Mon homme, ceci est une déclaration d'amour: J'ai retiré tous les tanks autour de chez toi... lol. Merci merci merci. Et tu peux toujours courir pour m'avoir cette semaine, ça va être "Faut sauver l'élève Snakky"... OUIN!

Mon lapin... Merki merki merki... Et notre... Marché tient toujours pour moi... (Fit-elle sur un ton mystérieux en exhalant de la fumée -parce qu'elle fume...)

Archea. MINI SNACK! (Il est capital pour moi de me centrer sur des objectifs qui concordent avec vos satanés désirs... Bouhouuu... Je sais pas faire les yaoiiiiii!)

OoO

Le roi avait peine à ne pas fermer les yeux. Tout d'abord, il y avait eu ces techniciens qui avaient interprété les choeurs. Une éternité cacophonique.

Ensuite, il y avait eu des discours tronqués, des jurons poussés librement, et quelques bruits de fond dans les coulisses.

Enfin, ils en étaient à la scène 4 de l'acte II. Et un vieillard écharpé jouait Tybalt le jaloux, qui assiste à la rencontre des deux figures mythiques du malheureux qui pro quo...

-La pattttttience qu'on m'impose luttttttte en moi avec une colèrrrrrrre obstinée, et leurrrrrrrrr choc fait trrrrrrrembler tous mes membrrrrrrrrres... Je vais me rrrrrretirrrrrrer; mais cette furrrrrrreurrr rrrrentrrrrée, qu'en ce moment on crrrrroit adoucie, se converrrrrrtirrrrrrra en fiel amerrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.

Malefoy s'essuya le visage des postillons allemands en levant les yeux au ciel:

-Edmund, je vais vous prendre un rendez-vous chez un orthophoniste... Maugréa-t-il à voix basse.

-Malefoy! Tu dois prendre ma main! Souffla vivement Harry.

-Fais pas chier, Potter, c'est déjà assez dur de te faire une déclaration...

-PRENDS MA MAIN! Cria Harry en levant maladroitement sa main de sorte qu'elle culbuta la mâchoire inférieure du Chef du Département des Mystères avec force, et le renversa par terre. PAF!

-Potteeeee...

Severus apparut côté cour, ce qui refroidit instantanément les passions meurtrières de l'un et de l'autre. Malefoy reprit donc son jeu, en attrapant le poignet de sa Juliette à lunettes pour le lui tordre discrètement et récita avec un ton des plus ironiques:

-Si j'ai profané avec mon indigne main cette châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence:... (Malefoy rougit... Sans doute de colère)... Permettez à mes lèvres, comme deux pèlerins rougissants, d'effacer ces grossiers attouchements par un tendre baiser.

Il soupira et en profita pour tordre un peu plus le poignet de sa partenaire. Qui pâlissait, soit qu'elle soit émue par ces paroles très charmantes, soit que son poignet vivait sa dernière heure. Cependant, d'une voix toute fluette et fleurie, Potter répondit à cet appel:

-Bon pèlerin... (Malefoy sourit)...Vous êtes trop sévère pour cette main qui n'a fait preuve en ceci que d'une respectueuse dévotion... MAIS RETIRE LA JE TE PRIE! Finit-il par crier, presque pleurant de douleur sous la poigne de son tendre Roméo.

-Oh! Alors chère Sainte, que les lèvres fassent ce que font les mains (air terrifié de Potter). Elles te prient; exauce-les de peur que leur foi ne se change en désespoir.

Harry tenta vainement de dégager sa main, commença à jurer tout bas, insulter son partenaire, sans compter la figure discrète mais menaçante de Severus qui fit son apparition côté jardin. Cela calma encore une fois (recette miracle) les ardeurs.

-LES SAINTES RESTENT IMMOBILES! Tout en exaucant les prières... Mais pourquoi je dois dire ça, moi?... Gémit l'Auror en voyant Malefoy le regarder avec une lueur animale dans ses prunelles Grispoil.

-Restez donc immobile... Malefoy se rapprocha de Harry qui commença VRAIMENT à paniquer. Mais cela n'obnubila pas outre mesure le Roméo:

-Tandis que je recueillerai... Ils étaient objectivement trop près l'un de l'autre. Il n'y avait plus que deux centimètres et trois centièmes entre leurs visages. Toutefois, le Roméo compulsif avait semblait-il une obsession. La cible était localisée. La bouche rose et tremblante de sa Juliette travestie.

-L'effet de ma prière... Finit-il en collant ses lèvres sur son ennemi de toujours. Et en les caressant d'une douceur qui surprit le binoclard insensible aux ondes de l'Intelligence Suprême.

Il y eu un grand (long conviendrait mieux) moment de silence. On pouvait entendre la fanfare de la fête de la bière à Stuttgart et Edmund, le seul à disposer d'un radar à fanfare à la place de tympans, versa une petite larme. Mais la focalisation de plus de 99, 999999999 pour cent des personnes présentes était dirigée sur les deux amoureux.

-Moi, je n'étais rieeen et voilà qu'aujourd'huiiiii, je suis le gardien du sommeil de ses nuiiiiits....

-Jean. La ferme. Claqua Peter.

Enfin, ils se décollèrent et tous les coeurs s'arrêtèrent de s'emballer. Surtout celui de Potter.

-Toi, t'as l'aaart des baisers! Chantonna-t-il.

Le roi se demanda si tout cela était vraiment de l'interprétation authentique, ou s'il n'y avait pas un tic quelque part.

-Hélas, oui... Et mon trouble est à son comble... Grommela Malefoy en sautant quelques répliques à l'instar de son... de sa Juliette.

Severus intervint avec une voix de faussette qui rappella vaguement celle de MacGonagall à Draco:

-Madaaaame, votre mèèère voudrait vous dire un mot...

Potter tituba hors de la scène, comme s'il avait fumé des herbes de Provence, et fut attrapé par une main aux intentions plus ou moins pacifiques.

OoO

Alors que Roméo et Juliette planaient dans les coulisses, que Severus et Hermione avaient joué, le roi se prit à dire à l'un de ses conseillers en communication:

-Tout de même, quelle performance étrange... Qu'est-ce qu'ils ont mangé ce matin?

-Du Jean Sébastien Bach, pour leur mettre le coeur à l'ouvrage, votre sérénissime altesse...

-C'était peut-être trop violent... Songea le monarque tout haut.

-Pardon altesse, mais ce n'est pas Wagner non plus...

-QUOI, QU'EST-CE QUE T'AS CONTRRRRE WAGNEERRRRR, TOI?!?

Edmund avait aussi un radar à insultes sur fiertés nationales, apparement.

OoO

-Comment as-tu fais pour venir ici?

Potter était écarlate. Il en aurait presque bégayé si Severus n'était pas à l'attendre côté jardin avec son slip sous-marin jaune au dessus d'une bassine de javel. Le Maître Conférencier était éminement anxieux. Cette partie de la pièce, CRUCIALE, n'avait pas été travaillée, et il s'en remettait au génie de l'improvisation, avec une aide partielle, d'ordre psychologique.

-Ma... Ma mie, j'ai été guidé par les... Les parfums que vous avez laissés...

-Et que me veux... Que me vaux, cette poursuite... inattendue?

De l'autre côté de l'arène, le roi suivait cette logorhée avec fascination. Pas son conseiller en comm.

-Majesté, vous êtes sûr que c'est dans le texte initial?

-Tais-toi... C'est si émouvant, ils jouent à merveille, regarde comme ils tremblent, comme leurs regards sont fièvreux et timides, comme leurs mains sont moites...

-Sauf votre respect, magnanimissime grandeur, Roméo est sensé être un coureur de jupon éffronté sous ds dehors d'ange et Juliette...

-IDIOT! QU'ON LE PENDE!

Sur scène, en revanche, ce n'était pas le même type de relations...

-Oh, mon Roméoooo... Roucoula Potter, d'un derme toujours coloré.

-Ma miiiiie... Soupira Malefoy.

Severus n'y comprenait absolument plus rien du tout. Pourtant ces deux-là n'étaient pas des femmes... Curieux.

-Roméoooooo...

-Ma Julieeeeette....

-Moooomaaaaaan....

-Chut, mon chéri, c'est pas le moment de dessiner une chèvre...

Rogue, saisi par un pressentiement funeste, fit avancer la pièce au pas de course:

-JULIETTE! LE LINGE A NETTOYER!

-ROGUE, JE VOUS AI RECONNU, ALORS FAITES-LE VOUS-MËME, VOT' LINGE! Répliqua vivement l'Auror.

Le Maître Conférencier n'en pouvait plus. Il survint sur scène devant les deux colombes, et attrapa Juliette par la robe, pour l'emmener avec lui.

-NOOOON.... ROMEEEOOOOOO

-Potter, vous n'avez aucune idée de ce que vous dites. Vous invoquez monsieur Malefoy pour venir vous sauver. Êtes-vous sûr et certain que tout va bien? s'inquièta Rogue.

-Mon Amoûûûûûr.

-Vous m'en direz tant.

Pendant ce temps-là, sur scène, Draco improvisait un relent de comédie musicale:

-AAaaimeeeeer... C'est plus fort que touuuuuut... Aiiiiimeeeeer... C'est baiiiiser paaaaartouuuuuut... Et touuuucher...

Cette fois-ci, le roi, prêt à pleurer à cause de la terrible nuisance sonore causée par un amour blessé, vit avec surprise rentrer sur scène la Juliette version Grease, pour aller sauter sur Malefoy. Et Mercutio la suivre en jurant dans un discours soutenu.

-Noooon, je ne me séparerai jamaaais de toiiiii...

-Potter. Vous êtes souffrant, maintenant, j'en suis CONVAINCU! Alors venez avec moi!

-Non!

-Si!

-NOn!

-SI!

-NON!!!

Sur le coup de la colère, Rogue saisit un fauteuil du décor et l'envoya sur Harry qui se protégeait derrière le nouveau Damien Sargue. Mais ce fut la traviata de variété accablante qui reçut le mobilier en plein refrain:

-Aiiiiiimeeeeer, c'est sentiiiiir sooooooon.... BAAAAAAM!

OoO

-Il est moooooort... Il est mooort, le soleiiiiiiil... Chantait Potter sur le corps encore agité de tics nerveux de son Roméo Rock Star.

OoO

-Notons, Peter, qu'il est extrêmement curieux que le roi ait pleuré à ce moment-là. Ce que je veux dire, c'est que je me demande si c'est parce que Potter chantait comme une truie qui accouche, ou s'il était vraiment ému par cette version catastrophique autant que cacochyme de la pièce.

Peter continuait à pousser des soupirs d'aises:

-On s'en fout, Severus. Maintenant, ils arrêteront leur concert hard rock, le matin. Va falloir s'attendre à une mélodie aussi caressante que consternante pour le réveil.

-J'aurais dû l'emporter avec moi, ce fauteuil. Il aurait servi... Gémit Severus en levant magistralement les mains au ciel.

-Mais tu peux les attaquer sur leur propre terrain avec Hermione... susurra le prince en jouant avec ses sourcils.

-Qu'est-ce que Granger a à voir là-dedans ?!? Demanda un Rogue furieux.

-Mais rien, mais... S'excusa Peter en prenant la tangente.

-REVIENS ICI! QU'EST-CE QUE TU INSINUES?!?

Dans les cachots de neuf mètres carré, Rogue coursait son Altesse Royale le Dauphin, tandis qu'Edmund se lavait sa dent, et que les trolls se faisaient démêler les cheveux par leur mère, que Jean servait d'oreiller à un couple aussi nouveau que navrant.

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