Nouveau chapitre !! Rien de plus à dire…
ENJOY !!
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Dumbledore réfléchit un moment, avant de répondre :
-James a dormi cette nuit.
-Il était épuisé en cours, ce matin, répondit McGonagall.
-Les retenues n'y sont pour rien. James était en retenue avec Mr Rusard, le concierge, cette nuit. Je l'ai vu rentrer dans ses appartements pour aller se coucher à 22 heures. Donc James a eu l'occasion de dormir cette nuit.
-Je ne sais pas s'il a put dormir ou non cette nuit, Albus, mais James était relativement épuisé ce matin ! Et sa fatigue commence à avoir des effets directs sur sa magie ! Il n'arrive plus à jeter le moindre sort tellement il est fatigué ! Ce gamin aurait besoin d'une bonne semaine de repos à l'infirmerie !
-Il ne laissera jamais un prof le traîner à l'infirmerie… fit remarquer Dumbledore. Minerva, il a l'occasion de dormir !
-Ca, je n'en suis pas si sûre que ça…
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-Toujours aussi fatigué, toi… fit remarquer Matt en passant une main dans les cheveux indisciplinés de James.
Le jeune Gryffondor acquiesça d'un hochement de tête.
-Allez, rentre. Tu vas dormir un peu avant de commencer à travailler…
Matt emmena James dans sa chambre, et le laissa s'endormir avec une potion de sommeil. Il en avait ras-le-bol. James n'était plus à la hauteur de ce qu'il attendait, mais ce n'était pas de sa faute… Et il ne pouvait pas débarquer chez Dumbledore toutes les semaines, trop risqué… D'autant plus que James travaillait à la perfection lorsqu'il était reposé…
Trois heures plus tard, il alla le réveiller, s'assit sur son lit à coté de lui, et demanda :
-Ils ne te laissent toujours pas dormir ?
-Dumbledore ne s'en rend pas compte. Il est persuadé que je dors. Ce type est tellement occupé à combattre Voldemort qu'il ne sait absolument pas ce qu'il se passe dans sa propre école.
Matt, qui avait tressailli au nom de Voldemort, répondit :
-En effet, Dumbledore devient trop vieux pour gérer tout ça à la fois… Dis-moi, James… Tu comptes faire quoi quand tu seras sorti de Poudlard ?
James haussa les épaules.
-Avant, je voulais être auror.
-Plus maintenant ?
-J'aimerais y arriver, mais c'est plus possible. Je pense que je suis bien parti pour continuer le boulot que je fais actuellement…
Matt s'approcha de lui et passa un bras autour de ses épaules.
-Tu sais… Même si tu es persuadé que tu n'y arriveras pas… Tu devrais vraiment continuer à y croire.
-Pourquoi ? demanda James. Ca sert à rien de se bercer d'illusions…
-Non, mais ça fait vraiment du bien, de rêver… Et puis… Si je peux te donner un conseil… Vise toujours la lune.
-Et si je la manque ?
-Alors tu atterriras parmi les étoiles. N'oublie pas ça, James. Je suis sûr que tu peux faire de grandes choses… Quitte à t'entourer des gens qui t'aideront à les faire.
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(POV Nina)
Ca fait un mois que je suis partie de Poudlard. Et ça fait du bien. Ca fait du bien de ne plus se sentir attaquée de tous les cotés, de ne plus avoir la certitude que tout le monde nous déteste. Enfin, quand je dis tout le monde… Y a James. On dirait qu'il était le seul à pas vouloir que je parte… Mais pourtant… Pourtant, il l'a bien signée, cette autorisation… Peut-être qu'il a réalisé à quel point je voulais partir… En tout cas, je peux rester en contact avec lui, grâce à mon hibou, Ventilo, qui bat des ailes plus vite que son ombre (NdA : MDR, dédicace à octo !). (NdB : Ben il faut bien adapter ses classiques !! lol)
Mais James me manque quand même… Ca fait bizarre, de rester avec mes oncles, sans jamais sortir. Même si j'apprends pleins de trucs que j'aurais jamais appris à Poudlard… Ca fait bizarre. Bizarre, pas désagréable pour autant. Juste… Bizarre.
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McGonagall baissa les yeux sur le Gryffondor qui nettoyait le sol de sa classe. A genoux, il frottait chaque tâche avec une serpillière, jusqu'à ce que ce soit impeccable. Absolument rien à reprocher. Sauf le fait qu'il gardait les yeux quasiment fermés, et qu'il semblait sur le point de s'écrouler de fatigue.
-James ?
Il leva la tête vers elle.
-Venez là !
James se releva et s'approcha de la directrice de sa maison.
-Asseyez-vous. James, je voulais savoir… Depuis quand n'avez-vous pas dormi ?
-Depuis le week-end dernier. Mon employeur m'a laissé dormir avant que je commence à bosser.
-Vous faites quoi, exactement, comme travail avec lui ?
James baissa les yeux.
-Je croyais que vous étiez au courant…
La directrice resta bouche bée.
-Vous… Vous continuez à gagner de l'argent de la même façon ??
-Pas le choix… J'ai pas d'ASPICS, je peux pas trouver d'autre boulot.
-James… Vous savez que l'école peut vous délivrer des bourses d'études en attendant que vous ayez vos diplômes ?
-Toute demande de bourse passe par le ministère, répondit James en gardant les yeux fixés sur le sol. Et s'ils apprennent que je n'ai pas d'argent, ils ne laisseront pas ma sœur vivre avec moi… Alors si en plus ils apprennent quel boulot je fais…
McGonagall pinça des lèvres. James avait raison. Il y a trois ans, la nouvelle chef du département de l'emploi, Dolorès Ombrage, avait fait passer une loi. Une loi qui faisait que James n'avait plus aucun droit.
-James… Quoi qu'il en soit, vous êtes bien trop fatigué pour rester dans cet état. Venez, je vous emmène à l'infirmerie.
-Pas le droit.
La directrice des Gryffondors ne dit plus rien. Parce que James avait raison. Officiellement, selon la loi que ce crapaud avait faite passer, James n'avait pas le droit d'être soigné dans un lieu où des soins gratuits étaient donnés. Que ce soit une infirmerie, un hôpital ou quoi que ce soit d'autre, James n'avait pas le droit d'y aller. Le Gryffondor insista :
-Vous voulez que je vous récite la loi ? Les gens qui font mon boulot n'ont pas le droit d'être soignés dans un établissement public délivrant des soins gratuits, pas le droit d'intégrer une école ou un quelconque établissement dans lequel ils seraient susceptibles d'acquérir des connaissances. Officiellement, j'ai même pas le droit d'être ici !
On y était… McGonagall soupira :
-Si, vous avez le droit d'être ici. Votre scolarité a été payée dans son intégralité au moment de votre rentrée en première année, vous avez par conséquent le droit de rester ici jusqu'à vos ASPICS.
James leva un visage surpris vers elle.
-Quoi qu'il en soit, vous êtes étudiant dans cette école, et en tant qu'étudiant, vous avez comme tous les autres le droit d'être soigné à l'infirmerie ! James… Vous comptiez faire quoi, après vos études ici ?
Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous à lui poser la même question ? James donna la même réponse qu'à Matt :
-Avant, je voulais être auror, mais je n'ai plus le droit de rentrer dans les écoles de formations… Tout ce que je peux faire, c'est continuer sur ma lancée… Je peux rien faire d'autre, et faut bien que je trouve de l'argent…
La directrice en eut le souffle coupé. Elle avait en face d'elle James Potter, ce gars arrogant, qui jouait des mauvais tours à tout le monde… Et il avait dit ça sur un ton si… Résigné.
-James… Il faut que vous sachiez que ces lois créent un véritable scandale au ministère, et il y a beaucoup à parier qu'elles seront retirées avant la fin de votre scolarité !
-Elles peuvent être retirées à la fin de l'année tout comme elles peuvent être retirées dans dix ans ! protesta James.
-James, quoi qu'il en soit, les lois peuvent être contournées. Et si vous en avez besoin, je vous aiderait. Je vous jure que je vous aiderait à devenir un auror, même si c'est la dernière chose que je dois faire dans ma vie ! Je ne laisserait personne, et encore moins un de mes élèves, trouver de l'argent de cette façon pour manger une fois par semaine !
-J'ai pas le choix… murmura-t-il.
-Pour l'instant, oui. Dans tous les cas, je tiens particulièrement à ce que, chaque dimanche soir, vous vous rendiez à l'infirmerie pour que Mme Pomfresh contrôle votre état de santé, je me suis bien faite comprendre ?
-Je…
-James ? insista-t-elle.
-D'accord, madame. Merci beaucoup.
-Je vous en prie. Retournez dans votre dortoir, maintenant.
James jeta un œil sur la serpillière sur le sol.
-Je… J'ai pas fini.
-Je m'en fous, il est onze heures du soir, et vous avez besoin de dormir. Rentrez dans votre dortoir !
-… Merci. Bonne nuit madame.
-Merci.
James ressortit du bureau de McGonagall et monta dans son dortoir. Il s'étala sur son lit, et sombra immédiatement dans le sommeil.
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-Sirius ?
-Cornedrue ?
-Tu peux m'expliquer pourquoi tu as fait un détour pour aller dans les toilettes du 7e étage alors qu'il y en avait à trois pas de la salle commune ?
Sirius soupira :
-C'est les seules où Mimi Geignarde ne vient pas me chercher… Elle me colle tout le temps, même sous la douche, j'arrive plus à la faire partir !!
James ricana, et ils se rendirent en cours d'histoire de la magie. Mais en chemin…
-Oh Sirius, mon amour !
-Mimi ! Qu'est-ce que tu fous dans un couloir, retourne dans les toilettes !
-Oh non, mon amour, je tiens trop à rester auprès de toi !
Le fantôme se colla contre lui et passa un bras autour de ses épaules. Sirius esquissa une grimace de dégoût, pendant que James, Remus et Peter rigolaient de plus belle.
-Mimi, s'il te plait, je vais être en retard en cours…
-D'accord, je t'accompagne ! Je sais que tu ne supporterais pas d'être séparé de moi pendant tout un cours…
Puis elle s'adressa aux trois autres maraudeurs :
-Vous comprenez que je ne peux pas laisser seul un instant l'amour de ma vie…
-Plutôt l'amour de ta mort, non ? demanda James avec un sourire.
Mimi ne répondit rien, et suivit les maraudeurs jusqu'à la salle d'histoire de la magie.
-Waouh ! Mimi et Blacky, quel beau couple ! Vous aurez sans doute besoin de quelqu'un pour lancer du riz à votre mariage ?
-La ferme, Peeves, grogna Sirius.
-D'ailleurs, on devrait faire une répétition tout de suite ! Allez-y, prenez-vous par le bras, moi je vais m'entraîner à lancer le riz… Ah mince, j'en ai pas… Bon, je vais le remplacer par des cailloux…
Les maraudeurs détalèrent, poursuivis par Peeves qui leur lançait des cailloux dans le dos en criant "Vive les mariés !".
-Waouh, Black ! Sympa, ta nouvelle copine !
-La ferme, Rogue !
Les Serpentards éclatèrent de rire pendant que Mimi s'accrochait au bras d'un Sirius désespéré.
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James revenait de Pré-au-lard. L'hiver arrivait à grand pas : il faisait déjà noir alors qu'il n'était que vingt heures. Il franchit les portes en chêne du château, puis monta dans la salle commune des Gryffondors. Il n'avait qu'une seule envie : aller se coucher.
-Eh, James !
-Salut Eoria !
-Salut ! Dis, McGonagall te cherchait tout à l'heure, faut que tu ailles la voir dans son bureau !
James étouffa un gémissement fatigué.
-OK, merci la puce.
Il ressortit, et se rendit dans le bureau de la directrice des Gryffondors.
-Je vous attendais, James.
-Pourquoi, madame ? J'ai pas de retenues, le dimanche soir…
-Oui, mais je tenais à m'assurer personnellement que vous passiez par l'infirmerie avant de retourner dans votre dortoir.
James acquiesça d'un hochement de tête, et suivit McGonagall jusqu'à l'infirmerie. Mme Pomfresh lui dit :
-Assieds-toi.
James s'assit sur un lit, et laissa l'infirmière lui jeter un sortilège de diagnostique. Elle saisit le parchemin, et fronça les sourcils.
-Enlève ton tee-shirt, s'il te plait.
Le Gryffondor s'exécuta, et McGonagall fut soufflée en voyant son dos. Totalement rouge, du sang coulait le long de larges entailles parcourant son dos. Mais comment faisait-il pour avoir de telles marques sans montrer à quel point ça lui faisait mal ??
Mme Pomfresh étala doucement une crème cicatrisante sur son dos, puis lui fit boire une potion contre la douleur. Puis elle regarda ses épaules. Elles saignaient également, mais elle remarqua qu'il n'avait pas de marques de coups de fouet à cet endroit. Plus des marques de morsures. Elle étala à nouveau une crème cicatrisante, puis elle réfléchit un moment. L'infirmière regarda à nouveau le parchemin de diagnostique, puis déclara :
-Je vais t'amener un pyjama, tu vas passer la nuit ici.
-Pourquoi, je vais bien… protesta James.
-Tes hanches sont dans un sale état, même si ça ne te fais pas si mal que ça. Je vais te les immobiliser pendant la nuit pour être sûre que tu n'ai pas encore plus mal demain.
Elle lui donna un pyjama, et déplia un paravent autour de lui. James se mit en pyjama, et se coucha.
-Bois ça ! Potion de sommeil.
James prit la fiole, et la but docilement. Ses yeux se fermèrent, et sa tête retomba sur l'oreiller. Mme Pomfresh lui enleva ses lunettes, et jeta un sort qui immobilisa ses hanches. McGonagall ne pouvait plus détacher son regard du gamin endormi devant lui. James était incroyablement doué en magie, l'un de ses élèves les plus prometteurs, avec surtout des rêves pleins la tête. Et la guerre lui avait tout pris. Ses parents, son argent, sa fierté, et toutes ses libertés.
Elle se souvenait encore du jour où elle l'avait vu, pendant les vacances, à Pré-au-lard.
(Flash-back)
Vacances ou non, le village de Pré-au-lard était toujours aussi animé. Des gens se saluaient dans les rues, marchandaient le sac de bombabouses ou les plumes auto-correctrices, s'invitaient à prendre une tasse de thé aux Trois Balais. Les cheminées placées dehors pour transporter les voyageurs s'allumaient constamment de flammes vertes, rejetant ou aspirant un sorcier ou une harpie.
Ayant fini de faire ses courses, elle se dirigea vers le fond du village pour accéder à une cheminée.
Alors qu'elle arrivait à proximité d'une de ces stations, elle vit les flammes devenir vertes, et deux personnes en sortirent. L'une d'elle était un homme d'une vingtaine d'années, qu'elle connaissait de nom dans le village sans jamais lui avoir parlé, Matt Anderson. L'autre était un gamin qui ne devait pas avoir plus de 18 ans. Ce qui la frappa le plus, c'était ses habits. Il portait une chemise blanche, ouverte, qui laissait voir ses abdos, mais également ses côtes qui commençaient à pointer. Il avait également un jean noir, très moulant, taille très basse.
Matt dit quelque chose qu'elle n'entendit pas au gamin, qui leva la tête vers lui. C'est à ce moment qu'elle le reconnut. James…
Elle restait immobile, regardant James parler avec Matt, sans pouvoir s'approcher davantage pour entendre leurs conversations, de peur de se faire repérer. Elle imaginait bien que James n'apprécierait pas le fait qu'elle le voit en pareille compagnie, avec en plus ces habits moldus.
Les deux hommes marchaient dans sa direction, puis Matt regarda sa montre.
-Tu devrais y aller, réussit-elle à entendre, ta patronne n'aime pas trop attendre… Je te redis ça la prochaine fois que je te vois, pour les périodes scolaires.
-OK, ça marche, acquiesça James. A plus !
-Salut.
James tourna dans une ruelle, et la directrice des Gryffondors le vit ouvrir une porte pour rentrer dans un grand bâtiment en briques.
(Fin du flash-back)
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James était étendu, dans son lit, mais il n'avait absolument pas envie de dormir. La professeur Chourave l'ayant laissé partir à onze heures du soir, il assistait maintenant avec un sourire au combat acharné que menait Sirius.
-Mimi ! Sors de mon lit immédiatement !
-Oh non, mon amour. Laisse-moi dormir avec toi…
-Non, Mimi, tu dégages !!
-Oh, mon Sirichounet… J'aimerais tellement passer cette nuit avec toi…
Sirius se précipita sur elle pour l'étrangler, mais ses mains se refermèrent sur du vide pendant que Mimi s'envolait dans l'obscurité du dortoir.
-On se retrouvera ! cria la fantôme d'une voix joyeuse en lui adressant un clin d'œil, avant de sortir du dortoir.
-Top chrono ! cria Remus. 10 minutes, 25 secondes pour la faire partir !
James et Remus éclatèrent de rire, pendant que Sirius se laissait tomber sur son lit.
-Mais elle est chiante… Rien que dans les douches, il me faut une demie-heure pour la faire partir !
-Oh, fit remarquer Remus, si tu veux la faire dégager, y a un moyen beaucoup plus simple…
-Ah ouais, lequel ?
-La prochaine fois qu'elle arrive, tu roules une pelle à James, ça va la dégoûter illico !
-EEEEEHHHHHH !! protesta James.
Remus sourit :
-Ne me dis pas que ça te choquerait après ce que vous avez fait l'année dernière !
James et Sirius éclatèrent de rire. L'année dernière, ils avaient découvert que Rogue était gay. Et durant toute l'année, les foutages de gueule s'étaient enchaînés…
(Flash-back, 6e année des maraudeurs)
-James ? appela Sirius.
-Oui, mon amour ?
Sirius passa ses bras autour du cou de James, et murmura à son oreille :
-Tu m'as manqué, mon chéri… Une heure entière sans te voir…
Toute la classe attendait Slughorn dans sa salle, Serpentards comme Gryffondors purent voir Sirius, face à James, ce dernier assis sur le bord d'une table. Tout le monde éclata de rire en voyant Sirius se pencher un peu plus sur James, glissant une main sous son tee-shirt, les gémissements de James se faisant de plus en plus bruyants. Le visage de Rogue avait pris une teinte rouge écarlate, le reste de la classe sachant très bien pourquoi ils faisaient ça. Au moment où Sirius poussait doucement James sur la table, une voix retentit :
-James, Sirius, vous êtes priés de contrôler vos pulsions jusqu'à votre retour dans votre dortoir.
Toute la classe se retourna vers Slughorn, qui venait de rentrer, un sourire aux lèvres. Tout le monde éclata de rire tandis que James et Sirius se laissaient tomber sur leurs chaises, eux-mêmes écroulés de rire.
-Ca fait rien, mon chéri… On continuera ce soir, déclara James, replongeant la classe dans un fou rire général auquel seul Rogue ne participait pas.
(Fin du flash-back)
-Ouais, mais bon… murmura James. Là on déconnait…
-Ouais, c'est clair, confirma Sirius, c'était pas pareil, d'abord… Au fait, James ! T'as fini le texte de la dernière chanson ?
-Chef, oui, chef ! Attends, je vais te le sortir…
-Non, non, laisse, t'es crevé… Dis-moi juste où il est ?
-Dans ma valise, à coté de ma cape, coincé entre les slips kangourou et les chaussettes où y a des vifs d'or dessus.
Sirius fouilla dans la valise de James, et finit par trouver un parchemin plié en quatre. Il le prit et le déplia. Il constata que ce n'était pas un texte de chanson.
Contrat de Travail
Je soussigné Matt Anderson engage James Potter en contrat à durée indéterminée, sur la base de 10 gallions brut par nuit avec primes selon l'intéressement, pour une fréquence de deux jours et deux nuits par semaine. Tout manquement à l'un des engagements verra une diminution de la rétribution.
Sirius lut rapidement ce qu'il y avait en dessous, et ses yeux s'agrandirent légèrement en découvrant la nature exacte du travail de James.
James avait compris sur quel papier était tombé Sirius. Celui-ci gardait son regard fixé sur son meilleur ami. Aucun d'eux deux n'aurait sut dire combien de temps ils passèrent à se regarder, pendant combien de temps les deux adolescents sont restés face à face.
Remus, qui les regardaient tous les deux sans comprendre les raisons de leur immobilité, aurait juré que le temps s'était arrêté entre James et Sirius. Que toutes les horloges du monde avaient cessées de tourner. Il passa environ cinq minutes à les regarder, toujours aussi immobile, James, assis dans son lit, ses yeux noisettes plongés dans les yeux noirs de Sirius, accroupi auprès de sa valise, le contrat de travail de James dans sa main pétrifiée.
Au bout d'une dizaine de minutes, ce fut Sirius qui brisa le silence :
-James…
Celui-ci parut reprendre possession de ses mouvements et de sa voix. Il murmura :
-Je suis fatigué. On en recause si tu veux, mais demain, OK ?
-OK. Excuse-moi.
Sirius replia le parchemin, et l'enfouit dans la valise de James. Il replaça sa cape d'invisibilité dessus pour s'assurer que personne ne le voit sans fouiller dans sa valise, puis retourna dans son lit.
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Donc voilà, fin du chapitre ! A l'origine, ce chapitre était censé vous révéler la nature du métier de James, mais suite aux protestations de ma chère bêta, c'est reporté (enfin, je pense avoir laissé pas mal d'indices dedans, non ?)…
N'oubliez pas les reviews, y en a de moins en moins :( …
