Chapter 9
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Bonne année à toutes et tous ! Me voilà de retour dans ce nouveau chapitre très très long !!!!!!!! (Enfin, je trouve ^^)
Bonne lecture !
Reviews :
Hilaidora : merci beaucoup de ta review, contente que ç'a t'ai plu ^^ Trop gentille ^^
Arya 15 : ayé, ya mon chapitre suivant. Contente miss ??? Bonne lecture ;)
love-love-me : Merci c'est trop gentille !!!!!!!
tchingtchong : la question du sang est... une bonne question ^^ je pense que je vais faire une inversion quasi-complète, alors mouais... pourquoi pas ???? Merci en tout cas de ta review, elle m'a fait très plaisir !!! See you for the next one ;)
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P.O.V. d'Edward :
Alice ne m'adressa pas une seule fois la parole de toute la journée qui suivit cette nuit : ni au petit déjeuner, ni dans la voiture, ni même quand nous nous séparâmes pour aller en cours. J'avais oser espionner ses pensées à un moment, pour le regretter aussitôt. Un tourbillon furibond planait dans sa tête, à tel point que j'en avais eu mal à la tête et m'étais retiré de son esprit sans rechigner.
Le cours de langue obligatoire passa avec une lenteur accablante. A la récrée, je découvris Alice en train de discuter avec son amie Rose et trois garçons : le grand baraqué au cheveux noirs et courts du nom de Emmett, le blondinet aux yeux bleus Mike, et l'indien Jacob que j'avais repéré la veille à table. Lorsqu'elle m'aperçut, elle me jeta un regard furibond et je décidais de la laisser tranquille, le temps que sa colère décante.
Jasper n'était pas en vu, mais il y avait bien quelques garçons qui partageaient mes cours de science et à qui je n'avais encore jamais adressé la parole. Surmontant ma timidité, je m'approchais. L'un d'eux, de type asiatique, me remarqua et me héla :
- Eh ! Salut ! Tu es le nouveau. Edward, c'est ça ?
J'acquiesça d'un discret mouvement de la tête et il me sourit en signe d'encouragement.
- Ouais... c'est moi.
- Moi c'est Eric. Et eux, ce sont Alec, Jane, Aro et Caïus.
Il désigna tour à tour deux jumeaux aux yeux verts et aux longs cheveux noirs (lceux du frère comme ceux de la soeur), un grand gars svelte aux yeux gris et aux cheveux colorés blancs mi-longs, et un autre, brun, aux yeux noirs. Ils me saluèrent tour à tour avec chaleur. Je n'étais cependant pas très à mon aise, et devant mon sourire crispé, Eric me fit une grande claque dans le dos.
- Hé ! T'inquiète, on va pas te bouffer ! Alors, quand est-ce que tu es arrivé à Forks ?
- Euh... il y a une dizaine de jours.
- Tu étais où, avant ? demanda Jane d'une voix de petite fille.
- A Phénix.
- Waaah ! Ca doit être une super grande ville, ça !
- J'avoue, il y a beaucoup de monde là-bas.
- Avec le soleil et tout ça, pas comme ici ! Vraiment, ça doit être génial, là-bas.
- Il fait plutôt chaud, c'est vrai.
J'avais plutôt le souvenir de nombreuses insolations et de coups de soleil. Personnellement, je préférais les températures modérées. Cependant, au premier abord, Forks et son ciel constamment gris, c'était trop modéré.
- Pas comme à Forks, remarqua sinistrement Alec qui avait pensé comme moi.
- Ouais, c'est clair. Qu'est-ce que tu viens foutre ici, mon pote ? s'exclama Caïus.
Je me passais la main dans les cheveux, un peu gêné par leur camaraderie et leur sollicitude.
- Bonne question...
- Aller, sérieux, pourquoi as-tu quitté le paradis ? voulut savoir Eric.
- Ma mère. Et ma soeur.
Ils me lancèrent des regards étonnés. Je n'étais pas sûr de vouloir tout leur raconter alors que nous nous connaissions à peine, aussi éludai-je :
- Oh, que des histoires de famille, rien de très grave.
Rien de très grave ? Disons que notre mère était tombée enceinte et que je détestais le gars qu'elle allait épouser. Quant à Alice, je ne l'avais pas forcé de me suivre, malgré tout ce qu'elle pouvait bien raconter. En même temps, bien que je ne lui ai pas proposé de m'accompagner, elle comme moi savions très bien que vivre l'un sans l'autre aurait été difficile. Nous nous connaissions tellement par coeur qu'une séparation aurait tout eu de la déchirure fatale. Je lançais un regard à ma soeur pour échapper aux expressions déçues par ma dérobade de mes camarades de classe. J'ouvris mon esprit au moment où nos yeux se croisèrent et lui envoyais un flot d'émotion qui, je l'espérais, parviendrait à dérider sa colère. Elle me sourit mais ne me renvoya rien pour autant. Elle cacha ses pensées avec brio, déclinant notre hymne national en français, en anglais, en allemand et en espagnol, et je ne pus savoir ce qu'elle pensait de cette petite déclaration d'amour fraternel.
Oui, je ne pouvais pas vivre sans ma petite Alice.
Voyant que j'étais en quelques sorte absent - qui aurait pu penser que mes pensées s'étaient égarées dans l'esprit de ma soeur ?- les cinq adolescents en face de moi changèrent de sujet. Finalement, je me "réveillais" et participais à la conversation avec un minimum d'entrain. Enfin, la cloche sonna et nous rejoignîmes nos classes respectives. Je passais les deux heures du cours maths à côté d'un garçon à qui je n'accordis pas un traître regard, non pas par méprise ou surestime de moi-même, mais juste que j'avais la tête ailleurs. Notamment, j'avais ouvert mon esprit et survolais le lycée à la recherche de l'esprit que je voulais plus que tout entendre. Je captais celui d'Alice sans problème. Elle sentit ma présence mais ne releva pas. Et là, à quelques sièges d'elle, Bella.
L'esprit de ma vampire fatale fonctionnait sur tous les modes possibles et imaginables en cet instant : une des "boîtes" que j'avais distinguées dans son esprit était focalisée sur le cours qu'elle suivait. L'autre errait dans la pièce dans les esprits de nos camarades. Je remarquais un attrait particulier pour Alice. Une autre boîte de son esprit, elle, était ermplie de la scène de la veille. Vue sous son point de vu, je rougis. Heureusement, personne dans ma classe ne le remarqua.
A midi, je me retrouvais seul devant le self : Alice ne m'avait même pas attendue.
¤ Moi en colère. ¤ répondit-elle cyniquement quand je lui eus posé mentalement la question.
Je soupirais et me décidais à aller manger seul. Le self était bondé. Un nombre interminable d'élèves attendaient leur tour de prendre un plateau pour se servir un repas qui, je le savais, n'avait rien d'exceptionnel. Je décidais donc de reboursser chemin et de jeuner ce midi. Comme le jour précédent avec Jasper, je me rendis près du parking. Des dizaines de voitures plus ou moins vieilles, rutilantes ou décrépies, y étaient garées. Je repérais sans possibilité d'erreur la magnifique Mercédes gris métalisée de Jasper. Je la détaillais avec, je dois me l'avouer, envie, mais détournais le regard. Je fus attiré par une petite affichette sur une vieille camionnette rouge. Elle indiquait : "A vendre, chevrolet de seize ans, 950 $" Je m'approchais et fis un rapide examen de l'engin. Sympa. Un peu bosselé, une aile erraflée, mais sympa. Je relevais le numéro. J'avais fais quelques économies et Renée, ma mère, malgré les dissension qui nous liaient, comptait m'envoyer régulièrement de quoi "subsister", selon ses dires.
- Besoin d'une voiture ? questionna une voix cristalline dans mon dos.
Jasper. Je me retournais pour me retrouver nez-à-nez avec le charmant vampire blond qui ne me mangerait prétendument pas.
- Salut ! Ouais, les girofares de mon pères, c'est...
Je laissais ma phrase en suspens et la complétais avec une grimace significative. Jasper s'esclaffa. Je m'émerveillais de la clarté de ce rire. Une mélodie grave qui sonnait comme un carillon.
- Tu n'as pas faim ? me demanda-t-il en faisant un signe de tête vers le self.
Je haussais les épaules.
- Ce n'est pas bon de sauter des repas, ne m'imite pas, je suis un cas à part.
Je rigolais à l'allusion de son régime alimentaire particulier.
- Tu ne reste pas au self avec tes soeurs, d'habitude ?
- Je les aime baucoup, mais elles me tapent sur le système, des fois, tu peux pas savoir à quel point !
Je ris.
- Oh si, que je sais ! C'est la même chose avec Alice.
- Bella dis que ta soeur est bien étrange.
- Etrange ? C'est-à-dire ?
- Eh bien... tu te rappel ce que Bella sait... faire ?
Je hochais la tête et mis un doigt sur ma tempe.
- Exactement. En bref, elle a comme qui dirait, entendu ta soeur.
- Qu'est-ce qu'à bien pu penser Alice qui la rende si bizarre ?
- En fait, pas que Alice. Toi aussi.
Je compris instantanément qu'il parlait des étranges rêves de ma soeur et de ma faculté à lire dans son esprit. Cependant, je me bornais à faire l'innocent.
- Moi ?
- Mm Mm. Ta soeur t'a-t-elle déjà parlé des rêves qu'elle fait, ou bien l'as-tu appris par toi-même ?
Il me lança un regard de sous entendus et je soupirais.
- Un peu des deux, avouai-je.
- C'est bien ce que je me disais.
- Alice pense qu'elle a une sorte de don pour voir les choses. Je me suis efforcé de la détourner de cette idée, mais sans succès. Elle croit également que vous êtes des vampires, mais je ne lui ai rien révélé de ce que je savais.
- Tu pourrais, pourtant.
- Ah bon ?
- Eh bien... ça t'éviterais d'avoir à lui mentir, elle ne se prendrait plus pour une folle, et nous pourrions la rencontrer.
- Non !
Surtout pas. Je ne voulais pas mêler Alice à ces... gens. Bon, je sentais que Jasper n'était pas méchant, mais Jessica ne m'inspirait rien de bon. Quant à Bella... je ne savais trop quoi penser.
- Pourquoi, non ?
- Je... c'est compliqué.
Il pencha la tête sur le côté, et me lança un regard empreint d'étonnement.
- Je suis un vampire, je te rappel. Généralement, les choses compliquées, c'est mon style.
J'hésitais. N'allais-je pas le blesser en lui avouant cela ?
- Disons que... je n'ai pas très confiance en Jessica. Ni en Bella d'ailleurs.
Son regard insistant me força à poursuivre :
- Bella semble assez colérique, et j'ai peur qu'elle ne lui fasse du mal. Quant à Jessica, quelque chose me dérange chez elle. Elle a comme une aura sauvage, si tu vois ce que je veux dire.
- Pour Jess, tu n'as pas tort. Je t'avais raconté son histoire, et oui, elle est un peu dangereuse. Très... possessive aussi. Bella, c'est un cas particulier.
J'attendis qu'il continue et m'explique de lui même en quoi sa deuxième soeur était un "cas particulier", mais il se contenta de me regarder avec impassibilité. Je soupirais.
- Pourquoi ? demandai-je.
- C'est une histoire compliquée.
Me renvoyer ma propre réplique était gonflé ! Je repensais alors à ma visite nocturne de la veille. Etait-il au courant de cela ? Savait-il qu'elle avait eu l'intention de me tuer ? Qu'elle y avait renoncé et s'était comportée de façon étrange ? Si Bella était la seule à lire dans les pensées dans leur famille, je ne doutais pas que l'intuition de tout vampire soit une des clés de leur supériorité.
- Est-ce que...
Je m'interrompis, cherchant à formuler ma phrase. Finalement, c'est une autre question qui me vint à l'esprit :
- Bella entend les pensées. Et toi ? Et Jess ? Avez-vous un quelconque don similaire ? Et vos parents ? Carlie et Esil ?
- Carlisle et Esmée. Carlisle est doué d'une compassion inimitable. Il n'a aucune difficulté à se contrôler devant le sang d'un humain, aucune souffrance. Esmée est aimante comme pas possible. C'est une vraie mère-poule. Mais je ne pense pas que cela fasse parti des "dons" dont tu parles. Jess... a un pouvoir sur les choses et les gens. Elle est capable de te retenir par sa seule volonté. Tu ne peux plus bouger, ou bien tu fais exactement ce qu'elle veut que tu fasse. Par exemple, si elle veut que tu retienne ton souffle, tu le retiens, et tu finis par mourir.
J'affichais une grimace qui fit rire Jasper.
- Et toi ?
- J'ai également un contrôle sur les gens. Ce n'est pas très utile, ni très fantastique, mais c'est mieux que rien. Je ressens toutes les émotions qu'il y a autour de moi, et je suis capable de les absorber, de les modifier, ou de donner un ordre irrévocable sans mon accord.
- Waouh ! C'est quand même pas mal ! m'exclamai-je.
- Je reste étonné que toi et ta soeur soyez aussi semblables à nous sur ce point là.
Je claquais ma langue en guise d'assentiment.
- Au fait, Jaz, Bella est venue me voir hier.
Je guettais sa réaction. D'abord immobile, la tension dans ses épaules se relâcha.
- Oui, je sais.
- Elle comptait me tuer.
- Mais elle ne l'a pas fait.
- Elle t'en a parlé ?
- Non. Je lui ai ordonné de te laisser en vie.
La surprise me frappa de plein fouet. Une bouffée de gratitude et d'étonnement en même temps montèrent en moi.
- Merci, murmurai-je.
- Je t'en prie ! Mais je n'allais pas la laisser bousiller autant d'années de "régime" !
La gratitude retomba immédiatment à plat. Bien sûr. Ce qui lui importait, c'était que sa soeur s'en soit tirer en tant que "végétarienne". Ma vie n'avait alors aucune importance à ses yeux.
- Détrompe-toi, intervint Jasper. Si tu pense à ce que je pense, en vu de ce que tu ressens, tu as totalement tort.
Je mis un moment pour comprendre ce qu'il voulait dire. En langage terrien, ça signifiait : j'ai sentit ta déception, et je tiens à ta vie.
- Pourquoi ne voulais-tu pas qu'elle me tue, à part pour son régime ?
- Tu es sympa, comme humain. Sympa et marrant. Et puis, ce serait bête que Bella tue quelqu'un comme toi pour très vite le regretter.
Cette phrase, bien qu'elle sembla identitque à celle du "régime" particulier, résonna d'une étrange façon à mes oreilles.
Je changeai de sujet et nous continuâmes à bavarder tranquillement. Je lui demandais plus de détail sur le monde des vampires, lui demandant de m'expliquer certaines des légendes racontées chez les humains et de les associer aux faits réels liés aux vampires. Jasper, lui, me demanda de nouveau ce qui me remontait contre l'idée de mettre Alice au sein d'un groupe de vampires, et devant mon entêtement à ne pas fournir de réponse valable, il me questionna sur ma vie à Phénix, mes querelles avec ma mère. Nous en vînmes rapidement à nos histoire de coeur et j'appris que Jasper n'avait encore jamais trouvé son "âme soeur".
Je n'avais jamais pensé que deux personnes puissent réellement se trouver dans les termes de l'"amour absolu". Cependant, les arguments de Jasper me laissèrent pantois, d'autant plus que d'après lui, les vampires étaient tout particulièrement enclins à trouvé leur moitié. Ce qui me laissa de marbre, ce fut le fait que selon lui, "généralement", les âmes soeurs se trouvaient être de même race. Un éclat dans son regard cependant me fit comprendre que lui espérait, tout comme moi, que le "généralement" induise des "cas particuliers", entre humain et vampire. Quant à savoir qui il avait derrière la tête, ou plutôt, derrière le coeur, je n'étais pas certain de la réponse à fournir.
Ahhh!!!! Chapitre le plus long que j'ai jamais écrit !!!!!!! J'espère qu'il vous a plu ! Et désolée d'avoir mis autant de temps, comme d'hab ^^ Et aussi, je sais, il finit assez abruptement, mais après c'est trop long, donc rendez-vous pour le prochain chapitre !
Ah aussi, a toutes celles et ceux qu'ont vu le film, quel est votre avis ???? Moi j'ai beaucoup aimé, en tout cas ^^
Merci à tous/toutes, et encore merci !
A très vite !
D. Lie
