Présentation: Histoire pré-Naruto
Genre je dirais action/aventure (mais, on ne voit pas trop pour l'instant, c'est vrai), un peu angst, mais aussi un peu de romance (pas le genre baiser, main dans la main, sur fond de soleil couchant, désolé pour les fans, mais je vois aucun perso faire ça, surtout pas Orochimaru). En gros, général.
Rating: T
Source : Naruto
Disclaimer: les personnages de Naruto ne m´appartiennent pas et heureusement pour certains (à prendre dans les deux sens), par contre, j'ai créé des personnages, donc ils m'appartiennent. (Sérieusement, qui voudrais d'eux ?)
Couple : Pratique assidue de l'ambiguïté. Prenez cela comme vous voulez, mais faites attention, il y a un petit piége. Un dessin pour qui trouve les couples, quoique, il y en as un que je dois mettre, alors je vous le donne : Dan/Tsunade
Warning : Thèmes assez graves et adultes abordés, violence sous entendus, présence d'angst, (d'un coté, avec Jiraiya et Orochimaru...), sous entendus peu orthodoxe, adultère, personnages inventés (j'espère d'aucun ne fait mary sue si tel est le cas, dites le moi (et vous ne le reverrez pas de si tôt : Oro, et ses expérimentations…), ambiguïté.
Note : Les '' indiquent les pensées des personnages. Une ligne indique un changement de point de vue/paragraphes/ personnages. Je suis désolée, pour le remplacement des lignes, par des « O », mais aux vues de certains problèmes techniques, je ne peux faire autrement. Veillez par contre m'excusez du peu d'esthétique, de la démarche.
Je vous préviens qu'il y a plusieurs points de vue : Jiraiya et sa mère, Orochimaru et Tsunade, Tsunade et son père, Orochimaru et Jiraiya, et enfin, Orochimaru. Auxquels s'ajoutent quelques autres, nécessaires à l'histoire.
Je remercie Yohko the demo, et Maeve Fantaisie, pour leurs commentaires, qui m'ont bien fait plaisirs.
Bonne lecture.
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Quand Jiraiya était né, Miki, sa mère, devait avoir, tout au plus, une vingtaine d'année. Elle se souvenais avoir versé quelques larmes, ce jour, là, et le lendemain aussi, juste en voyant ce petit être bruyant et fragile la fixant de ses yeux noirs, trop brillants. Il avait déjà ses deux petites marques rouges sous les yeux, et un fin duvet blanc recouvrait le haut de sa tête, comme des plumes, oubliées ci et là.
Il ressemblait à son père, celui qui ne reviendrait jamais, que normalement, la jeune femme aurait dû oublier.
Elle le regardait, non sans mélancolie grandir, et au fil du temps, ressembler en tout point à son père inconnu. A neuf mois, il savait marcher, ce qui la surpris. Il tenait aussi absolument à savoir courir : il s'entraînait d'ailleurs à le faire dans la petite maison, courant, pistant le pauvre petit chat gris, terrorisé d'avoir un tel maître. L'animal s'enfuyait toujours, par la plus haute fenêtre, celle que les petites mains potelées ne pouvaient atteindre, laissant le petit seul, et désoeuvré.
Parfois, lorsqu'elle revenait tard, il n'était pas rare de voir une petite bouille de garçonnet à travers la vitre d'une fenêtre de la maison, se hissant sur la pointe des pieds, scrutant attentivement, les environs. Son fils l'attendait, il se sentait trop souvent seul, elle le savait.
Cependant, elle ne pouvait pas faire autrement, et préférer de loin avoir un fils, en aussi bonne santé que possible, aux vues de leurs situations, qu'un petit maigrichon moribond, comblé d'affection.
Ces soirs là, lorsqu'elle rentrait, il se jetait dans ses bras, ses petites mains brunes s'agrippant au kimono rose, riant. Il souriait, comme seul lui savait faire. Dans ces moments là, elle osait à peine croiser son regard, de peur de voir un fantôme.
Il était dans sa sixième année, lorsqu'un ninja vient la voir, en lui disant –ordonnant serait plus proche, mais suicidaire - de l'inscrire à l'académie. Il lui fit la morale, en insistant sur le fait que, fils naturel de shinobi, il devait être instruit antan que tel.
La jeune femme avait résistée à l'envie de lui claquer la porte au nez, ou de répondre que si tel était le cas, on aurait pu réaliser avant, qu'il était bien le fils de son père. Il était en retard de deux années, et, elle pensait, à raison, qu'il aurait du mal à devenir un bon élève, ou même un bon shinobi.
Il avait mis temps de temps à savoir lire, et écrire, même parler lui avait fournit des efforts, il ne l'avait appelé « maman » qu'au bout de deux ans. Sans pour autant avoir une quelconque expérience maternelle antérieure, elle songeait que c'était relativement tard.
Elle n'avait rien dit au ninja, et Jiraiya s'était intégré tant bien que mal à l'académie. Miki n'avait été guère étonnée, de savoir qu'il avait, le premier jour, comment l'instructeur avait présenté la chose, déjà ? Ah oui, « sali l'honneur du premier Hokage, et d'un des plus illustres Uchiwa, avec des mensonges éhontées. ».
Elle n'avait jamais su au juste ce qu'il avait dit, mais, elle pensait qu'ils ne pouvaient provenir de d'une seule personne, qui méprisait à la fois les Senju et les Uchiwa Le soir même Hidoto eut droit un service minimum, et un visage oscillant entre la bouderie, la colère et l'indifférence.
Pourtant, son fils avait eu l'air assez heureux de la nature de sa punition. Il lui avait même rapporté, pendant le dîner, que le quartier des Uchiwa était le plus beau quartier du village. Puis, que lorsqu'il sera le plus grand ninja de l'univers, il se marierait à la fois, avec la petite obstinée Tsunade du clan Senju, et la petite timide Makoda des Uchiwa.
Miki avait ri toute la soirée, et, fait peu commun, l'avait transmis à Hidoto, lequel avait sourit d'amusement, en disant, que lorsqu'une Uchiwa aurait aussi peu de fierté mal placée, pour fréquenter un petit pauvre, les Hyûga cesseraient d'être le clan le plus puissant et respecté de Konoha.
Quand à Tsunade, il avait dit, que les chances pour qu'elle s'intéresse à lui, étaient relativement dérisoires, à moins qu'elle remette les pieds sur terre, et qu'elle constate qu'il n'y avait pas qu'elle et ses désagréables amis qui avaient des problèmes. Il avait achevé par un : « Ce n'est pas demain la veille. »
Miki s'était sentit tout à coup un peu attristé.
Le jour de la répartition des équipes, elle était avec Hidoto. Lorsque Jiraiya était venu lui annoncer dans quelle équipe il se trouvait, il ne s'était pas montré, préférant rester discret, et laisser seuls la mère et le fils.
Il était revenu, deux jours plus tard, n'ayant pas l'air le moins du monde surpris, par le placement de Jiraiya, dans l'équipe du Hokage. Il avait même plaisanté, sarcastiquement, en disant que, comme cela, il pourrait approcher plus facilement, une des élues de son cœur, et qu'avec un tel maître et un pareil équipier, il ne risquerait pas de se retrouver soudainement à manger les pissenlits par la racine.
Ils n'avaient plus abordés le sujet.
Elle avait pris l'habitude d'être assez distante avec ses clients, et, même si lien particulier, il y avait entre elle, et le Hyûga, il ne serait jamais axé sur des sentiments trop profonds.
Elle avait déjà trop souffert comme cela, et ça l'homme le savait.
Voila pourquoi, lorsque son fils entra promptement chez eux, en lui demandant directement : « c'est quoi cette histoire d'entraînement à la con, chez Hyûga pas net ?! Hé, maman, je suis assez grand pour m'entraîner tout seul. » Elle pâlit, puis, lui demanda de répéter.
« Tu as très bien entendus. »
Répondit du tac au tac l'enfant boudeur, petit, et pas content. Les bras croisés, dans une posture de bougonnerie infantile.
Par pur instinct, elle lui répondit, que ce serait toujours mieux, que d'espionner des filles aux bains publics, et que, comme cela, il deviendra plus fort encore plus rapidement.
Le petit shinobi fit mine de réfléchir, tout en fixant sa mère. Grande, et squelettique, de longs cheveux, teins en noirs, arrangés en un épais chignon, les lèvres rouges, contrastant avec son visage maquillé de blanc. Elle portait toujours son kimono rose, serré à la taille par une grande ceinture violette.
Puis, il regarda rapidement le salon, les murs sales, aux multiples fissures, le parquet souillé, le peu de bibelot de décoration. Un tapis, une étagère de livres bons marchés, des contes jamais lus, pour la plupart. Une porte menant vers la cuisine, aux ustensiles rare, le strict minimum, une autre menant à l'escalier, où étaient située les chambres.
Il ramena son regard vers sa mère, et lui répondis, « d'accord, j'irais à l'entraînement. »
Elle lui sourit, doucement, et lui ébouriffa les cheveux, elle n'était pas encore sûre qu'il ferait un bon ninja, mais elle savait qu'il serait quelqu'un de bien. Elle en était persuadée. Il ressemblait vraiment à son papa. Ce dernier aussi, avait été quelqu'un de bien, autrefois.
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« La tornade reviendras bientôt. »
Il lut deux fois le message, en marquant des pauses entre chaque mot. L'oiseau perché sur son épaule, secouait de droite à gauche sa petite tête, puis, dans un mouvement, lissa ses plumes minuscules, avec son petit bec jaune.
C'était un petit oiseau, au plumage brun, tachés de traces noirs, formant comme un dessin entre sa tête, et le long de ses ailes, qu'il secouait un peu. Ses serres jaunes se serrèrent, rappelant son existence à son perchoir vivant.
Celui-ci, lui caressa la tête de ses longs doigts blêmes, en lui jetant un regard froid, presque indifférent. Ce n'était qu'un petit oisillon, après tout, à l'état sauvage, il pourrait même être considéré comme une proie, une proie bien insignifiante d'ailleurs.
Tsunade se pencha sur le papier jaunâtre de bien moindre qualité, et caressa du même coup l'oiseau, qui roucoula un peu, empêchant Orochimaru de relire encre une fois le papier. Il le fit savoir par un vague grognement. Même pour se plaindre à sa « meilleur amie », il ne parlait pas beaucoup.
Tsunade, moqueuse, lui lança un « mais quel bougon », avant de quitter sa chaise pour s'installer de l'autre côté, et ainsi, ne pas gêner le génie dans sa re-lecture, et s'amuser avec le petit oisillon.
Elle adorait les oiseaux, passion qui passeras avec l'âge, mais pour l'instant, elle n'arrivait pas à se défaire du volatile, au grand dam du genin, qui en avait marre des roucoulements, et, surtout de servir de perchoir vivant.
Le père de Tsunade regardait la scène avec un amusement non dissimulé, puis, commanda un second bol de ramen à la femme du gérant de la toute nouvelle échoppe, Ichiraku. C'était une femme douce et brune, qui regardait avec un certain étonnement, ses clients les plus fidèles de son petit restaurant.
Un enfant d'une dizaine d'année, bien qu'on pourrait lui en donner moins à cause de la taille, et plus, à cause du regard, un kimono blanc, de longs cheveux noirs, et des yeux ambrés, fendus, comme ceux d'un chat. Il lui faisait un peu froid dans le dos, mais sinon, il demeurait toujours poli et calme. Il ne semblait pas dangereux. Juste très étrange.
Une fillette de son âge, son contraire en tout point, des cheveux fins et clairs, un kimono noir, des yeux couleur noisette débordant de vie, et un caractère de cochon. Toujours collé à lui, comme une sœur, son frère jumeau.
D'ailleurs, elle avait demandé une fois au père de Tsunade, s'ils n'étaient pas frère et sœur, discrètement, en signalant le fait que la mère n'était jamais là.
Le shinobi n'avait fait aucun commentaire, juste un léger mouvement brusque. Elle avait continué ainsi en disant que puisque Tsunade ressemblait à son père, le garçon, dont elle ne connaissait pas le nom à l'époque, devait ressembler à sa mère. Ou même à son grand père, pour la pâleur du visage, et les long cheveux noirs.
La remarque avait plongé le groupe dans un silence profond.
Orochimaru l'avait dévisagé avec presque une lueur colérique dans le regard. Tsunade elle, l'avait regardé avec une certaine inquiétude. Les deux shinobi les accompagnant, un brun (Kazan), et un blond (Itomaru, le père de la fillette), eux, semblaient au comble de la gêne.
Elle avait appris ensuite, de la bouche du shinobi brun aux yeux bleus, que le garçon était son fils adoptif, et que Tsunade était la seul personne de son âge qu'il connaissait depuis son arrivé au village, et auquel, il semblait avoir confiance.
A la réponse, Orochimaru avait fixé son regard sur son bol de nouille, froid depuis un bon moment, et Tsunade l'avait imité, gênée, un peu rouge au niveau des joues.
Pour finir, aucun des clients n'avaient fini leurs bols, contrairement à d'habitude, mis à part le blond, aux cheveux en pétard, et aux yeux sombres.
Celui là même qui, à cet instant, regardait d'un œil moqueur, Orochimaru en pleine utilisation de son célébrissime self control.
Le ninja était vêtu d'un uniforme noir, contrastant avec le vert olive de sa veste, trois citatrices zébraient sa joue droite, et un bandage recouvrait son épaule gauche découverte, comme sa jumelle.
Tout comme sa fille, Itomaru n'aimait pas avoir chaud, et sortait rarement couvert entièrement, cela lui arrivait de temps en temps de se balader torse nue dans la maison, voire même sortir vêtu d'un pantalon et d'une chemise à maille.
Cependant, sa femme n'étant pas le genre de personne qui aima que son mari dévoila ses formes, bien qu'elles ne soient pas extraordinaires, par rapport aux autre ninjas, il devait faire attention, et se plier aux exigence de son épouse, une femme frileuse, et aussi autoritaire que Tsunade le sera dans ses plus grande colère.
Leur union n'avait rien à voir avec l'amour. Le fils du fondateur devait avoir une épouse, pour assurer la descendance du clan, et il était tombé sur la mère de Tsunade, malgré le faite qu'ils ne s'entendaient pas très bien à l'époque, et que les femmes n'avaient jamais enthousiasmée le shinobi, les hommes, encore moins.
Pour tout dire, s'il avait un problème « d'occupation », il descendait dans les bas quartiers, où il avait fait la connaissance d'un gamin aux cheveux blancs. Il avait déjà fait ça plusieurs fois, après son mariage. Sa femme ne le savait pas, et il espérait que cela continu, longtemps, très longtemps. Donc, pour dire les choses simplement, il respectait sa femme, à sa façon, mais il ne l'aimait pas.
Par contre, il adorait sa fille, et même son copain, celui qui, selon la charmante femme du gérant, aurait pu être son frère. Il avait bien aimer Kazan aussi, et avais regretté sa mort, mais bon, il n'avait pas pleurer à son enterrement. Il était ninja de niveau supérieur, en plus d'être le fils du Fondateur, et chef du clan. Il ne devait pas se laisser aller.
Il avait des responsabilités et, bien qu'il ne les aimait absolument pas, devait les assumer. En secret, il priait les dieux, pour que qu'elles ne pèsent pas autant sur les épaules de Tsunade, que sur les siennes.
Celle-ci, s'étant retiré avec une certaine pointe de déception du petit moineau, et le regardait maintenant, partir dans le ciel bleu, où passaient quelques nuages blancs comme la neige.
Le genin pus enfin respirer, et manger son bol de ramen au porc, tranquille, et pendant qu'il avalait avec lenteur les pâtes dorées, il fixait son bol, posé au coin de la table.
Tsunade elle, recommandait un bol au boeuf, elle n'aimait pas le ramen au porc, et encore moins le ramen au miso. Itomaru décida de ce moment, pour parler, au genin.
« Orochimaru, tu sais sans aucun doute ce que signifie ce message. »
Le futur maître du serpent avala proprement et promptement la portion de pâtes qu'il avait dans la bouche, avant de répondre d'une voix tout à fait neutre.
« Oui, Tsuki, la femme de mon père vas retourner au village. Probablement ce soir, ou demain, la connaissant »
Il se garda de répondre, qu'il avait perdu son tuteur, et non son cerveau. Il respectait beaucoup le fils du fondateur, et ne faisait presque jamais preuve d'ironie, ou de cynisme en sa présence. Presque.
« Tu doit être content. »
Fit Tsunade d'une voix joyeuse. Elle aimait bien Tsuki, et parfois, Kazan faisait remarquer à Itomaru, dans ses brefs moment de pessimisme, que la fillette semblait plus tenir à la jeune femme, que son propre fils adoptif.
« Pourquoi le devrais je ? »
Répondis avec neutralité le genin, en recommençant à manger. Tsunade et son père étaient silencieux. Itomaru pensa soudain, que son ami avait peut être raison sur ce point là. Il fit remarquer, sur le même ton :
« Bien qu'ils ne soient mariés que depuis huit mois, c'est ta mère, Orochimaru. En plus, c'est le seul membre de ta famille qui te reste. »
Orochimaru avala rapidement les pâtes dans sa bouche, et même Tsunade risqua un œil mauvais à son père.
Depuis l'enterrement, c'était la première fois, où l'on faisait directement allusion au père de l'enfant. Le shinobi ne semblait pas voir les regards, ou du moins, ne pas s'en préoccuper, puisqu'il recommençait à prendre des pâtes, avec ses baquettes, dans le liquide jaune et brun.
« Oui, Tsuki est ma mère, comme Ahi Shizuoka, Toemiko Inumi, auraient pu l'être. Avant, cela aurait pu même être Uchiwa Kaede, Miyami Kaki, Sada Koyome et Yuan Kamichi. »
Répondit finalement, non sans ironie, Orochimaru. Il était agacé, bien qu'aucun signe extérieur n'ait pus le montrer, mis à part le léger tremblement de sa voix. Kazan n'avait pas perdu son temps avec lui, songeât fugacement, le shinobi.
« Tu as raison, sur un point du moins. Ton père était un coureur de jupon, mais, car il y a un mais, il n'a épousé aucune de ces femmes. Il n'en parlait pas non plus, ne leur envoyait pas des lettres, n'était pas romantique pour deux sous, et j'en passe des meilleurs. »
Silence, Orochimaru, vaincu, détourna le regard, Tsunade tourna la tête, regardent alternativement, son père et son ami, son ami et son père.
« Bah moi, je suis contente de la voir, parce que comme ça, elle pourra m'apprendre à faire des techniques médicinales. »
La déclaration sembla déplacée, mais, elle fit sourire le shinobi et le genin pus répondre par un :
« Dans ce cas, je suis content de revoir Tsuki. »
« « Maman. » Dans ce cas, je suis content de revoir « maman.» » Rectifia le ninja.
« Dans ce cas, je suis content, de revoir, ma mère. »
Acheva obstinément l'enfant. Le ninja soupira, sa fille aussi.
Orochimaru ne les regarda pas, et recommença à déguster lentement ses nouilles. Il était agacé par l'insistance inhabituelle du père de Tsunade, ce n'était pas qu'il n'aimait pas Tsuki, en fait, elle lui était indifférente, mais il avait déjà une maman.
Très loin d'ici, peut être morte, ou non, mais il en avait déjà une. Il ne voudra pas la remplacer trop vite, sans preuve, ni certitude.
« Attends moi, je reviendrais te chercher », lui avait t elle dit, lorsque du ciel, la neige tombait sur le village isolé. Alors, il l'attendrai, et même la rechercherais. La femme qui sentait la neige, mêlée à la pluie.
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« Itomaru ! Tsunade ! »
Lança derrière eux, une petite femme, en colère, Akane, la femme d'Itomaru, mère de Tsunade, et jônin de son état. Elle avait des cheveux longs, blonds, tirés en queue de cheval, un décolleté vert, avec un pantalon, d'un blanc cireux.
Des yeux verts, froids en cet instant, surtout, quand ils se posèrent sur le genin, qui fit semblant de ne pas la voir. Buvant le liquide de son bol, savourant les dernières gorgées, et le parfum épicé qui en émanait.
Itomaru lui, fixait son épouse, avec un air agacé, et lassé, témoignant de l'aspect fréquent de la scène. Lui voulant que Tsunade se repose, respire, sa femme voulant la faire travailler de jour, comme de nuit.
Peut être était ce parce qu'elle pensait avoir raté sa carrière de kunoichi, elle qui ne se satisfaisait pas d'avoir été promu ninja supérieur que très récemment. Ou, parce que mieux que personne, elle savait décelait le grand potentiel de sa fille, pour l'aider.
Parce qu'elle l'aimait, autant que son père, et elle ne voulait pas qu'ils leurs arriva quoique ce soit, ce qui était souvent le cas, quand on était ninja. Et encore plus, lorsqu'on était femme. Elle le savait bien, puisque, tout jeune, elle avait perdu sa mère au front.
Les mains sur les hanches, elle regardait d'un œil courroucé les deux personnes qu'elle aimait le plus au monde, bien qu'elle ne le dira jamais.
« Alors, comme cela, Itomaru, tu perds ton temps, et celui de notre fille, à manger des cochonnerie, au lieu de l'entraîner ? »
« Je fais juste mon rôle de père, je la laisse respirer tant il le faut, et ensuite, je la fait travailler comme un bourrin. »
« Et tu crois que cela suffit ! » Répondit t elle, encore plus énervé.
Instinctivement, Tsunade se calla contre Orochimaru, lui la regarda, et lui fit signe de ne pas s'inquiéter. De tout façon, ils étaient tous les deux habitués aux scènes de ménage du couple.
« C'était ce que faisais mon père, aurait tu quelque chose à redire, sur les méthodes d'éducation d'un Fondateur ? »
Lâcha froidement le ninja.
« Oui, mais, Tsunade n'est pas comme toi ! Avec tous des conflits présents et avenirs, tu ne crois pas qu'elle sera peut être plus en danger que toi, tu l'était ? Ton père, au moins était vivant, ainsi que son frère, tes cousins, leurs partisans. Alors, que maintenant, les conflits règnent au sein même du clan Senju. Donc, ne crois pas que l'ombre que ton père, et que ton oncle la protégera toute sa vie ! »
« Je sais. Mais, je sais aussi que ma fille, est une enfant, il faut qu'elle vive son enfance, tu comprend ? »
Une lueur de tristesse apparut sur le visage du shinobi, qui disparut, rapidement remplacé par un sourire.
« Mais, bon, je sais ce que tu ressent. Cependant, ne t'inquiète pas, elle n'est pas aussi faible que tu te l'imagines, et puis, elle a un allié de taille, n'est ce pas, Orochimaru Ishida ? »
Il se tourna vers le genin, auquel était toujours accroché la fillette. Celui-ci rougit, mais ne dit rien, et regarda dignement, vers la mère de son amie, qui le toisait, d'un air oscillant entre le dégoût, et la haine.
Elle ne l'aimait absolument pas.
« C'est ça, son allié de taille, une tapette ramassé, lors d'une mission ratée ? Enfin bref, je veux bien convenir qu'il a un certain potentiel, mais dis moi, combien de temps avant qu'il ne meure la bouche ouverte ? Ou pire, imagine qu'il trahisse le village, alors là, on ne pourra plus dire que Tsunade aura un allié de taille, n'est ce pas, Orochimaru Ishida ? »
Silence.
Itomaru fronça les sourcils, et Orochimaru serra les poings, tout en restant neutre. Tsunade fit les deux. Selon elle, personne n'avait le droit de traiter Orochimaru comme cela, même pas sa propre mère.
« Enfin quoi, c'est vrai, qui ne nous dit pas que c'est un futur déserteur ? Après tout, ce n'est qu'un étranger. On ne peut pas lui faire confiance. »
« C'est faux ! » Tsunade s'était levé, les poings serrés, en colère, et trois visages se tournèrent vers elle, bien qu'elle n'en regarda qu'un, celui de la femme de son père.
« Orochimaru n'est pas un futur traître, il est du village ! Il s'entraîne dur tout les jours, pour devenir plus fort, tout ça pour protéger ceux qui lui sont chers. Est-ce qu'un futur déserteur ferais ça ? Alors, maintenant, arrête d'être méchante avec lui, tu as le droit de ne pas l'aimer, mais arrête de le traiter d'étranger à tout bout de champ ! »
« Je suis ta mère, et ta supérieure, tu me dois le respect, Koichi Tsunade, du clan de Senju. »
Coupa la femme d'une voix hautaine.
« Oui, mais… »
« Excusez moi d'interrompre cette touchante dispute » commença le shinobi, « Cependant, je pense que la moitié du village nous regardes. Alors, arrêtez de hurler, s'il vous plait. Quoique, non, je ne vous le demande pas, c'est un ordre. »
Acheva froidement le shinobi, qui s'était levé. Il dominait sa femme de sa toute hauteur, mesurant dans les un mètre quatre vingt et quelques. Sa femme dépassait les à peine un mètre soixante.
« Maintenant, restons en là. De toute façon, Orochimaru, tu avais prévu de t'entraîner seul, n'est ce pas ? »
Dit il en tournant la tête vers le genin, celui-ci répondis affirmativement. Le shinobi, fit signe à sa fille de venir, ce qu'elle fit. Il passa ainsi devant sa femme, sans lui accordais un regard. Juste, quelques mots, le dos tourné.
« Au fait, Akane, j'avais l'intention d'entraîner Tsunade, en début d'après midi. Alors, ton entraînement personnel attendra. »
Elle répondis par un vague grognement, puis, accorda encore une fois, un regard de haine à l' «étranger », comme elle l'appelait, avant de rejoindre sa famille. Tsunade lui fit un signe de la main, avec un regard désolé, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi. Seul Itomaru, ne l'avais pas regardé.
Il paya les ramen, puis, partit. La femme du gérant le regarda s'éloigné, un pincement au cœur. Maintenant, elle comprenait la réaction du petit groupe, lorsqu'elle avait demandé s'il ressemblait à la mère de Tsunade.
Puis, avec le temps, et les jours, elle oublia l'incident. Après tout, cela ne la concernait pas. Peut être était ce mieux ainsi.
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Un coup, elle l'esquiva, un mouvement de jambe rapide, et elle chuta, encore une fois. Elle se releva, son père, la fixant, la défiant du regard, comme si elle n'était plus sa fille, comme si elle n'était plus qu'un ennemi à abattre.
Elle soufflait lentement, profondément, en sueur, dans le dojo familiale de la branche principale. Celui avec les portes coulissantes, et un autel contre le mur, où, trois sabres étaient pendus en haut, par des file les reliant entre eux, à des crochets en fer.
La pièce était simple, pas de tatami, juste un carrelage laqué, poli, une fenêtre donnant sur le jardin luxuriant, et, sur les murs, le signe du clan Senju : gravé en noir, avec sa formes complexe, que Tsunade n'avait jamais réussit à définir : deux boules (de feu ?) stylisée, une à droite, l'autre à gauche, reliées en un point par une ligne droite
Elle se souvenait, qu'une fois, elle avait dit qu'au moins, ceux des Hyûga et des Uchiwa, qu'elle trouvait bien laids, ressemblaient à quelque chose.
Son père, d'habitude, assez conciliant, voire laxiste, l'avais regardé non sans surprise, puis, l'avais prévenu, de ne plus jamais dire de telles choses et de ne jamais, au grand jamais, comparer le clan des Uchiwa, avec le clan des Senju.
Il avait aussi mentionné son père, donc le grand père de Tsunade, et un autre nom, typiquement Uchiwa : Mada…quelque chose.
Ils n'avaient plus jamais reparlé de cette scène.
Il s'approcha, feinta, Tsunade tomba dans son pièce, et reçut un coup, qui l'a fit reculer, de trois, quatre pas. La fillette avança, l'air décidé, maintenant, c'était à elle, de rendre les coups.
Elle courut, cherchant, un angle mort, un plan. Son père la regardant d'un air narquois, la testant, au hasard d'un lancer de shuriken, ou d'un kunai, bougeant, assez rapidement pour que la tension monta, mais assez lent pour qu'elle ne perte pas complètement le contrôle.
Pour que l'entraînement, prenne peu à peu, l'allure d'un jeu innocent, pour qu'elle ait toujours envie de s'entraîner, de s'améliorer. Parce que, en dehors du dojo, les conflits faisaient rage, les dagues changeaient souvent de main, et, parfois, il n'était pas rare d'apprendre la mort d'un proche, qu'on aurait cru intouchable, influent, puissant.
Il n'était pas rare, en ce temps là, d'apprendre le goût du sang avant ses neuf ans, pas rare en ce temps là, d'être orphelin à sept, assassin à neuf, déserteur à douze, puis, corps inerte à seize ans.
C'était ce qui s'était passé, pour le cadet de ses cousins, celui, qui resterait toujours inconnu à Tsunade, celui dont l'on ne lui parlerait jamais, et surtout pas pour lui dire, qu' Orochimaru lui ressemblait étrangement. Pourtant, par test du sang, on -le clan- avait pu se rendre compte, qu'il n'y avait pas plus de liens de parenté entre eux, et Orochimaru, qu'entre un serpent, et une limace.
Néanmoins, ici, chez eux, plus d'ailleurs, le futur traître n'était pas admis, méprisé, raillé, ignoré, on niait même son talent, ce que pourtant, personne d'autre n'avait fait, pas même chez les Uchiwa.
Surtout pas chez les Uchiwa, rectifia Itomaru, en songeant au nombre de fois, où Fugamaru avait comparé son fils cadet, Daisuke, à son camarade. Voila pourquoi, le jeune Uchiwa avait de la rancœur, envers le petit shinobi. Il en allait de même pour certains autres enfants issus de puissants clans, qui ne comprenaient pas comment un « étranger », un adopté, pouvait leurs être supérieurs.
Le cas était pire, pour un cousin éloigné de Tsunade, Hashimaru, qui le toisait du regard, et, qui, une nuit, l'avait pris à part, lorsque Tsunade avait le dos tourné. Itomaru ne savait pas ce qui s'était passé, ni les mots échangés, mais il pouvait en saisir le genre. C'était la deuxième nuit, que Tsunade, et Orochimaru passé ensembles, deux jours, après l'enterrement.
Le shinobi les avait séparé, alors que Orochimaru allait en venir aux mains, aux kunai, et aux techniques de feu. Celui-ci étai plus blême, que d'habitude, et il avait une lueur malsaine dans le regard. La même, qu'on aurait vu, chez le cousin déserteur, celui qu'on devait oublié à jamais, car, il était celui qui avait souillé l'honneur du clan.
Au vu de la situation, il aurait été plus sage, de ne pas laisser la petite fille du fondateur, s'attacher, comme disait les vielles du clan, à ce truc, ce machin, aux yeux aussi froids que bizarres, à la voix étrange, et au visage imperturbable, qui restait toujours sec.
Certaines vielles avaient souligné le fait, qu'il n'aurait jamais pleuré à la mort de son tuteur
Itomaru les avait fait taire, en leur rappelant, d'un shinobi ne pleurait jamais, mais n'en pensait pas moins. Elles s'étaient tues maudissant en silence, non pas le genin, mais ce chef qui laissait sa fille, en présence d'un petit monstre.
« Cela n'amènerait rien de bon. » Murmuraient les voix anciennes des vieillards, dans le manoir, les voix criardes des commères, et compères dans le noir, et la voix fataliste d'Akane, lorsqu'elle regarda une photo, posée soigneusement sur un meuble.
Un petit garçon qui rougit, tout en regardant celle qui le tient dans les bras, une fillette de son âge, son contraire en tout point, son amie.
« Cela n'amènera rien de bon. » Répéta avec dédain, Akane avant de rejoindre son mari, et leur fille dans le dojo.
Celle-ci était maintenant par terre, regardant la chose gluante et beige que son père avait invoquée, elle réprima un « il est trop moche ce truc, on dirait un serpent gluant, et obèse. » La chose, ou limace, se tortillait lentement, elle était très grande, faisant la taille de son père, vraiment étrange.
Itomaru dut deviner ses pensées, car il déclara :
« Ceci ma petite fille adorée est ta future invocation. C'est une limace de niveau moyen, elle s'appelle Katsuyô, allez approche, n'ais pas peur. »
Tsunade obéit à son père, et s'approcha lentement de la créature. Celle-ci approcha sa tête prés de la sienne, elle avait une tache brune, qui s'étendait sur la majeure partie de son dos, contrastant avec sa peau d'un beige pâle.
Les joues rouges, le visage pâle, la fillette salua poliment l'invocation, qui fit de même. Itomaru sourie, il semblait satisfait. Avec ce genre d'invocation, sa fille ne risquerait rien, et personne, il en était persuadé. Les limaces étaient des invocations assez douces, faciles à apprivoiser, et efficaces, non vindicatifs, comme les serpents.
Il espérait que cela suffît, pour l'instant, en tout cas.
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Ils n'étaient pas amis. Dès que les genin s'étaient vu, ils s'étaient échangés un regard froid, cliché, mêlé de sentiments divers et variés allant de la rivalité, au dédain, du défi, à la moquerie, du jeu, à l'envie de contraindre l'autre à fermer sa gueule, qui se fermer jamais. Ce qui à force, devenait lourd.
Surtout si la cohabitation durait plus de soixante douze heure, là, cela devenait véritablement pénible à vivre.
Non, décidément, Orochimaru et Jiraiya, n'étaient pas amis, juste coéquipiers, rivaux, peut être. Cela dépendait si le plus idiot décidait enfin de se servir de son machin, tout en haut, le truc là, qui était sensé l'aider à réfléchir, et non jurer des imbécillités toutes les cinq minutes.
« Hé, le génie, t'es ce que tu as à me mater comme ça ? T'es homo ? Mais moi, je ne m'intéresse pas aux emmerdeurs dans ton genre, alors, dégage de mon terrain d'entraînement, tout de suite. »
Menaça les poings levés Jiraiya, une lueur de défi (déjà sus nommé) dans le regard, prêt à frapper, à encaisser les coups d'un adversaire, qui n'avais strictement rien à faire de lui, et qui regrettais de ne pas s'être équiper qu'une corde. Non pas pour se pendre, mais pour accrocher un certain petit crétin à un arbre. Tout en haut de l'arbre.
« Hé, tu sais plus parler ou quoi ? Tu as peur de moi, le futur plus grand ninja de l'univers ! Le garçon à la toison blanche, le suprême tombeur de ses dames au charisme sans pareil, bientôt connu, et respecté de tous ! »
Orochimaru oscillait maintenant, entre l'agacement, la consternation, et l'envie de rire du ridicule, de celui qu'il n'appellera jamais ami, même pas sous la torture. Des trois, c'était cette envie de rire, qui l'énervait le plus, sans trop savoir pourquoi. Il en était ainsi, depuis qu'il connaissait Jiraiya, et encore plus, depuis qu'ils étaient en équipe Jiraiya le pitre, et lui le silencieux. Le premier jour où ils avaient fait équipe était son premier jour de deuil. Cet idiot, s'était amusé à faire le clown, et lui s'en était voulu un peu d'avoir voulu rire, comme si, comme cela, il aurait pu oublier Kazan. Ce sentiment, non, cette sensiblerie faible et inutile, était vraiment gênante, voila pourquoi, chaque soir, il s'était juré de ne pas rire aux farces, de ne pas se prendre aux jeux des défis idiots, que n'importe quel garçon de cet âge accepterait, par pur orgueil.
Pas question de rentrer dans le jeu d'un débile comme Jiraiya, d'ailleurs, au fond, il n'en voyait pas l'intérêt. Dan, ou Daisuke, au moins, pouvaient le faire progresser. Son équipier était un bouche trou, et là, il n'y avait aucune ambiguïté, contrairement aux dires de la rumeur.
Orochimaru allait partir comme il était venu, en silence, lorsque le Crétin Pervers, le surnom lui allait bien, le chercha encore une fois, en lui faisant après un drôle de signe, avec sa main, le poing serré, mis à par son majeur, qui était droit comme une aiguille, il le plaça sur son coude, dont la main, refaisait le même signe.
Ne connaissant pas le subtil langage vulgaire des signes, le futur maître des serpent se mit en garde, croyant s'attendre à une attaque imminente, croyant à un défi. Simple réflexe, acquis au fil des entraînements sous l'égide paternel.
Avec une tête semblable à celle de son blond et idiot successeur, Jiraiya passa à l'attaque, une kunai dans une main, croyant ainsi surprendre l'ennemi. Petit problème, l'ennemi étant de un génie, de deux, une connaissance maintes fois combattue, celui-ci n'eut donc aucun mal à esquiver la lame de métal en se baisant, puis, donner un coup de pied contre le ventre de son équipier.
Celui-ci alla donc s'écraser sur l'herbe verte, épaisse, grasse. Il avait mal partout, ne pouvait plus bouger. Orochimaru fit une mine écoeuré, en fait, un simple plissement de nez, avant de prendre le kunai que l'idiot avait laissé tomber, et le lancer sur le crétin. Il manqua sa main de peu ; Orochimaru avait mal visé, c'était exceptionnel.
Jiraiya semblait le comprendre, puisque, pas encore debout, il le fixait avec une certaine lueur haine, que jamais le jeune Uzumaki n'éprouverait pour son ami, pas à ce point, en tout cas. Il n'y avait, vraiment, aucune ambiguïté entre eux deux. Ils ne s'aimaient pas du tout, pas en ce temps là, en tout cas.
L'enfant se leva, fonça vers son ennemi, le cognant, le frappant, l'obligeant à répondre, esquivant tant bien que mal ses attaques, résistant à ses coups. Orochimaru n'utilisait jamais de lame, parce qu'il n'en avait pas besoins, ses mains blanches suffisaient bien, à faire mordre la poussière à Jiraiya, non ?
Puis, de cette simple petite querelle à sens unique, parce qu'il fallait bien le dire seul le futur ermite semblait prendre ça à cœur, le combat commença.
Ce n'était pas encore, les coups de rages puissantes, de colères dévastatrices, vues et revues, de ceux que les idiots désespérés donnaient, encore et encore. Pour laisser échapper ses sentiments étouffants, à la place de larmes retenues, ces coups qui faisaient aussi mal, sinon plus, à celui qui les faisaient, qu'à l'adversaire en face.
Ce n'était pas encore, les attaques subtiles, minutieusement préparés, meurtrières, qu'un traître destinait à son « meilleur ami », en décidant du jour au lendemain, de rompre les liens. Pour tirer, une bonne fois pour toute, un trait sur un passé dérangeant, gênant faible, qui entravait sa quête de puissance, ou de connaissance.
Pour l'instant, ce n'était rien de tout cela, et encore moins, le grand combat magnifique, sur fond de soleil couchant, avec les crissements des lames et une sorte de musique endiablée, un combat, où ils ne seraient plus face à face, mais dos à dos.
C'était un combat déséquilibré, marquant le début qu'une liste interminable, que personne de sensé n'aurait continué, au bout d'un mois de compte, de notes, et de ratures.
Parce que, au final, Jiraiya rechercherait toujours Orochimaru, et Orochimaru, lui répondrait bien entendu, avec toute le mépris, le dédain, et l'ironie, dont il était capable. Ils se détestaient, cela ne faisait aucun doute là-dessus.
Il courait après lui, maintenant, le futur ermite était le chasseur, et l'autre la proie. Les choses ne changeront pas, Orochimaru fuirait, combattrait, et lui, Jiraiya, n'aurait qu'autre choix que de le poursuivre, encore et encore. Jusqu'au lever de rideau, la défaite finale qui entammerait une longue suite d'échec.
Le petit shinobi pervers lança des shuriken, qui furent facilement esquiver, il se prit un coup, l'encaissa, se prit un autre et le sang perla, coula, mais, il refusa d'abandonner, refusera toujours. Orochimaru ne profitait pas de ce moment, ni pour partir, bien que l'envie ne lui manque pas, ni pour attaquer encore le crétin.
Il le regardait en silence, guettant le moment, où le crétin voudrait arrêter. C'était la première fois, qu'ils se combattaient tout les deux vraiment, sans que Sarutobi n'arrête Orochimaru au bout de dix minutes, de peur de se retrouver avec un élève en moins. Ou que Tsunade interromps le combat, en giflant Jiraiya parce qu'il avait dit pour la millième fois, d'Orochimaru était une fille manqué, et Tsunade un garçon manqué.
C'était la première fois qu'ils se combattaient seuls, sans public, interdiction, restriction en tout genre. C'était étrange.
Une fois levé, Jiraiya hurla en pointant du doigt son camarade :
« Attends tu vas voir, ce que tu vas voir ! En fait, je te testais voila, je suis trop gentil ! Maintenant, passons au chose sérieuse, veux tu ? »
Bluffa t il, en se massant les poings, l'air plus sûr de lui, que sérieux. Il évita ensuite in extremis, l'énorme boule de feu qu'Orochimaru lança sur lui. Il le désigna d'un doigt accusateur, lui hurlant qu'il avait perdu l'esprit.
Orochimaru haussa un sourcil, avant de demander :
« Je croyais qu'on passait aux choses sérieuses ? »
Le silence s'installa, lourd et pesant.
'Avec ça, soit Jiraiya fonce sur moi, soit, il abandonne. ' Songea mi soulagé, mi indifférent Orochimaru.
Le futur ermite baissa la tête, son kimono était déchiré à plusieurs endroits, et un bout de sa manche était brûlé. Il avait plusieurs hématomes sur son corps, et semblait assez fatigué, bien qu'il ne fasse tout pour paraître prêt à combattre encore et encore.
'Il abandonne ? Parfait, je fais pouvoir m'entraîner, et après, voir père. N'empêche, il est assez prévisible, soit il fonce dans le tas, soit il hurle. Il est si faiblard, un vrai gamin. 'Conclua avec mépris Orochimaru.
'Je veux être fort' Pensa au même instant le dit gamin, qui prit conscience de son retard, encore une fois. Il se rappela la proposition de Hidoto, la réponse de sa mère, et pensa finalement, qu'il devait l'inquiété plus qu'il ne l'aurais voulu.
Il leva la tête, Orochimaru, un sourire moquer, se remit en garde.
« Apprends moi, cette technique, s'il te plait. » Demanda Jiraiya.
« Hors de question. »
Lui envoya Orochimaru, avant de lui tourner le dos.
« Pourquoi ?! »
« Parce que... tu n'es rien pour moi. »
Dit t il en partant, laissant le genin seul. Cette fois, il ne courut pas à sa poursuite. Jiraiya commença à prendre la direction du manoir des Hyûga. Il serait en avance ; comme cela. Puis, il hurla qu'Orochimaru était pire que les Uchiwa et Hyûga, et qu'un jour, il se ferrais avoir à cause de son arrogance.
Ce serait bien fait pour sa gueule.
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Les feuilles des arbres dansaient sous le souffle du vent d'une brise du mois de juin. Elles étaient d'un vert sombre, contrastant, avec le bleu pastel du ciel. Une bande d'oiseaux blancs passait, ici et là, sans que personne ne les remarque, en ce début d'après midi. L'eau bleue de la rivière renvoyait le blanc neigeux des nuages, comme un miroir limpide, et, sur le pont en bois, deux personnes étaient debout
Sérieux, le plus jeune observait son tuteur, Kazan, celui-ci fit des signes, lentement, pour que l'observateur puisse les mémoriser facilement, puis, il lança une boule de feu, énorme, brûlante, puissante , qui troubla l'eau, alarma les oiseaux, impressionna le fils.
Seul les Uchiwa pratiquaient cette technique, et rare étaient ceux qui l'apprenaient à leurs amis, amants, ou proches non issus de leur clan.
Le jônin lui caressa la tête, lui sourie, avant de l'inviter à faire de même. Orochimaru fit oui de la tête, puis, se prépara, il n'avait pas le droit à l'erreur. Il fit les signes, se trompa à l'avant dernier, souffla, sa boule était minuscule. Dépité, il se tourna vers son père, qui ne parut pas déçut. Il lui demanda de recommencer, l'encourageant, comme d'habitude, à donner le maximum de soi.
Ne serais ce d'une parole, un geste, un pas, il devait toujours faire son maximum, parce que sinon, rien ne changeras. Le petit enfant se remit donc au travail.
Le soleil se couchait, luisant une dernière fois à l'horizon, lorsqu'il exécuta une boule de feu plus grosse encore que celle de son paternelle. Celui ci le félicita, le complimenta. Il n'avait jamais paru impatient, agacé, déçut, consolateur, optimiste, ou réaliste. Simplement présent.
Ce fut la dernière technique qu'il apprit à Orochimaru, une de ses préférées, pour laquelle, il avait plus du mal à apprendre.
Devant sa tombe blanche, sur laquelle il avait posé un bol d'offrande, il se dit que ce n'était pas une technique à apprendre à n'importe qui, et surtout pas à un crétin.
Le vent soufflait sur le cimetière du village, faisant danser les manches blanches d'un kimono, ses cheveux noirs, ou bien les herbes pâles sous ses sandales. Il avait un peu moins chaud, ce n'était pas désagréable, il n'aimait pas non plus avoir trop chaud. Il ferma ses yeux jaunes, cernés de noirs, et se mit dans une attitude de prière, les mains jointes, assis sur l'herbe.
Dans le ciel, un oiseau brun dériva un cercle, avant de se poser sur la pierre blanche de la tombe paternelle. Il était petit, et dans ses serres jaune, tenait un morceau abîmé de feuille verdâtre. Il ouvrit ses yeux clairs, compris. Une convocation du troisième Hokage.
Il se rappela pourtant que celui-ci leur avait dit qu'ils ne se verraient que le lendemain, il supposa que son aîné avait changé d'avis. Il se releva, et murmura un : « au revoir, Kazan…Père. ». L'oiseau s'envola, sa mission était accomplie, et sa cage l'attendait, jusqu'à qu'il ait une autre mission. Encore.
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Enfin, mise en place de l'histoire terminé, préparez vous à voir du sang couler au prochain chapitre dit je avec mon sourire faussement angélique
Bon, pour les amateurs d'action, de combat, et d'aventure, amateur d'hémoglobine, je tiens à m'expliquer : là, les sanin sont encore des gosses, je veux veut dire, la seule « vraie » connaissance de leur métier qu'ils ont se résume aux rumeurs, et aux histoires racontés le soir. Donc, une version très manichéenne, et assez irréaliste/idéalisé. Les adultes eux, savent la vérité
Alors, j'ai essayé de faire une sorte de contraste entre l'inconsciences des enfants, voire carrément leur naïvetés, et l'anxiété des adultes à leurs égard, voire leurs paranoïas, plus ou moins marquées.
Enfin bon, je vous rassure, le troisième chapitre s'appellera « cassure », mais ce ne sera pas pour rien. Je ne veux pas spoiler inutilement, alors, je fais vous laisser.
Vos commentaires, et remarques sont les bienvenus, si vous voulez éclaircir un point dites le moi. Le chapitre et les commentaires étant finis, à vous les studios.
