Et voilà, nouveau chapitre posté avec un peu de retard… Désolée !!

ENJOY !!

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Le lendemain, James et Sirius descendirent dans la grande Salle pour prendre le petit-déjeuner. Soudain, une voix terrifiante retentit :

-Oh, Jamichouneeeeeeeeet ?

James se retourna avec un grand sourire.

-Salut ma chérie !

James l'embrassa, et Sirius lui fit la bise :

-Salut Lysiane !

-Salut Sirius ! Jamichounet ? Y a une sortie à Pré-au-lard dans une semaine ! Tu voudrais pas qu'on y aille tous les deux, en amoureux ?

Dans une semaine ? pensa James. Je l'aurais plaquée bien avant ça !!

-Désolé, ma chérie, mais je pense pas que ce soit possible. C'est un week-end, je suppose ?

-Non, justement ! Dumbledore a décidé d'organiser quelques sorties possibles pour les 7e année, en soirée ! Ca tombe un mercredi soir ! Donc pas de problèmes, t'auras tes week-ends !

Et merde…

-Ecoute, ma chérie, je te redis ça un de ces jours, OK ? Là, on va être en retard en métamorphose !

-Pas de problèmes, mon Jamichounet !

La fille s'en alla, et une voix railla dans le dos de James :

-Laisse-moi deviner… Tu l'auras plaquée dans combien d'heures, celle-là ?

-Oh, tu me sous-estimes, ma chère Evans ! Je pense que j'arriverais tout de même à la supporter encore une journée et demie ! assura James.

-T'es désespérant, Potter… J'espère que tu n'oublies pas notre pari !

-Bien sûr que non, étant donné qu'il me faut en moyenne deux jours pour convaincre une fille de coucher avec moi, et une journée pour les plaquer, je n'ai tout simplement pas le temps ! Donc, aucun risque à ce sujet…

Sirius et Peter éclatèrent de rire, pendant que Remus et Lily soupiraient.

-Au fait James… Pour cette année, on compte toujours sur tes talents d'écrivains ?

-Pas de problèmes, mon Mumus !

Chaque année, pour la dernière journée de cours, les maraudeurs organisaient un concert dans la Grande Salle. Si, au départ, ils reprenaient des chansons connues, ils s'étaient vite rendus compte que les élèves préféraient leurs propres chansons, dont James écrivait les paroles.

-Le problème, pour les paroles, c'est que ça vient pas comme ça. Je peux passer des heures devant une feuille vide sans rien trouver, alors que parfois, sur le coup d'une émotion, quand je suis en colère, par exemple, je prends un crayon et je laisse pêter tout ce que je ressens… Mais t'inquiète pas, Remus, je nous fais ça, promis ! ajouta-t-il avec un clin d'œil.

Ils descendirent dans la Grande Salle, où ils commencèrent à manger. Kalrane, le capitaine de l'équipe de quidditch, arriva :

-Ah, Potter ! Je voulais juste te tenir au courant de qui on a pris pour le poste de poursuiveur. Tu risques de pas aimer ça…

-T'inquiète pas, Kalrane, je te l'ai dit, j'accepte qui tu veux ! Alors, c'est qui ? demanda-t-il en buvant une longue gorgée de jus de citrouille.

-Ta sœur.

James recracha tout le jus qu'il venait d'avaler, et une grande partie du liquide atterrit sur Peter.

-Hey ! protesta celui-ci.

Sirius tapait le dos de James qui s'étouffait avec le peu de jus qu'il n'avait pas recraché. Lorsqu'il arrêta de tousser, il demanda :

-Redis-moi ça, Kalrane !

-Ta sœur ! Nina, ça te dit quelque chose ? Tu nous avais dit que tu acceptais qui on voulait !

-Oui, mais… Qui vous vouliez, mais pas elle ! C'est bien trop dangereux pour une petite fille comme elle, d'abord ! grommela-t-il en faisant la moue.

-La petite fille te pique ton balai depuis qu'elle a 6 ans pour s'entraîner dans le jardin ! protesta Nina qui venait d'arriver. Et pour ton information personnelle, j'ai 13 ans !!

-C'est bien ce que je dis ! confirma James. Le quidditch est un sport bien trop dangereux pour une petite fille de 13 ans…

-T'en avais 12 quand t'as été embauché dans l'équipe !!

-Oui, mais moi c'est pas important, si je me blesse, je suis habitué !

-James… Personne n'est jamais mort pendant un match ! Je ne vois pas pourquoi Nina ferait exception… murmura Sirius. Et puis, je suppose qu'elle sait ce qu'elle fait, pas vrai la puce ?

-Exactement ! confirma Nina. C'est bien, écoute ton meilleur ami, James !

James grommela mais ne dit plus rien.

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Une semaine plus tard, James et Sirius se rendirent à Pré-au-lard, le mercredi soir. Remus et Peter étaient restés au château pour travailler.

-Tu devais pas y aller avec Lysiane ? demanda Sirius.

-Non, tu sais quoi ? Elle avait deux autres mecs en même temps, cette salope !

-En quoi ça t'étonne ? demanda Patmol. Tu fais ça tout le temps, toi !

-Ouais, mais là c'est pas pareil ! C'est pas parce que je les trompe, que elles, elles ont le droit de me tromper, non mais oh ! Manquerait plus que ça ! Et puis c'est bien à toi de parler, Patmol… T'en as combien, en ce moment ?

-Attends… Non, j'en ai pas tant que ça, en ce moment, j'en ai que cinq… Dont trois qui savent que je les trompe !

-Elles le savent et elles restent avec toi ? s'étonna James. Putain, elles doivent vraiment t'adorer…

-Ouais, tu sais, les filles, faut pas chercher à comprendre…

Ils arrivèrent à Pré-au-lard, et très vite, le ciel s'assombrit. Quelques gouttes de pluie tombèrent, remplacées très vite par une véritable nuée de grêle. James et Sirius coururent se mettre à l'abri vers les Trois Balais, quand, en arrivant devant la porte :

-Fermé ?? Ils se foutent de notre gueule !

Ils étaient tous les deux trempés, et les grêlons qui continuaient à tomber les gelaient jusqu'aux os. Soudain, une voix cria :

-James !

Un homme d'environ 25 ans courraient vers eux. Sirius ne le connaissait pas, mais James lui adressa un large sourire.

-Tu veux rentrer chez moi en attendant que ça se calme ? demanda-t-il. Ton ami peut venir aussi, bien sûr ! ajouta-t-il en désignant Sirius.

Sirius interrogea James du regard, qui répondit :

-Ecoute, Patmol, je te propose qu'on rentre d'abord, et qu'on fasse les présentations ensuite !

Ils suivirent l'homme, qui les entraîna vers une petite maison, tout au fond du village. Au moment où ils rentraient, les grêlons atteignaient la taille de vifs d'or. James soupira de soulagement, et l'homme proposa :

-Attachez vos capes sur le porte-manteau ! Vous êtes trempés…

James détacha sa cape, et dit :

-Matt, je te présente Sirius, mon meilleur ami. Sirius, Matt, mon employeur. C'est chez lui que je passe mes week-ends.

-Enchanté, Sirius ! déclara Matt en lui serrant la main.

-De même.

Sirius détaillait l'homme devant lui. Il paraissait assez jeune, environ 25 ans. Assez grand, il faisait facilement une tête de plus que James. Son visage, fin et allongé, était mis en valeur par de très grands yeux bleus. Ses cheveux, courts, étaient dressés en pics châtains foncés et blonds. Même s'il était très beau, il dégageait quelque chose, un je-ne-sais-quoi qui poussait Sirius à se méfier.

-Asseyez-vous ! proposa-t-il en désignant le canapé. Je vous propose une tasse de thé ?

-Je veux bien, s'il te plait, Matt ! déclara James en s'asseyant.

-Oui, merci, renchérit Sirius avec un sourire.

Matt amena deux tasses de thé brûlant, qui les réchauffa délicieusement. James et Sirius étaient tous les deux frigorifiés après être passés sous la nuée de grêle, et aucun d'eux ne se souvenait d'avoir déjà bu une aussi délicieuse tasse de thé.

-James, tu as l'air congelé ! fit remarquer Matt avec un sourire.

-C'est le cas ! confirma le Gryffondor. Tu nous a sauvé la vie, Matt ! Au fait, qu'est-ce que tu faisais dehors, toi, par ce temps ?

-Une course à faire, répondit l'homme. Il faisait beau quand je suis parti, en une minute, je me suis retrouvé sous la nuée…

-Ouais, nous c'est pareil, fit remarquer Sirius. Il faisait beau quand on est partis du château !

Matt regarda Sirius deux secondes, avant de demander :

-Dis-moi, Sirius… Je suis prêt à parier très cher que tu es un Black, n'est-ce pas ?

-En effet… Comment vous le savez ?

-Tu peux me tutoyer. Ca se voit… J'ai très bien connu ton père pendant quelques années, et… Je sais pas, continua l'homme en souriant, tu as quelque chose, sûrement la classe due à ta famille… En tout cas, ça se voit que tu es un Black. Ce n'est pas tous les jours qu'on voit une famille aussi noble que la tienne, j'espère que tu conserveras cette réputation…

-Ben… Je vais essayer, en tout cas…

Matt rigola, puis James regarda par la fenêtre.

-Ca a l'air de s'être calmé… Faudrait qu'on pense à rentrer avant qu'il fasse nuit…

-Comme vous voulez, déclara Matt en se levant. Je te revois samedi, James ?

-Ouais ! répondit celui-ci pendant que Sirius et lui se levait. Merci beaucoup, Matt !

-De rien ! N'hésitez pas à passer si vous vous retrouvez sous une nuée un de ces jours !

-OK merci !

Les deux Gryffondors ressortirent, et, lorsqu'ils furent une centaine de mètres plus loin, James sourit :

-Je me suis demandé ce que t'allait sortir quand il t'a dit que t'avais une famille géniale et qu'il connaissait ton père…

-Moi aussi, je savais pas quoi répondre ! rigola Sirius.

-Nan, il est vachement attaché à la pureté du sang, mais c'est un mec génial ! assura James.

Ils rentrèrent dans le château, et, avant même d'atteindre l'escalier principal, une voix retentit :

-De la boue dans mon hall ! Venez ici, vils marauds !

-Monsieur Rusard, protesta James, on mettra beaucoup moins de boue le jour où vous mettrez un paillasson devant les portes !

-J'en avais mis un qui s'est ensorcelé et qui a attaqué Miss Teigne à cause d'un sortilège d'origine inconnue !

James et Sirius se retinrent d'éclater de rire en repensant à la chatte courrant devant le paillasson qu'ils avaient tous les deux ensorcelé.

-Allez, suivez-moi dans mon bureau !

Ils suivirent le concierge dans le bureau.

-Assis !

Ils se laissèrent tomber sur des chaises, puis Rusard murmura :

-Je ne comprends pas pourquoi Dumbledore s'obstine à interdire les châtiments corporels. Ca vous dresserait bien mieux que de simples retenues… En particulier vous, Potter… Quelques coups de fouet vous ferait disparaître très rapidement votre arrogance, croyez-moi !

-Ben écoutez, m'sieur, je vous propose de reparler de tout ça le jour où vous aurez le droit de le faire ! répondit James avec un grand sourire.

-Si j'étais vous, James, retentit une voix grave derrière lui, je ne parlerais pas si vite.

-Professeur Dumbledore ?

-En effet, James. Faites attention, ma patience commence vraiment à être à bout, et il se pourrait qu'une autorisation soit très vite lancée si vous continuez sur cette voie là. Pareil pour vous, monsieur Black. Je suppose que vous recevez suffisamment de coups chez vous pour ne pas avoir envie d'en subir ici aussi ?

-Non, monsieur… répondit Sirius en baissant la tête.

-Bien. Mr Rusard, puis-je vous emprunter James un moment ? Quelqu'un tient particulièrement à le voir dans mon bureau…

-Bien entendu. Potter ! Foutez le camp !

James suivit Dumbledore dans son bureau, et se figea sur place en regardant qui l'attendait. Deux de ses oncles, Edouard et Alfred. La dernière fois qu'il les avait vus, ils l'avaient tabassé jusqu'à ce qu'il les supplie d'arrêter… Une heure avant de fuguer et de se réfugier chez Sirius.

-Asseyez-vous, James, dit Dumbledore. Vos oncles veulent vous parler en privé, je reviendrais quand vous aurez fini.

La seule chaise libre était placée entre ses deux oncles. Il s'assit, et demanda :

-Pourquoi vous êtes là, tous les deux ?

-Parce que nous avons décidé quelque chose.

-Je suis majeur, vous ne pouvez rien décider à mon sujet !

-Ce n'est pas à ton sujet, James, commenta Edouard. Voilà le problème : l'enseignement de Poudlard nous semble bien trop… Superficiel, et inapproprié à la période que nous traversons. En particulier avec les Défenses Contre les Forces du Mal, je pense que, une fois sortis de Poudlard, ce n'est pas les sorts que vous y aurez appris que vous permettrons de survivre face à des mangemorts.

Si James n'aimait pas cette introduction, il était forcé d'admettre qu'ils avaient raison : les élèves sortaient de Poudlard sans connaître aucun sort de défense ou d'attaque, et seuls ceux qui continuaient une formation d'auror pouvaient apprendre ce genre de sortilèges, nécessaires à leur survie.

-Et où voulez-vous en venir ? demanda-t-il.

-Je te l'ai dit, James, nous ne pouvons décider d'absolument rien pour toi. Cependant, nous pensons tous les deux que l'institut Durmstrang serait bien plus approprié à l'apprentissage de Nina. Pour sa propre sécurité.

-Et en tant que responsable légal de Nina, vous avez besoin de ma signature pour l'enlever de l'école, continua James. C'est ça ?

-Exactement, tu as tout compris, James. Donc ?

Son oncle lui tendit un parchemin et une plume. Il les prit, mais demanda :

-Et si je refuse ?

-De toute façon, nous enlevons Nina de l'école, que tu le veuilles ou non. Par contre, si tu ne tiens pas à rester éloigné d'elle, nous pouvons prendre tous les deux son éducation en charge.

James réfléchit. Evidemment, en sortant de Poudlard, Nina ne serait pas préparée à affronter ce qui l'attend dehors. Et même si ses oncles étaient des salauds envers lui, ils adoraient Nina. Comme ils l'avaient dit : De toute façon, tu nous piques déjà l'héritage de ta mère, alors une de plus ou de moins, désormais… Et ses oncles connaissaient de nombreux sorts capables de l'aider à se défendre. Durmstrang aussi, d'ailleurs, la formerait mieux que n'importe quelle école en matière de défenses, mais aussi de magie noire.

-Et si elle va à Durmstrang, où est-ce qu'elle passera les vacances ? demanda-t-il.

-Elle peut sans problèmes revenir ici, il nous suffit de transplaner pour aller la chercher.

-Ecoutez, déclara James. Je suis d'accord avec vous sur le fait que Poudlard ne lui apprendra pas à se défendre. Mais ce n'est pas à moi de décider, et même si c'était le cas, je pourrais pas décider aussi vite. Je demande son avis à Nina, j'y réfléchis, et je vous donne ma réponse la semaine prochaine. Mais quoi qu'il en soit, je veux qu'une chose soit claire : Je ne la laisse pas partir de Poudlard si elle ne le veut pas. Nina a des amis, ici, et je comprendrais très bien qu'elle ne veuille pas partir !

-Nina est une petite fille de 13 ans, James ! protesta Edouard. Elle est trop jeune pour réaliser ce qu'il l'attend si elle reste ici !

-Je peux lui apprendre ! répondit James. Je peux lui apprendre des sorts de défense, ou même d'attaque ! Et si elle ne veut pas partir, c'est ce que je ferais. Entendu ? Je ne la laisse pas aller à Durmstrang, ça c'est clair. Après, soit elle part avec vous, soit je lui apprends moi-même ce qu'elle doit savoir, ça vous va ?

-D'accord, James. Tu nous redis ça la semaine prochaine ?

-OK.

-Bon, eh bien c'est réglé ! déclara Alfred en se levant… Au fait, James.

-Oui ?

Son oncle le saisit par l'épaule, et le rapprocha de lui. Il faisait une tête de plus que le jeune Gryffondor, et le tenait si près de lui que leurs torses se touchaient. Il murmura d'une voix menaçante à son oreille :

-On se revoit aux vacances de Noël. Et crois-moi, tu vas regretter de nous avoir faussé compagnie cet été !

James se força à rester impassible, malgré le fait que son oncle ne l'avait toujours pas lâché. Le Gryffondor soutint le regard de son oncle, qui finit par le lâcher.

-Tu me redis ça la semaine prochaine, James.

Il approuva d'un hochement de tête, et ses oncles sortirent.

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Sirius se réveilla, et son regard se posa sur le lit de James. Vide. Les draps n'étaient même pas défaits. James avait passé le week-end chez Matt, mais on était lundi matin, il devrait être revenu… En fronçant les sourcils, il se leva et s'habilla rapidement. Il alla prendre son petit-déjeuner, avant de filer en métamorphose. Le professeur McGonagall fit l'appel, mais ne fit remarquer la présence de James que par un :

-Ah oui, c'est vrai qu'il est pas là…

A la fin du cours, Sirius alla la voir :

-Professeur ? Vous savez où est James ?

-Oui. Il est à l'infirmerie. Son employeur nous a contacté hier, James s'était blessé et était incapable de rentrer seul au château. Je l'ai ramené à l'infirmerie, d'après Mme Pomfresh, il s'était juste déboîté une hanche, ou quelque chose comme ça. Elle lui a remis ça en un clin d'œil, mais elle a préféré le garder, d'après elle, il ne faut pas trop qu'il bouge pendant une journée pour être sûr que ça se remette bien. Vous connaissez notre infirmière… fit-elle remarquer avec un sourire. Enfin, il devrait sortir ce soir.

-D'accord, merci !

-De rien ! Filez en cours de botanique, maintenant !

Sirius partit, et, pendant la pause du midi, il monta à l'infirmerie. James était allongé dans un lit, lisant le nouveau numéro de Quidditch Mag.

-Salut Jimmy !

-Salut Sirius ! répondit James en levant la tête.

James était totalement allongé, comme si son cou était la seule partie de son corps qu'il pouvait bouger. Visiblement, Mme Pomfresh avait utilisé un petrificus totalus atténué qui lui avait seulement immobilisé les hanches.

-Bon, alors, qu'est-ce que t'as foutu ? demanda Sirius en s'asseyant à coté de lui.

-Je me suis déboîté une hanche ! Ne me demande pas comment je me suis démerdé…

Sirius rigola, et Mme Pomfresh arriva :

-Bon, je pense que tu vas pouvoir partir…

Elle leva le sortilège d'immobilité.

-Essaye de bouger, un peu…

James se redressa sans difficultés, et l'infirmière déclara :

-OK c'est bon ! Par contre fais quand même attention à tes hanches… Evite de courir ou de marcher trop vite, pas de quidditch pendant deux semaines…

-Mais…

-J'ai dit pas de quidditch pendant deux semaines ! cria-t-elle. Et je ne veux aucune protestation !

-Oui, m'dame… grommela James en faisant la moue.

L'infirmière hésita un moment, avant de rajouter :

-Bon, te connaissant, je préfère te le préciser quand même… Essaye de ménager tes hanches pendant un moment, donc pas de quidditch, et pas de rapports sexuels non plus, c'est clair ? Pendant deux semaines, ça devrait suffire…

-D'accord !

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-Hey, Kalrane !

-Quoi ?

-Prépare d'autres sélections pour un poste de poursuiveur !

-QUOI ?? Tu empêches ta sœur de jouer ?!

-Non, mes oncles la retirent de l'école pour lui apprendre eux-même l'art de la magie…

Kalrane le regarda étrangement, avant de lâcher un "ah, d'accord…". James rejoignit Nina, blottie dans un coin de la salle commune, les bras autour des genoux.

-Nina, ma puce, murmura-t-il. Je ne leur ai pas encore renvoyé de réponse. Si tu veux changer d'avis, y a pas de problèmes, ma chérie !

-Non, répondit la jeune fille avec un regard vide. Je veux partir. Je veux pas rester ici !

Elle semblait au bord des larmes.

-Viens, murmura James.

Il la prit par le bras, l'aida à se relever, et l'emmena dans son dortoir. James la conduisit jusqu'à son lit, et demanda :

-Qu'est-ce qui va pas, ma puce ?

Nina se blottit contre lui.

-Dis, James… Est-ce que ça t'es déjà arrivé de douter de tes amis ? D'avoir toujours l'impression d'être la cinquième roue du carrosse pour tout le monde ? De te dire que… Que si tu te suicidais, personne n'en aurait rien à foutre ? Que la vie continuerait, tout simplement ?

James eut le souffle coupé par sa question, mais répondit :

-Ecoute, chérie… Quand on meurt, le monde continue de tourner, inévitablement. Et il ne tournerait pas sans tous ces morts. Des gens qui meurent, d'autres qui naissent, c'est comme ça, et personne n'y changera rien. Mais je veux que tu saches, Nina, que si tu meurs, moi j'en aurais quelque chose à foutre. Parce que t'es la personne qui compte le plus à mes yeux.

-C'est pas vrai. C'est Sirius !

-Non. Je te jure que c'est toi. Evidemment, Sirius est mon meilleur ami, et je l'adore. Mais toi t'es encore plus : t'es ma petite sœur. Et tu n'as pas idée de tout ce que je suis prêt à faire pour toi.

Nina lui jeta un regard sceptique, et James continua :

-Si tu veux une preuve… Regarde, cet été. Si Sirius était plus important que toi, pourquoi je ne serais resté chez lui que trois jours ? Pourquoi je serais revenu te chercher pour passer les vacances avec toi si tu n'avais aucune importance à mes yeux ?

Elle approuva d'un hochement de tête, et James continua :

-Ecoute-moi, ma chérie. J'envoie la réponse à Edouard demain matin. Si jamais tu changes d'avis, peu importe l'heure qu'il est, tu viens me le dire, tu me réveilles à trois heures du matin s'il le faut, mais je m'en fous, tu me le dis, c'est clair ?

-Oui, mais non. Je veux partir.

-Je te l'ai dit, c'est comme tu veux, ma puce. Tu devrais aller dormir.

Nina se blottit encore plus contre le torse de son frère. James la serra contre lui, tout en caressant doucement ses cheveux d'ébènes. Et elle finit par s'endormir dans ses bras.

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Et voili et voilou, reviews please !!