Drago était sous le choc. Beaucoup trop de choses s'étaient passées en moins d'une heure et son cerveau ne pouvait toutes les assimiler en même temps. Tout d'abord, il avait ensorcelé Hermione qui lui avait obéit au doigt et à l'œil pendant près d'une heure avant de se réveiller et de lui hurler dessus toutes les insanités possibles. Puis elle s'était évanouit et là, à l'instant même, était entrain de l'embrasser de la meilleure des façons ! Il n'était plus trop sûr de ce qu'il devait faire désormais. Elle était une sang impure, mais très belle jeune fille… Elle lui plaisait, c'était certain mais comment exécuter son plan s'il s'éprenait d'elle ?

Son cerveau ne résonnait pas correctement, c'est pour cela qu'il répondit à son baiser avec toute la fougue dont il était capable. Tout à coup, il ne voulut plus l'ensorceler, juste être avec elle, sentir son odeur, entendre sa voix, goûter ses lèvres… Il ressentit un immense bonheur l'envahir, comme un délicieux nectar coulant dans ses veines, une sorte de renaissance bienfaisante, unique et libératrice. Il voulut que ce baiser s'éternise mais ses jambes cédèrent et il se retrouva à genoux devant la griffondor.

« Hermione, qu'as-tu fait de moi ?

« Malefoy, je t'ai dit de ne plus jamais m'adresser la parole ! Je suis désolée de t'avoir embrasser, un reste de la potion m'a fait réagir impulsivement, rien de plus. Maintenant, laisse moi tranquille, tu m'as assez fait souffrir, ne crois-tu pas ?

« Oh Hermione, tes mots me blessent au plus profond de mon être. Comment peux-tu être si cruel ? Condamnerais-tu mon âme damnée pour avoir osé t'aimer ?

« Malefoy, tu divagues complètement. Je pense que la potion a du également t'affecter au contact de mes lèvres. Va te coucher, demain sera un autre jour.

« Non Hermione, pas cette fois ! J'ai voulu te détruire, j'ai voulu te haïr, j'ai voulu t'humilier mais rien n'a pu te retirer de mon esprit…

« Malefoy, arrê…

« Ecoute moi ! Tu me hantes, tu me harcèles ! Je ne peux plus vivre ainsi, tu me détruis de l'intérieur, Il faut que cela cesse Hermione ! Chaque fois que je te croise, chaque fois que je sens ton parfum, chaque fois que j'entends ta voix… à chaque fois, je meurs d'envie de te prendre dans mes bras, de t'embrasser… cette obsession me consume à petit feu. Mais voilà, toi, tu me condamnes par ton indifférence et ton mépris. Ton sang ne m'importe pas, ton rang non plus d'ailleurs. Si seulement tu acceptais ne serait-ce que mon amitié, je vivrai en paix jusqu'à la fin de mes jours. Ce que j'essaye de te dire Hermione Granger, bien maladroitement je te l'accorde, est très dur à prononcer car j'en connais tous les enjeux, tous les dangers et toutes les conséquences que cela engendrerait. Mais mon cœur est plus fort que mon esprit et cela fait des années que j'aurait du le faire, tout aurait pu être si différent si tu l'avais su plus tôt… Hermione, je dois te le dire, tu comprends ? Je vois à tes larmes que tu as compris…Tu es intelligente et je sais que tu prendras la bonne décision. Serais-je un goujat ou un traître de te dire de tout mon cœur et de toute mon âme que je t'aime ?

« Pourquoi ? Pourquoi maintenant Drago alors que nos chemins sont si différents, que nos destinées sont tracées depuis bien longtemps ? Comment veux tu que j'accepte de t'aimer si c'est pour te quitter sur le champ de bataille ? Et puis, même si nous nous aimions, comment pourrions nous vivre notre amour au grand jour ?

« Alors tu refuses ?

« Non, mais je ne peux accepter…

« Cela revient au même Hermione !

« Oh non Drago ! Quand la guerre sera terminée et que le monde sera en paix, alors nous pourrons nous aimer au grand jour.

« Et en attendant, que feras-tu ? Tu iras te réconforter dans les bras de Weasley ou Potter ?!

« Ne soit pas si cruel… Ce sont mes amis, mes frères, pas mes amants.

« Alors je t'attendrai Hermione, jusqu'à ma mort…

Le jeune homme, la tête basse, les yeux emplis de larmes, sortit dans le parc battu par le vent et la pluie. Hermione, quant à elle, rejoignit sa chambre et éclata en sanglots.

Les mois passèrent sans qu'ils ne s'adressent à nouveau la parole, seulement pour des banalités. Au dehors, la guerre grondait de plus en plus fort, les victimes se comptaient par centaine, l'Ordre du Phénix se battait avec acharnement mais les troupes de Voldemort étaient sans scrupules et tuaient de sans froid. Harry continuait de s'entraîner pour son combat contre le Seigneur des Ténèbres et Hermione et Ron l'épaulaient sans cesse et avec acharnement.

Puis un jour, sans signe avant-gardiste, une nuée de mangemorts se rua sur les portes de Poudlard. C'était un après-midi d'avril, tous les élèves étaient en cours et personne n'avait envisagé la possibilité d'une attaque. Les mangemorts s'étaient infiltrés dans l'école, détruisant tous les tableaux pouvant donner l'alerte. Et lorsque la sonnerie annonçant la fin des cours avait retentit, ça avait été la débandade. Des sorts fusaient de partout et avant que le corps enseignant et les élèves les plus expérimentés aient pu réagir, des corps parsemés déjà les couloirs du collège. Les plus jeunes pleuraient ou hurlaient, les professeurs criaient des ordres dont personne ne tenait compte vu le carnage. Harry, Ron et Hermione combattaient furieusement leurs ennemis sortis tout droit de l'enfer. Harry sentait sa cicatrice le brûler de plus en plus jusqu'au moment où il déclara à ses deux amis :

« Je dois y aller, c'est l'heure. Promettez moi une seule chose : vivez quoiqu'il arrive !

« Fais attention à toi Harry !

Mais les adieux se perdirent dans la panique générale alors que le mur à leur droite s'effondrait sur leur tête. Une vision d'horreur les frappa de plein fouet : le parc de Poudlard était jonché de corps inertes ou agonisant. Les deux amis se précipitèrent sur le champ de bataille, l'espoir étreignant leur cœur aussi fort que leur foi l'un pour l'autre. Ils se battirent avec la force du dernier souffle ; le combat durait depuis plusieurs heures et leurs forces diminuaient ainsi que celle de l'ennemi.

Alors que l'aube pointait ses premiers rayons sur le parc dévasté, une immense et intense lumière blanche éblouit tous les combattants et cessa aussi subitement qu'elle était apparu.

Les mangemorts parurent effrayés et transplanèrent l'un après l'autre, laissant les membres de Poudlard dans la plus grande stupéfaction. Tous les savaient inconsciemment, Harry Potter avait vaincu. Mais personne n'arrivait à exprimer sa joie face à l'ampleur, au cauchemar qui s'étalait sous leurs yeux…

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Bonjour à tous !

Un brin de lyrisme m'a brutalement saisi lors de l'écriture de ce chapitre…

Je me devais également d'écrire ma version de la Grande Bataille afin de mettre tous les rouages en place pour la fin de cette fiction. Je ne sais pas encore si j'écrirai un ou deux chapitres en conclusion car l'inspiration me fait un peu défaut donc si vous avez des suggestions d'idées quant à la suite, je suis prenante ! Je vous dis simplement que je traiterai du couple Hermione/Drago par la suite…

Je vous souhaite une bonne fin d'après midi !

Minimione.