Chapitre 12 : Tout change un jour, même à Poudlard
D'abord, une jeune fille, jolie de surcroît, arrive d'on ne sais où, visiblement très proche de Harry, arrivé quelque mois plus tôt d'on ne sais où, et dont on ne sais rien de plus. Une histoire que beaucoup déjà voulu résoudre, surtout quand les préfets eux-mêmes avouaient ne rien savoir de plus. Tous se demandait se qui arrivait à Dumbledore, pour accepter des inconnus alors que la Terreur prenait place au dehors.
Mais ce qui les étonné, s'était de savoir que le Directeur ne recevait que rarement du courrier, qu'aucuns parents d'élèves ne lui demandaient des explications, alors que tous les élèves, ou presque, comptait sur eux, inquiets. Les parents semblaient être d'accord avec lui !
D'où venaient ses deux jeunes gens ? Comment avaient-ils fait pour avoir la confiance des Maraudeurs dès leur arrivée ou presque ?
Les Maraudeurs, voila le problème chamboulant leur petit monde tranquille. Pour eux, Le groupe des Maraudeurs était composé de quatre garçons, ils faisaient des blagues à tout bout de champs, surtout à la maison des Serpents, n'étaient jamais sérieux, se fichaient du règlement, ne travaillaient que sous surveillance, cumulaient les retenues par dizaine...
Mais tout avait changé, depuis l'arrivé de Harry. Ils avaient tous vu la ressemblance flagrante entre lui et James, concluant donc à un lien de famille, mais alors pourquoi Dumbledore n'en avait pas parlé ? Surtout que James Potter était fils unique...
Et pourquoi Peter Pettigrow, le dernier du groupe, n'était plus avec eux ? Certes tous se demandaient ce qu'il faisait pour être ami avec les trois plus beaux garçons de l'école alors qu'il n'était pas vraiment gâté par la nature, mais ils avaient fini par s'habituer à lui, jusqu'à l'apprécier pour certain.
L'arrivé, hier, d'une jeune fille dont personne ne savait toujours rien, avait confirmé leurs doutes. Elle était elle aussi entré dans le groupe très fermé des Maraudeurs, en un rien de temps, alors qu'eux même ne connaissaient rien d'elle. D'accord, elle était jolie, mais il avait tous comprit qu'elle sortait avec Harry, donc que les Maraudeurs n'obtiendraient rien d'elle, et encore moins de lui, vu les secrets qu'il faisait sur son existence.
Mais un autre évènement les troublait. James Potter et Lily Evans, main dans la main, entrant dans la salle commune de leur maison, hier encore. Alors ainsi, la jolie préfète avait finit par se laisser convaincre par le Don Juan ? Que lui avait-il dit pour faire en sorte qu'elle accepte de sortir avec lui, alors qu'elle crie au et fort qu'elle le déteste depuis des années ? S'étaient-ils trompé et les sentiments du jeune homme pour elle étaient réels ? Ils seraient fixés dans une semaine.
Depuis maintenant deux mois, les blagues se comptaient sur les doigts d'une main. Alors qu'ils avaient d'abord tous crut qu'ils reviendraient avec une blague encore plus énorme, le temps passait, les évènements se bousculaient, mais rien ne se passait, plus rien n'attendait les Serpents lors de leur petit déjeuner, ils ne se réveillaient plus tout verts, le Directeur ne se retrouvait plus coller à son siège pendant le dîner, les professeurs pouvaient presque faire leurs cours normalement. Rogue pouvait respirer.
Les Maraudeurs s'agrandissaient, et tout changeait. Tous le voyaient, le corps professoral plus encore.
- Ils se posent des questions.
Les six amis étaient dans le dortoir des garçons, les cours venaient de prendre fin. Lily était avec les préfets, tous lui ayant demandé une réunion, ne lui donnant aucunes raisons. Ils avaient tous remarqué les regards tournés dans leur direction quasiment toute l'après midi. Lily avait faillit exploser de colère, Sirius en profiter comme à son habitude, Harry avait plus tendance à suivre sa future mère, n'aimant pas cette situation. Ginny, elle, rougissait dès qu'un garçon s'approchait trop près. Chasse gardée, Harry n'avait pas manqué de le faire comprendre. Rémus restait calme fidèle à son habitude, alors que James s'amusait, il ne manquait pas une occasion pour montrer à tous qu'il avait conquit la femme qu'il aimait.
- Ginny et Harry arrivent d'ils ne savent pas où, et nous sortons ensemble alors que tous se souviennent de nos relations il y a encore quelques semaines...
La préfète venait de franchir la porte, répondant à la question de son petit ami. Un sourire étirait ses lèvres, depuis hier. Elle s'approcha du lit où James était assis, vira Sirius pour s'asseoir à ses cotés. Aucuns des deux n'avaient apprécié son action. James car il préférait de loin qu'elle s'assoit sur ses genoux, ce qu'il lui fit comprendre dans l'instant, alors que Sirius avait plus de mal à accepter la jeune fille à leur cotés. Il se souvenait encore trop bien des moments de tristesse qu'elle avait produit chez son meilleur ami. Il faudrait sûrement qu'ils aient une petite discussion...
- Sa doit pas aider, c'est sur ! rigola Harry, serrant Ginny dans ses bras, tout comme James avec Lily.
- Comment on va faire ? demanda Rémus, plus sérieux. Même les professeurs se posent des questions, il n'y a que Mc Gonagall qui connaisse toute l'histoire...
Il jeta un regard en biais aux nouveaux arrivants, alors que Lily fronçait les sourcils. Ils ne pourraient pas lui cacher bien longtemps la situation, mais moins elle en savait pour le moment mieux s'était pour eux. Harry seul devait décider de tout lui révéler, et le jeune homme en était conscient.
- Il faut faire en sorte que tout redevienne comme avant, hasarda Sirius.
- Qu'est-ce que tu appelles avant ? lui demanda Lily.
- J'appelle avant les blagues, nos balades nocturnes, nos retenues, notre vie de Maraudeur ! T'y vois un problème ?
- Sirius... soupira James, lassé.
Il savait que Sirius avait du mal à accepter la situation. Mais le regard de Lily dissuada Sirius de répondre. Elle était blessée, il l'avait vu. Il ne savait pas ce qu'il s'était passé hier, il avait clairement dit à James qu'il ne voulait rien savoir, et il ne voulait toujours pas, mais il n'avait toujours pas confiance en cette fille, c'était comme ça, pas autrement.
- Il faut que les Maraudeurs redeviennent ce qu'ils ont toujours étaient, coupa Harry. Que vous repreniez vos blagues s'il le faut, que vous soyez vous !
- On ne peut pas reprendre tranquillement notre vie après tout ce qu'à engendrer ton arrivée ! s'exclama Rémus. Tu nous vois reprendre tranquillement nos blagues débiles avec tout ce qu'il se passe ? C'est tout simplement impossible, Harry !
- Nous sommes inconscients peut-être, fit Sirius, mais pas inhumain ! C'est presque une question de vie ou de mort cette histoire, tu le sais mieux que nous ! Nous sortons de Poudlard dans quelques mois, tu sais ce qui nous attend...
La pente était glissante, Harry l'avait sentit, tout comme il sentait les yeux émeraude qui le fixaient désormais. Lily avait comprit qu'on lui cachait quelque chose d'important, elle n'était pas bête, loin de là. Tous le regardaient désormais, ayant comprit le duel qui avait lieu dans sa tête. Sans le vouloir, Sirius avait lancé un sujet épineux, qui adviendrait de leur futur à tous, pratiquement. Si Lily n'acceptait pas son futur avec James, Harry ne naîtrait jamais, il ne pourrait pas être l'enfant de la prophétie, Voldemort verrait le jour mais ne trouverait pas son égal pour le vaincre. Il serait tout simplement invincible, et la Terreur serait le passé, le présent et le futur de tous.
- Comment pourrait-il savoir ? finit par demander la jolie rousse, comme le craignaient tous les autres.
Le silence prit rapidement place dans le dortoir pourtant si bruyant habituellement. Personne n'osait répondre, de peur de dire quelque chose de mal, de confronter Harry à un choix que, lui, savait imminent. C'est avec l'estomac noué qu'il dit :
- Est-ce que vous pourriez nous laisser ?
Il avait confiance, il savait sa mère intelligente. Elle ne condamnerait pas des milliers de personne pour sa propre vie, elle était courageuse. James ne l'avait pas choisit pour rien.
Alors que tous se lever pour descendre, Lily fronçait les sourcils plus fortement encore. Sirius s'excusa silencieusement auprès de Harry, qui lui sourit douloureusement. S'il avait confiance, il n'en était pas moins nerveux. Elle pouvait croire ce qu'il allait lui dire, l'accepter, mais elle pouvait ne plus lui faire confiance à lui...
- Je vais enfin comprendre toutes vos insinuations ? demanda la jeune fille, une fois la porte fermée.
- Oui, mais je dois d'abord faire quelque chose.
Devant les yeux ébahis de la jeune fille, il scella la porte, de façon que personne ne puisse l'ouvrir, même les meilleurs, ou encore les profs. Il posa un sortilège d'insonorisation inconnu de la jeune fille, protégea la pièce presque autant que Poudlard dans son époque. Voila ce qu'il devrait dire à Dumbledore, il lui faut protéger Poudlard encore plus, il avait presque oublié ! Mais ce n'était pas le moment d'y penser.
- Je crois qu'il faut mieux que tu t'assoies, tout ne va pas être facile à entendre...
- Toutes ces protections sont-elles vraiment de règle ? demanda-t-elle en lui obéissant. Où les as-tu apprises ?
- Crois-moi, elles sont importantes. Je pourrai te les apprendre plus tard si tu veux. Mais il faut que tu saches quelque chose avant, de très important, si tu veux rester avec les Maraudeurs...
- Si c'est pour la condition de Rémus je suis au courant, lança Lily, plus assurée.
Harry ne cacha pas son étonnement, croyant qu'elle n'était pas encore au courant de ce détail, qui avait pourtant son importance. Par ailleurs, il doutait que James le lui ai dit sans d'abord en parler avec le concerné.
- Je l'ai deviné, personne ne l'a trahit, fit-elle, comme si elle avait comprit ce qui le tourmentait.
Harry hocha la tête. Il n'avait pas le temps de parler de cela maintenant, il fallait qu'elle sache.
- Ce n'est pas de cela que je parle. Je ne vois pas comment entrer dans le vif du sujet autrement, alors je vais d'abord te dire comment je m'appelle... Je répondrais après à tes questions... Je suis Harry James Potter...
Un silence suivit cette déclaration, comme il s'en doutait. Mais Lily reprit vite ses esprits, commença alors réellement la discussion.
- Tu es le frère de James ? Je croyais que James était fils unique ! Et vu votre ressemblance, je dirai que vous êtes jumeaux... mais les yeux sont différents. Pourquoi n'as-tu pas fais tes six premières années ici ?
- Lily, je ne suis pas son frère, il est vraiment fils unique. J'ai dix-huit ans, pas dix-sept. Et j'ai fais mes six années à Poudlard, mais pas dans celui-ci...
- Comment cela ? Tu es forcément de sa famille, Harry ! s'exclama-t-elle. Et il n'y a qu'un seul Poudlard !
- Je suis de sa famille, mais pas forcément comme tu l'entends... J'ai fais mes études ici... Mais dans vingt ans...
- Dans... Vingt ans ?
Elle avait du mal à y croire, et il comprenait. S'il lui fallait du temps, elle l'aurait, mais il voulait qu'elle accepte, qu'elle ne le rejette pas. Apprendre ce qu'elle allait apprendre n'allait pas être simple.
- Je viens du futur. Je suis le fils de James. C'est difficile à croire, mais c'est vrai. C'est pour cela que je vais souvent chez Dumbledore mais qu'il ne parle jamais de moi. Moins de personne sauront qui je suis réellement mieux cela vaudra. Il ne faut pas que cette information soit dans de mauvaises mains, tu peux comprendre cela.
- Oui. Mais que fais-tu ici ? Comment es-tu arrivé ? Il n'existe aucuns sorts ou potion qui a cet effet !
- Je ne sais pas comment j'ai fais... et il existe forcément deux moyens, puisque Ginny a pu me rejoindre.
- Je me doutais que vous vous connaissiez bien. Elle ne t'a pas dit comment elle avait fait ? Que s'est-il passé quand toi tu es venu ?
- Je te raconterais plus tard, je veux d'abord que tu saches dans quoi tu t'embarques vraiment en restant avec James...
- En quoi cela joue-t-il ?
Harry n'eut besoin de la regarder dans les yeux que deux minutes pour qu'elle comprenne. Elle fut plus rapide que les garçons.
- Je... tu... James ?
- Si c'est une nouvelle langue pour dire que tu as compris qui j'étais pour toi et James, c'est exact, se moqua gentiment Harry.
- Tu es... notre fils ?
- Oui... Je naîtrais dans trois ans. James est sérieux quand il s'agit de toi, Lily. Vous vous marierez dans deux ans.
- Tu ne m'annonces que des bonnes nouvelles, presque des miracles quand nous connaissons le passé de James... Qu'est-ce que tu me caches ?
- J'aurais un an quand il attaquera... Ce n'est pas juste un criminel, comme le dit le Ministère. Et personne n'a la situation en main ! Le Ministre peut dire ce qu'il veut, il n'arrive pas à gérer quoi que ce soit ! Vous dites que, dehors, c'est la catastrophe, mais dans vingt, le danger sera multiplié par le nombre d'année, voir plus !
Vous... vous l'avez défié trois fois avant cette soirée...
- On va y rester... ?
Il semblait à Harry que Lily prenait plutôt bien la révélation, peut-être trop bien... Mais tant qu'elle ne saurait pas tout, il savait qu'elle ne se prononcerait pas.
- Tous les deux... J'irai chez ta sœur, qui me cachera ma nature jusqu'à mes onze ans... j'ai bien faillit ne jamais connaître Poudlard !
- Je sais... Elle me déteste depuis la lettre... Il n'a pas cherché à te tuer, toi ? Il ne fait pas de sentiment en ce moment...
Si son nom n'avait pas encore était prononcé, ils savaient tout les deux de qui ils parlaient. Lily avait comprit dès le début de qui Harry parlait, mais elle faisait partie des nombreuses personnes à ne pas oser prononcer son surnom, déjà. Elle descendait d'une famille entièrement moldues, peut-être était-elle plus concernée...
- Il a essayé... Tu as posé une protection sur moi, avant de mourir... Il n'a pas pu me toucher. J'étais l'objet d'une prophétie, aussi, avec lui...
- Tu as survécu à un an ?! s'exclama-t-elle. Qu'ais-je pu utiliser pour arriver à ce résultat ? Personne n'a survécu à ses sorts !
- Je confirme, je suis le seul... C'est une protection par le sang, un enchantement... Dumbledore ne m'a jamais dit lequel exactement.
- Dumbledore est toujours directeur alors, conclut-elle.
- Il le sera jusqu'à sa mort...
- Mais...
- Ecoutes, c'est dur à dire mais ce sont des détails ce que tu me demandes là. Je vais faire vite en ce qui concerne comment je suis arriver ici, et tu jugeras si tu peux me faire confiance ou non. Il sera toujours temps de tout te dire après, je suis ici pour un sacré bout de temps, d'après moi.
- Ok.
- J'ai survécu à un an, mais il n'en est pas resté là, tu peux me croire. Il déteste perdre, je l'ai vite comprit. Toujours est-il qu'il m'a harceler et que je n'ai rien pu faire que survivre, jusqu'à ce que Dumbledore me dise son secret, un horrible secret. J'étais en sixième année. Je n'ai jamais fait ma septième, je suis parti, pour pouvoir le vaincre dans l'année, ce que j'ai réussi.
- Tu as vaincu Voldemort ?
- Oui, dans le futur. Mais la fatigue m'a tué, proprement dit pour mes amis, puisque je ne me suis pas réveillé pour eux.
- Tu veux dire que tu t'es réveillé ici ?
- C'est ça. Tu en sais presque autant que moi, sauf que tu peux tout changer...
- Comment ? En abandonnant mon histoire avec James ? Jamais ! Alors tu ne naîtrais pas, tu ne pourrais pas venir à bout de lui, rien ! Comme tu le dis, si demain n'est pas sur aujourd'hui, que serait-il dans cette situation ? Je ne peux pas faire ça !
Elle avait réagit comme il le pensait, comme il l'espérait aussi. Ils n'auraient pu à parler par insinuation désormais, ce qui leur enlèverait une certaine épine du pied. Et elle était intelligente, elle pourrait les aider, lui en particulier. Il ne regrettait pas d'avoir eu tout lui avouer, il devait penser à remercier Sirius.
- Tu es consciente de tout ce que cela implique ? demanda-t-il tout de même.
- Je mourrai peut-être dans quatre ans, mais j'aurai connu l'amour et le bonheur d'être maman, même pour une courte durée. Et je doute que tu n'ai l'intention de rester les bras croisés à attendre que tout ce passe comme dans ton passé vu se que tu as déjà vécu.
- Tu as raison, sourit Harry. Je vais tout faire pour avancer le moment de ma victoire d'une vingtaine d'année. Je refuse de vous perdre une seconde fois. J'ai la conviction que c'est mon devoir, la raison pour laquelle je suis arrivé ici. Je dois réparer ces erreurs...
- Je ne sais pas... Mais... Est-ce qu'il sait que tu es là ?
- Il y a des choses qui font que je crois que oui, mais le fait qu'il n'est rien tenté me dit que non...
- Rejoignons les autres, ils doivent nous attendre.
- Je vais rester ici, dis bonne nuit à Ginny pour moi...
- Tu es sur ?
Harry ne fit qu'hocher la tête. Il leva les sortilèges, permettant à la jeune fille de descendre. Il ferma ses rideaux en entendant la porte se refermer.
Lorsque Lily se retrouva enfin devant les autres, elle laissa de coté sa réputation de préfète insensible. Elle éclata en sanglots dans les bras de James, alors que celui-ci se sentait rassuré. Elle n'était pas en colère contre lui pour lui avoir caché cela, et elle ne semblait pas vouloir tout laisser. La jeune femme méritait vraiment sa maison. Le sourire triste de Sirius le disait, même si il aurait voulu qu'elle se défile. Son meilleur ami n'aurait ainsi pas eu d'enfant de prophétie, il n'aurait pas eu à mourir... Il fallait qu'il parle à Harry.
