Right Kind of Wrong

Chapitre 2

« Encore aucune nouvelle du nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal ? » demanda Sirius au déjeuner le mercredi. Il venait juste de descendre du dortoir, ayant dormi pendant sa matinée de libre, pour rencontrer James et Peter qui revenaient juste de Divination.

« Personne ne l'a encore vu. » répondit promptement Peter, remplissant son assiette de nourriture et piochant dedans avec appétit.

« C'est un "il" cependant ? »

« 'Est c'que 'ai entendu, » répondit le garçon timide (1), éparpillant un peu de nourriture partout.

« J'ai entendu dire qu'il était toujours en France. » fit remarquer James.

« Que fait-il en France ? » voulut savoir Sirius.

« Travailler. Vivre. Transformer les petites vieilles en salamandres. Comment je pourrais le savoir ? »

« J'me demandais juste. Il est Français, alors ? »

James haussa les épaules en réponse, mordant dans son sandwich.

« Tu étais en France tout l'été, non, Sirius ? » s'enquit Peter, la bouche vide pendant un rare moment.

« Paris, » affirma Sirius.

« Tu n'en as pas parlé du tout, » fit observer Peter.

Sirius haussa les épaules. Il n'avait rien dit à personne, même pas à James. Il n'était pas sûr qu'il le ferait, d'ailleurs. Le moment passé avec Remus était spécial, et il ressentait le désir étrange que ça reste privé.

« Comment c'était ? » demanda-t-il, le regardant avec expectative.

« Chaud, » répondit Sirius d'un ton neutre, puis il sourit, se souvenant.

« Pourquoi ce sourire ? »

Sirius recomposa rapidement son visage en une expression vide. « Pas de sourire. »

« Si, un sourire ! Qu'as-tu fait à Paris ? » demanda James.

« Rien. »

« Qui t'es-tu fait à Paris ? »

« James ! »

« Tu as rencontré une fille ? » Peter le regarda au-dessus de son repas, l'air intéressé.

« Non. »

« Qui est-elle ? »

« Il n'y a pas de fille, Peter ! »

« Pas de fille ? » s'enquit James.

« Pas de fille. » répéta Sirius, à l'aise de savoir qu'il disait la vérité.

James arqua un sourcil, jetant à Sirius un regard soupçonneusement significatif. « Je vois. »

Merde. Sirius sentit son visage s'enflammer. Comment j'ai pu oublier que James sait que je n'aime pas les filles ? « On devrait aller en cours, » dit-il brusquement, et il se leva, soudain plus du tout intéressé par son déjeuner.

James sourit sciemment, mais suivit le mouvement, faisant signe à Peter de venir.

A mi-chemin de la salle de classe, Peter s'arrêta.

James, déjà au sommet d'une volée de marches avec Sirius, réalisa que son ombre ne le suivait pas. Il se retourna, et vit le garçon plus petit fouiller dans son sac à la moitié des escaliers. « Qu'est-ce qu'il y a, Pete ? »

« Je n'ai pas mon manuel, » Peter avait l'air à moitié paniqué. « Je l'avais quand on est sorti de Divination, et je ne l'ai plus. »

Sirius grogna.

« Tu dois l'avoir laisser au déjeuner, » dit James à son anxieux ami. « On ferait mieux de retourner le chercher. »

« Retourner le chercher ? » Sirius haussa un sourcil.

« Il ne peut pas vraiment aller à la première leçon de l'année sans son livre, » fit observer James.

« Je suppose. » convint Sirius avec résignation.

Peter s'éloigna lentement en traînant les pieds, assez peu disposé à retourner chercher son livre seul.

« Allons-y alors, » décida James, en se dirigeant de nouveau vers le bas des escaliers. « Nous ne voulons pas être en retard au cours d'un professeur inconnu. »

« Il doit être sous mon siège, » dit Peter, l'air soulagé, alors que les trois garçons se dirigeaient de nouveau vers la Grande Salle. « Je l'ai mis là avec mon sac. »

Mais le manuel n'était pas sous le siège de Peter, ni nulle part ailleurs dans les environs immédiats de la Grande Salle presque vide.

« Je sais que je l'ai mis là ! » pleura presque Peter, cherchant en vain encore une fois dans son sac alors qu'ils cheminaientune fois de plus vers la classe de Défense Contre les Forces du Mal, marchant vite pour battre la cloche.

« C'est ça que vous cherchez ? » demanda une voix ricanante, provenant d'un passage latéral juste derrière les trois amis.

Les Gryffondors se tournèrent tous d'un coup, se retrouvant face à face avec plusieurs Serpentards de leur année et de l'année inférieure.

Severus Rogue s'avança d'un pas, tenant le livre oublié.

« C'est à moi ! » cria Peter, en colère.

« Vraiment, Pettigrow ? » La voix de Rogue dégoulinait de sarcasme. « Je n'avais pas remarqué. »

« Nous n'avons pas de temps à perdre avec toi, Servilus, » cassa James. « Donne-lui le livre. »

« Je pense que je vais le garder. Ce n'est pas comme si votre petit laquais en avait besoin. Il a toutes les réponses grâce aux autres. »

« Donne-lui le livre, Servilus, » gronda Sirius, s'avançant agressivement, James à même pas un demi-pas derrière lui, « et tu ne seras pas trop amoché. »

Rogue ne bougea pas, ricana tout simplement. « J'en tremble. »

Sirius et James tirèrent leurs baguettes au même moment.

A peine une seconde plus tard, les quatre Serpentards avaient aussi tiré leurs baguettes.

« Stupéfix ! » cria un des Serpentards.

« Protego ! » s'écria James au même moment, et le premier sort rebondit sur le bouclier de James pour frapper son créateur carrément entre les yeux, renversant le Serpentard au sol.

Le préfet envoya un rayon écarlate à Rogue, se moquant du garçon aux cheveux gras.

Rogue poussa un cri perçant, lâcha le livre, et répliqua, frôlant la manche de Sirius.

Sirius, sur le point de riposter, entendit le son caractéristique des pas traînants du gardien qui s'approchait du passage latéral. « Rusard ! » hurla-t-il.

Instantanément, les Serpentards saisirent leur camarade inconscient, et se sauvèrent.

James attrapa le livre sur le sol où Rogue l'avait lâché, le mit dans les bras de Peter, et les trois garçons coururent le long du couloir.

« Petits cons serviles. » marmonna Sirius entre ses dents, respirant difficilement.

« Je – pense – que – nous – l'avons – semé, » haleta Peter, à quelques pas derrière les plus grands garçons.

« Garde ton souffle, » grinça James. « Nous sommes en retard. »

Peter gémit, mais fit comme il lui était dit, luttant pour suivre ses amis sportifs.

La cloche signalant le début des classes sonna, faisant écho sur les murs de pierre du château.

Ils martelèrent le sol vers leur salle de classe, courant à perdre haleine, utilisant tous les passages secrets qu'ils connaissaient.

Sirius dérapa au dernier tournant, suivi de près par James et Peter. Il arracha la porte de la salle de classe, haletant, une excuse toute faite pour le nouveau professeur, mais quand son regard tomba sur l'homme debout devant la classe, les mots moururent sur les lèvres.

Bâti légèrement, des cheveux bruns brillant d'or et de rouge dans la lumière du début d'après-midi qui inondait à travers la fenêtre...

Ce n'est pas possible.

Le professeur se retourna au son de la porte, et ses yeux s'écarquillèrent quand il le reconnut.

Le gris s'accrocha avec l'ambre et le reste du monde disparut.

Ça l'est.


TBC

Note de l'auteur: Et bien, ça finit par devenir 'M' le dernier chapitre de toutes façons, alors ça restera juste comme ça. Alors...aimé ? Adoré ? Détesté ? Abhorré ? S'il vous plaît, reviewez et laissez passer les bons moments !

Merci à Tayplayrock de son aide pour la traduction !

(1) "mousy" dérivé de mouse, qui veut dire souris. On dit Mousy pour qualifier un odorat de souris. Ca veut aussi dire timide. Comme Peter est un rat, c'est un jeu de mot intraduisible en français.