Chapter 17

oOoOoOo

Et hop !!! Je l'ai écrit en deux deux rien que pour vous celui là !!!! bonne lecture !!!

Reviews :

Jlukes : Je pense effectivement que vous aurez besoin des mouchoirs. Mais peut-être pas dans ce chapitre là... Celui-ci promet de plaire à un peu tout le monde ! du moins, je l'espère !!!! Bonne lecture à toi ! encore merci pour tes reviews, BizzZ ^^


oOoOoOo


P.O.V. d'Edward :

Bella était partie. M'avait abandonné. Pourquoi avais-je été aussi bête ? Ce n'était pas sa faute si Alice était... si Alice était... comme ça. Pas sa faute à elle. Mafaute. Je n'avais pas su la protéger. C'était mon devoir, et je n'y étais pas parvenu. Pire, en colère comme je l'étais, j'avais remis la faute sur Bella. et elle était partie. Plus question de colère, maintenant. Ce sentiment m'avait quitté. Ne restait plus que le chagrin, la tristesse, un trou béant dans ma poitrine que la fuite de Bella n'arrangeait pas. J'avais perdu ma soeur et ma vampire. Les deux femmes que j'aimais plus que tout au monde. Enfin, Alice était toujours là. Je sentais sa force vitale couler en moi, déculpée par le venin des vampires qui coulait maintenant en elle. Mais me reconnaîtrait-elle ? Serait-elle encore la Alice que j'aimais ? Ma soeur ? Comment pourrais-je continuer de suivre mes cours sans elle dans les parages ? Comment vivre sans elle ? Mais ma souffrance ne serait rien comparée à celle de Charlie. Mon père allait être effondré, et j'allais devoir imiter cet effondrement, et ce, toute ma vie. Et Renée ? Et Phil ?

Tout était de ma faute. si il n'y avait pas eu cette fichue engueulade avec Phil, ce fichu bébé dans le ventre de ma mère, jamais nous ne serions partis de Phoenix, jamais nous ne serions venus ici. Je n'aurais jamais rencontré Bella, mais Alice serait encore Alice, et je ne serait pas étreint de cette culpabilité étouffante qui me nouait la ventre.

-- Edward. Nous allons prendre soin de ta soeur, fis le docteur en s'approchant doucement.

Il posa une main amicale sur mon épaule et me sourit. Je ne répondis pas, encore secoué par tout ce qui arrivait.

-- Je crois qu'il faut que tu rentre, jeune homme.

-- Non, soufflais-je. Pas tant qu'Alice est dans cet état.

-- Au contraire, insista Carlisle. Mieux vaut que tu t'en aille avant qu'elle ne se réveille. La folie des nouveaux-nés est dévastatrice. elle a beau avoir été ta soeur, ce lien ne compte plus désormais. Je suis scincèrement désolé du tort que ma famille t'a causé, Edward.

Je haussais les épaules. Il enchaîna.

-- Ça n'effacera certainement pas ce qu'on a fait, mais nous allons te donner un peu d'argent histoire de vous dédommager. Nous raconterons à ton père qu'Alice dormais à la maison et qu'elle a voulu faire un tour le soir dans la forêt. Malheureusement, elle sera tombée dans la rivière qui passe près du manoir et Bella n'aura pas réussit à la tirer de l'eau. Avec le courant, le corps d'Alice aura été entraîné, et c'est ainsi qu'elle aura disparut. Je te demande de lui dire ceci. Quand Bella sera revenue, j'appellerais la police et Bella jouera la comédie. Quand tout cela sera fini, nous simulerons une dépression pour bella et le besoin de prendre l'air au soleil. Nous partirons avec Alice, et nous veillerons sur elle.

J'étais resté impassible durant toute l'histoire, sachant très bien que Charlie aurait du mal à croire à ce mensonge. Mais la fin du récit me tira de ma torpeur :

-- Quoi ? vous allez partir ! Me laisser seul, ici ?

-- Tu ne seras pas seul, Edward. Charlie aura besoin de toi.

-- Mais je ne veux pas que vous partiez ! Je veux rester avec Alice !

-- Si tu reste avec elle, tu finiras par devenir un casse-croûte !m

-- Mais Jasper peut bien utiliser son pouvoir pour l'en empêcher !

-- Son pouvoir est limité. Plus celui à qui il l'applique est jeune, ou alors bien plus vieux que lui, et moins il n'a d'emprise sur lui.

Je serrais les poings. Je ne pouvais pas laisser Alice ! Je ne pouvais pas les laisser partir ! Je ne pouvais pas perdre Bella...

-- Non. Je reste.

-- Il en est hors de question. Je ne veux pas avoir ta mort sur la conscience, alors de gré ou de force, tu rentreras chez toi.

-- Vous ne pouvez pas m'y obliger !

-- Tu crois cela ? Je suis un vampire, je possède donc une force dont tu ne dispose pas.

-- Et si je racontais tout à mon père ?

-- Il ne te croirait pas !

Rageant intérieurement, je chassais la main qu'il avait posée sur mon épaule et me détournais.

-- Edward. Tu n'as pas le choix. J'en suis désolé mais nous n'y pouvons rien.

Je jetais un regard attendri sur mon Alice. Quand la reverrais-je ? M'oublierait-elle ? L'esprit branché au sien, je distinguais alors un changement dans son activité cérébrale. Premièrement, son esprit était soudain agencé de la même façon que celui de Bella : droit, bien rangé et impressionnant. Deuxièmement, les visions s'étaient stoppées de même que c'était stoppée la douleur. Troisièmement, elle était tout à fait consciente de ce qui l'entourait, avait conscience de la soif qui la tiraillait, et du sang qui pulsait dans mes veines. comprenant trop tard le danger, je déglutis et fis un pas en arrière.

-- Qu'est-ce que... commença Carlisle.

Suivant mon regard, il compris.

-- Jasper ! Retiens-là le plus longtemps possible. Edward, tu monte sur mon dos !

Avant que je n'ai pu esquisser le moindre geste, Alice s'était redressée à une vitesse surhumaine et avait bondi. Je ne vis pas les bras de Jasper se refermer sur elle, ni Carlisle être projeté au loin. Soudain, je me retrouvais balloté par le vent. La forêt défilait à toute allure devant mes yeux. La position que j'avais sur l'épaule de mon sauveur était tout sauf supportable. La tête commençait à me tourner. Je fermais les yeux, essayant de réguler ma respiration. Le vent me fouettais le visage. Cinglant et froid. Glacial, même. Les larmes me montèrent rapidement aux yeux. Larmes de douleur, de chagrin, de désespoir. J'avais à peine eu le temps d'aperçevoir les yeux noirs de mon Alice se fixer avec gourmandise sur moi. C'était la dernière image que j'avais eu d'elle.

Je ne sais combien de temps je restais dans cette position, à pleurer comme un gamin. Mais peu à peu, je me rendis compte que le vent avait cessé de me fouetter. Nous nous étions arrêtés. Sans ouvrir les yeux, je sentis que celui qui m'avait porté me faisait glisser de son épaule. Je chancelais, et la personne me rattrapa. Incapable d'ouvrir mes yeux gonflés par les larmes, je sentis deux bras froids me prendre maladroitement par les épaules.

-- Edward... Edward... ça va ?

Reconnaissant la voix de l'ange qui m'avait sauvé de ma propre soeur, j'ouvris les yeux. Le visage ravagé par le remord, Bella me fixait avec apréhension. Je me rappelais tout ce que je lui avais jeté à la figure et compris qu'elle s'attendait à ce que la colère reprenne le dessus. Mais c'était sans compter sur le soulagement que j'éprouvais de l'avoir retrouvée. Comme un petit garçon, je me jetais dans ses bras. Elle resta d'abord les bras ballants, puis m'entoura presque avec affection.

-- Je suis désolée, souffla-t-elle à mon oreille.

D'ordinaire, j'aurais été extrêment gêné de me laisser aller de la sorte. Mais Bella me murmurai des paroles apaisantes, s'excusait sans arrêt, me disait que c'était bien que je pleure, que nous, humains, devions décompresser de la sorte.

Nous restâmes là, enlacés, pendant un temps qui me sembla durer une éternité. Ni elle ni moi ne voulions briser ce lien. Pourtant, il fallait que je parte. Que je rentre voir charlie. Je me disais qu'il ne fallait pas que je m'attache davantage à cette magnifique vampire, mais en même temps, je savais que c'était trop tard, tout comme je savais que dans quelques jours, je devrais lui dire au revoir. Alors, au lieu de profiter du moment, je décidais de m'éloigner. A regret, mais je souffrirais moins ainsi lorsqu'elle devrait partir.

-- Je dois aller voir Charlie, murmurai-je d'une voix enraillée par les larmes. Tu peux me ramener ?

Elle se racla la gorge.

-- Euh... Edward ? Nous sommes déjà dans ta chambre.

Je m'écartais précipitemment d'elle et ouvrais des yeux ébahis. C'était bien mon lit, mon armoire, mon bureau. Comment ne l'en étais-je pas rendu compte ?

-- Mais... et Charlie ? Si Alice nous a suivis...

-- Jasper l'a maîtrisée, ne t'en fais pas. De toutes manières, il est hors de question que nous te laissions seuls un instant. Entre Alice et Jessica...

-- Jessica veut toujours ma peau ?

Bella acquiesça gravement.

-- Mais je croyais que vous alliez partir. c'est ce que Carlisle m'a dit avant que tu n'arrive.

Elle fit la grimace.

-- Il t'a dit cela parce qu'il ne voyait pas les raisons que nous avions de rester.

-- Et la raison est Jessica ?

¤ Sois franche ¤ l'entendis-je se morigéner.

-- Oui. Mais pas que...

¤ Courage... ce n'est pas si compliqué !¤ tempêta-t-elle.

Je compris. J'aurais d'ailleurs dû m'en douter bien avant.

-- Quoi d'autre ? l'encourageai-je à continuer en me rapprochant.

Elle ne sembla pas aperçevoir mon geste, perdu dans ses pensées, mobilisant toute sa volonté pour me dire quelque chose que je savais déjà. lors, à quelques centimètres d'elle, je pris les devants.

-- Je ne veux pas que tu partes.

Elle braqua ses yeux miel dans les miens. Je ne discernais d'abord aucune émotion particulière. Puis, alors qu'une barrière cédait dans son esprit, ils brillèrent d'un nouvel éclat. Je vis toute la tendresse qu'elle refluait depuis longtemps. Le coeur battant, je levais ma main droite vers son visage et déposais ma paume contre sa joue froide. Elle y appuya sa tête et ferma les yeux, un léger sourire aux lèvres. J'approchais ma bouche de la sienne, les yeux braqués sur ses paupières closes. Mais elle rouvrit les yeux et me lança un regard triste qui m'arrêta dans mon élan. Elle tourna légèrement la tête et embrassa ma paume.

-- C'est tout ce dont je suis capable pour l'instant, murmura-t-elle avec désolation. Tu es humain, Edward. Je ne suis pas sûre de pouvoir me contrôler.

-- J'ai confiance en toi, soufflai-je en posant ma deuxième main sur son autre joue.

Elle leva les bras et attrapa mes mains. Sa main droite joua avec ma main gauche et nos doigts se retrouvèrent liés. De son autre main, elle repoussa la mienne et vint à la rencontre de ma propre joue.

-- Tu es un être d'exception, Edward Swan. Je suis heureuse de t'avoir rencontré. Ce n'est pas un refus que je t'oppose, mais une demande que je te fais. Laisse-moi juste un peu de temps.

Elle appliqua une légère pression sur ma joue et, en un éclair, elle disparut. Mais par ses pensées, et l'odeur de son parfum, je sus qu'elle n'était pas loin. Elle était là, quelque part dans l'ombre, à guetter pour me protéger. Nous ne nous étions pas embrassés, mais une chose était claire : Bella m'aimait certainement autant que je l'aimais, et mon coeur dans ma poitrine irradiait de joie. Je ne tentais pas de la voir là où elle était : dans la pièce ou sur le toit, ou même dans la forêt. La simple idée de sa présence non loin me suffisait. Malgré la souffrance de la perte d'Alice, c'était la joie qui avait prit le pas sur moi ce soir là. Je m'étendis sur mon lit en ne pensant à rien d'autre qu'à son sourire, à ses yeux magnifiques, à son odeur, au contact de sa joue contre ma main, de ma joue contre ses doigts. Je me croyais incapable de m'endormir. Mais la fatigue des derniers événements me submergea d'un coup, et je sombrais dans le monde des rêves.


Et hop ! Un chapitre un ptit peu plus long pour me rattraper ^^

Alors, contents ???????????

Je ne sais pas quand le prochain chapitre, alors adoptez les alertes story !

Bisous ! A bientôt !