NDA: Héhéhéééé Merci à vous de lire mon histoire! (oui je sais, on est au 7ème chapitre et je ne fais mon apparition que maintenant) En même temps ça fait deux jours que je suis là donc chut! XD Je voulais juste remercier publiquement Angie59 qui est ma première (et ma seuuuuule :'() revieweuse! Merci beaucoup! Tes reviews me font chaud au coeur! Donc merci merci merci et meeeeerci!
-Il y a encore quelque chose, lui répondit-elle. Mais cela fait un moment que je ne l'ai pas vu.
-Qu'est ce que c'est ?
Elle inspira profondément.
-Le… Le chasseur de vampires.
Remus se figea de terreur.
-Un chasseur de vampires ??
Julia s'assit et remit ses habit en place.
-Je t'ai dit que je l'avais semé. Cela ne sert à rien de s'inquiéter !
-Mais Julia ! Quelqu'un veut te tuer ! Dis-moi qui c'est, je te protégerai !
Elle finit de boutonner sa chemise et soupira. Comment lui faire comprendre que cela ne servait à rien ? Tôt ou tard, il la retrouverait et tuerait tous ceux qui se trouveraient sur son passage, comme à chaque fois. Combien d'amis avait-elle perdu à cause de lui ?
Remus s'approcha derrière elle et l'embrassa dans le cou.
-S'il te plaît, dis-moi…
Elle se leva brusquement et le regarda tristement.
-Il faut te rhabiller, les autres vont revenir, dit-elle au bout d'un moment. Et moi il faut que je sorte du dortoir des garçons !
Il voulut insister encore une fois, mais elle l'en empêcha en déposant sur ses lèvres un tendre baiser. Elle avait raison, Peter et Sirius allaient bientôt remonter. Que diraient-ils alors, les découvrant ici, tout les deux à côté d'un lit défait. Surtout Sirius, car avec ce qu'il s'était passé le soir d'avant, cela l'aurait mis de fort mauvaise humeur. Julia retourna dans les dortoirs des filles pour se refaire une beauté et Remus attendit ses amis sur son lit.
À l'heure du souper, tout le petit groupe se rendit dans la Grande Salle qui prenait des allures de Noël. En effet, dans une semaine, on ouvrirait les cadeaux.
À table, ils discutèrent beaucoup, mais Remus reparla du chasseur de vampires. Il savait que s'il le disait devant tout le monde, Julia serait bien obligée de s'expliquer. En l'entendant parler de chasseur, Lily sauta des genoux de James et prit la main de son amie.
-Dis-moi que c'est pas vrai, s'écria-t-elle terrifiée.
-On va te protéger ne t'en fais pas, fit James à son tour.
-Oui, couina Peter. On le repoussera !
-C'est qui ce con, fit Sirius très énervé.
Julia lança un regard noir à Remus, puis se tourna vers les autres.
-En effet, il y a un chasseur de vampires qui me pourchasse depuis très longtemps.
-Combien de temps, demanda Peter.
-Dès que je fus vampirisée. Enfin… Il était après Adam. Dès que je suis « née », le chasseur s'est mis à me poursuivre.
-Depuis ta vampirisation ? Mais il devrait être mort, dit Lily.
Julia sourit., c'était toujours la même question qui revenait.
-Il s'est mis dans la tête de nous exterminer. Il a d'ailleurs un sérieux problème avec moi. Il me pourchasse sans relâche et il a juré de m'attraper avant de mourir… Et pour ce faire, il a recours au sang de vampire. À petite dose, notre sang donne une longue vie, il faut bien doser, selon le poids. Si on met trop ou pas assez de sang, soit on est vampirisé soit il n'y a pas d'effet.
Sirius la regarda perplexe.
-Il hait les vampires, et pourtant, il utilise leur sang pour vivre… Il est givré ou quoi ?
-Il est près à tout pour me capturer, dit Julia.
-Mais c'est qui ce type, demanda James. Tu le connais ?
-Oui. Je l'ai connu très tôt, il m'a séduite même !
-Encore un amant, laissa échapper Sirius.
-Ce n'est pas de ma faute !! C'est notre aura… pour attirer nos victimes.
-N'empêche que…
-Black, intervint Lily outrée, Julia est pourchassée par un chasseur sanguinaire et toi tu lui cries dessus parce qu'elle attire les gens malgré elle !
-ça va t'énerve pas comme ça, je faisait juste…
-Et tu disais que ce chasseur, le coupa James.
- Eh bien, il s'appelle Erwan Sheperd. Il est anglais et il habitait à Venise en même temps que moi. Pour surveiller Adam sûrement.
-Et à quoi il ressemble, demanda encore Peter. Pour qu'on le reconnaisse.
-C'est une véritable inquisition que vous me faites là, rit nerveusement Julia. Il est… euh grand… et… musclé. Des cheveux assez longs bruns… des yeux très sombres. Je ne sais pas moi ! Il porte toujours un long manteau noir…
Tous méditèrent ce qu'elle venait de dire, comme pour imprimer l'image de l'homme dans leurs têtes.
-Maintenant changeons de sujet, s'écria Julia impatiente.
Après quelques minutes de silence, James fit une pitrerie qui détendit tout le monde. Julia lui en fut très reconnaissante, James avait un don pour détourner l'attention des gens. Cependant, Remus ne lâcha pas l'affaire et se jura de la protéger, au péril de sa vie.
Noël arriva vite avec ces vacances. Tous les élèves partirent retrouver leurs familles pour passer les fêtes. James invita Sirius à venir chez lui, ce qu'il refusa poliment, cette année, il voulait être seul… avec Julia. Elle aussi avait refusé l'invitation de Remus, car elle avait beaucoup de travail à rattraper et elle voulait se détendre seule. Sirius en profiterait pour s'excuser de sa conduite, une fois encore. Peter lui était aux anges !Il allait retrouver Lena, sa tendre petite vaudoise, en Suisse. Jusqu'au jour de leur départ, il ne cessa de leur raconter tout ce qu'ils feraient ; les ballades, les soirées, les bals et plus encore. Malheureusement, ce fut aussi le départ d'une amitié pour Julia. En effet, Lucius avait été fiancé à la cousine de Sirius, Narcissa.
-Mes parents m'obligent à...
-Ne plus me parler, ni à mes amis, demanda-t-elle le coeur lourd.
-C'est cela. Sois sûre que... c'est très difficile pour moi, je t'apprécie énormément. Tu es... tu es vraiment une amie formidable.
-Alors c'est tout? Après tout ce que je t'ai fait? Je t'ai quand même mordu!
-Je ne dirais à personne ton secret. Tu sais, mon rang... ma famille... Tout cela m'oblige à faire ça. Je suis désolé.
-Je vois... mais si un jour tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux venir vers moi.
-Arrivederci bella Julia.
Après cette dernière phrase, Lucius la prit dans ses bras, la remercia du fond du coeur pour son amitié et partit aussi vite et aussi loin d'elle que possible.
Sur les quais, Lily se jeta dans les bras de son amie en pleurant. Elle lui dit encore de bien faire attention aux chasseurs qui pourraient rôder dans le coin.
Le Poudlard express partit enfin en crachant des volutes de fumée et laissant seuls sur le quai Julia et Sirius. Ils s'en retournèrent donc au château. Sur le chemin, ils firent une bataille de boules-de-neige mémorable et, de retour au chaud, burent un bon chocolat chaud.
Le soir, ils mangèrent en compagnie des professeurs puis remontèrent vite dans la salle commune Gryffondor, où elle le battit aux échecs et il lui mit la pâtée aux cartes. Ils se promenèrent ensuite dans les couloirs du château, il s'excusa encore de nombreuses fois de sa conduite et elle lui pardonna.
Puis il s'intéressa à Erwan Sheperd, au grand désespoir de Julia.
-Désolé de t'embêter encore avec ça, mais j'aimerais en savoir plus, pour t'aider.
-C'est très gentil de ta part, mais je ne vois pas ce que tu pourrais faire.
-Eh bien, déjà, j'aimerais le connaître un peu mieux ton chasseur, peut-être qu'on découvrira pourquoi il te veut. Il n'y aurait pas un livre qui parle de lui ?
-Oui, dit Julia d'un air grave. Il y a bien un livre. J'ai son journal.
Sirius ouvrit grand les yeux.
-Son journal ? Magnifique ! Et y'a quoi dedans ?
-Je n'en sais rien, je ne l'ai jamais lu, fit-elle en rougissant.
Sirius la regarda d'un air étonné. S'il avait été à sa place, il l'aurait lu tout de suite.
-On peut le lire ensemble, lui dit-il. Ça serait bien, non ?
Elle se mordit la lèvre et, après avoir poussé un soupir, monta chercher le livre. Elle revint avec un gros livre en cuire brun, vieillit par le temps qu'ils ouvrirent délicatement. Les pages avaient jauni et l'encre par endroit s'était effacée, les courbes manuscrites étaient magnifiques, Erwan avait été très consciencieux dans l'écriture de son journal.
En premier, les deux amis tournèrent les pages, regardant les cartes, les dessins et autres petites choses collées ou glissées entre les pages. Puis, après toutes ces minutes de contemplation, ils se décidèrent de lire le journal.
°Oo Journal personnel d'Erwan Sheperd oO°
Février 1797- Venise, Italie.
Ai poursuivi Adam jusqu'à Venise. Ai retrouvé ma maison près du grand canal ainsi que celle d'Adam, en face de la mienne, sur l'autre rive. L'ai suivi durant ses longues promenades et ai remarqué son penchant pour une certaine demoiselle. Je n'ai pas réussi à voir qui c'était. Mais ses habits semblent riches (peut-être une aristocrate ?) Demain se tiendra le carnaval de Venise dans toute la ville. Je pense qu'Adam va approcher sa proie à ce moment-là. (À la tombée de la nuit, évidemment).
Jour du carnaval
La ville regorge de personnes masquées et déguisées. Aurai sûrement du mal à le reconnaître. Vais partir en reconnaissance.
De retour de ma recherche. Ai aperçu Adam au Florian, en compagnie de la demoiselle. Elle a de longs cheveux noirs et il semblerait qu'elle fasse partie de la famille des doges, le maître de Venise étant avec eux (en tant que chaperon, qui sait ?). J'ai vu son masque, il est blanc, très simple. Ai cru entendre, lorsqu'ils se séparaient, l'heure de leur rendez-vous. 19 heures sur le pont Rialto. J'y serai.
Récit de la soirée.
Me suis rendu sur le pont du Rialto aux environs de 18h30. Adam y était déjà. Je n'ai pas pu l'aborder, vu qu'il y avait trop de monde. Un quart d'heure plus tard, la jeune aristocrate est arrivée. Elle portait son masque, pareil à celui d'Adam et une robe rouge sang. Adam lui, portait un costume noir. Ils sont partis en direction de la place St Marc, pour voir les feux d'artifice. Ils enlevèrent leurs masques. Je n'ai pu les voir correctement vu le monde qui se bousculait devant moi. Au bout d'un moment, ils sont partis. Adam devait mettre son plan à exécution. La proie allait bientôt mourir. Je les ai suivis, peut-être que j'en apprendrai plus sur sa façon de se nourrir. C'est alors qu'il fit une chose que je n'aurais jamais pensé. Il n'a pas fait que boire son sang. Il en a fait sa compagne. Il l'a vampirisée. Après l'avoir vidée de son sang, Adam lui a fait boire le sien. La jeune fille s'est tordue de douleur, son corps mourant. Les organes devaient se putréfier. Une terrible douleur suivie d'un étrange calme. La jeune fille se releva et bougeait étrangement. On aurait dit qu'elle essayait son nouveau corps. Elle regardait tout avec étonnement. Puis ils se sont envolés.
Suis retourné chez moi par gondole. Eigidio, mon gondolier, m'appris que la jeune fille (que je lui avait décrite) s'appelait Julia Valmont, fille de la cousine du Doge. Dès que je fus chez moi, je me suis rendu à mon bureau pour écrire ce qu'il s'est passé ce soir. Je pense me focaliser sur ladite Julia. Nouvelle venue dans ce monde. Elle m'éclairera. C'est tout pour ce soir.
Penser à demander du sang à Luigi
rencontre p.45
Automne 1847- Assisi, Italie.
J'ai poursuivi Julia jusqu'à Assisi et l'ai capturée. Elle devait boire du sang. À la tombée de la nuit, je me suis débrouillé pour me faire remarquer et, surtout, pour être seul dans un endroit retiré. Ça a marché. Elle m'a attaqué, mais je l'ai assommée avec un gourdin mouillé d'eau bénite. La jeune femme a crié et s'est écroulée devant moi. Je l'ai emmenée dans ma cellule au monastère et l'ai couchée sur mon lit (attachée, évidemment).J'ai examiné ses dents(pointue, canines), son pouls (inexistant), sa température (froide) et ses yeux (translucides).
Je la garderai en observation, dans ce lieu saint pour me protéger. Je l'affaiblis pour l'empêcher de s'échapper. Je lui ferai boire une dose infime de sang (il faut qu'elle parle et marche).
Le lendemain
Julia s'est réveillée. Tout d'abord, elle fut très en colère contre moi. Elle essaya à plusieurs reprises de m'attaquer. Après quelques heures d'entêtement, elle s'est laissé faire. Nous avons parlé. J'ai appris que c'était une sorcière, elle me fit même une démonstration. Lévitation. Puis elle me parla de sa vampirisation. Une douleur atroce et son âme était partie. Elle recherchait justement de quoi remplir son corps. Je m'explique : Elle me dit qu'elle se sentait vivre, remplie d'une infinie douceur quand elle rencontrait quelqu'un. Quelqu'un de spécial. Cette personne spéciale devenait son amant, mais surtout elle la remplissait d'une chaleur intense. Chaleur qu'elle avait perdue, le jour du carnaval de Venise. Je l'ai laissée se reposer. Pendant sa « sieste », elle cria beaucoup. Elle délirait je suppose.
Nouveau jour, nouvelles discussions, rien de bien intéressant.
Aujourd'hui, il me faut écrire mes sentiments.
Après trois jours en sa compagnie, je ne puis en supporter d'avantage. J'ai cédé à mon désir.
Nous marchions dans les rues d'Assisi. C'était à la fin de l'après-midi, le soleil se couchait. Nous nous sommes dirigés dans les vergers, remplis d'oliviers. J'ai remarqué son étrange beauté. Je savais que c'était une belle femme. Mais là, si proche de moi, je pouvais lire dans son regard tout ce qu'elle avait vécu. Elle regardait gravement devant elle. Elle déclanchait en moi tant d'envies. C'est quand elle s'appuya contre le tronc d'un olivier que je perdis toute conscience. Ses lèvres m'attiraient. Je la collais contre l'arbre en l'embrassant. Mes sens étaient en extase. En une seconde, nous nous sommes retrouvés dans la cellule (prouesse de vampire). Je la couchai sur le lit et commis l'irréparable. J'écris ces mots alors qu'elle est encore dans le lit, endormie. Sa peau nue frissonne sous le courant d'air. Comment, seigneur, pourrais-je m'arrêter là. J'ai envie d'elle chaque seconde. Pardonnez-moi et laissez-moi en enfer.
Vais lui faire une séance d'hypnotisme, afin d'effacer cela de sa mémoire. (une réussite)
Je ne sais pas par quel moyen cela c'est produit, mais Julia a disparu. Hier soir, elle s'était endormie dans le lit. Ce matin, personne. Partie. Que dire d'autre, à part que mon cœur est déchiré. Je la retrouverai. Je la retrouverai et lui déchirerai le cœur comme elle l'a fait avec le mien.
oO° °Oo
Julia se leva brusquement, faisant tomber le manuscrit par terre. Elle ne se rappelait absoluement pas de tout cela, l'hypnose avait bien marché. Elle tremblait comme une feuille. Sirius se leva et l'enlaça et elle commença à pleurer.
-Il va me tuer Sirius, me tuer !
