Chapter 11

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Reviews :

tchingtchong : Merci ^^ !!! Toi= trop gentille !!! J'ai par contre pas tout compris à ton expression bizarre, mdr XD C'est pas la fête de l'huma ??? Traduction, please ??? MErci encore; bonne lecture ! BizzZ

Vivilya : t'inquiète, moi non plus je l'aime pas, Jess ^^ Ah et ne vous en faites pas, juste comme ça : l'amitié Jasper/Edward ne virrera pas en couple Jasper/Edward, lol XD Enfin bon, toi aussi t'es trop gentille !!! Merci beaucoup ! Bisous à toi aussi ;)

Love-love-me : Merci ! Euh... le gros souci pour poster plus vite, c'est que j'ai moins de 4h sur l'ordi par semaine et que je suis à la bourre pour finir mes TPE. Cependant, promis je vais essayer. Sauf que ça risque d'être soit plus court et posté plus vite, soit plus long mais faudra attendre un peu plus ! En tout cas, désolée de mettre autant de temps, mais promis quand j'aurais fini mes TPE, je posterais beaucoup beaucoup plus vite ! Bon, pas de promesses intenables, mais peut-être que un voire deux chapitres toutes les semaines ce serait possible ^^ En tout cas, je te remercie, tu me fais trop plaisir ! Bonne lecture, bisous !

Hilaidora : Eh du calme ! La Grande Blasphématrice ne supporte pas que son titre soit révélé en public, voyons, un peu de tenue ! XD Eh, si je dis tout de suite ce qu'il va se passer dans les prochains chapitres (notamment la formation des couples) comment veux-tu que je te garde en tant que lectrice, t'y a pensé à ça, hein ??? Si je te dis que Edward va sortir avec Jessica, Alice avec Emmett, Rose avec Jasper, Bella avec Jacob, tu continurais à lire ma fic ??? Alors oui, je cache quelque chose et j'ai une idée derrière la tête !!! Tu n'as peut-être pas lu Transformation, mon autre fic, mais sache que Delynn Lie rime avec Sadique mdr ! Mais ne t'inquiète pas, ce ne sera peut-être pas si saugrenu que ça, après tout [regard malicieux] Merci beaucoup de ta review, en tout cas !!! Aller, je cesse de t'embêter, bonne lecture !

Tane ! Coucou nouvelle revieweuse ^^ Je suis contente que ça t'ai plu !!! Sauf que malheureusement, comme je l'ai expliqué un peu plus haut à love-love-me, c'est que je n'ai pas le temps d'écrire !!!! Oui, je sais, c'est triste, et je vais faire mon possible pour arranger ça, mais je ne promets rien. Quoi qu'il en soit, compte à peu près sept huit jours entre chaque nouveau chapitre. Et si tu veux, tu peux te créer un compte fanfiction pour mettre ma fic dans tes alertes comme ça, dès que je posterais, tu seras au courant ! Voilà ! Merci de ta review, c'est trop gentil n'empêche ! A bientôt, j'espère ! Bisous !

Jlukes : Merci beaucoup ! J'espère que ce qui suit te plaira tout autant ^^

FanTwilight : Waaa !!! T'es trop trop gentille !!! (bon je sais, je le dis à à peu près tout le monde, mais je le pense vraiment !!!) Effectivement, c'est vrai qu'il y a plus de POV d'Alice et Jasper que Edward et Bella... mais c'est uassi vrai, j'ai mes raisons ! En trout cas, ne t'inquiète pas, ce ne sera pas toujours le cas ! C'est juste le temps que je mette bien mon histoire en place en cernant mes personnages, et puis... vroom ! on pourra mieux comprendre Bella et Edward ! (Du moins, j'espère !) Mais non ! Ne te tue pas, hein ! Bon, rien que pour que tu reste en vie, je vais éviter le couple Alice/Jacob... n'empêche, tu me donne des idées, là... ptdr ! Merci beaucoup en tout cas ! A bientôt ! BizzZZZ

Alessia : Qu'un mot à dire : Merci !!! ^^ Voilà, espèce de petite impatiente !!! Bonne lecture !

Ptibiscuit : Waouh... merci !!! t'inquiète, tu me reliras, peut-être pas très vite, mais je finirais cette fic, promis ! MErci beaucoup pour ta review ! A bientôt, bisous !


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P.O.V. d'Alice :

Nuit. C'est l'impression que donne cette forêt aux grands arbres. Une nuit permanente, infinie, oppressante. En un mot : dangereuse. Je ne sais pas ce que je fais ici, ni si je suis réellement ici. Les images me parviennent en décalé, brouillées, comme lorsqu'on regarde un vieux film à la bande abîmée.

Nuit. Tout est si noir mais pourtant, j'y vois bien. Chaque détail de chaque arbre m'est aussi visible qu'en plein jour. Et pourtant, tout est si sombre...

Entre les buissons qui me paraissent gris dans l'obscurité serpente un chemin. Il se perd dans les profondeurs du bois, impossible d'en voir le bout. Je me retourne. Impossible également de voir d'où il vient. Il me faut avancer. Où je vais ? Je n'en sais rien. De quel côté dois-je partir ? J'hésite. En avant ou en arrière ? Avancer ou reculer ? J'opte pour le premier.

Les arbres se succèdent. Ils forment comme une haie d'honneur qui me montre le chemin. Pourtant, toujours pas trace de l'arrivée. Seul l'obscurité semble m'attendre tout au bout...

Pas un son, pas un souffle de vent. Tout est calme et se repose...

Je ne sais depuis combien de temps je marche comme cela. Je ne sais si je cesserais un jour de marcher, si je verrais à nouveau le ciel au dessus de moi. J'avance, simplement, j'avance. Mécaniquement, mes yeux détaillent le chemin que j'emprunte. Chaque fougère, chaque fleur, chaque buisson couvert de baie s'imprègne dans mon esprit. Je m'empare des lieux, les fait miens. Lorsque tout ceci sera derrière moi, j'en suis sûre, ce sera encore en moi.

Mais soudainement, tout se brouille. Après la vieille bande vidéo, la télé grisonnante. Tout me parvient en points noirs et blancs. Vous savez, cette neige que l'on voit à l'écran et qui remplace toute image. Aveugle, c'est ce que je suis. Aveugle. Jusqu'à ce que tout s'éclaire à nouveau.

Je n'ai pas quitté le bois, ni même le sentier. C'est le chemin qui s'est terminé. Je sais à présent où il mène. C'est une clairière qui s'ouvre devant moi. Cette fois, pas d'arbres pour couvrir le ciel. Un ciel qui me paraît gris dans l'écran noir et blanc de mes pensées, mais qui, je le sais, est d'un pâle bleu d'automne. Quelques nuages reconnaissables au contraste entre les différentes teintes de gris jonchent la toile céleste. Derrière l'un d'eux, je devine le soleil brûlant qui me manque tant depuis que nous sommes ici...

Ici... je médite. Quel est cet ici ? Je ne suis que dans un bois. Depuis quand ? Jusqu'à quand ? Je n'en ai aucune idée. La seule chose dont j'ai conscience, c'est cette clairière et ce qui s'y trouve.

Deux adolescents, côte à côte, sont assis. L'un possède des traits qui me sont vaguement familiers. Des cheveux en bataille d'un gris peu foncé : certainement châtains ou roux. Ses grands yeux sont clairs également, comme les yeux du deuxième. Lorsque je m'y attarde, ma respiration se coupe. Une sorte de magnétisme à capté mon regard. Ces yeux peuvent lire en vous, j'en suis certaine. Ce garçon-là est d'une beauté saisissante, pour ne pas dire époustouflante. Mis à part ses yeux déjà si irrésistibles, la forme de son visage, de sa bouche, la carrure de son menton, l'arrête de son nez, la courbe de ses sourcils... ses cheveux si pâles qui me semblent si doux...

Je ne sais ni qui ils sont, ni ce qu'ils font dans cette forêt. Leurs lèvres bougent, murmurent et s'étirent, mais aucun son semble en sortir. Je ne sais ce qu'ils disent. Ils ne m'ont pas remarqué. Les yeux braqués sur celui au regard magnétique, je me fige encore plus, si possible. Un nouveau sourire à étirer sa bouche parfaite : un sourire carnassier, qui montre ses dents luisantes et blanches... Danger. Tel est le message qui me parvient. L'autre garçon semble me donner raison. Il frissonne. Celui aux cheveux pâles perd alors son sourire. Il semble s'excuser...

Le temps semble s'être arrêté. Seuls leurs visages changent au fur et à mesure de ce qu'ils se racontent. Rien d'autre n'existe.

Les nuages dans le ciel se meuvent cependant. Un ballet au grès du vent les déplace. Ils passent au dessus des arbres et s'en est fini : ils disparaissent de ma vue. Le soleil est en phase d'apparition. Le vent porte au loin le nuage qui l'obscurcissait.

Un nouvel élément apparaît. Des rayons que je ne vois que blancs étincellent, projettent leur feux sur toute la clairière. D'abord désarçonnée, je regarde en tout sens pour comprendre d'où ils viennent.

Soudain, je comprends.

C'est ce garçon, aux cheveux pâles et aux yeux magnétiques. Lui qui discute calmement et ne s'aperçois de rien. C'est de lui, qu'émanent ces rayons lumineux. Le soleil ricoche sur sa peau blanche et éclate en myriades de ces rayons...

...

- Mademoiselle Swan ?


P.O.V d'Edward :

- Et... toi ? Tu avais une copine ? me demanda Jasper.

Je grimaçais.

- Rien de bien sérieux. Oui, j'en ai eu une, il y a quatre ans. Mais sans plus. Je ne l'aimais pas vraiment.

Non. Je n'avais jamais vraiment su ce que signifiait "aimer", avant la semaine précédente...

- Et Bella ?

Je serrais les poings.

- Quoi, Bella ?

- Eh bien, ma sœur te plaît, non ?

- Et Alice ? rétorquai-je.

Jasper se mordit la lèvre. Je souris. Un point partout.

Nous continuâmes sur notre lancée, discutant de tout et de rien, ne parlant plus que rarement de nos sœurs respectives. J'appréciais réellement Jasper. De plus en plus, même. Mais de là à lui laisser Alice ? J'avais vraiment peur pour ma sœur. Et s'il lui arrivait quelque chose en présence de Jasper ? Je ne me le pardonnerais pas.

Le temps gris changea rapidement au fur et à mesure que l'après midi avançait. Chose rare, des pans de ciel bleu apparaissaient de temps en temps. Derrière les nuages épars, je perçu même la lumière du soleil.

- Au fait, tu as appelé pour la camionnette que tu as vu la dernière fois ? demanda Jasper.

Je secouais la tête. Je n'avais pas osé prendre le combiné et composer le numéro. Jasper sourit.

- Tant mieux...

Je tiquais.

- Comment ça, tant mieux ?

Il me gratifia d'un sourire mystérieux et j'avalais ma salive de travers.

Alors, tout explosa.

Pas littéralement, s'entend. Une explosion de couleurs chatoyantes. Ce fut comme si la peau de Jasper s'était soudain mise à irradier. On aurait dit des diamants qui reflétaient les rayons lumineux en une multitude d'arc en ciel minuscules...


P.O.V de Bella :

- Mademoiselle Swan ? s'impatienta Monsieur Arianda, notre professeur de Lettres.

Tous les visages se tournèrent vers Alice, couchée sur sa table. La jeune fille s'était tout bonnement endormie une bonne quinzaine de minutes auparavant, et elle avait eu de la chance que Monsieur Arianda ne le remarque que maintenant. Je fis mon possible pour regarder la scène avec impassiblilité, mais avec le rêve qu'elle venait de faire, cela mobilisait toute ma concentration.

En entendant son nom, Alice releva précipitamment la tête. Les yeux rougis d'avoir dormis, ses mèches noires étaient follement éparpillées autour de son visage. Monsieur Arianda la toisa dédaigneusement. Ce petit homme à la bidoche bien fournie m'était certes antipathique, mais la jeune humaine et ses rêves farfelus n'avait pas plus de place dans mon cœur, et c'est avec joie que j'écoutais la rebuffade du professeur.

- Voyons, mademoiselle. Mon cours est-il donc tellement ennuyeux que vous vous endormez sans vergogne pendant que je vous dicte l'une des règles les plus importante concernant la méthodologie de la dissertation ?

Tous des ingrats... je me tue à leur fournir le cours le plus complet qu'il me soit donné d'enseigner, et ils s'endorment sur leurs paillasses, les mal autrui ! rageai intérieurement Monsieur Arianda.

Oups... j'aurais peut-être dû la réveiller avant... pauvre Alice... se lamentait "l'adorable" Rosalie.

Je me demande à quoi pense Bella... si seulement j'avais son pouvoir…

Jessica. Toujours là à se plaindre. Qu'est-ce qu'elle pouvait m'agacer parfois ! Et Alice qui bafouillait des excuses inintelligibles… Monsieur Arianda agita la main, lui signifiant que ses bégaiements étaient inutiles, et lui tourna le dos.

- Bien. Pour demain, mademoiselle Swan, je veux une dissertation de deux copies doubles visant à définir l'importance de l'effet de réel dans une œuvre écrite. Demain, sans faute !

Alice baissa la tête. Un million de phrases véhémentes tempêtaient dans son esprit, sans pour autant qu'elle ne se décide à les poser, ce qui était tout de même plus sage. Je m'en voulais de n'être capable de lire que les pensées qui jaillissaient dans les esprits au moment où elles jaillissaient, et non tout ce que possédait le cerveau des humains et vampires. Là, j'aurais vraiment aimé fureté dans la tête d'Alice pour y trouver toutes les informations supplémentaires concernant son rêve. Car les deux personnages qui y figuraient n'étaient autre qu'Edward et Jasper, et ce qui s'y passait ne me réjouissait pas vraiment. Quand aurait-ce lieu ? Pouvais-je l'empêcher ?

Edward, ami avec Jasper. Impensable. Inimaginable ! Et pourtant, tel était le cas. C'était extrêmement dangereux. Déjà que Jasper avait toujours eu un peu de mal avec la soif - bon, d'accord, pas autant que moi, mais quand même ! – alors en plus, le voir seul, avec Edward, dans une clairière coupée du monde, en train de rire, et de dévoiler notre peau scintillante, c'était le suicide assuré !

Edward avait un sang réellement alléchant. Non. Pas alléchant. Hypnotique, désirable au plus haut point…

Je serrais les dents.

Désirable au plus haut point… oui, c'était le cas… Que ne donnerai-je pas pour n'y gouter ne serait-ce qu'une seule fois !!! Je m'en voulu immédiatement de cette pensée. Après tous les efforts que Carlisle avait déployés pour me faire « végétarienne », je n'avais pas le droit de penser cela. Pas plus que je ne devais penser à Edward…

L'ignorer n'était pas chose facile. Chaque recoin du Lycée empestait son odeur. Ma classe empestait encore plus à cause de sa sœur. Je le détestais. Vraiment. Je le détestais de me tenter comme cela. Mais plus encore, je me détestais de le désirer autant. Et en même temps, je l'aim…

Non. Bella, non ! criai-je intérieurement. Ce n'était pas vrai. Ce n'était ni possible, ni réalisable, ni même envisageable. Les humains n'étaient pas faits pour côtoyer les vampires. Nous étions les traqueurs, et eux étaient les proies. Là s'arrêtaient nos rapports.

C'était contre nature d'assister à tous ces cours ennuyeux au milieu de proies que nous ne pouvions pas chasser. Une vraie torture. Tous les jours. L'odeur de ces dizaines, centaines de sangs, le son du battement de tous ces cœurs… et surtout, l'odeur de ces jumeaux qui me suivait constamment, au Lycée déjà, et puis au manoir avec Jasper…

Je trépignais avec impatience sur le bois de la table. Plus que dix minutes, et puis la journées sau lycée serait finie. Je remarquais que Jessica ne me lâchai pas des yeux.

- Quoi ? m'exclamai-je.

Jessica fit la moue, peu contente du ton que j'avais adopté.

- Qu'est-ce qui s'est passé avec la fille Swan ?

Elle posa un doigt sur sa tempe, me signifiant qu'elle parlait de ses pensées.

- Rien. Un rêve bidon, c'est tout.

Jessica claqua la langue.

- Bien sûr. Un rêve bidon. C'est pour ça que tu es tendues à mort...

- Ta gueule, Jess. C'était un rêve bidon. Point barre !

Jessica haussa les épaules et soupira.

- J'en ai marre. Tu raconte tout à Jasper, mais moi, je n'ai pas le droit de savoir ce qu'il se passe avec ces jumeaux.

- Que veux-tu ? La vie est injuste !

Un éclat de colère brilla dans les yeux de ma "soeur".

- Ce n'est pas la vie qui est injuste, Bella... c'est toi. Tu te crois si supérieure à moi ? Dois-je te rappler que c'est grace à moi que tu vis cette vie ?

Je serrais les poings et me retins de justesse d'agripper son bras et de le lui déchiqueter.

- Grace, ou bien à cause, Jess ? Tu crois vraiment que ça m'amuse, de m'ennuyer à mourir dans ces cours moisis ?

Elle passa outre mon avertissement silencieux.

- Bella, je te rappel qu'on a fait la paix. Mais je suis d'accord, je m'ennuie à mourir... ne regrette-tu pas parfois que nous nous contraignons à ce régime particulier ?

Je ne répondis pas. Je ne voulais pas.

- Bella... peu importe ce que Carlisle nous a enseigner. Nous sommes ce que nous sommes... Tu ne voudrais pas que nous vivions libre, comme nous le devrions ?

Heureusement que nous parlions vite et à voix ultra basse. Je n'étais pas sûre que les humzins qui nous entouraient, déjà pas très à l'aise à nos côtés, restent aussi calmes s'ils avaient su ce qui se tramais dans la tête de cette satanée Jess.

- Ta gueule ! assénai-je.

Un sourire étira les lèvres de ma "créatrice".

- Bella. C'est bien simple ! Ce soir, après les cours, on ne rentre pas au manoir. Direction l'Amérique du Sud ! On terrorisera les gens, là-bas ! Ce ne les changera pas beaucoup de ce qu'ils ont vécu jusque là ! Eux savent que nous existons... Ou alors, Volterra. Sylian et Marcus, les deux sages, seront sûrement contents que nous les assistions pendant un temps. Toi et ta capacité à lire dans les pensées, moi et mon pouvoir de blocage...

Et moi, la préférée de Marcus, bien sûr... je sens déjà que ce sera exceptionnel...

Je la fusillais du regard.

- Jessica. Si vraiment tu veux être libre, pars, mais ce sera sans moi.

- Aller ! Bella ! Je sais que tu pense comem moi ! Tu en as marre de cette vie, mais nous ne sommes pas obligées de demeurer ainsi... pense au sang frais... aux coeurs palpitants... c'est de ça que tu rêves...

Je me raidis, essayant de réguler la douleur au creux de mon ventre et dans ma gorge. Ne pas penser à cette soif qui me tiraillais, ne pas étriper cette sale vipère qui avait si bien caché son jeu jusque là... Bon, d'accord, je savais qu'elle rêvais de liberté, mais pas à ce point !

- Imagine...

- Tais-toi ! la coupai-je. Je ne veux pas. Je ne te suivrais pas ! Tais-toi !

Elle me lança un regard assassin auquel je répondis avec force. Jasper avait tort. Nous ne nous étions rien aprdonné. Cependant, j'avais peur d'une chose : jusqu'où était-elle prête à aller pour se venger de moi si nous ne cessions pas tout de suite ces attaques ?

J'allais tempérer la situation lorsque la cloche sonna. Elle aurait entendu mes excuses malgré le tumulte d'une cascade, mais je n'eus même pas le temps d'ouvrir la bouche : elle avait fusé hors de la salle sans demandé son reste. Avec un soupire, je rassemblais mes affaires tranquillement et traversais la pièce.

- Au revoir ! lançai-je au professeur.

- Passez une bonne soirée, mademoiselle Cullen !

Je le remerciais d'un signe de tête et quittais la salle. Dans le couloir, je tombais nez-à-nez avec Alice. Son cerveau, furieux et craintif à la fois, fonctionnait presque aussi vite que le mien. Ce que j'y lus me tira une grimace.

- Je peux te parler ? demanda-t-elle.

Je la toisais, m'attendant à ce qu'elle prenne peur et s'enfuit. Elle n'en fit rien. Ses yeux chocolats rivés dans les miens, elle soutins mon regard sans sourciller. J'inclinais la tête.

- Très bien. Que veux-tu me dire ?

Elle jeta un coup d'oeil au flot d'élèves qui se précipitait pour rejoindre le parking ou leur classes suivantes.

- Pas ici. C'est important.

Edward sera sans doute furieux... il vaut mieux que je lui parle avant de rentrer. Si jamais il m'entendait... je suis cuite...

- Ca ne peut pas attendre demain ? m'inquiétai-je.

Elle secoua la tête.

- Oh non ! Il faut que je te parle, et maintenant.

Peut-être que si elle refuse, je ne serais pas obligée de me ridiculiser... espérait-elle en silence. Mais je n'étais pas d'humeur clémente.

- Très bien. Où veux-tu qu'on aille ?

Elle sembla hésité, bien que la réponse était déjà là dans son esprit.

- Peut-être... la bibliothèque ?


Tadaa !!!

Alors ? Qu'en pensez-vous ? Assez long ? Je sais, j'ai mis du temps, mais bon, vous me pardonnez ???

Merci pour toutes vos reviews, c'était trop gentil !

A bientôt !