Chapitre 10 : Ginny Weasley, et toi ?

Elle avait réussi, après ses heures passées dans son dortoir, sans rien dire de son projet à personne. Elle avait finit par réussir à faire la potion indiqué dans le livre qu'elle avait fini par trouver, dans la réserve. Le fameux livre qui lui indiqué comment combattre le temps, à sa guise.

Jamais elle ne s'était tant appliquée à la concoction d'une potion, préférant de loin la Défense Contre les Forces du Mal, mais elle voulait que celle-ci soit parfaite, elle voulait être sur que tout se passe comme elle le voulait, elle voulait pouvoir le revoir.

Elle n'avait rien dit à personne de ses attentions, comme dit précédemment, car la potion, comme toutes, avait des risques. Elle n'avait pas lu le chapitre qui leur était destiné, quand elle avait vu le titre, elle avait préféré ne s'intéresser qu'au reste, de loin plus important à ses yeux.

Elle, Ginny, avait fait son choix. Elle savait que si Harry n'était pas revenu de son voyage, c'était qu'il n'avait pas trouvé de solution adéquate, donc qu'elle ne pourrai pas non plus revenir, une fois la potion avalée. Mais elle était sure d'elle, à choisir entre son monde ici et son amour, elle voulait ce dernier, quoi qu'il se passe là où il était.

Elle avait su, après avoir espionné ses parents en parlé avec Mc Gonagall un soir, que son petit ami avait fait un bon dans le temps, les souvenirs de la professeur de Métamorphose commençant à se modifier. Depuis lors, elle avait consacré tout son temps libre, allant jusqu'à sécher certain cours qu'elle disait inutile, à trouver des informations sur le sujet. Elle avait finit par trouver qu'il y avait une Potion, une seule, permettant de jouer avec le temps, les époques.

Mais la Potion n'était pas des plus simple, et de nombreuses excursions dans la forêt interdite et dans la réserve du professeur de Potion furent obligatoire pour beaucoup d'ingrédients qui l'a composait. Elle ne comptait plus le nombre de mensonges qu'elle avait inventé, plus en ces quelques jours que pendant toutes les années précédents. Elle ne voulait pas savoir tous les doutes que les professeurs avaient désormais sur elle, sur sa sincérité. Elle ne voulait pas voir le regard inquiet de son frère sur elle, ainsi que celui d'Hermione, alors qu'ils sont tous deux aussi pâles qu'elle depuis Sa disparition. Elle ne voulait pas imaginer ce que ressentirait sa famille à la découverte de sa disparition à elle aussi. Elle ne voulait pas, tout simplement.
Toujours est-il que désormais, elle était certaine de l'avoir réussie, elle avait tout suivit à la lettre, tout devait marcher. Elle porta doucement la louche fumante à ses lèvres.

Le temps s'arrêta. Elle ne voyait plus rien. Elle sentait juste le sol s'effondrer. L'air chaud sur son visage. Puis elle eut soudainement froid. Etait-ce normal ? Oui, elle le savait. Le livre avait décrit les sensations que la Potion provoquait, même si le nombre de personne connaissant son existence n'était pas très élevé. Elle heurta soudainement un mur. Elle était arrivée.

Poudlard n'avait pas beaucoup changé, en vingt ans, avant qu'il ne soit reconstruit. Mais elle s'était habituée au Poudlard qui venait d'être refait, aussi ne fut-elle pas capable de reconnaître l'endroit où elle se trouvait. En regardant par la fenêtre, elle vit que le soleil allait bientôt se coucher, les élèves devaient donc être en train de dîner, dans la Grande Salle.

Elle allait commencer à marcher, dans une direction au hasard, quand un petit garçon, aux couleurs de Griffondore, lui demanda, timidement :

- Qui es-tu, je ne t'es jamais vu dans la maison, mais tu portes mes couleurs. Tu ne devrais pas être dans la Grande Salle, tout le monde y est. Tu es en retard.

Le gamin semblait être bavard, il n'y a pas de doutes possibles. Elle n'avait pas le temps de répondre à une question qu'il en posait une autre. Elle n'était plus habituée à cela, dans son époque, les gens se disaient bonjours avec un grand sourire, heureux d'être en vie. Mais le jeune garçon devant elle semblait ne pas connaître cette sensation, aussi sut-elle qu'elle se trouvait avant la mort définitive de Voldemort, et qu'il lui faudrait à nouveau connaître les angoisses quand elle saurait un de ses amis en danger.

- Tu as raisons, je suis en retard. Mais je suis nouvelle, je ne me souviens plus très bien du chemin, vers où faut-il aller pour rejoindre les autres ?

Heureusement pour elle que le petit était encore très naïf, elle qui détestait passer pour la petite fille en détresse, timide par-dessus le marché d'hippogriffes. Elle se dépêcha de rejoindre la Salle, sans oublier de remercier le garçon. Arrivée devant la grande porte battante, elle l'ouvrit doucement, retenant son souffle.

Harry était dans la Grande Salle, avec les Maraudeurs, depuis maintenant dix minutes. Ils mangeaient, discutaient, comme tous les jours depuis son arrivée. Les trois garçons préparaient une farce, plan qu'il ne suivait jamais vraiment. Faire des blagues ne l'intéressait que moyennement.

Mais le jeune homme se posait des questions. Il n'avait plus de nouvelle de l'Ordre, plus de nouvelle de Voldemort, plus rien. Sa cicatrice ne le faisait plus souffrir, ses cauchemars ne sévissaient plus. Il ne comprenait plus rien, le nombre d'attaque était en constante augmentation, mais il ne ressentait rien !
Voldemort avait-il comprit que son plus grand ennemi, celui qui lui lancerait le sort fatal, était dans son passé ? Avait-il comprit qu'il pouvait voir ses agissements, donc fermé son esprit ? Il ne savait pas. Mais il avait le pressentiment qu'il devait absolument parler des Horcruxes à Dumbledore, le plus tôt possible. A cette époque, le directeur n'imaginait pas encore que son ancien élève ai pu faire quelque chose d'aussi horrible, il ne se pencherait sur cette option que bien plus tard, pendant sa sixième année.

Plus d'une fois il avait voulu parler à Dumbledore, mais le vieux directeur était toujours soit occupé, soit absent, et rares étaient les fois où il descendait manger. La situation était-elle si désespérée ?

Il n'eut pas le temps de se perdre plus longtemps dans ses questions qui resteraient sans réponse encore un temps, que tous les regards se tournèrent vers la porte de la salle, qui venaient de s'ouvrir doucement. Harry ne fit pas attention à la personne qui fit son apparition, un retardataire sûrement. Mais Sirius le fit changer d'avis :

- Pas mal, la fille qui vient d'arriver, tu ne crois pas, Harry ? Une nouvelle sûrement, je ne l'ai jamais vu ici. Et elle est à Griffondore...

Harry consenti à tourner la tête. Il en lâcha ses couverts. Il aurait reconnu la jeune femme qui venait d'entrer, et qui semblait chercher quelqu'un, entre mille. Sa chevelure de feu, flottant sur ses épaules quand elle marchait. Ses yeux noisette, qui hantaient ses rêves. Il lui semblait presque sentir son parfum, léger, quand elle passait à coté de lui.

- Ginny... !

Il ne lui fut pas plus longtemps pour se lever d'un bond, sous le regard surpris, et inquiet pour certain. Seul James souriait. Il couru dans la direction de la nouvelle venue, tandis que les professeurs commençaient à se lever, ne reconnaissant pas l'étudiante. Harry la serra immédiatement dans ses bras, étreinte qu'elle lui rendit immédiatement. La jeune femme ne touchait plus le sol, virevoltant dans les bras de son Harry, qui la faisait tourner.

Plusieurs exclamations eurent lieux, quand il l'embrassa enfin. Les filles, jalouses, hurlaient de ne pas l'avoir, et comprenaient pourquoi il ne les avait jamais regardé avant. Les garçons, eux, auraient bien aimé avoir leur chance avec la jeune fille en question. Mais il était clair que, pour tous, ces deux-là s'aimaient, sincèrement. Mais personne ne pouvait le comprendre mieux que James.

Pour une raison inconnu, les professeurs étaient resté à l'écart, alors qu'ils n'acceptaient en temps normal que très rarement les gestes d'affection tel que celui-là. Le professeur Dumbledore finit par arriver, sûrement averti par une tierce personne. Il sourit brièvement devant la scène qu'il voyait, avant de ne demander à Harry de le retrouver dans son bureau. Le jeune homme n'avait pas eu besoin de parler avec le directeur qu'il savait que la jeune fille trouverait sa place dans le château. Mais peut-être était-ce le moment pour parler sérieusement avec le directeur... Non, il voulait profiter quelques jours de ses retrouvailles avec Ginny.

Harry ne laissa Ginny derrière lui qu'à contre cœur, tandis que son père promettait de veiller sur elle et de surveiller Sirius. Le jeune Black, d'abord faussement colérique de ne pas pouvoir avoir une fille, avait fini par être sincèrement heureux pour son futur filleul. De toutes manières, si il essayer de l'approcher, il se mettrait James et Harry à dos, c'était trop cher payé pour une fille, aussi mignonne soit-elle. Le chemin jusqu'au bureau directorial ne paru jamais aussi court pour le jeune sorcier.

Pourtant assis devant lui, Dumbledore aurait tout aussi bien pu dire que ce n'était pas le Harry qu'il connaissait. Une étincelle nouvelle, qu'il n'avait jamais vue dans les yeux du jeune homme, venait d'apparaître. Dire que Harry Potter était heureux en ce moment était un euphémisme, c'était bien plus que ça.

- Et bien, Harry, il me semble que tu connais la nouvelle venue, il me faudrait quelques renseignements pour l'accepter dans l'école...

Le directeur lui-même souriait, il savait que son élève n'attendait que le moment où il dirait qu'il acceptait Ginny au sein de Poudlard. Mais comment refuser cette, disons faveur, à une personne, si jeune soit-elle, qui pourrait les aider, énormément, dans la guerre contre les Ténèbres ? Surtout quand l'amour qui liait ces deux jeunes gens était si fort, il l'avait senti, à l'instant même où il était entré dans la pièce. Le directeur avait toujours sut que ce sentiment l'emporterait sur la haine, et le futur lui donnera raison, même si il ne serait plus de ce monde pour le voir de lui-même. Enfin... Peut-être que désormais, tout est possible...

- Mais peut-être avons-nous tout notre temps pour cette futile paperasse. Cette jeune fille vient du futur, elle aussi, je me trompe ?

- Pas du tout, confirma Harry. Mais elle n'a pas mon âge, elle est normalement en septième année.

- Vous avez un an de différence ? Cela ne se voit pas quand l'on vous voit ensemble...

Le jeune Griffondore rougit sous le compliment à peine voilé de son Directeur, sous le regard moqueur de celui-ci. Il avait toujours aimé taquiner les gens, sur des sujets restant gentils tout de même, il ne voulait pas être méchant.

- Je ne vois pas pourquoi je te garderai plus longtemps, j'ai cru comprendre que quelqu'un t'attendais, je ne voudrais pas gâcher vos retrouvailles, vingt ans, c'est long...

Harry ne se fit pas dire deux fois, et, une fois dévalés, les escaliers du bureau dévoilés effectivement une jeune fille impatiente, accompagnée par James et Sirius, tous les trois rigolant, comme si ils se connaissaient depuis des années.

- La sœur de ton meilleur ami... commença Sirius.

- Je ne te conseil pas de finir, il a faillit ne pas me demander à cause de lui !

Harry n'avait pas au le temps de répliquer que Ginny lui avait enlevé les mots de la bouche. Il aurait voulu fêter ses retrouvailles tranquillement, avec James et Sirius pour leur présenter sa perle, mais ils n'eurent pas le temps d'émettre le souhait de le faire dans les cuisines que Lily arriva, suivit par les préfets. Ils devaient sûrement rendre un rapport de temps en temps, c'était logique.

La jolie rousse, à comprendre Lily cette fois, ne s'attarda pas et monta le plus vite possible les escaliers, toujours ouverts. Depuis la dispute, elle trouvait toujours un moyen de ne pas parler à James, elle l'évitait le plus possible.

- On t'attends dans la salle commune mon vieux, comprit Sirius, avant d'entraîner Harry et Ginny avec lui.

Depuis quelques années déjà les mots n'avaient plus lieux d'être entre James et Sirius, comme des frères de cœur qu'ils étaient, ils se comprenaient d'un seul geste, d'un seul regard. Tout de suite, Sirius avait comprit que James voulait attendre que Lily sorte, la réunion ne pouvait pas durer éternellement. Le jeune Griffondore s'était promit de parler avec Lily dès qu'il le pourrait, il ne pouvait pas manquer cette occasion, elle ne se représenterait sûrement pas tous les jours !