Chapitre 13 : Ne plus avoir le choix

Harry le savait, il n'avait plus le choix. Il devait tout dire à Dumbledore, le plus vite possible. Il avait suffisamment profité du retour de son arrivée au château, de la complicité qu'il avait établie avec les Maraudeurs, avec ses parents, du retour de sa petite amie... Il était temps qu'il accomplisse désormais pleinement sa mission, pour le bien de la communauté sorcière.

En effet, Voldemort prenait de l'ampleur, comme il l'avait prédit, comme il s'en doutait depuis que ses cauchemars avaient repris. Les attaques se faisaient de plus en plus nombreuses, le nombre de morts était chaque jour plus important, les Aurors ne savaient désormais quoi faire. Les Mangemorts devenaient plus actifs, plus nombreux aussi. Et, comme il le savait, le Ministère n'avait aucun moyen de répondre.

Mais Harry si. Il connaissait le plus important secret de son ennemi, il savait comment le vaincre, faire en sorte qu'il ne soit plus immortel, comme il prenait plaisir à le faire savoir. Et il était temps maintenant qu'il mette Dumbledore au courant, qu'ils commencent, ensemble, à détruire ces horreurs. Les Horcruxes. Il avait déjà trop attendu, pour son propre confort.

Mais n'avait-il pas une excuse ? N'avait-il pas déjà souffert d'une pareille guerre ? Assez pour ne pas avoir envie de se jeter dans son double. Mais il savait qu'il était le seul à pouvoir le faire, le seul à avoir était choisit. Il n'avait pas le choix, c'était son destin, et il l'acceptait.

Il se leva rapidement, plus tôt encore que d'habitude, pour être certain de ne pas tomber sur les Maraudeurs aujourd'hui. Cette histoire ne les regardait pas, il n'avait pas le droit de les jeter ainsi dans cette cruelle bataille alors qu'ils avaient encore quelques mois de liberté devant eux. Quelques mois dont il comptait bien se servir pour se débarrasser de Voldemort.

S'habillant en silence, se dépêchant de sortir de la Salle Commune, il parcourut rapidement le chemin qui le menait au bureau du Directeur. S'il ce dernier étai réveillé, il n'en avait pas la moindre idée, mais tiré son mentor du lit à pareille heure ne le dérangeait pourtant pas. Ce qu'il allait lui révéler était beaucoup plus important que quelques heures de sommeil supplémentaires. Il était certain que Dumbledore comprendrait.

Loin de le surprendre, Harry entra dans le bureau, alors que son propriétaire était déjà derrière son bureau. Si Dumbledore ne s'attendait pas à le voir arriver de si bonne heure, il ne cacha cependant pas sa bonne humeur. Mais Harry remplaça très vite cette gaieté par une concentration extrème.

- Je ne suis pas ici par plaisir, Albus, commença-t-il. Vous savez que je ne vous ai pas tout dit de ce qu'il se passera dans mon époque, et je vous remercie de ne pas avoir cherché à comprendre plus. Mais je sais qu'il devient imminent que je vous mette au courant de certaine choses. Je regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt, d'ailleurs...

Harry laissa le silence et le calme l'imprégner quelques instants avant de reprendre, plus confiant :

- Vous devez savoir ce que son les Horcruxes, n'est-ce pas ?

- Bien sur, Harry ! S'exclama le vieil homme, surpris et choqué. Ce procédé monte très haut dans la magie noire, je suis étonné que ta saches même qu'ils existent !

- Vous me l'apprendrez dans quelques années, après de nombreuses recherches de votre part, qui m'ont beaucoup aidés.

- Que seront-elles ?

- Et bien... Voldemort créera des Horcruxes.

La nouvelle n'eut pas l'air d'étonné le Directeur, comme ses paroles le montrèrent :

- Cela ne me choque même pas... Dès que Tom Jédusor a apprit par je ne sais quel moyen qu'il état un descendant de Serpentard, il a tout de suite était attiré par lui, la magie noire surtout...

- Je sais. Ce qui vous étonnera le plus, c'est qu'il veuille en créer sept...

- SEPT ?!

Jamais Harry n'avait vu Dumbledore aussi étonné, ou du moins, jamais il n'avait vu montrer son étonnement à ce point. Mais ce n'était pas le moment de ce demander ce qu'il avait déjà vu ou non de son Directeur, il le savait.

- Je sais, c'est beaucoup. Mais il le fera. Par chance, si je peux dire sa, je sais où se trouve une bonne partie de ses choses, ou je sais au moins ce que c'est. Une chance que je n'ai pas eu la première fois...

- C'est vrai que cela nous aidera beaucoup... Mais sais-tu comment les détruire ?

- J'ai planté un crochet de Basilic dans l'un, utilisé l'épée de Griffondore...

- Où donc as-tu pu trouver un Basilic ? Moi-même je n'en ai jamais vu ! C'est une créature très rare et dangereuse, qui peut...

- Qui peut tuer d'un regard, je sais. Tout comme je sais qu'il y a un serpent de cette espèce dans le château même, dans la Chambre des Secrets...

- Cette Chambre n'est qu'une légende, Harry ! J'ai moi-même une connaissance importante du château, beaucoup de personne en on fouillé les moindres recoins, même les Maraudeurs, je suis sur, ne sont jamais tombé sur cette pièce...

- Et Hagrid ? Là, vous avez bien voulut le croire, Voldemort, quand il vous a dit que votre Garde-Chasse l'ouvrait !

Le visage de Dumbledore changea soudain, se faisant lasse. Quelle réponse le Directeur allait-il lui fournir ?

- C'est une vieille histoire, Harry... Une histoire bien compliquée... Tu comprends, il fallait bien que je rassure les parents des élèves...

- C'est un peu facile, tout cela, vous ne croyez pas ?! S'insurgea Harry. C'est la vie de quelqu'un qui se battra corps et âme pour vous que vous avez sacrifiez ! Il ira jusqu'à Azkaban pour vous défendre de votre vivant, il donnera jusqu'à sa vie pour gagner votre bataille ! Ne vous rendez-vous pas compte de l'influence que vous avez sur ce que pense les gens ? Beaucoup serait capable de se sacrifier pour vous, tout comme moi, il y a encore quelques mois ! Mais j'ai beaucoup appris depuis, je sais beaucoup sur votre vie d'avant, que les gens n'oserait entendre. Tout comme vous, j'ai eu à prendre beaucoup de décision difficiles, mais jamais, je dis bien jamais, je n'ai laissé tomber un ami, une connaissance, ou même quelqu'un que je ne connaissais pas.

Harry savait qu'il n'y avait pas était de baguette morte, tout comme il savait que très peu de personnes auraient osé parler à Albus Dumbledore comme il l'avait fait. Il espérait tout du moins que cette leçon porterait ces fruits, que le Directeur comprendrait où il voulait en venir, quand il parlait de cette partie cachée de sa vie. Dumbledore, de son coté, préféra changer de sujet :

- Je ne peux pas changer ce qu'il s'est passé il a si longtemps. Mais que dirais-tu de m'en dire plus, que je puisse faire plus amples recherches sur le sujet ?

Harry soupira bruyamment, montrant que les actes de Dumbledore ne lui plaisaient pas tous, mais acquiesça. Ils avaient d'autres chats à fouetter, malheureusement.

Il lui expliqua donc comment il avait apprit l'existence de ces horreurs. Tout d'abord, la Bague des Gaunt, que Dumbledore avait trouvé dans la demeure des ancêtres de Voldemort, dont il n'avait aucune idée de la façon dont il l'avait détruite. Avait ensuite suivi le journal intime de Jédusor lui-même, que Malefoy senior avait mit dans le chaudron de Ginny lors d'une sortie, qui avait était percé par le fameux crochet du Basilic. Ils avaient, à sa suite, été chercher le médaillon de Serpentard dans une grotte de l'enfance de Voldemort, mais ils étaient tombé sur un faux. Le vrai fut détruit par Ron avec l'épée de Griffondore. Plus tard, la coupe de Helga Poufsouffle, détruite elle aussi par un crochet de Basilic. Le diadème de Rowena Serdaigle, volé par sa fille et retrouvé dans la Salle sur Demande, fut détruit par le feu, accidentellement, par un Mangemort. Nagini s'était aussi avéré être un Horcruxe, décapité par Neville. Il s'avéra que le septième Horcruxe était Harry lui-même.

Dumbledore nota soigneusement ses informations dans un coin de sa mémoire, sachant que dès la sortie de son élève, il ferait des recherches bien spécifiques sur ses objets, les lieux où ils seront trouvés, leurs histoires. Il avait comprit que ces objets maléfiques jouaient un rôle important dans cette guerre cruelle, et qu'il était capital de tous les détruire pour la gagner.

Harry lui ayant déjà fait par de la prophétie que la future professeur de Divination ferait sur lui, il n'y avait aucuns doute que Dumbledore ne pouvait pas écarter le jeune homme de cette quête, que son arrivée ici ne lui était pas étrangère. Il comprenait le destin du garçon mystérieux qui se trouvait devant lui, destin qu'il allait accomplir pour la seconde fois.

- Il est hors de question, bien sur, intervint Harry dans le monologue intérieur de son supérieur, que je reste étranger à la recherche des Horcruxes. Vous avez besoin de moi,et je ne veux pas rester les bras croisés pendant que vous vous occupez de sauver ma famille !

- Je ne compte pas t'écarter, loin de là. Mais je vais faire quelques recherches supplémentaires, bien que nous ayons déjà un bon début. Je t'appellerais quand le moment sera venu de commencer nos voyages.

Harry acquiesça, avant de se lever, ne comptant par rester plus longtemps. Les Maraudeurs devaient déjà l'attendre, Rémus avait du comprendre qu'il n'était plus dans la chambre avant les autres. Mais il ne voulait pas les mettre au courant de cette histoire, il ne le ferai d'ailleurs qu'en cas d'extrême urgence.

La suite de l'histoire promettait bien des altercations...