Chapitre 9 : Révélation

Harry n'entendit plus parler de l'Ordre et de ses membres le mois qui suivit la rencontre avec ses grands-parents. James n'avait pas fait le lien entre eux et son entretient avec le directeur, ce qui avait facilité les choses, il n'aurait pas besoin de tout lui révéler.

James, de son coté, n'avait toujours pas réussi à parler avec Lily de leur dernière dispute, la jeune fille trouvant toujours une solution pour lui échapper. Si le jeune homme devenait fou à ne pas savoir quoi faire pour arranger la situation, Sirius s'amuser de voir à quel point son meilleur ami pouvait aimer la jeune fille, lui qui, jusqu'à maintenant, n'avait fait qu'enchaîner les conquêtes, sans rien éprouver.

Les cours devenaient de plus en plus durs, avec l'arrivée des discours sur l'importance des ASPIC. Les professeurs prenaient un malin plaisir à leur faire peur, comme si ils se vengeaient pour quelque chose. Enfin, se traitement était réservé aux Maraudeurs, il était donc plus facile de deviner le pourquoi de cette vengeance, seuls les concernés faisaient semblant de ne rien savoir.

Le sujet du devoir de Défense Contre les Forces du Mal de cette semaine était les Patronus. Harry avait crut à une blague quand le professeur leur avait annoncé la nouvelle, croyant l'effrayer, puisqu'il faisait parti du groupe de son père. Quelle ne fut pas la surprise du professeur quand elle vit son élève formé un Patronus, corporel qui plus est, à la première tentative.

Les programmes n'étaient vraiment pas les même que dans son époque, alors qu'il avait vu ce sortilège en troisième année, bien qu'en dehors du cursus scolaire, il pensait qu'ici, les professeurs l'enseignaient aux élèves bien avant leur septième année, mais il s'était visiblement trompé.

Aussi, tandis que James et Sirius s'exerçaient sans relâche pour réussir, alors qu'ils battaient tous le monde dans cette matière en temps normal, sauf depuis l'arrivée de Harry, celui-ci restait assis, perdu dans ses pensées. Plus d'une fois, James, ou même Sirius, avait essayé d'en savoir plus, quand il le voyait ne pas leur répondre, mais ils n'avaient jamais réussi à avoir de réponse. Chose étonnante, Rémus n'en savait pas plus qu'eux.

Mais les Maraudeurs étaient curieux et finiraient par savoir à quoi il pensait, Harry n'en doutait pas, mais il voulait encore garder ce secret pour lui. Ginny devait encore restait son secret, le plus cher. Penser à elle lui faisait mal, mais l'ignorer encore plus. Il aurait voulu pouvoir au moins rester en contact avec la jeune femme, ou tout simplement restait avec elle. Quand se n'était pas Voldemort qui s'y opposait, s'étaient le temps et les époques. Ne seraient-ils donc jamais tranquilles ?

Harry souffla bruyamment, il ne supportait plus cette situation, mais il ne savait pas si une solution exister. D'après Dumbledore non, il était la seule personne à avoir fait un bond dans le temps vingt ans en arrière. Il savait que même si cette situation existait, il aurait un choix à faire, difficile : ses parents, sa famille, ou son âme sœur, sa Ginny ?

Il sortit par le tableau de la salle commune, sans même prendre un manteau, alors que dehors la température était glaciale et qu'il pleuvait plus fort encore de minute en minute. Ce qu'il ignorait, c'était que vingt ans plus loin, une jeune femme avait la même réaction que lui, abandonnant ses amis sans leur donner de raisons.

Ginny, car c'est de elle qu'il s'agissait, ne supportait plus Son absence. Elle étouffait sous les souvenirs qui lui revenaient, où qu'elle passe dans le château. Elle finit par sortir, sous la pluie battante, bien qu'elle sache qu'elle finirait par être malade. Elle ne voulait plus de cette situation, il lui avait dit, sans Voldemort, nous pourront être ensemble. Voldemort n'est plus, mais lui non plus...

Elle ferma les yeux doucement, douloureusement, avant de les rouvrir brusquement. Si une salle pouvait lui offrir ce qu'elle voulait, c'était bien la Salle sur Demande !

La pluie lui faisait du bien, arrivant sur son visage, coulant le long de son cou. Il avait froid, mais il avait besoin de sortir de sa tête tous ses souvenirs qui le hantaient dans ce château, il avait besoin de faire le tri, de vider son esprit. Mais il ne pu rester seul bien longtemps, quand il entendit, derrière lui, des bruits de pas.

Quelqu'un le suivais, son père.

James Potter le talonnait de près, suivant son fils. Il avait d'abord était surpris de le voir se lever aussi rapidement du fauteuil, mais il ne lui avait fallut qu'une seconde pour se décider à le suivre. Harry n'allait pas bien depuis quelques temps, il le voyait. Peut-être aurait-il les réponses aux questions qu'il se posait, ainsi que les Maraudeurs.

- Harry ! cria-t-il, rentre tout de suite ! Tu vas être malade !

Le poursuiveur savait bien que son fils n'écouterait pas son conseil, ils avaient le même caractère. Il finit donc par le rejoindre et l'entraîna à l'intérieur du château.

- Tu aurais pu tomber malade, Harry.

- J'avais besoin de sortir, fit-il simplement.

Il s'assit sur la chaise, dans la salle de classe vide dans laquelle son père l'avait conduit. Il savait qu'il voulait des réponses. Il s'appuya la tête dans ses mains, épuisé, le manque de sommeil se faisait vraiment ressentir ses derniers temps.

- OK, fit James, amenant une chaise devant lui pour lui faire face. Maintenant tu vas me dire ce qui se passe ! Tu ne dors qu'à peine, et là, tu sors alors que dehors il gèle et pleut des cordes ! C'est quoi le problème ? Dis moi !

- C'est dure de me retrouver ici, en quittant tout ceux que j'aime. Les souvenirs me reviennent, par centaines, et je n'arrive pas à les arrêter. J'avais besoin de me changer les idées, en luttant contre le froid, j'y arrivais...

- Comment elle s'appelle ?
Harry leva les yeux, les plongea dans ceux de son père. A ce moment là, il su que James était un bon père, quand il était petit.

- Comment tu sais ? finit-il par souffler, lui cachait ne serait qu'inutile.

- Je sais ce que c'est, c'est pareil avec Lily... Tu ne m'as pas vu au début, là j'ai l'habitude.

- Ginny...

James ne pu retenir le sourire qui franchit ses lèvres à l'aveu de son fils. Il savait qu'une fille lui avait déjà volait son cœur, sinon pourquoi ne jetait-il même pas un regard sur celles qui lui courait après ?

- Pour que son absence te fasse si mal, tu dois vraiment beaucoup tenir à elle, se contenta-t-il de remarquer.

- Je... C'est difficile de mettre des mots sur ce que je ressens pour elle... Elle était la sœur de mon meilleur ami, au début... Mais maintenant, tout à changer... Je... Je l'aime...

C'était sorti, il l'avait dit, à son père, mais surtout à lui-même. Et cela faisait du bien, vraiment. Mais cela faisait mal aussi, beaucoup. Il n'avait pu l'aimer librement jusqu'à maintenant, il avait l'impression de vivre un amour que personne ne veut, que personne ne soutient, n'approuve. Un amour interdit. Le temps et l'espace s'en mêlaient, après les humains, si nous pouvons appelé les sbires de Voldemort et le mage lui-même des humains.

Harry regardait son père dans les yeux, soulagés mais malheureux. Il savait que James le comprendrait, il vivait plus ou moins la même chose, sauf que la barrière venait en partie de lui.

James, lui, fixait son fils en retour. Il n'aurait jamais pensé que Harry se confierait aussi vite. Mais il s'attendait encore moins à entendre ce qu'il venait de lui décrire, les sentiments qu'il éprouvait pour une fille qu'il ne connaissait pas. Il se doutait, depuis le début, qu'une fille se cachait sous son comportement, mais pas à ce point. S'il avait bien comprit, les sentiments que son fils éprouvait pour cette fameuse Ginny étaient au moins égaux aux siens pour Lily. Son futur fils n'avait pas finit de souffrir, même si la jeune fille ressentait la même chose que lui dans son cas.

- Je... Enfin... Cette histoire te fait souffrir...

- Oui... Je lui avais promis qu'une fois débarrassé de Voldemort, nous pourrions reprendre notre histoire... Je n'ai pas eu le temps de lui parler...

- Tu avais rompu ? s'étonna James, oubliant que quelques secondes encore avant, il ne trouvait plus ses mots.

- A l'enterrement de Dumbledore. Je voulais la protéger ! Puis je suis parti, un an presque, pour pouvoir le battre à la fin. Je n'ai eu que peu de temps avant d'arriver ici, je ne sais toujours pas comment.

- Elle t'attendra, Harry, si elle t'aime vraiment...

- Tu ne peux pas savoir comme c'est ce que je souhaite, mais si je la reste ici et elle là-bas, je la reverrai dans quinze ans, à sa naissance, pas avant...

- Ne pense pas à ce dénouement ! Dumbledore trouvera quelque chose pour t'aider, tu fais tellement pour lui
en ce moment, il ne peut pas te laisser !

James semblait tellement sur de lui que Harry ne pu qu'accepter, même si ce qu'il pensait s'en éloignait de plus en plus. Pour lui, ce n'était pas un hasard s'il se retrouvait vingt ans en arrière, justement là où tout avait commencé. Il savait qu'il était ici pour changer le futur, son passé, même si personne ne le lui avait avouer. Il n'était pas naïf au point de croire qu'il était arrivé ici en vacancier.

Ils finirent par retourner à la salle commune, Harry échappant aux questions de Sirius en prétextant devoir se changer, ce qui n'était pas faux, leurs vêtements n'avaient pas eu le temps de sécher convenablement.

La conversation qu'il venait d'avoir avec son père lui avait vraiment fait du bien, plus qu'il ne le pensait. Il ne regrettait pas d'avoir parlé de Ginny, même si son souvenir restait douloureux, il arrivait à faire face, sans avoir besoin de prendre une douche gelée dehors pour cela !