Yaaaaaaaarg ! Enfin !! J'ai gagné, euh !! Elle a posté un nouveau chapitre sans actualiser l'autre fic, euh !! Je l'avais dit, je l'avais dit, je l'avais d…
FUCK OFF, LA P'TITE VOIX !!
Bon, me voilà pour un nouveau chapitre, tout frais tout chaud !!
Disclaimer : La chanson "Entre nous, entre vous" m'appartient, si jamais quelqu'un serait assez fou pour vouloir la reprendre dans une de ses propres fics, il est prié de m'en demander l'autorisation par reviews ;) Merci d'avance !
ENJOY !!
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Sirius rentra dans la salle commune des Gryffondors, et jeta un coup d'œil autour de lui. Il aperçut Peter, et lui demanda :
-James est pas encore rentré ?
-Si, mais il était crevé, il est monté se coucher, répondit-il.
-OK merci.
Il monta dans le dortoir. James était étalé à plat ventre sur son lit, habillé, ses lunettes encore sur son nez. Il ouvrit un œil en entendant Sirius rentrer.
-T'as l'air claqué, Cornedrue ! constata-t-il.
James répondit par un gémissement fatigué, et Sirius sourit :
-Qu'est-ce qu'il te fait faire pour que tu sois crevé comme ça ?
-Pleins de trucs… répondit James.
Sirius s'assit sur le bord du lit de James, et lui enleva ses lunettes.
-Allez, rigola-t-il, t'as droit à un p'tit massage !
-Merci ! sourit James.
Sirius glissa ses mains sous le tee-shirt de James et lui massa doucement les épaules, puis son dos. Puis Sirius sentit, sur le dos de James, un liquide chaud, au moment où James tressaillit de douleur. Sirius enleva doucement ses mains, tâchées de sang.
-T'es blessé ?
-Ouais… Je me suis un peu fait mal y a quelques heures, juste avant de finir…
"Un peu fait mal" était un euphémisme, pensa Sirius. Maintenant que James s'était redressé, grâce aux rayons de lune, il pouvait voir que le dos de son tee-shirt était totalement imbibé de sang.
-Attends… murmura Sirius.
Il prit un tube de crème dans sa valise, et aida James à enlever son tee-shirt. Son dos était en sang, le liquide rouge coulant le long de plusieurs longues entailles rougeâtres. Sirius jeta un sort, puis passa un peu de crème le long des marques, jusqu'à ce qu'il arrête totalement de saigner. James soupira de soulagement en sentant la douleur disparaître au fur et à mesure que Sirius étalait doucement la crème sur son dos.
-Merci Sirius… murmura-t-il avec un immense sourire reconnaissant.
-De rien. Le fait qu'il te foute des coups de cravache fait parti de ton contrat ? demanda-t-il en haussant les sourcils.
-C'est pas… commença-t-il.
-James, s'il te plait, soupira Sirius. J'ai vécu 16 ans dans la même maison que mon père.
James baissa la tête, se renfermant dans un silence si agréable.
-James…
Il leva la tête vers Sirius, qui reprit :
-Je peux pas t'obliger à me dire pourquoi il te fait ça. Mais jure-moi que tu me diras si tu as trop mal. Là, ça te faisait trop mal pour que t'arrives à t'endormir ?
James acquiesça d'un hochement de tête.
-James, s'il te plait… Jure-moi que, si ça te fait trop mal la prochaine fois, tu me le diras !
-OK, je te le dirais. Merci Sirius.
-De rien !
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James étira son bras endoloris, avant de recommencer à frotter les chaînes du bureau de Rusard. Celui-ci s'approcha, et jeta un œil à celles qu'il avait déjà astiquées.
-Si j'étais vous, Potter, je les nettoierait mieux que ça… Moins elles seront rouillées, moins elles vous feront mal lorsque j'aurais l'autorisation de les utiliser pour vous attacher au plafond pendant une semaine…
James resta immobile deux secondes avant de frotter deux fois plus rigoureusement les chaînes, soudainement effrayé par la menace du concierge. Une heure plus tard, lorsqu'il eut fini, Rusard inspecta les chaînes, puis ordonna :
-Nettoyez mon bureau, et tout le sol !
Le Gryffondor s'exécuta, et, pas moins de deux heures plus tard, lorsque le concierge s'estima satisfait, il le laissa repartir. Il était minuit, et il rentra directement dans la salle commune des Gryffondors. Sirius, Remus et Peter étaient assis autour d'une table, sur laquelle était posé un parchemin.
-Vous faites quoi ? demanda James en s'asseyant à coté de Sirius.
-Notre prochain coup contre Servilus, répondit son meilleur ami. Donc, moi je suggère plutôt l'entrée de la Grande Salle, là au moins, on est sûrs qu'il y aura du monde pour assister à nos exploits, reprit-il à l'adresse des deux autres.
-Faut quand même faire gaffe, fit remarquer Remus, McGonagall pourrait rejeter la responsabilité sur James…
James ne répondit rien, mais ne pouvait s'empêcher de douter. Il y avait toujours cette menace qui planait sur lui : Rogue savait ce qu'il avait fait pendant l'été.
-Tu va pas te laisser impressionner par ça, n'est-ce pas Cornedrue ?
Perdu dans ses pensées, James ne répondit pas tout de suite.
-James ? Si t'as peur de te faire descendre encore plus, t'as qu'à le dire, on peux faire le coup à trois et jurer à McGo que tu n'as rien à voir là-dedans…
-J'ai pas peur ! protesta-t-il.
-Parfait ! conclut Sirius. Donc, après les bombabouses, on passe à quoi ?
James passa dix minutes, assis sur une chaise, à écouter les trois maraudeurs discuter vivement de leur coup. Il essaya de parler une ou deux fois, mais à chaque fois Sirius lui coupait la parole au bout de trois mots. Il finit par se renfermer dans un silence total, laissant Remus, Sirius et Peter arranger seuls leur coup. Puis, ne supportant plus de faire office de poteau, il se leva :
-Tu vas où ?
-Me coucher. Je suis crevé.
Il monta dans le dortoir, et se laissa tomber sur son lit. Il donna un coup de poing rageur dans son oreiller. Il avait l'impression d'exploser, d'avoir trop de sentiments en lui, il fallait à tout prix qu'il les déverse. Faisant venir son sac avec un accio, il saisit une plume et un parchemin, et commença à écrire. Ecrire des chansons. La seule chose qui le calmait.
Entre nous, entre vous
Pourquoi c'est plus comme avant ?
Pourquoi ce qui était nous quatre s'éloigne doucement ?
Depuis que je suis partagé entre tout,
Entre les profs, entre les souvenirs,
Entre les menaces, entre les rires,
Entre nous, entre vous.
--
Entre les professeurs,
Les retenues qui durent des heures,
Les regards noirs qu'ils me jètent,
Les engueulades qui me montent à la tête,
J'en peux plus, je deviens fou,
Plus que jamais, j'ai besoin de vous.
--
Mais c'est plus comme avant,
Mais ce qui était nous quatre s'éloigne doucement,
Depuis que je suis partagé entre tout,
Entre les profs, entre les souvenirs,
Entre les menaces, entre les rires,
Entre nous, entre vous.
--
Entre les menaces lancées,
Les insultes criées,
Les amis qui nous laissent tomber,
Les profs qui continuent de nous déchirer,
J'en peux plus, je deviens fou,
Plus que jamais, j'ai besoin de vous.
--
Mais c'est plus comme avant,
Mais ce qui était nous quatre s'éloigne doucement,
Depuis que je suis partagé entre tout,
Entre les profs, entre les souvenirs,
Entre les menaces, entre les rires,
Entre nous, entre vous.
--
Marre d'être tiré de tous les cotés,
Marre d'être constamment déchiré,
Marre d'être tout le temps frappé,
Marre de tout simplement exister,
J'en peux plus, je deviens fou,
Plus que jamais, j'ai besoin de vous.
--
Mais c'est plus comme avant,
Mais ce qui était nous quatre s'éloigne doucement,
Depuis que je suis partagé entre tout,
Entre les profs, entre les souvenirs,
Entre les menaces, entre les rires,
Entre ce qui était nous,
Entre ce qui devient vous,
Entre nous, entre vous.
Les mots avaient coulés tout seuls, sans qu'il n'y réfléchisse une seule seconde. Comme à chaque fois qu'il écrivait. C'est fou le bien que ça lui faisait, d'écrire des chansons, de sentir les paroles couler au bout d'une plume qui s'agite d'elle-même. Et c'est mille fois plus efficace que tous les punching-ball du monde pour se calmer.
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-Tiens, Potter ! T'es pas en retenue ?
-Va te faire foutre, Rogue… soupira James.
Il était assez crevé comme ça, si en plus ce bâtard graisseux venait l'emmerder… Mais visiblement, Rogue n'avait pas l'intention de lui foutre la paix. Il pointa sa baguette sur lui, et James tira la sienne instinctivement. Il cria :
-Dégage de là, espèce de bâtard enculé !
Rogue esquissa un rictus, et répondit :
-Potter, je te ferais remarquer que de nous deux, ce n'est pas forcément moi, l'enculé…
Derrière lui, Sirius fronça les sourcils, mais James resta impassible. Il finit par faire demi-tour, rentrant dans la Grande Salle. Rogue éclata de rire :
-Tu abandonnes, Potter ? Tu as trop peur que je laisse échapper quelque chose que tu veux garder secret ?
James se retourna, et rugit :
-Non. Mais je suis un mec trop bien pour perdre du temps avec de la vermine comme toi. Alors quand en plus ils sont à Serpentard, j'ai trop peur de me salir en te touchant !
-Pour ça, te fatigue pas, t'as déjà touché tellement de monde, t'es suffisamment sale, t'as plus rien à perdre !
-EVERTE STATIM !
Une énorme explosion retentit dans le hall. Un grand flash rouge illumina la pièce, et des premières années hurlèrent, effrayés par la puissance du sortilège de James. Lorsque la lumière rouge s'estompa, Rogue était étendu sur le sol, respirant difficilement. L'impact du sort lui avait visiblement brisé plusieurs côtes.
-JAMES POTTER !!
James se retourna vers McGonagall.
-Rogue l'a provoqué, madame !
-C'est vrai, il l'a cherché !
-Que dalle, Potter a failli le tuer !
-TAISEZ-VOUS !! rugit McGonagall, faisant taire tous les élèves autour d'eux.
Un silence de mort tomba dans le hall, puis elle ordonna :
-Vous venez avec moi, Potter !
James la suivit dans son bureau sans un mot. Lorsqu'elle eut fermée la porte, elle proposa :
-Prenez un biscuit au gingembre, Potter.
-Q… Quoi ?
-Prenez un biscuit ! insista-t-elle en lui tendant la boite.
James prit un biscuit, et McGonagall reprit :
-Vous tenez tant que ça à aggraver votre punition ?
-Parce qu'elle peut l'être encore plus ? s'étonna James.
-Oui, elle peut. Mais avant que je prenne une décision, je veux savoir ce qui vous est passé par la tête.
-Rogue m'a provoqué, madame. Même si j'aurais dut me contrôler un peu plus que ça, je vous jure qu'il l'avait cherché !
-Il vous a provoqué à quel sujet ? demanda McGonagall.
James baissa la tête, sans rien répondre.
-D'accord, j'ai compris. A propos de la façon dont vous gagniez de l'argent cet été ?
James releva vivement la tête.
-Vous… Vous le savez ??
-Oui, James, je le sais, répondit McGonagall, et je me suis personnellement assurée que personne d'autre à Poudlard ne soit au courant. Il semblerait que Mr Rogue ait des sources qui me soient inconnues… Dans tous les cas, je comprends. Même si votre acte est impardonnable, je ne peux pas vous demander de vous contrôler face à de telles allusions. J'enlève 20 points à Gryffondor pour le sortilège, et ce sera tout. Allez manger.
-Je… Merci.
Il sortit du bureau, et vit que Peter l'attendait.
-Alors ?
-20 points en moins pour Gryffondor.
-Bah ça va, tu t'en tires pas trop mal… fit remarquer Peter. De toute façon, elle aurait eu du mal à te foutre une retenue, avec tout ce que t'as !
-Ouais, c'est clair…
James souria, et il descendir mangé (NdA : Dédicace à Delrya. Désolée, c'était trop tentant !!). Ils retrouvèrent Sirius et Remus qui discutaient avidement.
-Alors, qu'est-ce qu'elle t'a foutu ? demanda Sirius sans le regarder.
-20 points en moins.
Remus soupira :
-Evidemment, toi t'es tout le temps en retenue, elle peux plus rien te faire, alors elle fait payer à tous les Gryffondors.
James releva vivement la tête :
-Je dois le prendre comment ?
Ce fut Sirius qui répondit :
-Prends-le comme tu veux ! Et arrête de te brusquer à chaque mot qu'on te dit, ça devient chiant ! Déjà qu'on te voit pas souvent, si en plus tu nous engueules quand tu te pointes…
James ne répondit rien. Justement, il n'avait pas envie de se prendre la tête avec Sirius. Il finit de manger, et retourna en cours. Lorsque la cloche sonna, il descendit dans le bureau de Rusard. Dumbledore l'y attendait, avec le concierge.
-Rentrez, James. Il paraît que vous vous êtes fait remarquer ce midi ?
-Oui, le professeur McGonagall m'a déjà puni pour ça.
-Justement. J'en ai discuté avec elle, et il me semble que sa punition était plus qu'inapproprié. C'est pourquoi je tenais à… modifier cette punition.
-Comment ça ? demanda James.
-Je tiens à sévir pour être persuadé que de tels actes ne se reproduiront plus. A partir de maintenant, vos professeurs ne seront plus obligés de vous laisser partir à minuit, mais à une heure qu'ils décideront eux-mêmes.
-Monsieur, s'il vous plait ! protesta James. Je suis assez crevé comme ça, et le professeur McGonagall…
-30 points en moins pour Gryffondor, James. Je ne tolèrerait pas de protestations, et encore moins vu ce que vous avez fait ce midi, c'est clair ?
-Oui, monsieur.
-Parfait ! Je vous laisse avec Mr Rusard !
Dumbledore ressortit du bureau.
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-James Potter !
James sursauta en entendant la voix de McGonagall le rappeler à l'ordre.
-Je ne tolèrerait pas que vous vous endormiez pendant mes cours ! C'est la dernière fois que je vous le dit, après j'enlève des points !
-Oui, madame. S'cusez moi…
McGonagall reprit son cours. James n'avait pas à s'endormir comme ça, surtout qu'il avait visiblement dormi cette nuit. Il devait faire ses retenues dans le bureau de Rusard, et elle avait vu le concierge rentrer dans ses appartements à 22 heures. James avait probablement été libéré en même temps, même si elle n'approuvait pas la décision de Dumbledore… James était suffisamment fatigué comme ça…
La cloche sonna.
-Vous pouvez partir !
Les élèves se levèrent, et sortirent de la salle. James rejoignit le bureau de Rusard.
-Le professeur Chourave a besoin de vous ! Filez dans les serres !
James s'exécuta, et se rendit dans les serres de Poudlard. La professeur de botanique l'attendait.
-Ah, James ! Je vous attendait ! Vous voulez bien mettre ces plants de mandragore en pot ?
James acquiesça d'un hochement de tête, et s'approcha des plantes, quand elle le rappela :
-Attendez ! Mettez au moins des gants et des protège-oreilles, le cri des mandragores est terriblement dangereux pour vous !
Surpris, James enfila les gants et les protège-oreilles en moumoute rose qu'elle lui tendait.
-Merci…
Travailler avec Chourave était l'une des tâches les plus agréables. Non seulement celle-ci ne l'engueulait pas constamment, mais en plus, elle se souciait de lui un minimum. James n'avait plus aucun doute sur l'identité du prof qui n'était pas d'accord pour cette sanction…
Vers minuit, la botaniste lui dit :
-Bon, ça suffira pour ce soir ! Vous êtes suffisamment fatigué comme ça, allez vous reposer…
-Merci madame. Bonne nuit.
James retourna dans la salle commune, et s'effondra sur son lit. Il sombra immédiatement dans le sommeil.
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-Tu te dépêches, oui ?? aboya Rusard.
James était à genoux, frottant le sol avec une serpillière tout juste bonne à foutre dans la bouche de Miss Teigne pour l'étouffer. Des larmes d'épuisement apparaissaient dans le coin de ses yeux. Il avait l'impression qu'à chaque tâche qu'il nettoyait, dix autres apparaissaient.
-Monsieur, s'il vous plait… Je pourrais finir demain matin ? J'en peux plus…
-Pas question ! Et active-toi un peu !!
James termina au bout d'une heure. Rusard le renvoya dans sa salle commune. Le Gryffondor était absolument à bout de nerfs, des larmes d'épuisement coulaient sur ses joues, et il trébuchait à chaque pas qu'il faisait. Il avait envie de taper dans quelque chose, de faire mal, n'importe quoi, du moment que ça le calme. Mais cette fois, même les chansons ne le calmait plus.
Il monta dans la salle de bains, saisit une lame de rasoir et donna un violent coup qui déchira son poignet. Une vague de douleur le traversa, lui faisant oublier sa fatigue l'espace de quelques secondes. Toute la rage, l'épuisement, le désespoir qu'il avait en lui s'envolait, laissant uniquement place à la douleur. Et ça faisait du bien… La douleur le calmait, l'apaisait plus que n'importe quoi. Cherchant à rester dans cet état qui le faisait tout oublier, il replaça la lame devant son entaille saignante, et se donna un deuxième coup tout aussi violent, la lame transperçant de plus en plus profondément son poignet. Et ça faisait toujours autant de bien…
Il continua à taillader son avant-bras gauche jusqu'à ce qu'il se rende compte d'à quel point ça faisait mal. Quand la sensation d'apaisement absolu disparut pour laisser la place à la douleur en elle-même, tranchante, violente. Il reposa la lame, se sentant plus réveillé que jamais. La douleur avait fait disparaître toute sensation d'épuisement, et il se sentait aussi bien que s'il venait de se réveiller.
Il regarda sa montre. 4h45. Rusard l'avait laissé partir il y a une demie-heure, mais il devait déjà y retourner. Mais à la limite, il s'en foutait. Il se sentait assez bien, et capable de tenir encore une journée à un rythme fou comme celui-là.
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Sirius, Remus et Peter déjeunait déjà quand James rentra.
-Qu'est-ce qu'il voulait, Slughorn ? demanda Peter.
-Me dire de ne plus m'endormir en cours, répondit James en se servant une assiette de frites.
James avait un air bizarre, comme coupable. A la fin du repas, ils s'apprêtaient à sortir de la Grande Salle, mais James rattrapa le bras de Sirius. Celui-ci remarqua que James avait un air de plus en plus inquiet, comme s'il y avait absolument quelque chose qu'il devait lui dire.
-Sirius ? Je peux te parler un moment ?
Sirius acquiesça d'un hochement de tête, et ils se rendirent tous les deux dans la cabane hurlante. James murmura :
-Je crois que j'ai fait une connerie.
-Vas-y, raconte-moi tout, qu'est-ce que t'as cassé ? demanda Sirius en souriant légèrement.
-Mon poignet.
Le sourire de Sirius s'éteignit lorsqu'il vit l'entaille sur le poignet de James.
-Putain… QU'EST-CE QUI T'AS PRIS DE FAIRE CA ?? hurla Sirius.
-J'en sais rien, je te jure ! J'en pouvais plus, Rusard me gueulait dessus sans arrêt, tous les profs sont contre moi, j'étais à bout de nerfs et… Et je le supportais plus !
James était au bord des larmes. Sirius le prit par les épaules.
-Assieds-toi, Jimmy.
Il le força à s'asseoir sur le lit, et James plongea la tête dans ses mains.
-Allez, c'est bon, James, murmura Sirius. Calme-toi. Caaaaaaalme-toi…
Sirius le serra contre lui, et James posa sa tête contre son épaule. Ca faisait tellement de bien…
-Hey, c'est bon… James… Jure-moi que tu ne me referas plus de conneries dans ce genre là !
-Je te le jure, Sirius, murmura-t-il. Je te dis, je sais pas ce qui m'a pris…
Sirius compléta :
-Ecoute, James. Tu es peut-être majeur, et responsable de tes actes, n'empêche que si tu me refais ça encore une fois, je te traîne de gré ou de force chez un psychomage, c'est clair ??
-T'inquiète… murmura-t-il. Je le referais plus.
-T'as intérêt. J'ai pas envie d'être accusé de non-assistance à best en danger !
James sourit légèrement, et Sirius le prit par les épaules.
-La prochaine fois, tu viens m'en parler, c'est clair !?
-Oui…
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Quelqu'un frappa à la porte de son bureau.
-Entrez !
McGonagall rentra dans le bureau de Dumbledore.
-Excusez-moi, professeur, il y a un jeune homme qui voudrait vous parler…
-Faites le rentrer, s'il vous plait, Minerva.
Un jeune homme d'environ 25 ans, avec des cheveux châtains et quelques mèches blondes en pics, rentra.
-Bonjour, monsieur. Asseyez-vous, je vous en prie. Vous êtes ?
-Je m'appelle Matt Anderson, je suis l'employeur de James à Pré-au-lard.
-Ah, d'accord. Il y a un problème ? James s'est à nouveau blessé ?
-Non. Mais je viens en effet vous voir à propos de James, et de la façon dont il est traité à Poudlard.
Dumbledore fronça légèrement les sourcils.
-Je vous écoute.
-Depuis maintenant un mois, James est mort de fatigue à chaque fois qu'il vient travailler. Ce soir, je lui ai jeté un sort de diagnostique qui m'a révélé qu'il n'avait pas dormi de la semaine ! Je voulais savoir si c'était normal ?
-James est en retenue permanente suite à quelques fautes qu'il a commises.
-Ce n'est pas une raison pour l'empêcher de dormir ! protesta Matt. Je dis ça dans l'intérêt de James : il a besoin d'argent, et est absolument incapable de travailler dans l'état dans lequel il est ! D'autant plus que certaines tâches qu'il doit effectuer lui demandent d'être assez… actif. En ce moment, je le paye surtout à dormir plus qu'autre chose tellement il est fatigué !
-Je comprends, et si je savais que James était en retenue, je ne savais pas qu'il n'avait pas du tout dormi…
-Je compte sur vous pour vous en soucier un peu plus que ça à l'avenir ! lança Matt. Je vous préviens, si la semaine prochaine, James est aussi fatigué, je porte plainte contre vous pour manquement à vos responsabilités et maltraitance sur l'un de vos élèves !
Matt ressortit sans un mot de plus.
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Reviews, please !!
