Sirius était assis au salon avec son père quand il vit sa mère faire son entrée, le visage radieux.

- Orion, dit-elle sérieusement. Je viens de discuter avec Stella Pettigrow.

Orion ne leva même pas un œil vers elle...

- Et alors? marmonna l'homme.

Walburga poussa un soupir d'exaspération.

- Et alors, Orion! Mme Pettigrow a un fils de l'âge de Sirius et nous avons pensé, elle et moi, qu'il serait approprié d'introduire nos enfants l'un à l'autre.

Sirius sentit son visage s'illuminer. Il n'avait pas souvent l'occasion de rencontrer des garçons de son âge. Le seul qu'il fréquentait à l'occasion, Thomas Mulciber, était un petit garçon qu'il détestait et qui ne parlait que de tuer tous les moldus et les sangs de bourbes.

- Je vais vraiment avoir un ami, Mère? dit Sirius avec enthousiasme.

Orion, sans toutefois regarder son fils, lâcha d'un ton lent.

- Le jeune Mulciber est ton ami, Sirius.

Sirius eût une mine de dégoût au visage.

- Tom est moche, dit le petit garçon de sept ans. Ses jeux sont nuls et il veut tuer tous le monde!

Walburga vînt caresser le dessus de la tête de son fils.

- Un véritable ami ne ferait pas de mal à notre fils, Orion, dit Walburga. Qui plus est, Cathrine Mulciber, la mère de Thomas, est une vraie chipie. La connaissant très bien pour avoir fréquenté sa bande à l'école, je préfère maintenant ne plus avoir à me retrouver dans la même pièce qu'elle.

- Mais Mulciber Père, dit soudainement Orion, est un bon ami à moi, très chère. Mais peu importe, conclut-il. Tu sais que cette partie de l'éducation de nos fils n'est pas dans mes cordes.

Sirius se sentit trépigner d'impatience.

- Alors je vais pouvoir devenir ami avec ce Pettigrow? dit-il joyeusement. Quand vais-je le rencontrer, Mère?

- Cet après-midi.

***

-Sirius, cesse de bouger ainsi, dit Walburga en ramenant son fils à l'ordre.

Tous les deux se tenaient devant la porte de la jolie petite maison des Pettigrow et attendaient qu'on ne leur ouvre la porte.

- Tu crois qu'il voudra être ami avec moi? dit Sirius inquiet.

- Mais bien sûr, lui dit sa mère. Tu es un Black.

Quand la porte s'ouvrit finalement, une dame grassette vînt les saluer. Avec ses épais cheveux frisés, elle avait l'air d'un gros mouton et cela donna envie à Sirius d'éclater de rire.

- Walburga, mon amie, entrez! dit Stella Pettigrow en faisant entrer ses invités. Peter, viens ici!

Un petit garçon grassouillet montra alors le bout de son nez. Une touffe de cheveux blonds flottait sur sa tête et Sirius si un coup de vent aurait pu les faire tomber...

- Peter, dit Stella. Voici Mme Black et son fils Sirius. Montres-lui ta chambre, veux-tu?

Peter fit signe à Sirius de le suivre et le petit garçon s'exécuta.

***

La chambre de Peter était bien sobre comparé à la sienne. Bien sûr, il y avait beaucoup de jouets, mais elle était bien moins luxueuse... Une étrange poupée d'homme attira alors son attention.

- C'est quoi ça? dit Sirius en pointant l'objet.

Jamais auparavant il n'avait vu de poupée garçon.

- C'est un G.I Joe, dit Peter fièrement. C'est mon père qui me l'a ramené des États-Unis.

Sirius ricana.

- Tu es un garçon et tu joues à la poupée? dit-il en riant. C'est pour les filles, les poupées.

Peter devînt alors rouge tomate et se mit à bafouiller.

- Pas cette poupée là... dit-il nerveusement. Celle-là elle est pour les garçons. C'est très populaire chez les moldus. C'est ce que mon père m'a dit. Se sont des poupées qui font la guerre.

Sirius examina alors la poupée de plus près. Il était vrai que même Narcissa n'aurait pas voulu jouer avec une poupée comme ça.

- tu aimes les moldus? lui demanda finalement Sirius.

- Ils sont ok, j'imagine, dit Peter. Je n'en ai pas vu souvent. Maman ne veut pas que je sorte de la propriété. Elle dit que le monde est dangereux dehors et que je suis trop petit pour le découvrir.

Sirius regarda drôlement Peter... Sa mère trouvait le monde dangereux?

- Tu n'as jamais eu d'amis?

- Juste mes cousins, dit Peter. Mais maintenant, ils sont à Poudlard. J'ai hâte d'y être, tu sais. J'aimerais bien qu'on soit dans la même maison, toi et moi.

Sirius sourit à Peter. Il était bien gentil et il était vrai, maintenant qu'il y pensait, que cela serait super d'être dans la même maison que lui.

- Dans quelle maison voudrais-tu être? lui demanda Sirius après un moment, alors qu'ils étaient assis sur le lit de Peter.

Peter sembla réfléchir un moment.

- Je ne sais pas vraiment... dit-il. Mon père était à Poufsouffle et ma mère à Serdaigle. J'aimerais bien être dans l'une ou l'autre. Mais je sais que je pourrai jamais être à Griffondor parce que je ne suis pas assez courageux, et toi?

Sirius le regarda.

- À Serpentard, bien entendu, dit-il tout bonnement. Comme le reste de ma famille. Mais si par malheur, je n'y étais pas, mon père m'a dit que Serdaigle serait toléré. Il m'a aussi dit que Poufsouffle était pour les idiots et que Griffondor était la maison des prétentieux qui se croient au dessus de tous.

Peter soupira.

- Mon grand-père était à Griffondor, dit Peter tristement. Et il n'était pas prétentieux, il était même extra.

- Est-ce qu'il est mort? demanda Sirius.

Peter détourna le regard.

- Oui... dit le petit garçon. Il a été le dernier de mes grands-parents à mourir. Est-ce que les tiens sont morts?

Sirius ricana sombrement.

- Juste le père de ma mère... dit-il. Mais je ne l'aimais pas. Je n'en aime aucun, d'ailleurs. Sauf peut-être grand-mère Melania, la mère de mon père. Elle est gentille mais mon grand-père n'est pas très gentil avec elle et elle est très malade maintenant. Quand elle était à Poudlard, elle était à Serdaigle et a été préfète en chef.

Les deux garçons bavardèrent ainsi pendant de longues minutes jusqu'à ce que Walbuga vienne chercher son fils pour rentrer à la maison.

- Tu vas revenir jouer, pas vrai Sirius? demanda Peter.

Sirius regarda sa mère qui approuva de la tête.

- Bien sûr! dit-il joyeusement. À la prochaine Peter!

Alors qu'ils marchaient dans les rues du Londres sorcier, Walburga interrogea son fils.

- Alors, comment trouves-tu Peter?

- Il est gentil, dit Sirius. Je crois que nous allons vite devenir amis.

Walburga sentit naître un vague sourire sur son visage. Druella avait raison. Présenter des enfants au sang pur à son fils serait très enrichissant pour lui!

***

Désolé pour le retard!!! L'école et le travail ont pris tout mon temps libre!

Merci pour les reviews!!!