Pour une deuxième fois…

06 mai 04

Temari no Sabaku se réveilla brutalement. La sonnerie du téléphone avait retentit dans tout l'appartement luxueux avec force. Elle se frotta les yeux rapidement et pris le combiné. On était un samedi pluvieux et il était un peu moins de dix heures. Le samedi était son jour de repos et pour tout dire, cela la frustrait vraiment qu'un téléphone vienne la réveiller.

« Bonjour, Temari no Sabaku à l'appareil. Que puis-je pour vous ? »

Elle était toujours polie au téléphone, habitude professionnelle.

« Dans vingt-quatre heures exactement, tu ne seras plus de ce monde. Compte les minutes, compte les secondes qu'il te reste. Ne perds pas ton temps. Tu ne peux pas t'enfuir. Tu ne peux plus t'enfuir. »

On entendit un '' bip '' sonore signifiant que l'interlocuteur avait raccroché. Temari resta un instant sous le choc. Elle ne bougeait pas et avait presque cessé de respirer. Elle reposa machinalement le combiné et se secoua la tête pour reprendre ses esprits. Qui était cette personne ? Qui lui avait envoyé une menace directe ? Qui avait osé ? Elle regarda encore l'heure : dix heures et cinq minutes. Elle réfléchit un instant. Et si c'était des balivernes ? Ce ne serait pas la première fois qu'un fou furieux lui envoie des menaces… Par contre, c'était la première qu'on lui envoyait directement. Comment on avait eu son numéro de téléphone personnel ? Elle était sûre de ne pas l'avoir affiché au public. Elle était souvent la cible des politiciens ou des personnes importantes dans la société. Les médias se faisaient une joie de créer de la controverse avec ses propos dégradants. Elle ne mâchait pas ses mots. Pourtant, la même question revenait dans sa tête : Qui était l'auteur de cette menace ? Et surtout, était-elle sérieuse au point de penser à se protéger ? Elle s'assit un instant sur son lit. L'enjeu était grand tangible. Sa vie.

* * *

Kankurô no Sabaku avachi sur son sofa, complètement dans les vapes. Il ronflait étonnamment fort et semblait bourré. Il sentait l'alcool à plein et de la salive pendait au bord de sa bouche. Soudain, il eut un soubresaut et se réveilla. À peine dix-heures vingt. Il se gratta le ventre et alla se chercher une liqueur dans son réfrigérateur. Il l'ouvrit et but la moitié en un seul trait. Il fit un immense rot et s'affala sur sa chaise d'ordinateur. Au moins, Gaara lui payait l'Internet. Gaara. Son frère avait si bien réussi. Excellait dans tout, que ce soit dans le sport ou encore dans les études. Il avait facilement décroché une bourse d'université et avait passé haut la main son diplôme. Avec mention, bien sûr. Et Kankurô lui, avait faillit quitter le lycée, mais son père l'avait obligé à le terminer. Il avait eu de bien piètres notes, mais avait tout de même réussit ses années d'études. À présent, il ne savait quoi faire de sa vie et à chaque minute qui passait, il avait l'impression de la gâcher. Sa sœur Temari aussi avait bien réussi. Tout le monde la connaissait. Lui, c'était le boulet de la famille. Le mouton noir. La seule chose qui lui faisait du bien, c'était de l'alcool, la télévision et l'Internet. « Tout ça grâce à Gaara. » pensa-t-il amèrement. Il ouvrit son ordinateur et constata avec étonnement qu'il avait reçu un mail. Pourtant, il n'avait personne dans sa liste de contacts et il n'avait pas vraiment d'amis proches. Il ouvrit le « Object : C'est important. »et commença à lire le message.

Object : C'est important

To : Kankuro_the_.jp

Date : 06 mai 2004, 10 :31

From : .jp

SI TU LIS CECI, C'EST QUE TU ES ENFIN ARRIVÉ À TA BOÎTE DE RÉCEPTION.

À Kankurô no Sabaku.

Tu ne sais pas je suis qui. Tu ne sais pas quand. Malgré tout, je suis là.

Tu es surveillé. N'essaie pas de commettre la moindre erreur. Tu es sous pression.

N'essaie pas de te sauver.

N'essaie pas de publier ceci.

Ou sinon, tu auras ta mort sur la conscience.

Cherche, cherche. Tu ne trouveras jamais la réponse.

Dans moins de quarante-huit heures, tu seras mort.

À moins que tu décides de rapetisser ton délai.

N'oublie pas, tu ne trouveras pas. Jamais.

Il est trop tard.

Kankurô déglutit.

« MERDE ! » cria-t-il hargneusement.

« POURQUOI ÇA TOMBE TOUJOURS SUR MOI ? »

Il frappa sauvagement son bureau ce qui ébranla un peu l'ordinateur. « Ce sont des foutaises Kankurô... Calme-toi... Tout va bien aller. Ne t'en fais pas. Ce sont des foutaises. » Se répéta-t-il. Il réalisa qu'il devrait panser ses jointures pleines de sang à cause du coup de poing. Mais avant tout, il devait l'avertir de ce qui se tramait. Il prit le téléphone et composa le numéro de Gaara.

***

Gaara décrocha le combiné. Il regarda l'afficheur. C'était Kankurô. Que voulait-il encore ce fouteur de merde ?

« Salut. Tu veux quoi encore ?

- Gaara, j'ai besoin de toi.

- Tu veux dire que t'as besoin de mon argent, non ?

- J'ai vraiment un problème Gaara. Je te l'envoie.

- Quoi ? »

Kankurô avait raccroché. Merde ! S'il fallait qu'il s'occupe de ses problèmes en plus de ceux de son frère. Ça allait fichtrement mal. Il regarda sa boîtes de réception et cliqua sur l'objet « RE : C'est important ». Il lut le message attentivement. Il ouvrit la bouche de stupéfaction lorsqu'il eut fini sa lecture. Une coïncidence ? Non. Un salopard, ou des salopards, traquaient son frère en plus de lui. Étrangement, il n'y croyait pas vraiment. C'était sans doute des nullards qui essayaient d'impressionner quelqu'un. Une menace. D'où provenait cette foutue menace. Il envoya un message à son frère disant qu'il reviendrait dans une demi-heure. Maximum. Si c'était vrai, le temps était compté. Il décida d'appeler le centre de sécurité du Japon.

« Salut, c'est Gaara.

- Hey ! Gaara ! Ça fait un bail ! Comment tu vas mon vieux ?

- Inuzuka, essaye de retracer une personne ayant envoyé un mail à mon frère à 10 :31.

- Oh là ! On se calme. Y'a pas l'feu Primo, tu ne m'as même pas salué. Secundo, pourquoi ?

- Discute pas, je n'ai pas de temps à perdre.

- Pff… Attends, j'vais dans le local des données. Reste en ligne. »

Gaara joua nerveusement avec ses doigts. Plus une seconde à perdre. Il fallait retrouver ce connard qui jouait avec des messages mystérieux. Gaara avait décidé de prendre ceux-ci au sérieux. Il n'aimait pas jouer avec le feu. Qui sait si il avait décidé de tout ignorer et que un beau jour, les menaces se concrétiseraient ?

« - Alors, normalement, je ne serais pas sensé te divulguer ces informations, mec. C'pendant, j'imagine que je peux te faire confiance, non ?

- Ouais. Crache le morceau.

- Bon alors, ton frère a reçu un mail juste au moment où il allumait son PC. C'est une coïncidence vraiment étrange.

- Je sais, je te l'ai dit.

- Bon alors je me suis dit que celui qui lui avait envoyé devait nécessairement être au courant que ton frère allait se connecter. Pour tout dire, j'imagine qu'il a complètement pris le contrôle du PC de ton frère.

- Hmm… Intéressant, mais je ne crois pas.

- Alors, c'aurait été un pur hasard ?

- J'imagine qu'il y a d'autres alternatives.

- Tu proposes quoi ?

- J'sais pas. Faudrait que j'y réfléchisse.

- Bon alors si on imaginait que j'avais découvert la bonne… euh disons, la bonne variante, que se passerait-il ?

- J'en sais rien.

- C'est alors que tout se complique. S'il avait été au courant des entrées et sorties de ton frère sur son ordinateur, ça veut dire qu'on se retrouve confronté à un as de l'informatique, non ?

- Oui.

- Donc, …

- S'il-te-plaît Inuzuka, viens-en aux faits. Le temps est compté tu sauras.

- D'accord, d'accord. Pas de panique. Donc, pour résumer, la personne qui a envoyé ce mail, primo : était sur un ordinateur publique, comme dans les bibliothèques, par exemple, et secundo : avait créé une adresse hotmail qui n'était certainement pas son adresse personnelle. Il n'y a rien qui puisse malheureusement cibler quelqu'un de précis.

- Alors tout ce charabia pour absolument rien ?

-Hé, oh là ! Si t'es pas content, alors va voir ailleurs si j'y suis. Je me serais plus attendu à au moins un faible merci.

- Alors, merci pour rien.

- Ouais, on s'en reparlera, crétin. »

Et la ligne fut coupée.

* * *

Gaara se laissa tomber sur le dossier de sa chaise. Rien n'indiquait quoi que ce soit. Il doutait pouvoir trouver le harceleur qui menaçait Kankurô. Devait-il lui fournir des gardes du corps ? Même si Gaara n'aimait pas énormément son frère, il aurait un mal de chien à s'en remettre s'il le perdait. Il eut soudain une idée. Il allait appeler sa sœur pour, de un, la mettre au courant, et de deux, avoir son opinion. Il composa le numéro de téléphone frénétiquement. 10 :55. La sonnerie se fit entendre dans l'appareil. Un coup. Deux coups. « Merde, allez Tema, répond ! » Trois coups.

« Temari à l'appareil, que puis-je pour vous ? demanda une voix essoufflée.

- Tema, c'est Gaara.

- Hey salut. Je n'ai pas vraiment le temps de parler alors, fais vite s'il-te-plaît.

- Kankurô a des problèmes ainsi que moi-même.

- Moi aussi j'en ai, tu sauras.

- On a été menacé de mort, Temari ! C'est sérieux !

- …

- Tema ?

- Alors comme ça, vous aussi ?

- Quoi ?

- J'ai dit…

- Oui, je sais ce que tu as dis. Un fou est à nos trousses, Tema. On fait quoi ?

- Ben quoi, on fait quoi ! On essaye de survivre, non d'un chien !

- Tu y as cru ?

- Hein ? C'était une blague ? Alors si c'était une blague...

- Non, non, non. Mais on ne sait pas si c'est véridique.

- Vaut mieux ne rien laisser au hasard. C'est un détraqué j'en suis sûre.

- Oui, mais que fait-on ? Je veux dire, on essaye de le tracer ou ?

- Laisse ça à la police.

- Je n'ai prévenu qu'Inuzuka et lui ai dit de ne rien dire pour le moment.

- Alors je vais l'appeler.

- Non ! Il a menacé que si Kankurô demandait de l'aide à n'importe qui, son heure de mort serait avancée !

- Combien de temps il lui a dit.

- Quarante-huit heures.

- J'en ai vingt-quatre alors il faut qu'on se dépêche.

- VINGT-QUATRE ?

- Oui.

- Bordel ! Ça va mal ! Moi je ne sais pas. Ce n'était pas indiqué.

- Alors on devrait se hâter à avertir la police !

- Je ne sais pas…

- T'es qu'un imbécile. J'appelle la police et je me prends deux gardes du corps…

Soudain, Gaara entendit un cri sourd dans le téléphone. Il devint alerte et cria :

« Tema ? TEMARI ? »

Aucune réponse.

« Ce n'est vraiment pas drôle Tema. Répond s'il-te-plaît. Allez ! »

Toujours rien.

« TEMARI ! » hurla-t-il sous l'effet de la colère.

« OÙ ES-TU SALOPARD ? QU'AS-TU FAIT À MA SŒUR ? RÉPOND ! NE SOIS PAS TIMIDE ! »

« Merde, merde, merde ! C'est quoi cette putain de connerie ! »

Soudain, il entendit quelqu'un dire :

« Tu ne la retrouveras jamais. »

Et la ligne fut coupée.

__________________________________________

Voilà la fin du chapitre.

J'espère que vous avez aimé :)

Si vous avez remarqué quelques fautes, ne vous gêner surtout pas pour me le dire :)

J'attends vos opinions !

Katsumi alias Nao.

oxo