Hermione arriva dans son dortoir, tout y était calme, serein. Après une vague sourire en souvenir de la soirée, elle se dirigea vers sa chambre quand deux bras puissants la plaquèrent au mur.
« Alors Granger, tu t'es bien amusée ?
« Malefoy ?! Comment est-ce possible que…
« Tu croyais vraiment que j'allais prendre la peine de faire un stupide duel avec la belette ? Pas très perspicace ce soir Hermione !
« Hermione ?
« Oui, j'ai décidé que toutes ses années de haines et de conflits ne nous avez mené à rien. En plus, cette année, nous sommes tout deux préfets en chef donc pas la peine de se taper dessus à chaque fois que l'on se croisera, non ?
« Heu… oui, si tu le dis. Mais à quoi est dû ce revirement soudain ? Admets qu'il y a de quoi douter. 6 années de conflits et un soir, après avoir provoqué un duel avec mon meilleur ami, tu me proposes une trêve…
« Je sais que ma proposition peut paraître précipitée… si tu refuses, je comprendrais !
« Je n'ai pas refusé Mal…Drago, je demande juste une explication !
« Je ne sais pas, ça m'est apparu clairement ce soir, alors que je réfléchissais dans mon lit. Je n'ai pas d'autres explications à te donner…
« Soit. J'accepte ta proposition mais tu seras en période d'essai pendant un peu de temps… à a moindre incartade, s'en est finie de notre prétendue trêve.
« J'accepte.
Drago tenait toujours Hermione serrée entre le mur et son torse. Il s'écarta donc un peu et ils se serrèrent la main, comme pour signer un pacte. Un ange passa et Hermione décida de regagner sa chambre une bonne fois pour toute après avoir souhaité une agréable nuit à son homologue. Perturbée par l'attitude étrange de Drago, elle envoya un message à ses deux amis « Bravo Ron, tu t'es bien battu ! Je dois vous parler de toute urgence demain matin à la première heure ! Biz. Hermione » Puis elle entreprit de se mettre en pyjama mais à peine se mit-elle au lit qu'elle entendit des coups sourds contre sa porte.
« Qui est là ?
« C'est nous Hermione, ouvre !
« Ron, Harry, qu'est ce que vous faites là ?
« Tu as dit que tu voulais nous parler de toutes urgences !
« Harry, j'avais bien spécifié demain matin !
« En général, quand tu dis qu'il y a urgence…
Elle leur fit un sourire attendri, elle adorait l'intérêt qu'ils lui portaient et l'amitié qui les liait. Dès que un des trois se sentait mal, les autres le sentaient et allaient tout de suite à son secours et ce lien s'était renforcé avec les années.
Les deux garçons étaient désormais assis sur le lit de la préfète entrain de leur raconter sa conversation avec Drago. Les deux griffondor furent estomaqués par le discours de leur amie et refusèrent tout d'un bloque d'accorder la moindre allégeance à leur ennemi. Leur ton était sans réplique et la brune eut beau leur donner mille arguments convaincants tout en leur avouant la période d'essai qu'elle avait infligée à Drago, les deux ne voulurent rien entendre : Malefoy est et restera leur ennemi juré pour toujours ! Ils parlèrent ensuite de choses et d'autres plus ou moins futiles et, voyant l'heure tardive, ils rejoignirent chacun leur lit respectif. Hermione, bien que trouvant très étrange ce retournement de situation, fut heureuse de l'évolution des relations entre les maisons de Poudlard et, sur ses bonnes paroles, elle s'endormit d'un sommeil profond et sans rêve.
Le lendemain, jeudi matin, elle s'éveilla de bonne humeur qui ne fit que se renforcer en voyant Drago entrain de l'attendre dans le canapé du salon, prêt à descendre pour le petit-déjeuner. Les deux préfets en chef entrèrent donc ensemble dans le Grande Salle bondée et furent suivis par de grands regards perplexes ou étonnés selon les goûts. Ils se séparèrent sur un sourire et se rendirent ensemble à leur cours commun de potion tout en bavardant innocemment. Bien sûr, Hermione restait sur ses gardes mais elle devait bien reconnaître que ce Drago là était une plaisante compagnie… et même très charmant ! Ses deux amis, quant à eux, restaient sur la réserve et étaient presque jaloux de Malefoy qui leur prenait leur précieuse amie. Le cours de potion se passa beaucoup plus calmement que d'habitude en raison de l'entente cordiale entre les deux chefs de files mais les partisans de chaque maison se toisaient encore avec mépris.
Après le dîner, Hermione et Drago se retrouvèrent à travailler tous les deux dans leur salon. Après une heure de travail silencieux, Drago leva les yeux sur la jeune fille et l'observa : Elle était très concentrée sur son travail et ne semblait pas se soucier du monde extérieur, c'était le moment ou jamais…
« Hermione ?
« Oui Drago ?
« Ça te dirait une balade au clair de lune, il fait chaud ici…
« Drago romantique ?
« Non, juste envie de prendre un peu d'air frais avant de me coucher. Tu viens oui ou non ?
« Laisse moi finir ce devoir et j'arrive.
« Bien je vais chercher ma cape.
Il regroupa ses affaires puis partit les ranger dans sa chambre. Dès la porte fermée, un sourire sadique et satisfait se peignit sur son visage pale.
« Oh Granger, naïve Granger ! Ma vengeance est en marche désormais. Tu ne pourras pas m'échapper, tu ne pourras plus. Je t'ai bien observée aujourd'hui : tu étais bien trop méfiante ce matin mais mes beaux discours ont eu raison de toi et maintenant, tu m'appartiens toute entière. Même tes amis ont vu que, dès le premier jour, tu t'éloignais d'eux…
Tu es bien trop terre à terre pour comprendre le piège que je t'ai tendu. Je vais te séduire dès ce soir, tu tomberas dans mes filets, tu seras tellement empêtrée dedans que, lorsque je te lâcherai, tu ne pourras pas te relever ; tes amis t'auront tournée le dos, tu seras humiliée. JE vais t'humilier Granger et ensuite, tu ne seras plus qu'une loque, une ombre sans âme ni espoir… J'aurai ma revanche Granger, je te le promets ! »
Après avoir revêtu sa cape, il sortit pour voir Hermione, habillée pour affronter le dur froid de l'hiver.
« Prête chère préfète ?
« Nous pouvons y aller !
Ils sortirent donc côte à côte dans le grand parc de Poudlard, seulement éclairé par la lune. Le lac, grande étendue sombre et lisse, semblait paisible et calme au regard et ils décidèrent donc de s'asseoir sur les rives fraîches et verdoyantes.
« Drago, tu viens souvent ici la nuit ?
« Oui, j'aime m'y retrouver seul pour réfléchir.
« Drago, un grand penseur ?
« Non, mais j'aime la solitude…Enfin non, là, j'aime être à tes côtés et bavarder avec toi.
« Si tu le dis…
« Tu doutes encore de moi Hermione ?
« Je… Je ne sais pas Drago, c'est trop tôt pour juger clairement de la situation. Avoue que c'est un peu…étrange non ?
« Alors d'après toi, je n'ai pas le droit de changer ?
« Bien sur que si mais comment veux-tu effacer ces cinq années d'insultes incessantes ?
« M'accorderais-tu une deuxième chance ?
En lui disant cela, il s'était tourné vers elle et lui avait pris les deux mains en la fixant droit dans les yeux. Hermione fut subjuguée par ce regard : il semblait si froids mais si tristes en même temps… Elle ne sut que répondre et ne put articuler qu'un « Oui Drago. » à peine audible. La voyant frissonner, il proposa de rentrer et chacun regagna la chaleur de son lit sans qu'aucune autre parole ne soit échangée.
« Tu es à moi Granger ! » s'exclama Drago, un sourire hautement satisfait sur son visage juste avant de s'endormir…
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Bonsoir chers lecteurs avides !
Alors, ce retournement de situation vous a-t-il plut ? Je me suis éclatée à l'écrire mais naturellement, je connais la suite et la fin donc se n'est qu'avec plus de plaisir que je vous écrits chaque nouvel événement… ahahahhaa !
J'attends vos commentaires avec impatience…
Bonne soirée à tous !
Minimione.
