Présentation: Histoire pré-Naruto
Genre je dirais action/aventure (mais, on ne voit pas trop pour l'instant, c'est vrai), un peu angst, mais aussi un peu de romance… général quoi
Rating: T
Source Naruto
Disclaimer: les personnages de Naruto ne m´appartiennent pas et heureusement pour certains (à prendre dans les deux sens), par contre, j'ai créé des personnages, donc ils m'appartiennent. (sérieusement, qui voudrais d'eux ?)
Couple : Pratique assidue de l'ambiguité. Prenez cela comme vous voulez, mais faites attention, il y a un petit piége. Un biscuit pour qui trouve les couples.
Warning : Thèmes assez graves et adultes abordés, violence et torture sous entendus, présence d'angst, (d'un coté, avec Jiraiya et Orochimaru...), propagande Konohanienne (si peu…), et bien sur, personnages inventés détestables (dans le sens humainement, détestables, et pas, mary tsuement détestables). Une dernière chose, je n'ais absolument rien contre les femmes en blouses blanches, je le dit au cas où.
Je remercie Saah, Aya12, Sabaku no kuea, Yohko the demo, et Maeve Fantaisie, pour leurs commentaires, qui m'ont bien fais plaisirs (ou, dans le cas du deuxième mentionné, m'a aidé et fais réfléchir.)
Allez, comme promis, réponse au commentaire anonyme :
Saah : Merci pour tout ces compliments -rougit- non, je n'écris pas si bien que cela, il y a bien de monde qui écrve mieux que moi, par exemple, Maeve, Nadramon, Tashiya, Lebibou, Aya12 ou encore Yohko. D'ailleurs, toi qui as l'air t'aimer Orochimaru, je te conseille ses fics, elles sont excellentes. (et respecte bien Oro, dans sa... bah, on sent très bien que c'est Orochimaru, quoi) Bien sur, que je vais continuer !
J'espère être à la hauteur, et je vous souhaite une bonne lecture (comment ça, je me répète !).
Ses deux yeux jaunes s'ouvrirent brusquement. Ils bougèrent dans tout les sens, analysant les moindres détails de la petite pièce blanche, dont l'odeur de médicament lui piquait le nez.
Son premier réflexe fut de repousser les couverture, et de se relever, ce qu'une sourde douleur l'en empêcha, le faisant retomber sur son lit, dans un petit craquement sinistre.
L'enfant avait mal à la tête, il avait faim, soif, et surtout, besoin de comprendre ce qu'il faisait là, dans cette pièce vide, à l'odeur horrible. Loin de le calmer, son mal crânien ne faisait d'empirer, ajoutant à son malaise, et augmentant sa colère.
Une personne entra, vêtue d'un uniforme blanc, contrastant avec ses cheveux, et yeux noirs, encadrants un visage ovale. L'infirmière lui souria le plus hypocritement possible, selon lui, et demanda de ses nouvelles.
Le silence fut sa seule réponse.
Elle lui posa la main sur son front brûlant, et souffla dessus, le petit garçon lui mordit la main sans scrupule. La jeune femme recula, surprise, presque effrayée, puis sortit de sa manche une seringue.
Ce geste effraya encore plus l'orphelin, qui s'agita sur son lit, ses yeux dorés exorbités, aux lueurs de terreurs folles, il ne parlait pas, mais gémissait et grognait, comme un animal sauvage.
La femme réussit tant bien que mal à le plaquer sur le lit, de sa main libre, puis, à lui administrer le somnifère, qui fit son effet rapidement, à son grand contentement.
Elle soupira, puis recula, observant son jeune patient retomber dans un sommeil profond. Ses longs cheveux noirs lui arrivant jusqu'à la taille, et un teint d'une pâleur incroyable, soulignant ses yeux, cerclés de noir. Il n'avait pas dû beaucoup être exposé à la lumière du soleil, songeât la jeune femme.
Seul rescapé d'un massacre, « ramassé » par une escouade de ninja. Voila ce qu'on lui avait dit, aucune autre informations ne lui avait été fournie, à part le fait d'être prudente avec lui, car peut être, était t il dangereux, dans le sens de violent.
Bien qu'elle fut membre de l'hôpital depuis plus de quatre ans, elle avait rarement croiser des patients ninjas, n'étant elle même d'une civile. Cependant, à chaque fois, il s'était avéré que s'il l'on lui conseillé la prudence, c'était qu'il y avait une bonne raison.
Elle aurait sans doute sortit rapidement de la pièce, pour chercher du matériel, si elle n'avait pas vu, à l'entrebâillement de la porte, un ninja aux cheveux bruns en bataille arrivé. Il lui adressa un sourire, et un salut poli, avant de s'installer prés du lit, où l'enfant, dormait comme une bûche.
Quelques heures plus tard, les yeux se rouvrirent, moins brusquement qu'au premier réveil. Ils croisèrent le regard bleuté du shinobi, qui lui adressa l'un de ses nombreux sourires. De ceux qu'aux enfants, on trouve idiots, mais qu'aux adultes, on ne peut nier leurs chaleurs, et le besoin irrépressible de sourire à son tour.
« Salut, alors bien dormi ? Tu sais que tu m'as inquiété, petit, j'ai cru que tu ne te réveilleras jamais. N'empêche, ils t'ont bien amochés, ceux qui t'ont fait ces blessures, encore un peu, et t'y passer. »
Silence.
« Pas la peine de faire cette tronche de zombie devant moi. Je compte plus les glaçons dans mon entourage, que les têtes brûlées. Normal, ce sont elles qui se font avoir les premières. »
Mais… de quoi parlait cet homme à la fin ?!
« Ah, mince, tu dois rien caler à ce que je dis, excuse moi, lorsque je me lâche… au fait, c'est quoi ton nom ? »
« Quoi, tu joues encore les timide, tant pis, je fais te donner un nom horrible pour la peine. Hum…voyons voir, ah oui ! Celui du chef de la section torture et interrogatoire : Ishida Morino. Cela te conviens t il, mon petit Ishida. »
Silence.
« Bah merde, alors, toujours rien. Tant pis, je te donne le mien, Kusano. Kusano Kazan. »
Un sourire, encore un. Une main frôlant le front trop chaud, une main forte, mais à la peau douce. Des yeux se fermant, un petit garçon se calmant. Puis, du sang. Le long de la main, sur tout le corps, qui d'un coup devient cendre. Cendre rouge.
Orochimaru sursauta, couvert de sueur, respirant de grande bouffés d'air, inquiétant son amie, couchée prés de lui. Puis, se rallongea, et contempla l'obscurité de la chambre de Tsunade.
« Tu as encore fait un cauchemar. »
« Tu ne veux toujours pas en parler ? »
« Non. »
Depuis le premier soir, il faisait ce cauchemar, toujours le même. Un sourire idiot, le premier d'une longue liste, se teintant de rouge et de noir. Ensuite la colère revenait, toujours plus forte, plus sourde, nourrissant son désir de vengeance, et sa douleur.
Il sentit une main douce caressant son front, grogna, pour faire cesser ce geste trop intime selon lui, mais la fillette continuait, toujours.
Elle aurait voulu qu'il parle, qu'il lui dît tout, comme elle le faisait, parfois, et comme il le faisait quand il était encore tout petit. Quand il venait à peine d'arriver au village.
La nuit s'écoula, paisible et silencieuse, bientôt, la genin s'endormit dans son lit, pendant que le genin, les yeux grand ouverts, n'arrivait plus à trouver le sommeil.
Depuis que son père était mort, et qu'il était genin, il logeait dans la maison de la famille de Tsunade, le père de celle ci ayant prétexté le fait qu' il ne devait pas rentrer seul chez lui, sa mère étant encore en mission.
Juste pour ne pas offusquer la mère de Tsunade, qui avait Orochimaru en horreur, le simple fait de le voir l'horrifiait, le cas était pire lorsque Tsunade s'amusait ou s'entraînait avec lui.
L'argument fut proposé, validé, mais cela n'empêchais pas la femme de lui lancer des regards froids comme de la glace, ou de lui trouver milles et un reproches. Bien sur lui, ne disait rien, paraissant ne rien en avoir à faire de provoquer l'inimitié des uns et des autres. Il avait bien, l'habitude, depuis le temps.
L'air lui parut étoffant, il flottait dans la chambre une vague odeur chaude, qu'il ne pouvait identifier. Il se releva, avec une difficulté inhabituelle, et, se glissa doucement hors de la chambre de Tsunade. Le genin sortit de la maison, par la fenêtre du corridor.
Là, dehors, le vent soufflait, suave et fraîche caresse sur la peau blême du jeune ninja. Il aimait la nuit, surtout lorsque, dans le ciel, luisaient des milliards d'étoiles. Sans un bruit, il se dirigea vers la maison, poursuivant l'unique, et dernière, illusion de son enfance.
C'était une bâtisse imposante, construite en bois, à l'odeur familière. Il ouvrit la porte, pénétra dans la demeure qu'il n'avait plu vue, depuis sa mort.
Il marcha un peu, écoutant les grincements familiers du parquet, guettant un bruit de pas, celui d'un individu qui lui sauterais dessus, lui hurlerais bonjour, le serrerais contre lui, en lui disant un : « bon retour à la maison, mon petit Ishida Oro. »
Tant de choses qu'il avait détesté entendre, tant de choses qu'il aurait aimé entendre, à cet instant.
L'intérieur était sombre, pris d'une poussière récente, semblable à de la cendre. Pour la première fois depuis des lustres, le genin afficha un dégoût sans bornes. Cendre. Son père aussi, n'était plus que de la cendre à présent.
Il résolut de partir, quand un bruit attira son attention, il se cacha derrière le canapé, alerte, serrant les poings, songeant que c'était peut être un des hommes qui avaient tués son père. Un de ceux qui s'étaient enfuis, sans que cet incapable de coéquipier ne bouge le petit doigt, renforçant l'individualisme inné du garçon.
L'inconnu arriva dans le salon, Orochimaru attaque par derrière, frappant, cognant, presque à l'instinct, dans le noir, se guidant grâce aux sons, à la respirations, aux odeurs.
L'autre bloqua toutes ses attaques, puis, le genin effectua une technique de feu, éclairant la pièce, et le visage de l'ennemi, qui n'en été pas un, celui-ci contra l'attaque, avec une technique de l'air.
« Maître Sarutobi, mais qu'est ce que vous faîtes ici ? »
« C'est à moi de poser cette question, Orochimaru, tu sais quelle heure, il est au moins ? »
« Aucune importance, tout ce que je sais c'est que vous êtes ici dans la maison de mon père, à une heure tardive de la nuit. Si j'osais, je dirais que vous voulez chercher quelque chose. »
« Oui, son fils qui fais des fugues, qui n'en fais qu'à sa tête, et qui commence sérieusement à m'agacer ! Non, mais, pour qui te prend tu, microbe, à insulter le meilleur Hokage de tout les temps ! »
« … Excusez moi. »
« …C'est pas grave, je peux comprendre, en fait, je m'attendais à te trouver là. »
Répondis le jeune Hokage en allument la lumière, puis, en faisant signe à son élève de s'asseoir sur le fauteuil brun, un peu brûlé.
Ce que le futur traire fit, sans une certaine appréhension, sentant le sermon fanatique sur l'esprit du feu, impression encore renforcée par le fait que Sarutobi aussi, s'asseya sur le canapé brun. Bon, autant commencer.
« Vous vous attendiez à me trouver là ? »
« Oui, tu es assez prévisible, je dois dire. »
Son père le lui disait souvent, mais sur un ton moqueur, donc le genin n'y faisait presque pas attention. Presque.
« Ne t'inquiètes pas, ce n'est presque pas un défaut, il faut juste que tu fasses attention, c'est tout. »
« Attention à quoi ? »
« À ceux qui pourrais en profiter, pour te faire du mal, ou, pire, faire du mal à tes proches. »
« Je n'en ai plus. Je suis seul.»
Déclara l'enfant d'un ton sec, froid. Ton qui surpris le shinobi, bien que dans son « métier », il s'était déjà frotté à ce genre de cas. Des enfants grandissant trop vite, trop tôt.
Orochimaru n' avait même pas huit ans, et parlais, presque comme un ninja, las et couvert de blessures. Sarutobi n'aimait pas ce genre de personne, surtout s'il s'avéré qu'une partie de la responsabilité lui incombait. Si Orochimaru paraissait encore plus froid, et mature, c'étai en partie à cause de lui.
C'était lui qui avait donné la mission à Kazan, non ?
« Viens, je vais te montrer quelque chose. »
« … quoi ? »
« Tu verras, au fait, apporte une lanterne, on en aura besoin. »
« …Il doit y en avoir, dans la remise. »
Dès la fin de la première guerre mondiale, les ninja de Konoha avait élevé un monument à la gloire des shinobi tombés aux combats. Très vite, on inscrivit sur la stèle les noms de divers ninja, morts sur le front, ou en mission, ce qui en ces temps troublés, revenait souvent au même.
La flamme de la lanterne rouge brûlait, vacillait, sur la pierre grise, éclairant les noms des défunts, et les visages impassibles des vivants. Un ninja, et un enfant.
L'un d'eux, vêtus de noir, accroupis, jeta un œil à son cadet d'une vingtaine d'année. Celui qui fixait la lumière dans la nuit, tandis que les manches de son kimono blanc, flottaient aux grés d'une brise d'été.
« Que vouliez vous me montrer, maître Sarutobi ? »
Le dit maître montra du doigts les innombrable noms, et un désigna un : celui du grand père de Tsunade, puis, celui de son grand oncle, son oncle, ses cousins, sa tante puis, celui du père du petit garçon. Il ne comprenais pas où son professeur voulait en venir, et le lui signala, toujours avec le même ton distant, et froid mais poli.
« Tu n'es pas le seul à avoir perdu un être aimé, Orochimaru. Cela arrive tous les jours, ou presque. La mort est, et restera, malheureusement ou heureusement, une fatalité, nous n'y pouvons rien. Par contre, il ne faut pas que tu te sentes seul, malgré la douleur qui te ronge, et ne me regardes pas avec ses yeux là, nous savons tout les deux que c'est vrai. »
Il se leva, et regarda le genin dans les yeux.
« Crois moi, je sais ce que tu ressent. »
« Vous… vous vous trompez ! Mon père est mort pour le village, c'est un honneur supréme, surtout, pour un shinobi de son rang. C' est un héros. Je suis le fils d'un héros, la solitude m'est égale, tant que je deviens fort. Je suis un ninja ! »
« C'est toutes les conneries que tu as à me sortir, ou c'est bon, t'as fini ? »
Demanda d'un ton aussi froid le Hokage, visiblement agacé, voire énervé. Peut être, même, un peu triste.
Silence, vite interrompus.
« Ton père m'avait parler de toi, tu sais. « Il est drôlement intelligent, son problème, c'est qu'il est timide et trouillard, néanmoins, quand il s'attache aux autres, il est capable de tout. » Je constate que c'est vrai. »
Orochimaru préféra détourner son regard.
Compatissant, le ninja lui toucha doucement le haut de sa tête, un geste presque affectueux, que le second maitre ninja lui faisait souvent aussi, lorsqu'il était petit.
« Ce n'est pas uniquement me dire cela, que vous vouliez m'emmener ici. »
« …Ton père a dit quelque chose avant de mourir « Dit au revoir de ma part à Tsuki, et Oro, dit aussi, que je suis fier de lui, qu'il devienne fort, et qu'il protége toujours le village. ». Te connaissant, j'ai préféré attendre un peu, avant de t'en parler. Je te l'ai dit, tu n'es, et ne sera jamais le seul à perdre un proche. Ce qui compte, c'est d'acquérir le plus d'expériences possibles, et accepter cette réalité : rien ne dure. Dans ce cas, me demanderas tu, pourquoi acquérir le plus d'expérience ? C'est simple, pour protéger ce qui te reste. »
« Protéger… ce qui me reste ? »
« Que tu le voudras ou non, tu t'attacheras à des gens, au fil du temps, ce lien deviendra de plus en plus fort. Alors, si rien ne dure, eux aussi mourront. A toi de décider, si tu veux voir le plus longtemps possible tes être chers, ou pas. »
Le souvenir d'une enfance, un sourire, un rire, des jeux, des souvenirs. Petit frère.
'Tsunade'
« Que dois je faire, pour protéger ce qui me reste ? »
« Apprend tout, sois attentif, et arrête de te torturer les méninges pour rien, c'est fatiguant pour tout le monde. Mais surtout, n'oublie jamais, que plus que les techniques, ou la force, c'est le désir de protéger tes proches, au péril de ta vie, qui sera ta véritable puissance. Tu comprendras, lorsque tu seras plus grand. Allez, je te raccompagne. »
Acheva le troisième Hokage en souriant, tout en caressant la tête du genin, geste que celui ci aurait pu arborer s'il n'était pas aussi pensif. Il prit soudain une attitude de prière, et murmura silencieusement un : bonne nuit, qui parvient aux oreilles du shinobi. Un sourire, à la faible lueur de la flamme, se dessina sur son visage halé.
Il prit la lampe, et accompagna le petit ninja, sans s'apercevoir que la flammèche s'était éteinte d'elle même, et que, plus rien, ou presque, ne pourrait, la rallumée.
Peut être un sourire, le rêve dingue d'un enfant, pas assez ninja, trop gamin pour son bien.
Peut être.
Jiraiya courait, les armes à la main, sans jeter un regard en arrière, sans pensée ni pour le lendemain, ni sur le passé. Seul comptait son but.
Il esquiva l'attaque d'un adversaire invisible, puis le frappa, lançant d'un seul geste ses shuriken. Ceux ci volèrent dans les airs, avant d'atterrir dans l'herbe verte du bois. Ils avaient tout manqués leurs cibles.
Une pause, un froncement de sourcil, l'esquisse d'une injure, et tout était à refaire. .
Il zigzaguait entre les troncs noirs élancés des arbres, luttant contre des ennemis imaginaires, aux visages trop familiers, tantôt jeunes, tantôt vieux, changeant comme l'eau et le vent. Tout aussi insaisissables. Surtout le plus jeune, aux yeux jaunes et aux traits fins. Le génie, le douée, lorsque lui n'était que le raté.
Un raclement de gorge survint, tranchant avec l'inhabituel silence qui régnait en ces lieux, suivit bientôt de nouveaux coups portés à une écorce martyre, témoin involontaire de la brusque fureur futur sanin.
Le soleil pointait à l'horizon, lorsqu'il s'arrêta enfin, exténué, mais soulagé. Bientôt, il ne serait plus le simple bouche trou de l'équipe sept, formée, six jours auparavant. Etrangement, le professeur ne leur avait pas préparé de test, sans doute dû à leurs jeunes âges, ils avaient donc commencés les missions, dés le lendemain.
Jiraiya, le premier jour avait été griffé par la chatte à ramener, avait failli se transformer en crêpe en descendant une cascade, et avait pénétré une zone d'explosifs à cause d'une saleté de shar pei capricieux et plutôt rondouillard.
Il avait ensuite était poursuivi par un bœuf, par une femme grosse comme une barrique, puis, avait été jeter malencontreusement (dixit Tsunade) dans un buisson d'orties très piquantes. Il lui avait fallu une heure pour tout enlever, à part une dans le pied qui refussait obstinement de partir.
Dur, dur, la vie de genin.
Il rangeait méticuleusement ses armes, conscient qu'il n'en pourrait pas en emprunter au gérant du magasin indéfiniment, sans payer, autan faire des économies aujourd'hui. Surtout que, mine de rien, sa paye n'était pas aussi élevée qu'il l'avait espérer. Le Hokage devait être un peu radin.
A cette idée, Jiraiya ne put s'empêcher de sourire. Au village, on mettait un point d'honneur à célébrer les qualités et les exploits des « héros victorieux ».
Sans non plus virer vers une adoration au fanatisme inavoué, cette habitude avait pour conséquence direct une loi tacite : nul ne devait se moquer ouvertement des dit « héros », ou alors, mettre l'accent sur leurs « petits défauts », ou autre détails plus ou moins mal vu à l'époque. Enfreindre cette loi, équivalait à avoir de très gros ennuis, surtout concernent l'honneur des Hokage, dont ne devait en aucun cas souiller.
Comme par exemple, en déclarant à qui voulait l'entendre, une très vielle rumeur sur un certain Fondateur, et son (ex) ami Uchiwa. Fort. Pendant un cours spécialement dédier à l'histoire de la fondation de Konoha
Jiraiya venait d'être tout juste d'arriver en classe, c'était son premier jour. Son attitude moqueuse n'avait pas beaucoup plus à l'enseignant de l'époque, qui était un Uchiwa ultra conformiste, et gentleman avec ça.
Résultat : Cinq heures de retenue, et nettoyage complet de la maison des Uchiwa.
N'empêche, leurs femmes avaient de très jolis kimonos sombres, leur allant à ravir, et leurs filles étaient adorables, bien que coincées et arrogantes envers lui. Ce fut la dernière fois qu'on lui imposa cette punition, pour un motif non dit, mais, bien connu de tous.
Le pervers n'était pas au courant, mais Orochimaru lui avait sauvé la vie, en retenant in extremis une Tsunade furieuse, et passablement violente.
Celle-ci, à cause de l'incident, et d'autres détails, méprisait le garçon aux cheveux blancs plus de tout au monde.
Suite à cet incident, une nouvelle rumeur se forma, dont le sujet fut les deux futurs ninjas, à peine étudiants. Cette fois ci, Jiraiya n'était pas au courant. Orochimaru, si.
Voila pourquoi, ce dernier s'était juré de ne jamais se lier à l'autre, ni à personne de son age d'ailleurs, omis Tsunade.
Outre le fait, qu'il avait la ferme conviction que l' « esprit du feu » n'était d'un tissu de mensonge, destiné à berner les naïfs, et qu'il avait la furieuse envie de transformer Jiraiya en punching-ball. Trois bonnes raisons pour ne pas s'attacher au crétin, la plus forte, étant celle du punching-ball.
Dire, qu'au départ les relations intra équipe étaient tendues, relevait de l'euphémisme pur et simple.
« Tu joues au nettoyeur, mon ignoble petit boulet adoré ? » Fit une fois moqueuse derrière lui. Jiraiya se retourna aussitôt, laissant tomber une arme, qui alla se graver sur la terre fraîche, de la fin du mois de juin.
Adossée à un arbre, une fillette de son age, aux yeux blancs et aux cheveux noirs, le toisait avec dédain. Elle était habillée avec des vêtements sobre et noir, contrastant avec son teint livide. Asahi n'était pas belle, loin de là.
« Qu'est ce que tu veux ? »
La genin ria doucement, tout en s'approchant du genin, qui reculait, au rythmes de ses pas. Il n'avait absolument pas envi de la voir.
Deux pas en avant, elle s'approcha, trois pas, il recula, commençant une danse à reculons, qui le mettait mal à l'aise. Un, deux pas en avant, trois pas en arrière, et ainsi de suite. Au rythmes de deux êtres se détestant au plus haut point. Deux enfants trop colériques, et bagarreurs.
Soudain, la genin s'arrêta, puis reparla, d'une fois dédaigneuse, quoique empreinte d'une certaine jalousie, que son interlocuteur ne perçut pas.
« Je suis venu t'annoncer, que mon oncle a décidé, de t'entraîner. »
Là, Jiraiya ne comprenais rien, et n'avais rien envie de comprendre. Il se força, néanmoins, même à être un minimum poli, pas encore envi d'avoir le clan Hyûga sur le dos encore une fois. Déjà que le clan Inuzuka l'avait dans le collimateur depuis belle lurette.
« Asahi, peut tu aller de faire voir, s'il te plait ? »
Le minimum de politesse, façon Jiraiya. Ses yeux noirs, brillant d'une colère sourde, pleine de défis. La Hyuga, pour une obscure raison, adorait le voir ainsi. Au moins, là, ils ne jouaient pas un rôle qui leur été dévolus.
« D'accord. Rendez vous cet après midi, à deux heures. »
« C'est ça, quand Orochimaru ressemblera à un mec, et lorsque les Uchiwa n'auront pas les chevilles qui enflent dès l'académie !»
« C'est un ordre. »
Acheva séchement Asahi, en quittant le terrain d'entraînement. Jiraiya, lui, repris son chemin, il allait encore se faire réprimander pour son retard, quelle poisse ! Et puis, d'abord, il n'y irait pas, aux entraînements de cet hypocrite, à tout sûr, c'est pour bien se faire voir, par son prof, ou sa mère.
Ensuite, fidél a lui même, Jiraiya pesta encore une fois, avant de déclarer que les Hyûga, avec leurs airs froids et supérieurs n'étaient que des poseurs. Il éclata de rire. Il se comportait toujours comme un gamin, pas comme un ninja.
Peut être était ce mieux ainsi.
Voila, premier chapitre terminer ! Je sais, c'est lourd, et il ne se passe presque rien, mais je voudrais d'abord montrer un peu la psychologie des personnages, mais surtout les relations entre eux, surtout au sein de cette chère équipe sept.
J' éspère que le récit n'est pas aussi confus que le premier. Comme vous pouvez le constatez, je n'ai opté que pour deux points de vue, si cela n'est pas trop dérangeant, je ferais comme ça, pour la majeur partie de l'histoire, mais vous previendrez s'il y a plus que deux "visions".
N' hésitez pas à commenter, tout commentaire sera bon à prendre.
