Merci aussi à Cuvette pour sa review qui m'a fait vraiment plaisir !
Comme vous savez (ou pas), c'est bientôt (très bientôt) la fin de l'histoire : il reste très exactement (selon mes calculs extrêmement élaborés) un chapitre et un épilogue. Je n'en suis donc pas encore tout à fait à faire des adieux déchirants à ces personnages et univers de JK Rowling que j'aime, mais presque.Je voulais donc, pour fêter le chapitre précédent (de la séparation de Remedios et Sirius) et le début de la fin de cette fanfiction, vous parler un peu de Remedios. En fait, vous parler juste de son nom puisqu'il s'agit de deux références littéraires s'il en est. Alors comme pour les noms des chapitres, du nom et de l'histoire elle-même, je me sens un peu obligée de citer ces références.
Le nom « Listerdale » a été emprunté à Agatha Christie (si, si, je sais, c'est fou) dans « Listerdale Mistery », une nouvelle (et un recueil de nouvelles) qui, à la lecture, m'avait pas mal révoltée. En trois mots, il s'agit d'une aristocrate sans le sou qui trouve un logement luxueux, appartenant à un mystérieux 'Lord Listerdale' disparu quelques mois auparavant, à un loyer très bas. Ne lisez pas la suite, si vous ne voulez pas de spoilers, mais en fait on apprend que le Lord en question est une sorte de bienfaiteur des nobles désargentés : il ne vient en aide qu'aux gens de sa classe sociale. Si j'ai utilisé ce nom pour mon personnage, c'est pour prendre le contre-pied d'Agatha Christie (rien que ça) : mon héroïne, elle va voir ailleurs, elle pousse les frontières, les préjugés... et toute cette sorte de choses (rien que ça...).
Le prénom de « Remedios » m'a été inspiré par un bouquin remarquable (pour lequel j'ai une passion totale) : « Cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez. En quelques mots, « Cent ans de solitude » raconte l'histoire d'une famille (colombienne ?) sur plusieurs générations. Il y a plusieurs Remedios dans ce livre, la première des Remedios épouse l'un des membres de cette famille, et elle n'est pas loin d'être la femme parfaite. Une autre se fait surnommer « Meme », surnom que j'ai aussi utilisé. Tous les personnages du livre se caractérisent par la solitude dans laquelle ils vivent (d'où le titre), et je voulais aussi me servir de ça pour « ma » Remedios. Enfin, le terme « remedios », au-delà d'être un prénom, signifie aussi « remèdes » en espagnol, et ça me paraissait bien coller à ce que je voulais raconter.
Et donc voilà.
Chapitre 24 He sees witches ripped backsidesSirius Black tenait dans la main le même sac avec lequel il était parti de Poudlard, à peine quelques jours avant. Il poussa la porte du 12 square Grimaurd avec un soulagement certain. Il n'aurait plus à supporter une mère taciturne et un frère trop fier. Enfin seul !
Pour ne pas éveiller les soupçons d'un départ trop brutal, il était parti du Palais à la fin de la journée, en même temps que les autres Apprentis. Comme à chaque fois, Regulus était venu le chercher. Ils avaient dîner, dans la même ambiance habituelle. Aussitôt après, il sortait de la maison avec son baluchon.
Il savait déjà que son départ poserait des questions. Mais l'heure était trop grave pour fignoler une fuite qui n'aurait pas éveillé les soupçons.
Quelques millièmes de secondes plus tard, il était devant sa deuxième maison : une grande demeure désespérément accueillante aux murs délicieusement oranger. C'était chez les Potter.
-« James ? » Cria-t-il une fois qu'il eut passé le pas de la porte.
-« Ma poulette ? » Entendit Sirius des étages supérieurs.
Il n'eut pas à attendre très longtemps : il reconnut d'abord le son caractéristique de quelqu'un descendant l'escalier de bois, puis il sentit deux grands bras l'entourer et tout un corps se serrer contre lui.
-« James ? » Demanda Sirius pour confirmation.
-« Dis dont, t'en as mis du temps ! J'ai failli t'attendre !
-Désolé, mon lapin, j'ai été retardé.
-Ralala, ce Sirius Black, toujours à jouer les joli-cœurs !
-Dis ? Ca t'ennuierait de me laisser respirer ?
-Ah, pardon. » Répondit le jeune homme en desserrant son étreinte. « Alors, c'était comment ? Demeter, Regulus et Voldemort vont bien ? » Reprit-il.
-« Au poil. Ils te font bien embrasser d'ailleurs. »
James le pressa de questions. A peine une lui avait franchi les lèvres, que déjà il en posait une autre. Il voulait tout savoir, des habitudes des Mangemorts aux retrouvailles familiales. Sirius, diligent, qui se rendait bien compte de la frayeur que son expédition avait suscitée chez ses amis, obtempéra. Il donna le plus de détails qu'il put tout en se rendant compte qu'une grosse semaine passée chez Voldemort ne lui avait pas permis d'en savoir beaucoup sur lui et son armée. Il raconta aussi comment il avait cherché Listerdale, comment il avait fini par la trouver, et ce qu'elle lui avait raconté.
Entre temps, les deux autres larrons, Remus et Peter étaient accourus chez James à la nouvelle du retour de leur ami.
-« Meredith Funk ? Tu veux dire NOTRE Meredith Funk ?
-Franchement, ça m'écorche la bouche que de dire ça, mais oui, notre Meredith Funk, sous Imperium, celle qui fréquente plus que nous les membres de l'Ordre.
-Celle qui est la gentillesse même ?
-Celle qui nous parle toujours avec un grand sourire ?
-Celle qui tout quitté ou presque pour venir prendre soin de Alvin ?
-Celle qu'on a trouvé cachée dans une cave avec des voisins et des enfants ?
-Franchement, j'ai peine à le croire. Sous Imperium ? Est-on sûr de l'info de Listerdale ?
-A peu près autant qu'on sait que ton nom est Peter Pettigrow.
-Il faut prévenir l'Ordre le plus rapidement possible.
-En fait d'Ordre, je pensais plus directement à Dumbledore, mais c'est globalement l'idée. Il est le seul à savoir qui est Remedios dans cette histoire. »
Les autres ne purent qu'acquiescer.
Sirius, en partant rejoindre sa mère et son frère au 12 square Grimaurd n'avait pas pensé, même dans les pires scenarii qu'il reviendrait aussi vite à Poudlard.
Les examens et la dernière année d'étude était pourtant belle et bien passée. C'est avec la nostalgie d'une période aujourd'hui révolue que les Maraudeurs franchirent la grille d'entrée de l'école. Le château était totalement vide. Ils se rendirent directement chez le Directeur.
-« Cacahouètes ?
-Choucroute ?
-Depuis quand la choucroute est une petite chose délicieuse à manger et très mauvaise pour la santé ?
-C'est quoi la choucroute ?
-Laisse tomber Peter.
-Chocogrenouille ?
-On l'a déjà faite dix fois celle-là.
-Malabar ?
-Chocolat ?
-Bertie Crochue ?
-Iodlalalaïouïou ?
-Grenouilles explosives ?
-Messieurs, je peux vous aider ? »
Tous se retournèrent en un clin d'œil pour faire face à celui qui venait d'intervenir.
Dumbledore se tenait devant eux. Une cape de voyage sur les épaules et un balai à la main, il regardait avec son éternel regard bienveillant ses anciens élèves.
-« Alors là, vous tombez bien. » S'exclama Peter.
-« Montons dans mon bureau, nous serons plus à notre aise. Glace pilée au cassis ! » Lança-t-il à l'intention de la fameuse gargouille qui tenait sa porte d'entrée.
-« Quoi ? On n'avait pas déjà essayé 'glace pilée au cassis' ? » Glissa Remus à l'oreille de Sirius. « C'est fou, c'est toujours ce qu'il y a de plus simple... et on n'y pense jamais. »
Ils montèrent rapidement l'escalier, et prirent place dans le bureau.
Aussitôt, tous les quatre se mirent à parler en même temps. Meredith par ci, Voldemort par là, grand danger et autres se bousculaient dans leur bouche.
-« Taisez-vous. » Ordonna le Directeur qui comprenait globalement que les garçons avaient quelque chose d'important à lui dire. « Monsieur Lupin, expliquez. »
Monsieur Lupin s'exécuta. Il raconta ce qu'il savait pour laisser ensuite la parole à Sirius qui abrégea en quelques mots son expédition et son intéressante conversation avec Remedios.
-« Je savais bien que vous permettre de devenir amis, vous et Mademoiselle Listerdale serait très utile. » Dit Dumbledore pour lui-même.
Sirius, qui avait subrepticement entendu, n'insista pas pour expliquer la réelle relation qui le liait à la jolie demoiselle et que les plans de Dumbledore avaient peut-être été dépassés.
-« Quoi qu'il en soit, c'est très alarmant ce que vous me dites là. Il va falloir prendre les mesures qui s'imposent.
-Et quelles sont-elles ?
-Vider les lieux le plus rapidement possible... Bien, je vais voir ce que je peux faire. Ce soir, tout le monde devrait être réuni à la Serna.
-Et si c'était... Ce soir ? Si Voldemort avait décidé d'attaquer l'Ordre ce soir ?
-Nous n'avons qu'à espérer que ce ne soit pas le cas. Restez-là, j'y vais.
-Quoi ? Pourquoi rester ?
-Ce pourrait être trop dangereux.
-Attendez, il y a sûrement Lily et les autres là-bas, moi j'y vais ! » S'exclama James.
Albus Dumbledore, Directeur de la célèbre école de sorcellerie Poudlard, Commandeur du Grand Ordre de Merlin, Vainqueur du sur-puissant mage Grindelwald, conseiller privilégié du Ministère de la Magie, sorcier connu et reconnu de tous, comprit rapidement qu'il ne réussirait pas à faire changer d'avis ses jeunes élèves presque inexpérimentés d'à peine dix-sept ans.
Il reprit alors son balai et se précipita, les jeunes sur les talons, vers la grille de l'école.
Ils allaient enfin atteindre l'aire de transplanage la plus proche de l'école. Sirius se voyait déjà dans à la Serna, expliquer à tout le monde le danger qu'ils courraient à rester planter là.
Les Mangemorts et Voldemort avaient peut-être compris que l'Ordre avait eu connaissance de la trahison de Meredith Funck. Dans ce cas-là, il ne donnait pas cher de la peau de l'Ordre. Ou peut-être que cette journée était simplement la journée où Voldemort avait décidé d'attaquer... Ou pas... En fait, il n'en savait strictement rien. Du moins, il n'en savait strictement rien jusqu'à ce qu'il se retrouve nez à nez avec un nombre assez considérable de Mangemorts.
Perdu dans ses réflexions, il n'avait pas fait attention à la soudaine apparition, sur l'aire de transplanage de Poudlard, d'une trentaine de Mangemorts vêtus de leur inévitable robe noire et l'air pas franchement coopératif.
Encore sur le chemin de Pré-Au-Lard, Sirius et les autres s'arrêtèrent. La trentaine de Mangemorts, enhardis, s'approchèrent.
Sirius jeta un coup d'œil à Dumbledore et vit que celui-ci tenait fermement sa baguette dans sa main. Cette seule image eut le don de le rassurer.
-« Tiens donc, mais qui voilà ? Albus Dumbledore ? »
Sirius Black n'avait pas à poser la question pour deviner à qui appartenait cette voix. Il l'avait déjà entendue pendant des heures. Visiblement, Dumbledore, James, Peter et Remus en étaient rapidement arrivés à la même conclusion.
-« Brian Thornford ! » Confirma Dumbledore pour tous. « Je vous aurais volontiers convié à un petit thé, mais je crains fort que malheureusement je ne sois un peu pressé par le temps et que, accessoirement, l'envie ne m'en manque.
-N'ayez crainte, je ne m'en formaliserai pas. »
Ainsi Thornford ne s'était pas arrêté à la vice-direction de Poudlard, il avait monté soudainement en grade pour être affecté à la surveillance de Dumbledore, se dit Sirius.
Rien d'étonnant, pensa-t-il, après avoir accepté un tel rôle, de s'afficher clairement au côté du Mage dans la conduite de la guerre. Ce qui était plus surprenant, c'était la visible décontraction du Directeur de Poudlard. Il ne paraissait pas surpris de cette visite inopinée de l'armée de Mangemorts.
-« Et je vois que vous êtes bien accompagné ! » Poursuivait le professeur de Métamorphoses Appliquées. « Voici Potter, et les inévitables Black, Pettigrow, et Lupin. Voilà une bien belle brochette de puissants sorciers.
-Vous seriez étonné...
-Et vous alliez où comme ça ?
-Chez ma tante. Elle fait de merveilleux muffins au chocolat. » Répliqua Dumbledore en arrachant un sourire ou deux aux Maraudeurs.
-« Et vous allez me faire croire ça ? Vous n'aviez pas, par hasard, une réunion d'une extrême importance ce soir ?
-Oui, je vous ai parlé des muffins. C'est toujours une priorité absolue. Ca se voit que vous ne connaissez pas les muffins de ma tante, Brian !
-Alors vous ne comptiez pas rejoindre, dans une grande maison londonienne, tous vos amis ? »
Sirius avait remarqué que Dumbledore avait tressailli. Voldemort savait. Il savait où était la Serna alors même qu'un membre comme Black ne savait pas exactement où elle se trouvait.
-« Parce que justement, moi et mes amis comptions se joindre à votre petite fête. Le Maître des ténèbres est déjà sur place avec quelques autres. Je suis seulement chargé de vous empêcher d'aller les rejoindre. Au cas où vous vous sentiriez l'âme d'un héros pour sauver vos amis...
-Oh, mais c'est trop, il ne fallait pas... » Répondit Dumbledore poliment.
-« Je vous en prie, c'est bien naturel. » Dit Thornford sur le même ton.
La manière dont se déroulait la conversation étonnait tout de même un tantinet Sirius. Il ne comprenait pas pourquoi le Directeur voulait visiblement gagner du temps. Thornford, porté par son égocentrisme habituel n'y prêtait pas attention.
Sirius porta alors son regard sur ses amis.
James et Lupin étaient très attentifs aux faits et gestes des Mangemorts, James apparemment extrêmement tendu, ce qui ne lui ressemblait pas tellement. Sirius songea que la probable présence de Lily à la Serna devait beaucoup l'inquiéter. Quant à Peter, il paraissait plus effrayé qu'autre chose. Il regardait, implorant, Dumbledore, espérant probablement que celui-ci pourrait faire disparaître Thornford et les Mangemorts avec un simple petit « Abracadabra ».
Ce n'est qu'à ce moment qu'il se rendit compte que Dumbledore s'était rapproché d'eux. Imperceptiblement, mais de manière tout à fait certaine.
L'échange de civilités n'avaient pas cessé. On aurait dit qu'ils prenaient le thé tranquillement, tous les deux seuls, devant un bon feu de cheminée dans le bureau du Directeur. Or, ils étaient bien en tout une petite quarantaine, sur le chemin de Pré-Au-Lard, tout proche de l'aire de transplanage.
-« Comment a-t-il su ? Pour la maison londonienne ? » Demandait le Directeur.
-« Comment a-t-il su pour votre repère ? Très simple, certaines personnes nous ont mises au courant. »
Dumbledore ne prit la peine d'en savoir plus pour le sujet, déjà parce qu'il savait déjà, et ensuite parce qu'il s'était emparé à une vitesse très impressionnante de sa baguette magique qu'il brandissait maintenant droit devant ses agresseurs. Il fit apparaître une fumée blanche si épaisse qu'elle recouvrit les Mangemorts. A bout d'à peine quelques secondes, Sirius ne distinguait même plus la forme de leurs silhouettes.
Dumbledore, toujours aussi rapidement, se tourna alors vers ses jeunes élèves.
-« Ils peuvent encore nous entendre. » Dit-il pour expliquer son chuchotement. « Black et Potter, vous ne serez pas trop de deux, partez tout de suite. Et surtout n'oubliez pas : allez donc manger des muffins ! »
Sirius n'eut pas le temps de poser une question que déjà la fumée se dissipait. Ils purent simplement apercevoir les Mangemorts reprendre leurs esprits et se saisir de leur baguette. Plus réactif, James attrapa le bras de Sirius et courut vers la lisière de la Forêt Interdite, sur le bas-côté du chemin.
Ils ne se retournèrent que lorsqu'ils eurent la certitude qu'ils étaient largement hors de vue des Mangemorts.
De là, ils pouvaient encore entendre le combat que livrait Dumbledore, Peter et Remus.
-« Il ne faut pas s'inquiéter. » Dit James pour répondre aux pensées de Sirius. « Ils sont avec Dumbledore.
-Je sais bien que tu as raison. » Répondit un Sirius essoufflé. « N'empêche que j'ai un peu l'impression de les avoir abandonnés.
-Et si on ne réagit pas très vite c'est tous les autres membres de l'Ordre qu'on aura abandonné. Alors concentre-toi deux secondes, Sirius, c'est quoi cette histoire de muffins ?
-De... Muffins ?
-Dumbledore a pas mal insisté sur le sujet et s'il nous a choisi nous pour aller rejoindre ce mystérieux cuisinier, c'est qu'il y a forcément une raison, non ?
-Si, si, mais j'aurais autant aimé qu'il soit, au moins pour une fois dans sa vie, un peu clair avec nous. Dès qu'il s'agit de l'Ordre, de Voldemort et de tous ces trucs-là, il se sent toujours obligé de parler en code.
-Ils pouvaient nous entendre, Sirius. Il y allait de notre propre sécurité. S'il nous a dit ça, c'est qu'il savait que nous pourrions comprendre.
-J'ai l'impression qu'il a une très haute opinion de mon intelligence... Je ne vois pas trop de quoi il parle.
-Voyons qui fait des muffins ? Les elfes de Poudlard ?
-Mmh... T'as déjà mangé des muffins à Poudlard en sept ans d'étude ?
-Ah tiens, non... C'est fou ça... Quand on en aura fini avec tout ça, on ira réparer cet oubli.
-Pendant ce temps, si on résolvait cette histoire de muffins ?
-Mais je n'attends que ta réponse, mon cher Patmol. »
Sirius réfléchit quelques secondes. Il procéda par ordre chronologique, se repassant dans sa tête tout ce qui était arrivé depuis que Voldemort avait fait surface, en plein milieu d'un match palpitant de Quidditch.
-« Mais que j'suis con ! » S'exclama-t-il enfin.
-« Ah ça ! C'est pourtant pas faute de te l'avoir répété...
-Cyprée Stevens !
-Attends, ça me dit un truc...
-Une ancienne membre de l'Ordre chez qui Clare et moi on assurait les formations. Elle habite près d'ici.
-Et ses muffins sont-ils à la hauteur de leur réputation ?
-Largement ! »
En prononçant ce dernier mot, Sirius se métamorphosa sous sa forme canine tandis que James, comprenant que sous leur forme animale, ils seraient d'une part plus discrets et d'autre part plus rapide, se transforma en un majestueux cerf.
Black se souvenait précisément de là où se trouvait la demeure de Cyprée Stevens. La grande maison au fond d'une obscure allée cernée d'arbres. Elle n'avait d'ailleurs pas changé.
Le jeune homme évitait de se demander pourquoi Dumbledore les envoyait-il vers quelqu'un qui avait quitté l'Ordre quelques mois plus tôt. N'était-ce justement pas pour se protéger et pour n'être plus confrontée directement à la lutte que Cyprée avait quitté l'Ordre ?
Il doutait fortement de l'accueil que lui lui réservait la dame.
Il frappa tout de même à la porte.
-« Madame Stevens, vous vous souvenez de... »
Il n'eut pas le temps de finir sa petite phrase d'accroche que déjà, Cyprée Stevens le prit, avec autorité, dans ses bras.
-« Mon petit, que je suis contente de te retrouver en pleine forme ! Et qui est donc ce charmant jeune homme ?
-James Potter, Madame.
-Oh mon petit, quel malheur ! J'ai appris pour vos parents...
-Madame Stevens... » Coupa James qui préférait éviter d'aborder le sujet de la mort de ses parents tout de suite, là, maintenant. « C'est Albus Dumbledore qui nous envoie. C'est très urgent.
-Je me doute bien que si vous êtes là, c'est que vous allez m'annoncer une très mauvaise nouvelle. »
Sirius Black ne cacha pas son étonnement. Elle en savait apparemment un peu plus que quelqu'un qui avait définitivement quitté l'Ordre quelques mois plus tôt.
-« Allez-y, dites-moi. »
Ils racontèrent en quelques phrases l'urgence de la situation.
-« Très bien. On va mettre en œuvre le plan d'évacuation de l'Ordre. Il n'y a plus qu'à espérer que Voldemort ne soit pas arrivé trop tôt. »
Elle tourna alors les talons pour se diriger vers la cuisine. Les garçons la suivirent. Ils la virent sortir une grosse horloge du buffet. Elle se mit à remonter les aiguilles dans un sens très particulier. Au lieu de les tourner uniquement autour du cadran, les aiguilles pouvaient partir en biais, en diagonale, voire en spirale. Ils en déduisirent qu'il devait s'agir d'un code.
Dès qu'elle eut fini de triturer les aiguilles de l'imposante horloge, ils sentirent en même temps la montre qu'il portait au poignet, celle qui les reliait de manière continue à l'Ordre du Phénix, vibrer.
Habituellement, cette vibration était discrète. Cette fois-ci, ce n'était pas du tout le cas. Sirius, comme James, crut recevoir une décharge électrique qui lui parcourut toute l'échine.
-« Qu'est-ce que vous...
-Je viens de prévenir les agents dormants de l'Ordre de la situation. Ils devraient tous arriver d'ici quelques secondes devant la Serna.
-Les agents quoi ? » Demanda James.
-« Nous, les agents dormants. C'est un nom un peu pompeux que nous a donné McGonagall. En prenant la décision de quitter l'Ordre, je ne voulais pas quitter le combat contre Voldemort. Un certain nombre de personnes étaient dans le même cas que moi. C'est là que Dumbledore a eu l'idée de créer notre fonction. Nous pouvons renseigner l'Ordre en toute discrétion et n'intervenons qu'en cas d'extrême urgence, comme ce soir. Allons-y, les garçons, il ne faudrait pas se mettre en retard. » Termina-t-elle sur le ton d'une conversation anodine.
Une fois de plus, Sirius était surpris par l'esprit d'initiative et la formidable intelligence du Directeur de Poudlard. La présence d'un agent dormant à Pré-Au-Lard en particulier était d'une utilité incroyable.
Elle quitta la cuisine, James et Sirius sur les talons, et franchit le seuil de la porte.
-« Vous savez transplaner ? »
James confirma.
Ce n'est qu'alors que Sirius, croisant le regard de son ami, saisit un peu sa détresse. Lui toujours si calme, dans les situations de crise, paraissait totalement affolé. Sirius savait bien que la vie de plusieurs personnes, dont celles d'amis à eux et de Lily était ce soir en jeu. Jusque là, il avait fait preuve d'un sang froid et d'une distance remarquable. Maintenant qu'ils étaient proches de rejoindre les membres de l'Ordre, l'angoisse d'apprendre ce qu'il ne voulait pas apprendre montait d'un cran. Sachant pertinemment que jamais il ne pourrait soulager son ami, il posa simplement sa main sur son épaule, en signe de soutien.
Quelques secondes plus tard, ils se trouvaient dans une rue adjacente de la Serna. De là où ils étaient, ils apercevaient la porte d'entrée. Ou du moins ce qui avait été quelques temps plus tôt une porte d'entrée. Il ne s'agissait maintenant que de quelques pierres tombées de part et d'autres de l'escalier du perron, laissant la place à une ouverture béante.
-« On n'a pas franchement le temps de faire dans le détail » annonça James « alors allons-y. »
Sirius lui emboîta le pas. Ainsi que plusieurs dizaines de personnes qui étaient arrivées en même temps qu'eux sur les lieux. Sirius reconnut parmi eux quelques anciens membres de l'Ordre qu'il avait déjà croisé aux réunions ou chez Madame Stevens.
Ils pensaient que l'entrée était vide. Et c'était bien le cas. James s'aventura le premier au-delà de l'ébouli, tenant fermement sa baguette dans sa main. Le fait de ne trouver personne ne leur disait vraiment rien. Ils auraient largement préféré tomber sur des membres de l'Ordre en pleine action contre des Mangemorts fatigués.
Mais là, il n'y avait rien.
Sirius Black entra dans la grande salle de réunion.
Ils arrivaient trop tard.
La pièce était détruite. Seuls les murs tenaient encore, miraculeusement, debout. Le reste de la pièce, probable théâtre d'affrontements acharnés, était en ruine. Ce qui les interpella tous au premier regard fut les corps étendus, inertes, à même le sol. Sirius ne parvenait pas à accrocher son regard sur une personne en particulier, il redoutait trop de reconnaître quelqu'un : Clare, Farfadelle, Jordan, les autres... Ou Lily...
Il entraina James, comme porté par un automatisme, et le fit sortir de la salle. Il ne voulait pas que son ami affronte trop longtemps ce spectacle. Et si Lily...
-« Tiens donc, voilà la relève ! » Entendirent-ils dans leur dos dès qu'ils furent de retour dans l'entrée.
Ils se retournèrent d'un seul mouvement pour se trouver face à un grand homme brun, un Mangemort gigantesque, qui ne donnait pas franchement envie de sympathiser. Bientôt, ses congénères l'avaient rejoint. Les Membres de l'Ordre s'étaient instantanément regroupés derrière les deux jeunes gens.
-« Décidément, ce vieux Dumbledore est plein de ressources. Quand il n'y en a plus, il y en a encore !
-Qu'avez-vous fait ? » Demanda James d'une voix tremblante.
-« Rien de ce que nous aurions du faire il y a longtemps : écraser la dernière rébellion. D'ailleurs, j'ai l'impression qu'il nous reste encore un peu de travail. » Il se tourna vers ses Mangemorts pour leur dire : « Laissons le Maître cuisiner les autres. »
Aussitôt dit, il lança un sort d'une puissance étonnante vers ses opposants. Sirius se retrouva en deux temps trois mouvements, le dos endoloris contre le mur. Un Mangemort particulièrement hargneux lui faisait face. Mais Sirius n'était pas né de la dernière pluie magique et il eut tôt fait de se débarrasser de lui avec un « Impedimenta » bien placé.
Chaque sorcier était maintenant aux prises avec un Mangemorts. Un rapide coup d'œil apprit à Sirius que le nombre des Mangemorts baissait plus rapidement que celui des membres de l'Ordre. Il se précipita rejoindre Cyprée Stevens, en difficulté face à un Mangemort plein d'imagination, et rejoignit James en train d'en désarmer un autre effrayé.
Les deux jeunes gens s'écartèrent de la cohue pour mieux appréhender la situation globale. Rapidement, les membres de l'Ordre, même dormants, s'étaient révélés assez efficaces. Leur nombre n'était pas très important, mais on aurait dit qu'ils étaient partout à la fois.
-« Oh Sirius ! » L'appelait James. « Ecoute-moi !
-Quoi ?
-Tu te souviens quand Voldemort a parlé de 'cuisiner les autres' ? Il doit y avoir des survivants, Patmol ! En ce moment même ils doivent être avec Voldemort, et...
-Viens ! » Enjoignit Sirius en se précipitant vers les escaliers.
Ni l'un ni l'autre ne connaissait la maison. Ils n'avaient fait qu'y passer de temps à autres, et jamais ils n'avaient pris le temps de monter dans les étages. Ils ne pensaient d'ailleurs pas que la maison était si grande. Souhaitant éviter de se séparer, ils entreprirent tous les deux la visite du premier étage. Totalement vide. Au deuxième étage, même désert et ils commencèrent à douter. Il ne restait que les combles.
Ils surent qu'ils avaient eu raison de s'entêter lorsqu'ils parvinrent au pied de la comble. Il en sortait des bruits de voix. L'une d'elle retenait particulièrement leur intention. Il l'aurait reconnue entre toutes. C'était sans conteste la voix grave et inhumaine si caractéristique de Voldemort.
- « Allez-vous nous dire ce que vous savez sur Dumbledore ? Que prépare-t-il ? Comme s'organise son armée ? Qui le renseigne sur moi ?
-...
-Vous savez que vous allez répondre, alors pourquoi faire traîner l'inévitable ?
-... »
James et Sirius, amis de longue date, n'avaient pas franchement besoin de conversation pour se comprendre. Le premier gravit alors les deux dernières marches qui le séparait des combles, Sirius le suivant de près.
Voldemort les avait entendus débarquer. Il se retourna vivement vers eux, faisant tournoyer autour de lui sa longue cape noire. Sirius ne put s'empêcher de penser que l'image était de tout de même assez impressionnante.
-« Messieurs Potter et... Black ? ...nous font l'honneur de nous joindre à nous. »
Le premier geste des garçons, entrés dans la salle, fut de jeter un œil aux personnes retenues par Voldemort.
Ils aperçurent tout de suite Lily Evans, effrayée de les voir se jeter dans la gueule du loup.
Sirius tendit instinctivement la main vers James pour l'empêcher d'aller rejoindre la jeune fille.
-« Alors vous avez quitté les jupes de Dumbledore ?
-Non pas du tout, et aucune envie. » répondu abruptement James.
-« Vous avez donc eu l'arrogance de venir me défier ici ? Moi et mes Mangemorts ? Personne ne vous a dit que c'était risqué comme entreprise ? Je pensais que vous, en particulier Monsieur Potter, aviez compris avec la mort de vos parents. Il faut bien que je vous dise que ces deux-là m'ont posé beaucoup de difficultés et que leur disparition m'a procuré comme une sorte de soulagement. »
Sirius sentit clairement James se tendre. Il devait admettre que lui-même n'en pensait pas moins.
-« Et voici aussi ce cher monsieur Sirius Black. Le canard boiteux de la famille Black. J'ai appris récemment que vous aviez pourtant suivi l'Apprentissage des Mangemorts. Qu'est-ce qui vous a donc fait changer d'avis si soudainement ? »
Sirirus ne bronchait pas.
-« A moins que vous n'ayiez jamais changé d'avis, monsieur Black. Mon petit doigt me dit que vous avez toujours été du côté de Dumbledore, vous ne vous en êtes d'ailleurs jamais caché. Et connaissant quel genre d'entêté on peut être dans la famille Black, je ne crois pas que vous ayez changé de bord. Vous avez pourtant réussi avec un certain succès, je dois l'admettre, à déjouer nos tests de 'loyauté', comme je les appelle. Qu'est-ce que vous voulez, il faudrait que ce soit plus personnalisé, mais on manque de moyens, de temps... Vous savez ce que c'est... »
Les deux garçons écoutaient attentivement Voldemort.
Ils n'en oubliaient pas pourtant le but de leur venue et étudiaient avec attention les lieux. Il s'agissait d'une grande pièce large. Il n'y avait que quatre Mangemorts présents, et mise à part Lily, trois membres de l'Ordre qu'ils ne connaissaient que de vue.
-« Votre frère m'a appris tout à l'heure que vous étiez entré en Apprentissage et m'a annoncé du même coup votre soudaine disparition. J'ai tout de suite douté des résultats que vous aviez obtenu à ces tests. J'ai d'abord pensé que vous aviez voulu obtenir des informations sur notre organisation. De ce côté-là, tout est étudié pour que vous en appreniez le moins possible. Regulus Black m'a laissé entrer dans sa mémoire pour que j'étudie tout cela. J'ai alors vite compris que votre venue devait avoir un lien avec vos investigations et les questions, pour le moins étranges, que vous avez posées à votre frère... Concernant une certaine chambre d'un étage caché... »
Sirius Black tenta de fermer son esprit. Il comprenait parfaitement là où Voldemort voulait en venir et pour rien au monde il ne lui aurait donné raison.
-« Il faut dire que j'avais déjà quelques doutes à propos de Remedios Listerdale. Elle vous en avait déjà parlé, non ? Ca n'a fait que confirmer ce que je pensais. C'est elle qui vous a fait venir au Palais, et c'est elle qui a tenté de sauver Dumbledore en vous dénonçant cette brave Madame Funk. Elle est extrêmement maligne... Heureusement que nous avons décidé d'avancer la date de notre attaque. Enfin, maintenant, tout est fini, elle ne nous mettra pas plus longtemps les bâtons dans les roues.
-Que voulez-vous dire ? » Emit Sirius dans un grincement.
-« Mais ce que vous comprenez, Monsieur Black. Remedios Listerdale n'est malheureusement plus de ce monde. On ne trahit pas Voldemort sans en assumer les conséquences. Elle le savait parfaitement. »
Le monde s'écroulait sur le jeune homme.
Il ne comprenait pas bien ce que venait de dire Voldemort, mais il saisissait combien c'était grave et important. C'était comme si un coup de massue l'avait totalement anesthésié.
Remedios était morte. Assassinée par Voldemort. Parce qu'elle avait voulu sauver l'Ordre. Elle s'était mise en danger. On l'avait découverte. Et on l'avait tuée. Sirius ne réalisait pas toutes les implications du raisonnement. Il l'aimait beaucoup trop pour songer à sa mort. Il ne voulait pas l'envisager. Ca n'était tout simplement pas possible. Et pourtant... Le petit ricanement du Mage confirmait.
C'est ce petit bruit marquant le mépris de Voldemort à l'un de ses adversaires qui sortit Sirius de ses pensées. Aussitôt, il referma son esprit dans un effort quasi surhumain. Et toisa de toute sa hauteur Voldemort.
-« Allez rejoindre vos camarades. » Ordonna finalement le Seigneur des Ténèbres en désignant Lily et ses acolytes.
-« Mmh ? Ouais, c'est vrai qu'on pourrait, mais non. » Répondit Potter bien décidé à ne jamais obéir de près ou de loin à Voldemort.
James et Sirius comprirent alors que la réputation de Voldemort en matière de maniement de la magie n'était pas usurpée. Ils n'eurent de salut que par le réflexe impressionnant de James qui para de manière exemplaire l'Avada que leur lançait Voldemort.
Ce dernier n'attendit pas et répliqua aussitôt en les submergeant de sortilèges impardonnables. Les deux garçons, acculés contre l'un des murs de la grande pièce, ne parvenaient pas à répliquer, trop occupés à se protéger.
Les Mangemorts, surpris par la soudaine attaque de Voldemort commençaient à se réveiller et s'approchaient, dans le but avoué de porter main forte à leur maître, ce dernier visiblement excédé par l'extraordinaire résistance de ces deux garçons.
James et Sirius savaient parfaitement que si les Mangemorts s'en mêlaient, ils ne pourraient pas plus résister aux assauts.
Lily et les autres l'avaient aussi compris. N'étant plus l'objet d'aucune attention, ils eurent tôt fait d'annuler les sorts qui les retenaient prisonniers. Aussitôt debouts, ils s'attaquèrent chacun à un Mangemort. Voldemort cilla une seconde en constatant la libération des prisonniers.
Cette seconde suffit à ce que Sirius puisse préparer la contre attaque. Il lança coup sur coup deux ou trois « expelliarmus » et « impedimenta ». Voldemort ne recula que d'un petit pas en contrant ces sorts.
Soudainement amusé par la tournure des événements, le Mage concentra son attention sur Sirius Black et prononça « Endoloris ». Le sorcier s'écroula alors à terre, en proie à une douleur qu'il n'avait jamais imaginée.
James tenta de désarmer à plusieurs reprises Voldemort, mais tous les « expelliarmus » tous plus convaincants les uns que les autres, ne parvenaient toutefois pas à le faire reculer.
Pendant ce temps, Sirius se tordait de douleurs. Enfin, Lily Evans, finalement débarrassée du Mangemort qu'elle avait attaqué quelques minutes plus tôt, se précipita à la rescousse de James. A deux contre lui, Voldemort était empêché de poursuivre l'Endoloris. Il n'en restait pas moins extrêmement dangereux. Lily comme James le savaient parfaitement.
C'est alors qu'ils entendirent un « crac » caractéristique. Ils se retournèrent sur Albus Dumbledore qui venait de transplaner.
-« Il ne manquait plus que vous. » Dit simplement Voldemort en cessant ses attaques contre James et Lily.
Dumbledore avait visiblement réussi à vaincre les quelques Mangemorts et Brian Thornford que Voldemort lui avait envoyé.
-« Tom Jedusor, qu'as-tu fait ? »
Sirius, qui se remettait debout avec l'aide de ses deux amis, était surpris par la question de Dumbledore. Elle était empreinte d'un certain découragement, une sorte de désespoir dont Sirius, dans ces circonstances, ne voulait pas entendre parler.
Le Directeur n'attendait pas de réponse. Il mit en joue immédiatement son ancien élève.
La suite, ni James, ni Sirius, ni même Lily, pourtant présents, n'en comprirent tous les détails. Ce qu'ils virent les impressionna beaucoup.
Sans prononcer une seule parole, les deux sorciers s'affrontaient avec acharnement à l'aide de sorts tellement puissants qu'ils ne ressemblaient à rien à ce que de jeunes diplômés de Poudlard, furent-ils membres actifs de l'Ordre, connaissaient. Des lumières rouges, vertes, ou bleues sortaient de leur baguette à une vitesse déconcertante. Les sorts, détournés chacun par l'adversaire, causaient des dégâts impressionnants. Bientôt, la grande salle ne fut plus qu'un champ de ruine. Au centre, Dumbledore et Voldemort se battaient. Lily, James, Sirius et les trois autres membres de l'Ordre retenus se trouvaient dans l'incapacité d'intervenir.
Comme si Dumbledore, dans l'un des nombreux sorts qu'il avait lancé depuis son arrivée, en avait lancé un pour immobiliser toutes leurs actions. Pourtant, ils bouillaient d'impatience.
Les minutes commençaient à passer, et l'on commençait à comprendre que Dumbledore obtenait un léger avantage. Il ne laissait aucun répit à Voldemort, profitant de la surprise de ce dernier. Il le harcelait de sorts plus puissants les uns que les autres. Bientôt, Voldemort recula, d'un pas, puis de deux. Sirius reprenait courage. Non qu'il ait douté un seul instant de la supériorité, en terme de magie, de son Directeur d'école, mais il était tout de même assez inquiet.
Soudain, confirmant l'avantage de Dumbledore, son adversaire stoppa tout sort, toute magie, d'un seul coup.
Le Directeur mit fin à ses sortilèges.
Ils entendirent aussitôt un « crac » sonore.
Dumbledore lança un charme d'enchaînement, mais il était trop tard. Voldemort avait déjà transplanné.
