Toujours en mode flashback au début. Ce chap est beaucoup plus long que les autres.
Right Kind of Wrong
Chapitre 4 (IIè partie)
« On dirait qu'il va pleuvoir, » commenta sèchement Sirius, quelques instants avant qu'il ne commence à pleuvoir à verse. Un éclair zébra le ciel au-dessus d'eux.
Remus éclata de rire. « Cours ! » hurla-t-il au-dessus du grondement du tonnerre. Il attrapa la main de Sirius et tira le jeune homme avec lui en se précipitant à travers le déluge.
« Où est-ce qu'on va ? » cria Sirius, en essayant de se faire entendre par-dessus le bruit des cieux.
« A mon appartement ! » cria Remus en réponse. « C'est tout près ! »
A peine quelques minutes plus tard, ils se tenaient, trempés, sur le palier devant la porte de Remus, alors que le châtain s'acharnait sur la serrure.
« Ça se coince parfois, » murmura Remus en secouant un peu la clé. « Aha! »
La porte s'ouvrit et Remus les mena à l'intérieur.
Sirius suivit, en essayant de ne pas montrer sa soudaine tension.
« Voilà le bureau, » dit Remus, le pointant du doigt. « Je n'ai pas de salon. Là c'est la cuisine... »
Mais Sirius ne l'écoutait qu'à moitié. Par une porte en partie ouverte, il avait vu une large fenêtre menant sur un balcon. La seule chose qui lui avait manqué pendant les vacances avait été de voler : le vent et la pluie. Rien, mis à part un bout de bois et un sort ou deux, le tenait éloigné de la nature.Ça lui avait manqué de pouvoir voir à des miles à la ronde dans n'importe quelle direction, d'être bien au-dessus de tout le monde. Il aimait être bien au-dessus du monde, bien au-dessus de ses problèmes et de ses préjudices. Le balcon n'était pas un balai mais presque...C'était la liberté. C'était...il n'aurait su le décrire.
« Ça donne sur la Seine, » dit Remus avec une voix douce. « Tu veux voir ? »
Sirius le regarda et réalisa qu'il y avait quelqu'un ici qui comprenait ce que lui-même ne pouvait traduire par des mots. Il acquiesça.
Remus poussa la porte pour ouvrir le reste du passage, et Sirius réalisa que c'était la chambre. Il déglutit difficilement et suivit l'homme plus petit, passant du grand lit à la fenêtre.
Il pouvait à peine voir quelque chose à travers le ciel assombri par le temps et la pluie cinglante. Sans demander la permission, il ouvrit la fenêtre et grimpa sur l'étroit balcon.
Remus le suivit. « C'est magnifique quand le temps est clair, » dit-il, sa bouche proche de l'oreille de Sirius pour être perçue au-dessus des éléments. Son souffle chaud balaya le froid de la peau humide de Sirius et fit frissonner le garçon aux cheveux noirs.
« C'est magnifique maintenant, » répondit Sirius. Il ferma les yeux et rejeta la tête en arrière, attrapant les gouttes de pluie dans sa bouche ouverte. Il pouvait sentir les filets d'eau dégouliner sur sa gorge nue, s'infiltrant dans sa chemise déjà trempée.
« Magnifique, » murmura la voix de Remus, à quelques pouces de distance.
Par derrière, des bras s'enroulèrent autour de la taille de Sirius et il put sentir le corps de Remus pressé étroitement contre son dos, humide, dur, et chaud. Des lèvres caressèrent son cou, une langue chaude traçant les dessins de la pluie.
Sirius gémit, inclinant la tête de côté pour donner un meilleur accès à la langue tortueuse.
Des dents mordillèrent l'oreille de Sirius et il ne put retenir un gémissement étouffé. Ses lourdes paupières s'agitèrent et il se tourna dans les bras de l'autre homme.
« Rem ? » demanda-t-il. Il y avait des papillons de la taille de Sombrals dans son estomac.
« Rentrons à l'intérieur. »
Sirius acquiesça et repassa la fenêtre, Remus le suivant de près.
Sirius traversa la pièce jusqu'à son milieu et se tourna vers son compagnon, attendant.
Remus avança plus près, une expression dans ses yeux ambrés que Sirius n'avait jamais vu auparavant. Elle était presque prédatrice.
Sirius frissonna d'anticipation. On y est, pensa-t-il, incapable de détacher ses yeux de la magnifique créature devant lui.
Remus s'arrêta à quelques pouces de lui, sans le toucher, mais si proche que Sirius pouvait sentir le souffle chaud de l'autre homme sur lui.
Les battements du coeur de Sirius tonnaient dans ses oreilles, noyant les bruits de la tempête.
« Que veux-tu, Sirius ? » La voix de Remus était basse et rauque. Lentement, il traîna un doigt sur la joue de Sirius et sur sa lèvre inférieure.
Les lèvres se Sirius s'ouvrirent sous le contact et il gémit presque. « Toi, » souffla-t-il. Ses yeux se fermèrent de leur propre volonté alors qu'il se laissait aller dans la caresse.
Un grognement sourd échappa au châtain et Sirius sentit une main s'enrouler autour de sa nuque et le tirer en avant alors que Remus écrasait leurs bouches l'une contre l'autre. Les langues bataillèrent férocement pour la domination, les dents mordillant et tirant fortement sur la langue et les lèvres.
Soudain, Sirius réalisa qu'il avait, d'une manière ou d'une autre, reculé contre le lit et que sa ceinture avait disparu; lui-même bataillait contre les boutons de la chemise humide de Remus.
Les deux hommes se séparèrent pour reprendre leur respiration. Remus tira violemment le T-shirt de Sirius par-dessus sa tête avant d'ôter sa propre chemise, à présent entièrement déboutonnée, de ses épaules.
Sirius eut un hoquet de surprise quand le geste révéla une myriade de cicatrices s'entrecroisant sur le torse pâle. Il tendit une main, mais s'arrêta avant que ses doigts ne puissent toucher sa peau. « Comment - » commença-t-il à demander, mais Remus secouait la tête.
« Ne pose pas de questions, » lui dit le châtain. « C'est une vieille histoire. Ce n'est pas important. » Il captura la main tendue de Sirius et la pressa contre sa poitrine, sur son cœur.
Sirius pouvait sentir les rapides battements de l'organe sous sa paume. Il s'empara d'une des mains de Remus, la pressant contre son propre cœur.
(Ici débute le lemon, coupé sur la version originale de la fic postée sur fanfiction et disponible sur le site de KawaiiTenshi27)
« Tu es nerveux ? » demanda Remus, ses yeux fixés sur le contraste entre la main pâle contre la peau hâlée de Sirius.
« Non, » répondit hardiment Sirius, espérant que la cadence rapide de son pouls ne le trahisse pas.
Les yeux ambrés se déplacèrent pour fixer les gris avec un regard transperçant. « C'est rien si tu l'es. »
Sirius se sentit rougir. « C'est juste que...je n'ai jamais...avec un mec... »
Remus le fit taire d'un baiser, beaucoup plus doux que le précédent. « Je ne te ferais pas mal, » murmura-t-il quand ils se séparèrent.
Sirius soutint son regard pendant une longue minute avant d'acquiescer. « Je sais, » dit-il tranquillement. « Je te fais confiance. »
Doucement, les yeux gris toujours accrochés aux yeux ambrés, Sirius s'assit au bord du lit et tira Remus vers lui par la main toujours posée sur sa poitrine.
Le garçon aux cheveux noirs tomba en arrière contre le matelas, le châtain collé à lui.
« J'irai lentement, » lui assura Remus, la voix basse et profonde, comme s'il avait besoin que Sirius comprenne.
« Je te fais confiance, » répéta Sirius, et il entraîna l'homme plus petit pour un baiser.
Sirius respirait difficilement au moment où ils se séparèrent.
Remus traça un chemin de baisers chauds, bouche ouverte, le long de la gorge de Sirius et de sa poitrine jusqu'à son nombril.
Le garçon aux yeux gris gémit, se tordant de plaisir.
En un instant, tous deux étaient complètement déshabillés et Remus remonta pour un autre baiser, en écrasant leurs hanches ensemble pour créer un frottement délicieux, une main cherchant quelque chose sur la table de chevet.
Le bruit d'un bouchonqui claque parvint aux oreilles de Sirius, mais il ne l'enregistra pas jusqu'à ce qu'il sente un doigt lubrifiéentrer en lui. Pris par surprise, il enfonça brusquement ses dents dans la lèvre de Remus.
« Que - ? » réussit-il à haleter, en ouvrant les yeux qu'il n'avait pas réalisé avoir fermé.
« Je dois te préparer, » souffla Remus contre les lèvres entrouvertes du jeune homme. « Sinon tu vas avoir mal. »
Sirius réussit à hocher la tête, et Remus se rallongea, le distrayant avec des baisers alors qu'un deuxième doigt était ajouté et qu'il commençait des mouvements de ciseaux. Les doigts touchèrent quelque chose et Sirius eut un hoquet de surprise dans la bouche de Remus, ses hanches se soulevèrent alors qu'il voyait des étoiles.
Remus sourit contre les lèvres de Sirius.
Le garçon aux cheveux noirs gémit, en mordant une fois de plus dans la lèvre de Remus, de frustration alors que les doigts étaient enlevés.
« Shh, » le calma Remus, et Sirius entendit le bruit d'un bouchon une nouvelle fois. « Tourne-toi, » murmura-t-il, mais Sirius secoua la tête.
« Je veux te voir, » chuchota-t-il, forçant ses yeux à s'ouvrir encore une fois.
Remus se figea un instant, puis acquiesça, en se décalant de sorte que les cuisses de Sirius soient levées, parallèles à son torse. « Prêt ? » demanda-t-il, sa voix sonnant comme un sourd grondement qui vibrait entre eux.
Sirius donna un signe d'assentiment saccadé, en se préparant.
« Détends-toi, » lui ordonna Remus, notant la tension dans le corps de Sirius, puis il avança doucement.
Sirius gémit à nouveau, et se mordit la lèvre pour arrêter le son.
« Détends-toi, » répéta Remus.
Sirius ferma étroitement les yeux et se mordit un peu plus, essayant de se concentrer sur la douleur causée par ses dents.
« Sirius... » la voix de Remus était inquiète maintenant, et il commença à se retirer.
Sirius secoua la tête avec véhémence en ouvrant les yeux et il agrippa les épaules de l'autre homme pour le maintenir en place.
Les inquiets yeux ambrés rencontrèrent ceux de Sirius pendant un moment, puis Remus se pencha et balaya d'un doux baiser la joue de Sirius, puis commença à traîner des baisers papillons sur les nez, lèvres et yeux de Sirius.
« Tout va bien, tout va bien, » murmura-t-il, presque en fredonnant.
Lentement, les muscles du corps de Sirius commencèrent à se relâcher. Ses yeux se fermèrent.
Il sentit un léger mouvement au-dessus de lui, puis, en un coup rapide, Remus se lança en avant, ses dents se fermèrent sur le lobe d'oreille de Sirius à peine une seconde plus tard, forçant Sirius à se concentrer sur la douleur aiguë dans son oreille plutôt que sur la brûlure courant dans la partie inférieure de son corps.
« Ok ? » demanda Remus après un moment. Sirius pouvait sentir la tension dans le corps de l'autre homme alors que le châtain luttait pour rester parfaitement immobile en attendant que le corps de Sirius s'ajuste et l'accepte.
Sirius, la respiration désordonnée, attendit un autre long moment avant que ses yeux ne s'ouvrent et qu'il n'acquiesce. « Ok, » dit-il, déplaçant ses hanches avec expérience.
Un petit soupir échappa à Remus, bien que Sirius ne puisse dire si c'était de soulagement ou non. Mais ça n'avait plus d'importance, Remus commençait à bouger. Lentement d'abord, puis, une fois qu'ils eurent trouvé leur rythme, plus vite.
Les hanches de Sirius se levèrent pour rencontrer chaque coup et une des mains de Remus s'engouffra entre eux et se referma sur la verge de Sirius, pour commencer un mouvement régulier en contrepoint.
Ce ne fut pas long avant que Sirius n'explose, criant le nom du châtain alors qu'il venait, sa vision devenant blanche, et Remus à peine quelques secondes plus tard. Ils s'effondrèrent l'un sur l'autre et il fallut un moment avant que les yeux et l'esprit de Sirius ne s'éclaircissent.
« Tu vas bien ? » demanda Remus. Il était pelotonné à côté de Sirius dans le lit, fourrant son nez dans le cou de l'homme plus jeune.
« Mieux que bien, » murmura Sirius, se sentant soudain épuisé.
« Tu auras un peu mal au matin, » l'avertit Remus, la voix assoupie.
« Ça en valait la peine, » parvint à répondre Sirius, ses paupières tombant.
« J'en suis heureux, » chuchota Remus, déposant un baiser sur la joue de Sirius. « Dors maintenant. »
En un instant, le souffle de l'homme plus petit devint régulier.
Quelque part dans le fond de son esprit satisfait et endormi, Sirius nota que la tempête avait pris fin et que le ciel s'était dégagé. Il sourit avec contentement, et s'enroulaplus près de son amant, ses pensées dérivèrent au loin pour dormir alors que la lumière de la croissante lune gibbeuse peignait des dessins argentés sur le sol.
– – – – –
« Lève-toi et rayonne, Sleeping Beauty, (1) » murmura la voix de Remus, près de l'oreille de Sirius.
Sirius ouvrit les yeux, grimaçant légèrement à cause de la vive lumière matinale du soleil qui se déversait par la fenêtre. « Quand ça s'est passé ? » demanda-t-il, un peu groggy, faisant un vague geste dans la direction de la lumière offensante.
Remus rit doucement. « Il y a plusieurs heures en fait. Je t'ai fait un peu de café pour te réveiller. Tu dois rentrer chez toi, bientôt, ou bien quelqu'un va s'inquiéter pour toi (2). »
« Ils ne remarqueront probablement même pas que je suis parti, laissez-les s'inquiéter, » grogna Sirius, mais il roula hors du lit tout de même.
Remus émit un bruit appréciateur, et Sirius sourit à l'homme aux cheveux châtains.
« Tu aimes ce que tu vois ? » demanda-t-il, à moitié taquinant, à moitié invitant, en écartant les bras
Les yeux ambrés s'attardèrent un moment avant de remonter au visage de Sirius. « Habille-toi et brosse-toi les dents, » ordonna le châtain en se détournant – mais pas avant que Sirius ne remarque la rougeur qui s'était emparée de son visage. « Le café est dans la cuisine. »
Sirius ricana alors qu'il partait à la recherche de son pantalon.
– – – – –
« Je ne pourrais pas te voir pendant quelques jours, » dit Remus en étalant soigneusement sa confiture sur un toast.
« Quoi ? » Sirius releva la tête de son petit-déjeuner, étonné.
« Je ne serais pas là les prochains jours, » dit Remus, un peu plus fort.
« Je t'ai entendu la première fois, » rétorqua Sirius. « Pourquoi tu ne seras pas là ? »
Le châtain ne leva pas le regard de son toast. « Je dois aller quelque part, » répondit-il.
« Où est-ce que tu vas ? » voulut savoir le jeune homme.
« Ce n'est vraiment pas tes affaires. »
Sirius claqua sa cuillère sur la table. « Mais putain, qu'est-ce que tu entends par "ce n'est pas mes affaires" ? »
« J'entends que ce n'est pas tes affaires, » répondit Remus calmement.
« Mais – je – » bredouilla Sirius.
Remus leva la tête vers lui, ses yeux ambrés circonspects, mais tristes. « Ecoute Sirius, » dit-il, la voix douce. « C'est personnel. Je ne veux pas en parler. D'ailleurs, tu as à peine été chez toi ces derniers jours. Tes parents ne vont-ils pas se demander ce qu'il t'est arrivé ? »
Sirius renifla. « Ils n'ont même pas remarqué que j'étais parti. Je ne mentais pas quand je t'ai dit ça, avant. »
Ils continuèrent encore un moment de prendre leur petit-déjeuner en silence.
« Combien de temps tu seras parti ? » demanda Sirius après quelques minutes, estimant qu'assez de temps avait passé.
« Deux jours, » répondit Remus. « Peut-être trois. »
« Tu vas me manquer, » dit calmement Sirius.
Un triste demi-sourire étira les lèvres de l'homme aux yeux ambrés. « Tu vas me manquer aussi. »
– – – – –
« Oh Seigneur...Rem, est-ce que ça va ? » demanda Sirius alors que la lumière du soleil de l'après-midi soulignait les mèches dans les cheveux de Remus et les cernes sous ses yeux.
« Oui, je vais bien. » Remus tapota le banc sur lequel il était assis pour que Sirius le rejoigne, mais le jeune homme resta debout.
« Tu n'as pas l'air d'aller bien ! Tu ressembles à un zombie ! (3) »
« Merci bien Sirius. Tu as un vrai talent avec les mots. Tu sais toujours quoi dire pour qu'un homme se sente attirant. »
Sirius rougit, mais refusa d'en démordre. « Y'a quelque chose qui va pas ? Tu es malade ? »
« Sirius... »
« Est-ce qu'il s'est passé quelque chose ? »
« Je suis fatigué, c'est tout. »
« Ne me mens pas, Remus. C'est la deuxième fois que tu pars et que tu reviens, l'air d'être juste sorti d'une tombe. Où est-ce que tu vas ? Qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce qui ne va pas ? »
« Je suis juste fatigué, Sirius. Je n'ai pas beaucoup dormi. »
« Remus... » Sirius s'assit, regardant attentivement son compagnon.
« Je sais que tu es inquiet, Sirius, mais tu n'as pas besoin de t'en faire. » Remus prit une des mains de Sirius entre les siennes. « Il ne nous reste encore que quelques semaines. Ne les gaspillons pas. »
« Est-ce que c'est ta manière de me rappeler que nous n'avons pas une relation sérieuse ? »
« Mais bien sûr que c'est une relation Sirius, (4) » plaisanta le châtain. « Tu en fais partie, non ? »
Le jeune homme ignora sa frivolité. « Même si notre "arrangement" est juste pour l'été, j'aurais aimé que tu me fasses confiance. »
« Je te fais confiance, Sirius. Il y a juste certaines choses que tu n'as pas besoin de savoir. Et l'endroit où je vais ne concerne que moi. »
Sirius mordit sa lèvre, blessé et un peu fâché. Il regarda ailleurs, balayant des yeux le parc qui était dans sa pleine splendeur estivale.
Remus tourna doucement le visage de Sirius vers lui et se pencha en avant pour embrasser légèrement le garçon aux cheveux noirs sur la bouche.
Sirius soupira, incapable de rester en colère, et se plongea dans le baiser.
Après un moment, Remus recula. « Pourquoi ne retournons-nous pas à mon appartement ? Je peux faire un peu de thé et tu me raconteras ce que tu as fait ces deux derniers jours sans moi. »
– – – – –
Sirius n'était pas sûr du temps qu'il avait passé, assis là, à se rappeler et à être secoué par des émotions refoulées. Ça pouvait tout aussi bien être des minutes que des heures.
Quand finalement il sentit qu'il avait repris le contrôle de lui, il releva la tête et jeta un coup d'œil à la fenêtre. Le soleil rouge sang descendait lentement à l'ouest de l'horizon, projetant de longues ombres à travers la salle de classe déserte. Ça avait plutôt duré plusieurs heures. James et Peter allaient probablement se demander ce qui lui était arrivé. Cependant, il n'arrivait pas vraiment à s'en inquiéter.
Il se mit sur ses pieds, se sentant vide et dévasté.
Lentement, il rassembla ses affaires et se tourna pour partir.
Il se figea.
Là, dans l'embrasure de la porte, se tenait Remus.
Pendant un long moment, ils se regardèrent fixement.
Sirius réalisa qu'il devait avoir l'air d'une épave : les yeux rouges et gonflés, le visage barbouillé et strié de larmes. Remus n'avait pas l'air mieux; ses cheveux étaient en désordre, ses yeux étaient rouges et étrangement brillants, et c'était comme s'il s'était durement mordu la lèvre inférieure. Tout comme à la fin de l'été, pensa Sirius.
« J'avais besoin de ma mallette, » dit Remus en brisant finalement le silence. Sa voix était légèrement étranglée.
Sirius hocha la tête.
Aucun des deux hommes ne bougea.
TBC
(1) "Sleeping Beauty" est le nom anglais pour "Belle au Bois Dormant", je trouvais ça un peu inapproprié pour Sirius...mais littéralement ça veut dire "Beauté endormie".
Le "rise and shine" donne en français un drôle d'effet alors qu'en anglais c'est assez poétique. C'est pour parler d'un astre qui se lève.
(2) "Or someone will miss you" donne "ou tu manqueras à quelqu'un", j'ai remplacé par ce que je jugeais bon comme pour "Let alone miss me".
(3) " like death warmed over" est traduit par "en pièce détachée" selon le titre d'une pièce de théâtre, c'est aussi une expression qui peut se traduire par « avoir l'air de sortir d'une tombe, avoir une mine de papier mâcher ou avoir l'air d'un mort vivant » (merci Tayplayrock ;p)
(4) Le très répandu jeu de mot "Sirius/serious" (serious : sérieux, mais ça se prononce de la même façon en anglais), intraduisible en français.
Voilà, comme la plupart voulait la version non-censurée, j'ai fait comme vous le vouliez ! lol
Merci à Tayplayrock pour les corrections ;) Désolé Kuro-hagi, pas pu t'attendre avant de publier :S
Sorn
