bien, fit-il tout en prenant la tasse de café qu'elle lui tendait.

- Ça va toujours aussi mal avec ton colocataire ?

- De mal en pis…

- Aie !

Il sourit et dit :

- Ne me fais pas penser à cet idiot. Dis-moi plutôt, que fais-tu à mon étage ?

- J'ai besoin que tu m'étudies ce contrat, émit-elle en sortant un dossier de l'une des chemises qui se trouvaient sur la table.

Sasuke saisit le document et commença à le parcourir.

- C'est toi qui l'as rédigé ?

- Oui, répondit-elle tout en suivant son ami qui avait pris la direction de son bureau.

- Bonjour Ranka, salua-t-il sa secrétaire.

- Bonjour, Monsieur ! Vous avez déjà eu deux appels ; un de votre frère et l'autre à propos du contrat Tanaka.

- OK, je les rappelle dans cinq minutes, fit-il tout en fermant la porte de son bureau derrière eux.

Il déposa le dossier et sa mallette sur son bureau, puis enleva son surplus de vêtements et le suspendit sur le porte-manteau non loin. Il revint vers son bureau et s'empara des documents.

- Tu vois des choses à revoir ? s'enquit son amie.

- Non, pas vraiment.

- Si tu pouvais me terminer ça pour le début de l'après-midi, tu serais un amour.

Un rire léger se fit entendre dans la pièce.

- Tu es descendu juste pour ça ? s'enquit-il amusé.

- Je voulais te dire bonjour et te montrer le contrat, commença son amie. Je l'ai tapé ce week-end, je n'ai pas eu le temps bien le finaliser, enchaîna-t-elle tout en consultant son agenda électronique. C'était une transaction surprise…

- Surprise ?

- Bon d'accord, le terme approprié, serait plutôt « inattendu »… Notre cher président n'a rien trouvé de mieux que de racheter cette firme… Comme si on manquait de boulot…

- Il ne chôme pas…

- Quand on est derrière lui, non…

Sasuke reposa de nouveau le dossier sur son bureau et porta son regard sur son amie.

C'était une jeune femme d'une trentaine d'années. Très belle et sûre d'elle. Elle se trouvait dans l'entreprise quand il était arrivé. A cette époque-là, elle occupait déjà le poste de secrétaire particulière du grand patron. Son intelligence et son savoir-faire l'avaient très vite conduite à remplir ses fonctions sans aucun problème. Elle réussissait très bien, que ce soit au niveau professionnel ou au niveau personnel.

- Tu ne l'as encore jamais vu, n'est-ce pas ? demanda-t-elle.

- De qui tu parles ?

- Tu sais, l'homme qui signe nos chèques à la fin du mois. Le grand patron !

- Ah ! Non, répondit-il avec sérieux. Et je n'ai aucune envie que cela se fasse.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est le patron.

- N'importe quoi…

- Pour toi peut-être, mais ça fait à peine trois ans que je suis ici, moi… Je n'ai pas envie qu'il me remarque. J'ai entendu bien trop de choses sur lui…

- Il ne faut pas s'y fier…

- Tu crois ? Cet homme est décrit comme un être froid et sans pitié… Il me semble bien trop impressionnant et puissant pour…

- Il donne cette image, mais en réalité ce n'est rien de tout ça. C'est quelqu'un de gentil à sa façon et surtout seul…

- Hmm…

- Et puis regarde déjà où tu es ! Tu es responsable de ce service juridique et tu diriges une dizaine de personnes.

- Sakura…

- D'accord, d'accord… Je te laisse.

- Ton contrat sera prêt. À plus tard, fit-il tout en l'escortant à la porte.

Une fois son amie partie, il retourna vers son bureau. Il était sur le point de s'asseoir quand la porte s'ouvrit de nouveau.

- On déjeune toujours ensemble ? lança Sakura.

- C'était prévu, non ?

- C'était pour vérifier, fit-elle avec un sourire.

- Va travailler !

- J'y vais, j'y vais.

Et elle referma la porte.

Sasuke se laissa tomber sur son fauteuil et alluma son ordinateur.

Sa journée de travail commençait.

oOoOoOo

Sasuke se trouvait toujours dans son bureau en train d'étudier certaines closes d'un contrat quand la porte de son bureau s'ouvrit.

- Monsieur ?

Il se tourna vers Ranka. Elle se tenait sur le pas de la porte, vêtue de sa veste et tenant quelques dossiers sous son bras. Il enleva le crayon qui l'avait coincé entre ses dents et fit :

- Oui ?

- Je dois partir. Pensez-vous avoir encore besoin de moi ?

Il consulta sa montre et remarqua qu'il était relativement tard. .

- Non, c'est bon. Bonne soirée.

- À demain, Monsieur.

Et elle partit.

Il était neuf heures du soir passées. C'était la première fois qu'il restait si tard. Il reposa le livre qu'il avait entre les mains et se laissa tomber sur l'une des chaises de la table. La journée avait était particulièrement chargée, c'était toujours ainsi le Lundi. Il était tellement occupé à penser à autre chose qu'à son retour chez lui qu'il n'avait même pas vu le temps passer.

À cet instant, son estomac se fit entendre, lui signalant qu'il avait par la même occasion oublié de se nourrir. Il enleva ses lunettes et les déposa devant lui sur la table. Soudain, il sentit toute la fatigue du week-end refaire surface. Il se demanda s'il parviendrait à tenir ainsi longtemps.

- Je vais m'écrouler, tôt ou tard…, murmura-t-il d'une voix lasse.

Il bascula sa tête en arrière et soupira longuement.

Il se demanda si tout cela en valait la peine. Plus le temps passait et plus il se sentait pris au piège, et l'autre ne semblait faire aucun effort pour que cela s'arrange.

Pourtant, il savait qu'il ne déménagerait pas. Il avait trop à perdre dans l'affaire.

Pas seulement concernant son travail, il avait aussi sa détermination de suivre un tout autre chemin que son père et son frère. Il voulait réussir à sa façon et ce n'était pas ce blond qu'il allait tout gâcher.

Il se passa les mains sur son visage et se décida à rentrer.

À ce moment-là, son portable sonna. Il se leva et alla décrocher. En reconnaissant la voix, il se dit qu'il n'aurait pas dû répondre.

- Tu as vu l'heure ! lança Naruto.

- Pourquoi ? Tu es en train de mourir de faim ? s'enquit Sasuke.

- Presque.

- Dommage.

Ignorant sa remarque, le blond continua :

- Je croyais que tu allais faire le dîner ?

- Tu sais, c'était toujours moi qui le fais. D'ailleurs, c'est le cas pour le déjeuner aussi…

- C'est seulement le week-end ça. En semaine, tu n'es jamais là…

Fatigué, Sasuke demanda :

- Pourquoi tu m'appelles ? On avait dit seulement pour les urgences, genre le feu dans l'appart ou une fuite de gaz…

- J'ai faim, alors c'est une urgence.

- Tu me fatigues, je raccroche.

- Tu rentres bientôt ? relança le blond.

- Pourquoi ? Tu n'es pas avec l'une de tes conquêtes ? Elle se fera un plaisir de te faire à manger. À moins qu'elle ne sache pas différencier un micro-ondes d'un grille-pain…

« Mais qu'est-ce qu'il me prend de dire ça moi ? »

- Pas envie, ce soir. Tu peux nous faire un pot-au-feu ? enchaîna-t-il.

« Il croit que je suis sa mère ou quoi ? »

- Ecoute, je…

- J'ai compris, je vais me débrouiller, le coupa-t-il. Si tu trouves la cuisine à l'envers en rentrant, ce n'est pas ma faute, ajouta-t-il tout en raccrochant.

Sasuke fixa son téléphone, plus surpris que jamais. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? C'était la première fois qu'il l'appelait et surtout qu'il lui réclamait à manger. Bien que les autres jours, il était toujours présent pour le nourrir à l'heure. Il laissa tomber son bras le long de son corps et s'assit sur le fauteuil de son bureau.

- Il faut que je rentre…

Il se leva et commença à tout ranger. Il mit certains dossiers dans sa mallette pour continuer à les travailler une fois chez lui puis éteignit son ordinateur. Il vêtit son manteau et déposa son écharpe autour de son cou et, après un dernier coup d'œil à la pièce, il sortit. Il ferma la porte de son bureau et prit la direction de l'ascenseur. À cet instant-là, il vit qu'il n'était pas le seul à être resté pour travailler. Il se dirigea vers le bureau et dit :

- Abe-san, vous devriez rentrer.

- Ah ! Vous êtes encore là ! s'exclama l'intéressé. Je termine ça et je rentre.

- Ça attendra demain, votre famille doit vous attendre. Laissez ça et rentrez chez vous.

L'homme lui sourit et finit par fermer le dossier devant lui.

- Ça attendra demain, fit-il tout en se levant.

- Bonne soirée, répondit le brun avec un sourire.

Pour toute réponse, Abe lui sourit de nouveau.

Sasuke fit au revoir avec la main et reprit la direction de l'ascenseur. Après une dizaine de secondes, il arriva dans le hall d'entrée totalement désert, excepté les deux vigiles devant la grande porte. Ils le saluèrent et Sasuke s'empressa de rentrer chez lui.

Chacun avait une femme, une compagne, une famille à retrouver. Lui… C'était un colocataire qu'il allait rejoindre. Un homme qui venait de lui faire un caprice pour qu'il rentre au plus vite. Pour ne pas changer, le blond l'avait eu et il se précipitait à présent de rejoindre la maison.

Pas pour répondre à sa demande, mais plutôt pour être sûr qu'il n'allait rien brûler… Lui qui ne savait même pas cuire un œuf. Du moins, il faisait croire ça.

Après une quinzaine de minutes, il fut devant son immeuble. Il s'apprêta à taper le code d'entrée quand il se souvint qu'il n'avait rien comme ingrédient pour préparer le dîner. Il pesta contre cet imbécile qui lui menait la vie dure et prit la direction du konbini* non loin de là.

La soirée s'annonçait longue.

Et ce n'était que le début de la semaine… Pourquoi était-il à la maison ? Cela ne lui ressemblait pourtant pas de rater une occasion de s'amuser. Depuis qu'il le connaissait, Naruto passait toutes ses nuits à l'extérieur et les rares moments ou il rentrait avant qu'il n'aille se coucher, c'était quand il ramenait une de ses rencontres pour la nuit. Et à ces instants-là, il le détestait encore plus que d'habitude. Sans comprendre pourquoi d'ailleurs…

Il vivait sa vie à sa façon, en quoi cela le concernait-il ?

Il ne le savait pas vraiment mais… Etrangement, à chaque fois qu'il lui demandait quelque chose, il répondait présent et ça l'exaspérait au plus haut point. Naruto avait une fâcheuse tendance à obtenir ce qu'il voulait et, pour Sasuke, c'était de répondre de non…

Pourquoi agissait-il ainsi avec lui ?

Pourquoi ne disait-il pas tout haut ce qu'il ressentait et pensait tout bas ?

Il ne savait pas…

C'était peut-être pour garder cet appartement.

Un lieu qu'il ne fallait surtout pas perdre tellement son emplacement ou ses dimensions étaient uniques.

Ou alors, c'était autre chose. Mais quoi ?

Enfin, peu lui importait, tant qu'il arrivait à le supporter.

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A suivre…

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*Konbini : Au Japon, un konbini (parfois écrit combini ou convini, abréviation de l'anglais convenience store) est un commerce de proximité souvent ouvert 24h/24 et 7j/7.


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Je ne sais pas trop ce que vous en pensez, mais mon frère m'a dit que ce n'était pas trop nul et que je devais la mettre en ligne... donc me voici avec une autre histoire.

Je l'ai commencé car, il fallait que je pense à autre chose qu'à KHS...

Enfin bref... j'espère que c'est lisible quand même...

A bientôt,

Kain