La relation entre Julia et Lucius devint de plus en plus intime et ils se voyaient chaque jour

La relation entre Julia et Lucius devint de plus en plus intime et ils se voyaient chaque jour. Au parc, aux cours, à la bibliothèque… Au fil du temps, ils étaient devenus plus que des amis. Ils pouvaient presque deviner les pensées de l'un et de l'autre.

Ce qu'il se passait entre eux n'était pas du goût des autres. Les amis de Lucius lui disaient que Julia n'était pas une bonne relation, après tout, on ne savait pas d'où elle venait. Et qu'est-ce qu'elle avait fait avant de venir à Poudlard ? Lucius, lui, s'en fichait, il le savait d'où elle venait : de France. Il savait qu'elle avait été l'élève de grands sorciers et qu'elle était digne de confiance.

Pour les amis de Julia aussi, cette amitié était incompréhensible. Ils lui racontaient combien il était méchant, traitant chaque moldus de sang de bourbe. Le sujet Malfoy atterri sur la table, lors d'un repas.

-Dis- moi, Julia. C'est quoi cette poudre que tu mets dans ton verre à chaque repas, demanda Peter.

-Médicament, lui répondit-elle en buvant son verre. Je suis malade depuis toujours. Mais rien de grave, rassure-toi ! Juste un manque de fer... Bien ! Je vais aller travailler.

-Avec Lucius, demanda Sirus.

-Dites-moi, pourquoi vous n'aimez pas que je travaille avec lui ?

-On ne veut pas qu'il t'empoisonne, dit Peter. Il est tellement…

-Il est arrogant, s'écria James. Il se croit supérieur à tout le monde. Il traite Lily de sang de bourbe !

-Oui, d'accord, fit Julia en baissant les yeux. Il n'est pas gentil avec les enfants de moldus, c'est un gros défaut.

-Énorme, dit Peter à son tour. C'est un ignoble petit c…

-Bon, le coupa Julia. C'est un énorme défaut, mais on ne parle pas du tout de ça ! Il est tout à fait gentil avec moi. On parle de littérature, de musique, de théâtre…

-Julia, je te le redis encore une fois, tu ne devrais pas t'approcher de lui.

Cette fois se fut Sirius qui parla. Jusque-là il n'avait rien dit.

-Et pourquoi je devrais t'obéir, demanda Julia surprise.

-Ce n'est pas un homme pour toi, lui répondit-il énervé.

-Oh ! Qu'est-ce que tu en sais ?

-Calmez-vous, voyons, supplia Lily.

-Lily te mêle pas de ça, lui dit Sirius avec méchanceté.

À présent, il était plus qu'énervé. Il était hors de lui.

-Non mais ça va pas, s'écria Julia en se levant. Qu'est-ce qui te permet de me dire ce que je dois faire ?

Les autres commençaient à avoir peur. Ils assistaient impuissants à une énorme dispute.

- Je sais qui il est, dit Sirius en se levant à son tour. Ne t'approche pas de lui !

-Mais laisse-moi tranquille !!

-Non, tu vas m'obé…

Remus avait refermé son livre avec une telle violence que Sirius fut coupé dans son élan. Il se leva et partit d'un pas rapide.

-Content, j'espère, dit Julia en mettant ses affaires dans son sac. Ne te mêle pas de ma vie, Sirius Black !

Sur ce, Elle partit aussi.

-Non mais c'est quoi cette fille, s'écria Sirius en donnant un coup de pied à la table.

-Tu sais… Tu y es allé un peu fort, dit James. Avec elle et Lily.

-Oui, dit Peter. Un peu trop possessif.

-Mais, commença Sirius.

James le regarda avec air air lourd de sens. Son ami se calma et s'excusa.

-Désolé Lily, je ne voulais pas te faire de la peine.

-Oh je survivrai, lui répondit-elle. Mais j'ai un conseil à te donner. Si tu l'aimes autant, tu

devrais agir vite. Elle est très en vue Julia, surtout ces temps-ci.

-Comment ça, lui demanda-t-il.

-Regarde !

Il se tourna vers la silhouette de Julia. Presque tout le monde, garçon ou fille, se retournait à son passage. Il se dit que c'était normal, elle dégageait quelque chose de tellement attirant.

-Et alors, je ne l'aime pas !

-C'est ça à d'autre, fit James.

-Qu'est-ce que t'insinues Potter ?

-Cela fait un moment déjà qu'on a remarqué ce qu'il se passait entre vous, dit Peter. Toi et Remus, vous ne supportez pas le fait qu'elle discute avec quelqu'un d'autre. Tu sais, j'ai vécu ça avec Léna… Quelqu'un s'approchait d'elle et je sortais ma baguette, prête à faire un…

-Peter, stop, l'arrêta Sirius. Je ne l'aime pas !

Il ne sut pas mentir sur ce point-là. Il l'aimait à la folie. Son cœur était rempli de Julia. Quand il la voyait, il sentait une douce chaleur l'envahir, son cœur explosait et son esprit se brouillait. Il aimait Julia. Il l'aimait à en mourir.

Pendant ce temps, Julia s'était mise à la recherche de Remus. Il fallait qu'ils parlent de ce problème. Cela devenait insoutenable. Il devait être à la bibliothèque, pensa-t-elle. C'était son endroit préféré, et en effet, elle le trouva dans l'un des rayons. Il était assis à une table, entrain de lire un livre de potion, ses longs cheveux bruns tombaient souplement dans son dos. Soudain, il tourna la tête et regarda Julia de ses yeux gris.

-Salut, fit elle.

-Salut. Il s'est calmé, questionna-t-il.

-Je ne sais pas, je suis partie avant de lui mettre un coup.

Remus sourit.

-Tu m'en veux aussi, lui demanda-t-elle après un petit moment.

-Non, je ne t'en veux pas du tout. Tu fais ce que tu veux.

-Alors pourquoi es-tu fâché ?

-Je ne suis pas fâché.

-Oui, tu l'es! Dis- moi ce qu'il ne va pas.

-Mais rien, lui dit-il en détournant la tête.

-Allez dis- moi, fit-elle en posant sa main sur celle de Remus.

Pour lui se contacte en fut trop. D'un mouvement rapide, il glissa sa main dans le cou de Julia, l'attira à lui et l'embrassa.

Au début, elle se laissa faire. La langue de Remus était venus demander le droit d'entrée dans sa bouche. Elle entrouvrit les lèvres et ils approfondirent leur baiser. Soudain, Julia se rendit compte de ce qu'il se passait et se détacha de Remus.

-Je…Je suis désolée, balbutia-t-elle. Je ne peux pas.

-Mais je t'aime tellement, lui dit Remus. Je t'aime, Julia !

-Non tu ne m'aimes pas ! Tu crois que tu m'aimes, mais c'est faux ! C'est toujours pareil !

A ces mots, elle partit en courant, laissant le jeune homme seul, intrigué par ses paroles. Pourquoi avait-elle dit cela ? Bien sûr qu'il l'aimait. De tout son être. Qu'avait-elle ?

Les jours qui suivirent furent aussi tendus qu'au début de l'année : Lily et Julia mangeaient à des kilomètres des maraudeurs et en cours, ils s'évitaient tout autant. Quelques fois, James et Peter venaient leur parler, mais les deux autre jeunes hommes, eux, ne venaient pas. Cette situation affectait apparemment Julia. Elle était de plus en plus pâle et de plus en plus faible. Elle s'endormait à la bibliothèque sous le regard soucieux de Remus. Elle ne travaillait plus avec Lucius, manquait des cours ou partait en plein milieux de l'un d'entre eux. Pourtant, malgré son état qui empirait, elle devenait de plus en plus belle. Quelque chose changeait. Rien de vraiment visible… Quelque chose autour d'elle.

Le mois d'octobre avait déjà commencé et ne pouvant plus tenir devant ce spectacle, Remus décida d'aller prendre de ses nouvelles. Il la trouva dans la bibliothèque, au rayon des sortilèges, debout, les yeux fermés, se tenant la tête. Il alla derrière elle et posa sa main sur son front.

-Julia, est-ce que tu te sens bien, murmura-t-il.

Elle respira profondément et se pencha en arrière, s'appuyant contre le torse de Remus.

-Ta main me fait du bien, souffla-t-elle.

Les battements du cœur du jeune homme l'apaisaient.

-Laisse-moi m'occuper de toi, finit-il par dire. Je t'aime vraiment. De tout mon cœur, de toute mon âme. Te voir comme ça me fait tellement souffrir.

Julia se retourna, passa ses bras autour de la taille de Remus et posa sa tête contre son cœur.

-Ne me laisse pas toute seule dans le noir, murmura-t-elle. Une larme coula le long de sa joue.

Il lui releva la tête.

-Jamais, ma chérie.

Il essuya la larme et embrassa Julia.

Enfin son amour pu sortir. Il la serrait fort dans ses bras, de peur qu'elle ne s'enfuie à nouveau et elle s'abandonna dans ses bras se sentant si bien, en sécurité. Rien ne pourrait lui faire peur. Soudain, Remus la sentit s'évanouir. Envahit d'une légère panique, il la pris dans ses bras et l'amena à l'infirmerie où la jeune Madame Pomfresh, l'étendit sur un lit et donna un morceau de chocolat à Remus

-Euh, non merci je n'en ai pas besoins, fit-il.

-Mais je le sais bien jeune homme, dit-elle avec un petit rire. C'est pour quand la demoiselle se réveillera. Donnez-lui un morceau, c'est un bon remède lors d'évanouissement. Puis elle partit les laissant seuls.

Remus regardait Julia dormir en caressant sa main. Elle avait l'air si paisible. Si calme.

"On dirait qu'elle est morte calmement" se surprit-il à penser.

A la fin de l'après-midi, Sirius accouru suivi de James, Lily et Peter. A ce moment-là, elle ouvrit doucement les yeux.

-Elle émerge enfin, s'écria Peter.

-Merlin, comme tu m'as fait peur, dit Lily en la serrant dans ses bras.

-Heureusement que t'étais là Lunard, fit James. Sinon on aurait eu une morte dans la bibliothèque !

-Elle n'a eu qu'un évanouissement, crétin à lunette, dit Sirius. Puis il repris avec une voix inquiète. Comment tu te sens maintenant ?

-Bien, bien… Fatiguée. Mais je me sens plus que bien.

En disant cela elle avait pris la main de Remus et ils se sourirent. C'était un geste si simple, rempli de complicité et de sentiment. C'était aussi un geste qui serra le cœur de Sirius. Elle avait choisi son ami. La tristesse s'emparait de lui, jamais il ne pourrait la serrer dans ses bras, ni l'embrasser.

-Oho, je vois, dit James. Tous les autres sourirent. Félicitation alors.

-Merci bien, rirent les deux tourtereaux.

-Julia dis-moi où est ton médicament, j'irai te le chercher, dit Lily.

-Oh oui le médicament, couina Peter. Tu disais rien de grave ! Mais regardes-toi !

-Tout va bien Peter. En fait, je n'ai plus de médicament. Je suis à sec. J'attends un paquet de mes parents.

-Ah oui tes parents, il faudrait les prévenir, dit Sirius. Je peux leur envoyer un message.

-Oh non non, ce n'est pas la peine. Je vais mieux… Je leur écrirais.

-Bien jeunes gens, fit l'infirmière. Il est temps de partir, le repas va commencer.

-Madame, puis-je aller remplir deux assiettes et revenir ici, demanda Remus. Il serait bien de la faire manger un peu, non ?

L'infirmière réfléchit puis soupira.

-Bien si vous le voulez. Mais pas de bruit, compris ? C'est une infirmerie, pas un fast-food !

Ils dirent tous au revoir à Julia. Lily la pris dans ses bras et la serra fort, presque jusqu'à l'étranglement, Peter en fit de même, James lui donna une tape amicale et Remus l'embrassa sur le front. Ils partirent et Sirius resta seul avec elle, ce qui la mis mal à l'aise. Il la regardait avec un sourire triste.

-Félicitation, finit-il par dire.

-Merci. Tu es d'accord que je sois avec lui, ou là encore tu vas me faire la morale, plaisanta-t-elle.

Il lui sourit. Il s'approcha d'elle, se pencha sur son visage et lui déposa un baiser au coin de la bouche.

-Je ne sais pas, murmura-t-il.

Elle le regarda surprise, sans voix. Il se releva et partit. Une fois dans le couloir, il couru jusqu'aux dortoirs. Les larmes noyaient ses yeux gris et le froid s'emparait de son cœur. Il ne pouvait pas rester là sans rien faire, il fallait qu'elle soit à lui.

Les jours qui suivirent furent plus joyeux. Malgré le fait que Julia n'ait pas son médicament, elle semblait aller un petit peu mieux. L'amour la sauvait-elle ? Elle et Remus étaient toujours ensemble. Ils allaient à la bibliothèque, trouvaient un coins tranquille et s'embrassaient ou se parlaient des heures durant. Peter reçut une lettre de sa bien-aimée suisse, lui disant qu'il lui manquait et qu'elle l'invitait pour les prochaines vacances. James, lui, parlait beaucoup avec Lily. Elle s'était faite à ce jeune homme un peu prétentieux. Elle le chambrait toujours mais plus gentiment. Quant à Sirius, il souffrait de l'amour de ses amis, il voulait à tout prix Julia. Mais Remus était son meilleur ami, comment pourrait-il lui voler son aimée ?

Une semaine avant le grand bal d'Halloween, il vit Julia, seule dans le parc. Elle peignait les arbres qui avaient revêtu leurs couleurs d'automne. La lumière faisait ressortir toutes les tonalités de bruns possibles dans ses cheveux et avec sa pâleur habituelle, on aurait dit qu'elle sortait d'une de ces légendes parlant de preux chevaliers allant sauver une jeune fille pure et douce. Il s'approcha d'elle et regarda son tableau.

-Tu es un véritable génie de la peinture, dit-il, la faisant sursauter.

-Oh merlin ! Tu m'as fait peur ! Euh merci beaucoup…

-Cela fait longtemps que tu peins ?

-Au moins depuis 200 ans, dit-elle pensive.

-Rien que ça ! Eh bien ! T'es bien conservée, rit-il.

Elle éclata de rire.

-N'importe quoi ! Pourquoi tu…

Elle s'arrêta. Sirius ne riait plus, il la regardait amoureusement. Ses yeux gris la parcouraient. Il tendit la main et lui caressa les lèvres.

-Sirius qu'est-ce que tu fais ?

Il posa un doigt sur sa bouche pour la faire taire. Il s'approcha d'elle et l'attira contre lui.

-Sirius qu'est-ce que…, paniqua-t-elle.

-Shh. Je t'aime, il déposa un baiser au même endroit qu'à l'infirmerie. Je t'aime à la folie. Chaque jour, tu occupes mon esprit. Je n'arrive plus à dormir et je ne cesse de fermer les yeux car quand je les ferme, je te vois. Tu m'as ensorcelé.

Puis il l'embrassa. Elle fut surprise par ce contact. Mais ne le repoussa pas. Son esprit se brouilla et ils s'embrassèrent passionnément. Soudain, elle vit dans son esprit l'image de Remus. Elle s'arracha des bras Sirius, le regarda choquée et partit en courant. Sirius se laissa tomber par terre. Il avait commis une faute terrible. Il passa sa main sur ses lèvres. Doux contact interdit.