Note de l'auteur : J'essaie quelque chose avec ce chapitre. La seconde moitié change de PoV (c'est assez évident au moment où ça arrive). Ca devrait encore changer parfois dans le prochain chapitre. C'est, après tout, l'histoire de Sirius à être racontée.

Right Kind of Wrong

Chapitre 7

... « Remus Lupin. »

James le fixa.

Sirius soutint son regard. Alors que le silence s'éternisait, se faisant incroyablement inconfortable, il ressentit le besoin urgent de détourner le regard, ou de bouger, mais il se força à rester immobile.

Finalement, James brisa le silence embarrassant. « Lupin ? » demanda-t-il, l'air étrangement calme, comme s'il essayait simplement de clarifier un certain élément pour une blague. « Comme dans Professeur Lupin ? Comme dans notre Professeur de Défense Contre Les Forces du Mal, le Professeur Lupin ? »

Sirius acquiesça, tendu.

« Tu n'as pas dit que c'était un sorcier. »

Sirius secoua la tête, incapable de parler.

« Et tu voulais dire ici, ici. » Ce n'était pas une question. « Je pensais que tu disais ici, comme dans ce pays, ici. »

« Non. » parvint à articuler Sirius. « Poudlard. »

« Mais je pensais que lui, ne savait pas que toi, tu étais un sorcier. »

« Il ne le savait pas, » répondit Sirius, toujours à cran. James ne semblait pas prendre la chose trop mal. « Nous pensions tous les deux que l'autre était un Moldu, alors aucun de nous n'a jamais mentionné la magie. »

« Donc, il n'est pas ici parce qu'il t'a suivi ? »

« Non. Il ne savait pas que j'étais ici. Je lui avais seulement dit que j'étais de Londres. » Sirius s'arrêta, puis ajouta : « Il n'avait pas l'air excessivement heureux de me voir, cet après-midi. »

« Alors, s'il ne t'a pas suivi, qu'est-ce qu'il fait ici ? » fit James, comme s'il pensait que c'était la seule explication logique de la présence de l'homme à leur école.

« Il enseigne. » lui rappela Sirius, commençant à se sentir soulagé. « Il a dit qu'il voulait donner cours. »

« Oui. » James acquiesça. « Mais pourquoi ici ? Pourquoi ne pas enseigner en France ? Il aurait dû le faire à Beauxbâtons, c'est la seule école de sorcellerie en France, après tout, n'est-ce pas ? Pourquoi ne pas avoir postulé pour un boulot là-bas ? »

« Je ne pense pas qu'il ait posé sa candidature pour un poste ici. » dit lentement Sirius, tout en réfléchissant. « Il a dit que Dumbledore lui avait demandé une faveur et il a accepté. »

« Comment est-ce qu'il connaît Dumbledore s'il n'a pas été à Poudlard ? »

« Tout le monde connaît Dumbledore, » répondit Sirius avec un haussement d'épaules.

« Oui. » acquiesça de nouveau James. « Mais si Lupin s'est trouvé hors du pays pendant les, quoi, dix dernières années ? Comment se fait-il que Dumbledore le connaisse ? »

« Hmf. » Je n'avais pas pensé à ça. Mais vraiment... « Et bien, c'est Dumbledore. On dirait qu'il a des relations partout, n'est-ce pas ? »

« Je suppose. » concéda James, sceptique. Puis, son expression changea, devenant plus sérieuse. « Qu'est-ce qu'il s'est passé après le cours ? » voulut-il savoir. « Il t'a gardé exprès. Qu'est-ce qu'il t'a fait ? »

« Qu'est-ce qui te fait penser qu'il m'a fait quelque chose ? » s'enquit Sirius.

« Je t'ai vu quand tu es rentré. » lui rappela James. « On aurait dit qu'un loup-garou venait juste de bouffer ton premier né – pas d'offense aux loups-garous bien sûr, Maman dit qu'ils ne sont pas tous mauvais, et elle le sait, puisqu'elle a l'habitude de leur parler un peu quand elle travaille au Département des... » Sa tirade se perdit. Il avait l'air désolé d'avoir encore une fois dévié du sujet.

« Il ne m'a rien fait. » dit Sirius en soupirant. « Rien qu'il n'avait déjà fait avant, en tout cas. »

Les yeux de James s'écarquillèrent démesurément. « Vous avez... »

« Quoi ? » demanda Sirius, confus. « Qu'est-ce que j'ai... » Oh. « Oh. Est-ce que nous avons...Non, non. On a rien fait. » (1)

« Alors qu'est-ce... »

« Il m'a dit que c'était fini. » Quelque chose dans la poitrine de Sirius se contracta douloureusement et soudain, son estomac se retourna. Il n'avait jamais dit ces mots tout haut auparavant. Il déglutit – difficilement. « Je veux dire...j'ai détesté ça, mais je savais que c'était fini avant, cet été, mais ensuite il est venu ici et j'ai pensé... » Il s'arrêta, puis il sentit comme si quelque chose en lui venait de se briser et les mots se précipitaient à ses lèvres, rapides et furieux, et Sirius ne pouvait pas les arrêter. « Et puis je l'ai embrassé, et il a répondu à mon baiser alors j'ai espéré...mais il m'a repoussé et a dit que c'était mal et qu'il était mon prof, et que j'étais trop jeune, mais il a à peine deux ans de plus, et il est parti, et je ne pouvais pas le supporter, puis il est revenu et je ne pouvais pas le supporter non plus alors je suis parti, et puis toi, en bas, et ici, et je devais te le dire, parce que tu dois m'aider, parce que je l'aime et je pense qu'il pourrait m'aimer, mais je ne pense pas qu'il me le dira parce qu'il a peur de quelque chose et il y a quelque chose qu'il ne veut pas me dire, quelque chose qui, je crois, le blesse et je veux savoir ce que c'est, parce qu'il faut que ça cesse, parce que il ne doit pas avoir mal, rien ne peut lui faire de mal, je ne le laisserais pas, et je m'en fous de ce que je dois faire parce que je ferais n'importe quoi pour l'aider, si seulement il me laissait, mais j'ai besoin de lui. J'ai besoin qu'il me dise qu'il m'aime. J'ai besoin qu'il m'aime. Et s'il ne m'aime pas ? Personne d'autre ne m'aime. Mes parents, mon frère. Pourquoi est-ce qu'il m'aimerait ? Mais je l'aime, et j'ai besoin qu'il...Pourquoi est-ce qu'il ne m'aime pas, James ? Je l'aime. Je l'aime. Tellement. Pourquoi est-ce que personne ne m'aime jamais ? » Et d'une manière ou d'une autre, des larmes coulèrent le long des joues de Sirius aussi rapides et libres que les mots qui étaient sortis de sa bouche, et sa gorge s'était nouée, interdisant le passage d'autres sons.

James tendit la main, comme pour toucher l'épaule de Sirius, mais il se ravisa brusquement, l'air incertain.

Sirius le fixa, la confusion et la douleur menaçant de le submerger pour la seconde fois de la journée. Les chaudes gouttes d'eau salée tombaient sur le livre entre ses mains, mais il le remarquait à peine. Il se sentait perdu et malade.

« Sirius... » James hésita, puis son visage se décomposa en une expression de chagrin. « Oh et puis merde, » jura-t-il avant de tendre la main pour saisir Sirius et d'attirer son ami vers lui pour l'enserrer dans une rude étreinte.

– – – – –

Remus Lupin était assis seul dans son bureau, fixant un livre ouvert sans réellement le voir. Sur le bureau devant lui se trouvait une tasse de thé qui avait depuis longtemps refroidi, sa vieille mallette, et une boîte peu profonde pleine de photos, de bouts de tickets, de reçus, et un mug rouge avec la phrase "Chocolat : le Remède Miracle" inscrite en lettres dorées.

Ses yeux piquaient et étaient irrités, mais ils restèrent secs alors qu'il fixait sans le voir le texte devant lui. Il ne pleurerait pas. Il l'avait assez fait pour un jour, pour un an, ou deux, au moins. Il n'avait pas autant pleuré quand il était un petit garçon et...Non. Il ne pleurerait pas. Il avait pris la bonne décision. Il avait fait ce qu'il fallait, cet après-midi, et à Paris il n'y avait même pas deux semaines. Mais si c'était la chose à faire, pourquoi alors avait-il l'impression que quelqu'un remuait un couteau dans sa poitrine ?

Le soudain coup sur la porte le tira violemment de ses misérables méditations, le faisant légèrement sursauter sur sa chaise et lâcher son livre. Il se pencha hâtivement pour saisir le bouquin tombé et le replacer sur son bureau avant de traverser la pièce pour examiner quelle était l'origine du trouble.

Il ouvrit la porte un peu plus rudement que nécessaire et fut presque frappé en plein visage pour la peine. Seul un rapide pas en arrière de sa part et les excellents réflexes du jeune homme dans le couloir lui évitèrent ce qui aurait pu être un nez cassé.

Remus cligna des yeux en reconnaissait son visiteur nocturne. « Mr. Potter. »

« Professeur. »

D'une façon ou d'une autre, Remus sentit que le titre courtois avait été pensé comme une insulte. Ne sachant pas s'il l'avait imaginé ou non, il choisit de l'ignorer. « A quoi dois-je cette visite inattendue ? »

Le préfet enfonça les mains dans les poches du jeans qu'il portait sous sa robe ouverte avec désinvolture. « Je dois vous parler. »

« Oh ? » Remus haussa un sourcil. Quelque chose d'étrange était en train de se dérouler. « N'est-il pas un peu tard pour des cours particuliers ? »

« Je suppose que si. » concéda facilement Potter. « Donc, ça semble être une bonne chose, puisque je ne suis pas ici pour des cours particuliers. »

Remus claqua la langue doucement, commençant à se sentir irrité. Il était trop fatigué et énervé pour ces jeux. En particulier avec James Potter. « Le couvre-feu est déjà dépassé depuis longtemps, Mr. Potter. » informa-t-il l'élève. « J'imagine que vous avez certaines permissions grâce à votre position privilégiée mais je doute que les entretiens soient appropriés à cette heure. »

« Ce n'est pas vraiment un entretien de toute façon. » répondit calmement le garçon. « Et ça ne peut pas attendre une heure plus...appropriée. Peut-être que vous seriez assez aimable pour m'inviter à entrer. Je doute que ce soit un sujet sur lequel vous voudriez parler quand n'importe qui peut vous entendre. »

Remus ne manqua pas de remarquer le ton légèrement moqueur. Son irritation augmenta mais il refusa de le montrer. « Je doute profondément qu'il s'agisse de quelque chose de si urgent que ça ne puisse attendre demain, Mr. Potter. » dit-il fermement, ne bougeant pas de la porte. « Il se fait vraiment tard. Pourquoi ne passeriez-vous pas ici demain avant le petit-déjeuner, et nous pourrons discuter de ce dont vous voulez à ce moment-là ? » Il avait entendu assez de rumeurs au sujet du garçon pour savoir qu'il avait besoin d'être capable de se concentrer si il devait être en tête à tête avec le meilleur ami de Sirius.

Il commença à fermer la porte, décidant qu'il était temps d'arrêter là la discussion. Mais la porte ne se ferma pas. Un pied la bloquait.

Remus essaya durement de ne pas grincer des dents. « Mr. Potter, pourriez-vous gentiment enlever votre pied de ma porte ? »

« J'ai bien peur que non, Professeur. » Il n'avait pas l'air le moins du monde désolé. « Mais je dois vraiment vous parler ce soir. C'est une affaire très personnelle, vous voyez, qui concerne un autre de vos élèves, un ami qui m'est très proche. Sirius Black. »

L'estomac de Remus se retourna et il faillit trébucher. Seule sa prise sur la porte l'empêcha de tomber. Il pouvait sentir le sang quitter son visage.

Un petit air satisfait passa sur les traits du préfet, comme s'il savait exactement ce que ressentait Remus et approuvait. « Ah. » fit-il, très doucement. « Je pensais bien que ça retiendrait votre attention. Me laisseriez-vous entrer, à présent ? Ou devrons-nous avoir cette conversation dans le couloir ? »

Remus fit un pas en arrière dans son bureau, permettant au jeune homme brun d'entrer, puis il ferma rapidement la porte avant de la verrouiller, derrière son hôte indésirable. Alors qu'il retournait à la pièce, il vit l'intrus aux cheveux en bataille confortablement installé sur une des chaises devant le bureau, une cheville reposant sur le genou opposé.

« Que voulez-vous ? » demanda-t-il alors qu'il retournait à sa propre chaise derrière le bureau, se sentant vaguement soulagé d'avoir le grand et solide meuble entre lui et son accusateur. Il y avait quelque chose chez ce garçon qui criait danger! malgré son attitude apparemment sereine.

Le garçon aux lunettes renifla légèrement et lui jeta un regard dur, presque mauvais, avant d'être remplacé par une calme passivité. « Est-ce que vous en avez vraiment quelque chose à faire de ce que je veux ? » demanda-t-il, la voix presque tout à fait amicale. « Vous vous en foutiez de ce qu'il voulait, lui, n'est-ce pas ? »

Remus ne dit rien.

Après un moment, le jeune homme aux yeux noisette continua. « Vous devez savoir que je ne vous dénoncerai pas. Je ne ferais jamais volontairement quelque chose qui pourrait attirer des ennuis à Sirius, pas de réels ennuis, et certainement pas son sans consentement. »

Remus cligna des yeux. Ça veut dire que Sirius ne sait pas qu'il est ici ? se demanda-t-il.

Seul un sourcil noir se fronça. « Non, il ne sait pas que je suis ici. » l'informa Potter.

Remus sursauta. Il n'avait pas réalisé qu'il avait parlé à voix haute.

Le sourcil noir se fronça à nouveau, plus brusquement cette fois-ci, et l'expression dans les yeux noisette s'obscurcit. « Il dort. Je doute qu'il serait heureux de savoir que je suis ici. »

Remus fronça légèrement les sourcils, confus.

« Il est vraiment déterminé à ce que vous ne soyez pas blessé, voyez-vous. » dit Potter, comme explication. « Il a un bon coeur, vous savez, et déteste voir les gens qui y ont une place souffrir, de quelque manière que ce soit. Malheureusement, il n'est pas toujours aussi prudent quant aux personnes qu'il laisse y entrer, ou, apparemment, à qui il le donne. »

Remus déglutit. Ca n'allait pas bien. Jusqu'à quel point ce garçon était-il vraiment au courant ? Sirius lui avait-il tout dit, ou se basait-il seulement sur peu d'informations ? Remus n'était pas sûr de ce qu'il ressentait en apprenant que Sirius avait dit quelque chose à son ami, encore moins tout, mais il supposait qu'il aurait dû s'y attendre. Après tout, il avait entendu parler de James Potter au cours de l'été, ces deux-là étaient à l'évidence très proches. Une sourde douleur de jalousie fit son chemin dans la poitrine de Remus. Il essaya de l'étouffer, mais réussit seulement à la tempérer.

Potter le regardait de très près et l'examen minutieux rendait Remus nerveux.

« Si vous avez quelque chose à dire Potter, s'il vous plaît, faîtes-le. » cassa-t-il finalement. « J'ai du travail à faire et vous devriez être au lit. »

Les yeux du jeune homme s'étrécirent brièvement, mais sa voix, quand il parla, ne trahissait rien. « Sirius est plus proche pour moi qu'un frère. »

Et de nouveau cette jalousie, accompagnée par la pensée irrationnelle Est-ce que c'est tout ce qu'il y a entre eux ? De la fraternité ?

« Je n'aime pas le voir mal, pas plus qu'il n'aime voir ses amis aller mal. Vous l'avez blessé. Qu'est-ce que vous allez faire à ce sujet-là ? »

Remus le fixa. Ce n'était pas du tout ce à quoi il s'était attendu. Il n'était pas vraiment sûr de ce à quoi il s'était attendu, mais ce n'était certainement pas ça. Comment était-il censé répondre ? Il n'était même pas sûr de ce que Sirius lui avait dit.

« Je suis désolé de l'avoir blessé. » dit-il lentement, essayant de lutter contre la douleur qui montait encore une fois en lui. « Je ne l'ai jamais voulu. Et c'est terminé à présent. J'ai mis fin à ça. » Il n'aurait jamais dû laisser les choses devenir si incontrôlables pour commencer. Il déglutit. « Il devrait aller de l'avant. »

« Je ne crois pas que vous compreniez bien. » Les yeux noisette de Potter s'étaient obscurcis. « Je sais ce qu'il s'est passé ce été, et je sais ce qu'il s'est passé cet après-midi. Il est amoureux de vous. Vous savez qu'il l'est, il vous l'a dit. Il ne va pas simplement aller de l'avant. Quand vous avez mis fin à ça avec lui...Vous l'avez complètement détruit. Je l'ai à peine reconnu quand je l'ai vu ce soir, tellement il a pleuré. Comment vous sentiriez-vous si quelqu'un vous avait arraché le coeur ? Je ne savais pas quoi faire. Je n'ai jamais pensé que quelqu'un pouvait assez cruel pour le traiter de cette façon. Et vous ! Vous saviez que les choses étaient dures pour lui. Vous saviez comment était sa famille, comment il devait se faufiler hors de chez lui tout l'été pour être avec vous. Après tout ça, vous me dîtes que vous étiez juste en train de l'utiliser ? Que vous avez eu ce que vous vouliez et décidé que c'était trop embêtant de le garder près de vous alors vous l'avez juste laissé tomber, comme une vieille robe ? »

« Ce n'était pas comme ça... » essaya de protester Remus, malade à la pensée d'à quel point Sirius devait être blessé pour que son ami aille confronter un professeur de cette manière, mais alors, il se força à s'interrompre. Il ne pouvait tout simplement pas crier à ce jeune homme quelque chose qu'il tentait toujours de nier à lui-même. Mais Sirius...

Les yeux noisette étincelèrent dangereusement. « Alors, comment c'était ? »

Remus baissa le regard pendant un moment, se sentant malade et coupable, puis releva les yeux vers le garçon de l'autre côté du bureau. « Je n'aurais jamais dû laisser ça se produire. »

Potter serra brièvement la mâchoire, puis il se mit sur ses pieds et se rapprocha, se penchant au-dessus du bureau, jusqu'à ce que son visage soit seulement à un pied de celui de Remus. « Vous me dégoûtez. » siffla-t-il d'un ton bas et venimeux. Il s'écarta légèrement, une expression si calme et si plaisante sur son visage que c'en était effrayant. « Je veux juste vous faire savoir... » remarqua-t-il, la voix parfaitement aimable, les yeux plus durs que le granit. « ...que si vous n'étiez pas mon professeur, je vous enverrais un poing en pleine gueule, là, maintenant, et je le ferais avec un sourire. Après tout ce que vous lui avez fait traverser, vous méritez bien pire. »

Il recula, et, alors qu'il se retournait pour partir, son coude heurta le coin de la boîte sur le bureau, l'envoyant s'écraser au sol, le contenu se renversant, le mug se brisant en morceaux alors qu'il entrait en contact avec le sol, des bouts de papier flottant lentement dans l'air avant de se déposer au milieu des débris.

« Non ! » Remus se précipita par-dessus le bureau, poussant de côté sa mallette et sa tasse de thé dans sa hâte, remarquant à peine que le thé froid se répandait sur son livre.

Potter s'écarta du chemin.

Remus s'agenouilla, ramassant les tessons du mug et les berçant contre sa poitrine, se sentant quelque part encore plus mal que depuis qu'il était revenu dans son bureau.

Potter s'était accroupi derrière lui et passait au crible tout le désordre. « Putain mais c'est quoi tout ça ? » demanda-t-il, la voix étrange.

Remus releva le regard, toujours légèrement choqué par la perte du mug, et vit que le garçon aux cheveux en bataille fixait à travers ses lunettes plusieurs photos d'un Sirius assoupi à différentes étapes de dévêtement.


TBC

(1) "you" en anglais traduit aussi bien la deuxième personne du singulier que du pluriel. On comprend donc ici la confusion de Sirius.

Excusez-moi du retard de publication pour ce chap mais ma vie est devenue infernale en ce moment, je suis submergée de travail et je n'ai pas beaucoup de temps pour les fics, comprenez-moi s'il vous plaît.

Merci à Tayplayrock pour son aide avec la trad ! Je t'adore !