Hey !
Voici le second opus de Dessine-moi une famille. Coupé en deux car je suis décidément bloquée à un passage, qui va me demander beaucoup de temps à la conception, puis à l'écriture. Un passage dont j'aimerai l'avis d'une amie qui m'aide à organiser mes idées.
Car ce chapitre se situe pendant Iron Man, le premier opus. Mon but n'est pas de réécrire le film dans sa globalité, mais d'en extraire des moments et d'y intégrer Peter. Ce qui, par moment, pose problème. Je risque donc d'avoir ce même problème pour Iron Man 2.
Et pour simple information, je stopperai entre Avengers (le premier film) et The Amazing Spider Man (jusqu'à la moitié du second film environ, sans tout reprendre). Je prévoie aussi un 'chapitre bonus' entre la rencontre de Tony et de Peter. Qui risquera de mettre du temps à arriver (d'où la raison pour laquelle ce 'chapitre bonus' n'est pas le premier chapitre).
Je vous laisse à la lecture de ce chapitre et je vous dis à très bientôt !
PS : pour ceux qui lisent GeneticsED, le chapitre 4 est en très bonne voie d'écriture (Champagne !).
Dessine-moi une famille
Chapitre 2, partie I : 13 ans
- Vous avez de la famille ?
- Oui, et je les reverrai quand je partirai d'ici. Et vous Stark ?
Peter a grommelé dans sa barbe totalement inexistante à l'annonce de son départ pour l'Afghanistan. Il a fait la tête un petit moment, avant de murmurer timidement :
- Mais tu seras de retour pour mon concours de science, hein ?
Tony a stoppé ses mouvements, tout en retirant ses lunettes et reposa son fer à souder.
- Bien sûr que je serais là ! Tu me prends pour qui ? C'est vrai qu'il y a trois ans j'ai commis un impair, mais c'est finit. Je t'assure. Je prends l'avion mardi pour l'Afghanistan, je fais ma présentation, pendant ta journée de mercredi, et si le vol retour se passe bien, moi je serai là vendredi et ton concours de lundi. Je serais là sans faute. De même pour ta greffe. J'ai pris congé pour la semaine d'après, rien que pour toi.
Même si l'adolescent fit une grimace à la mention de l'opération à venir, les phrases rassurantes sur la présence de l'adulte pour les deux futurs événements, l'aider à retrouver rapidement son souvenir. Il finit par se caller dans ses bras. Bien qu'après leurs sept ans de vie commune, tous deux n'étaient pas habitués à ce genre de contact. Mais s'en était devenu indispensable. Pour chacun d'eux.
- Et tu vas présenter quoi ?
- Si tu viens, tu le verras par toi-même ! nargua Peter avec un sourire, Tu fais quoi toi ?
Tony a rit, refusant à son tour de dévoiler son travail actuel. Ils se sont lancés dans une petite querelle. Mais Peter a vite été rattrapé par sa dure réalité des choses. L'ingénieur s'en souvient comme si c'était hier. L'inquiétude, le sang qui coule sur les lèvres craquelées de l'adolescent et la douleur dans le bas de son dos qui l'oblige à devoir s'allonger. Avec le temps, sa santé empire. Drastiquement, sans que rien ne le soulage réellement.
Oui, il s'en souvient, comme les autres moments de la vie du jeune garçon. Sa présence chaleureuse, son sourire innocent, ses larmes de frayeur et sa simple envie de profiter de sa vie qu'il sait indéniablement courte. Il prend un temps pour répondre à Yinsen.
- Oui, j'ai un petit garçon.
- Vous avez quelque chose alors. sourit le médecin avec une certaine lueur tendre dans le regard, Le plus beau des cadeaux que le monde peut offrir, même à un homme comme vous.
- Oui. C'est un garçon intelligent.
- Comme son père... commenta l'afghan, Quel âge a-t-il ?
- Treize ans.
- Ce n'est plus qu'un simple petit garçon. Même si nos enfants resteront à jamais nos bébés quoi qu'il arrive. Je comprends. Il en est de même avec ma petite princesse.
Un court silence s'installa. Tony joua distraitement avec les dés. L'ingénier avait faillit à sa promesse : ce n'était pas de sa faute. Il le savait. Mais pour Peter c'était tout autre. Surtout que Tony n'avait aucune idée précise sur le temps passé ici : sans lumière, impossible de se repérer. Son enfant s'était surement déjà fait opéré. Pepper est certainement resté à ses côtés. Mais Pepper n'est pas Tony. Pepper n'a pas fait à Peter la promesse d'être là. Tony, lui, si.
- J'ai peur pour lui. murmura l'entrepreneur
- Il doit vous attendre, Stark.
- Peter est malade, Yinsen. Gravement. J'ai peur de ne plus le voir une fois rentré au pays.
Peut-être à cause de sa vocation, l'afghan se redressa un peu, prenant un intérêt certain. Cela ne dérangea pas l'ingénieur. Il vidait son esprit angoissé. Il se rassurait tant bien que mal. Il parla un moment, laissant Yinsen commenter, proposer de possibles alternatives au traitement, évoquer quelques possibles autres maladies. Et les membres des 10 anneaux sont arrivés, coupant court à leur conversation. Ils n'en ont pas reparlés, ils n'en ont pas eut le temps.
Pas jusqu'à l'évasion. Pas jusqu'à ce que Yinsen ne soit gravement blessé.
- Ne gâchez pas votre vie. Profitez de ce qui vous ait offert. Profitez de votre fils, donnez tout l'amour qu'il mérite... Oui, tout l'amour…
. . .
Tony est resté silencieux durant le voyage du retour. D'une part à cause de la fatigue accumulée des trois derniers mois (trois mois ! Il n'avait pas imaginé une seconde avoir été absent si longtemps…), à cause des antalgiques pour son épaule blessée et pour ne pas à répondre aux questions plus ou moins gênantes de Rhodes.
Il a écouté d'une oreille indiscrète les discutions des militaires, réalisant à peine.
Le milliardaire rentrait chez lui, il allait retrouver son fils, ses amis, sa maison, son lit, sa vie d'avant. Comme si rien ne lui était arrivé. Sa gorge se noua un peu, une subite envie de vomir lui brula la gorge. Le brun avait vu des soldats se faire tuer, des hommes se faire torturer, un ami mourir pour l'aider et on allait bientôt lui demander d'oublier. Comment pouvait-il faire au juste ? Comment oublier ces images sanglantes, ces bruits constants ? Comment oublier cette peur qui vous tarie l'estomac, à vous empêcher de fermer les yeux ne serait-ce qu'une seconde, à sursauter au moindre bruit suspect ? Comment vivre normalement après tout cela ?
- Nous n'allons pas tarder à atterrir Tony.
- Je sais Rodey.
- Ce sera plus confortable assit, le temps que l'avion de pose.
- Ouais…
Il s'est laissé faire. Il a laissé son vieil ami le lever pour l'asseoir sur cette chaise roulante, maintenue par quelques sangles sur le sol. Il fallut avouer que son dos préférait la matière du fauteuil que le banc. Le milliardaire se maudit pourquoi ne pas y avoir réfléchit plus tôt ?
Sa main libre se serra contre l'accoudoir quand ça se mit à secouer un peu.
- Bon retour chez toi… murmura le militaire en posant une main sur l'épaule intacte
- Merci mon pote.
- Une équipe médicale t'attend sur le sol. Pour un check up complet.
- Ouais, ouais. Renvoie-les, je ne veux pas voir la devanture d'un hôpital d'ici plusieurs mois.
- Tony…
- Je veux être libre de mes mouvements, de mes déplacements… répliqua le philanthrope tout en poursuivant en détachant chaque syllabe, Je n'irai pas à l'hôpital !
Son ami sembla capituler.
Tony découvrit qu'il n'en fut rien une fois l'avion posé et ouvert. Il pesta, renvoya d'un coup de main agacé les ambulanciers. L'homme avait d'autre projet, tout se bousculant dans sa tête. Il avait tellement de chose à faire. Manger quelque chose de gras et de dégelasse pour la santé. Annoncer le futur de son entreprise, rassurer Pepper mais surtout (au que oui, surtout), il devait voir Peter. Le prendre dans ses bras et le serrer contre lui, lui dire qu'il l'aimait, qu'il était désolé et qu'à présent, il serait toujours là pour lui.
- On a les yeux rouges. On pleurait son patron disparu ? murmura-t-il avec un rien de sourire
Il aimerait serrer Pepper aussi dans ses bras. Retirer ses horribles larmes de ses yeux. Pourquoi il se retient ? Il ne sait guère. Il suppose que c'est par soucis de convenance. Mais une chose fut sûre : son sourire d'ange lui mit un baume au cœur.
- Des larmes de joie. J'ai horreur de chercher du boulot.
- Les vacances sont finit. Et vos projets aussi, mademoiselle Potts.
Il lui tapota le bras, lui intimant alors silencieusement de le suivre.
Après la joie de revoir Pepper, ce fut celle de se retrouver derrière Happy. Il était avec eux. Il se sentait en sécurité avec eux. Loin des soldats armés, loin de l'Afghanistan, loin de tout danger. En sécurité. Du moins, il l'espérait.
- Où ça monsieur ?
- A l'hôpital le plus proche Happy.
- Non !
- Non ? Il faut que vous alliez à l'hôpital Tony.
- Non, c'est une réponse claire. Je n'ai aucune obligation, commença-t-il en montant le ton de quoi couper sa secrétaire, Je vis en captivité depuis trois mois et j'ai besoin de plusieurs choses. De plein de choses. Des cheeseburgers et je dois voir Peter. Je veux une conférence de presse aussi, mais avant tout, je dois voir Peter, je veux voir mon fils, Pepper, vous comprenez ? Je dois le voir. Alors Pepper, Happy, je rentre à la maison, par un détour au McDonald le plus proche, et retrouver mon petit Peter.
Il eut le dernier mot –comme toujours. À son plus grand soulagement.
. . .
Tony s'était irrévocablement tendu lorsque la voix du McDrive retentit pour demander leur commande. Le grésillement de l'appareil lui évoquant bien trop de mauvaises pensées et son épuisement ne l'aidait pas à distinguer la réalité aux souvenirs trop frais.
Il commanda une cinquantaine de cheeseburgers, les plus gros disponibles, avec un supplément de fromage. Après réflexion (et n'ayant pas à regarder sur sa dépense), il demanda quelques portion de frites. Peter aimait ces frites-là, molles à l'intérieur et croustillantes à l'extérieur*. Même si ce genre de frites bien grasses n'était pas vraiment recommandé pour sa santé. M'enfin. Une petite exception pour ce jour exceptionnel ne lui ferait pas de mal.
Servit, Tony n'attendit pas plus longtemps pour se permettre de dévorer un burger en quelques coups de dents, manquant de s'étouffer par la même occasion. Le milliardaire avait peut-être un palais fin, habitué au champagne, aux caviars… mais pour lui, rien ne valait une bonne malbouffe pour se sentir un peu mieux, un peu monsieur tout le monde.
- Comment va Peter ? chuchota-t-il entre deux bouchés de son troisième hamburger coupant ainsi le ronronnement continu du moteur
- Il s'est fait opérer plus tôt. Juste après qu'il est apprit pour votre enlèvement. Le choc a aggravé les choses. Si maintenant Peter se porte bien, il déprime beaucoup. Benjamin, May ainsi que Flash et moi-même essayons de lui changer les idées, avec plus ou moins de succès.
Tony sentit sa mâchoire se contracter. Un court instant, son quatrième burger eut un goût bien fade. Le fils Thompson lui donnait toujours des frissons à cause des événements d'il y a quatre ans. L'ingénieur ne comprenait pas comment d'ennemis les deux enfants étaient devenus les meilleurs amis du monde, si ce n'était plus parfois. Oui, il savait l'expression que Ben avait donnée à Peter. « Fait de tes ennemis tes amis. » Ou quelque chose qui sonnait comme ça en tout cas.
Quelques jours après la réunion au bureau du proviseur, Peter avait eut quelques différends avec certain des garçons fautifs. Contre toute attente, c'est le petit Eugène qui est venu à sa rescousse. À renfort de coups de poing. Soi-disant pour le remercier de ne pas les avoir dénoncés (chose que ses anciens camarades n'avaient pas compris et absolument pas pris au sérieux). Depuis, ils étaient toujours fourrés ensemble, surtout pour les devoirs de sciences. (Tony n'était pas jaloux. Non. Non. … Ou peut-être un peu, si. … Ouais, beaucoup trop en fait. La seule chose que le milliardaire devait à Flash, ce fut sa faculté de s'adapter à cette maladie sans nom et de devenir l'infirmier scolaire, de sortie et personnel de Peter. Avec Flash dans les parages, Tony était toujours plus tranquille. Mais toujours un peu plus jaloux…)
- Je lui ai dis que vous seriez bientôt là. Mais je pense que Peter n'est prêt à y croire que lorsque vous serez à ses côtés.
- Pourquoi n'est-il pas avec vous ? continua-t-il bien que soupçonnant la réponse
- Il n'a pas dormit de la nuit, il s'est endormit sur Flash. Je n'ai pas eu le cœur à le réveiller.
- J'ai bien fait de prendre cette quantité de cheeseburgers…
Peter n'apprécierait pas que Flash se fasse renvoyer. Même si, entre nous, Tony adorerait envoyer valser le blond d'un coup de pied dans le derrière. Rancune un jour ? Rancune toujours !
. . .
- Petey… Petey ! souffla Flash en secouant l'épaule de son ami, Hey, Petey !
Son camarade grogna un peu, tourna un peu plus son visage sous le plaid crème, mais il ne bougea pas pour autant. Le blond eut un petit sourire. Peter était une véritable marmotte lorsqu'il s'y mettait. Il n'arrêta pas pour autant, jusqu'à réussir à l'usurper des bras de Morphée.
- Allez Petey… Faut que tu te lèves.
- Nan… Laisse-moi dormir Eugène !
Petit silence. Flash releva ses manches, une étrange lueur dans le regard. Personne ne l'appelait Eugène. Personne ! Il s'occupa dans un premier temps de jeter le plaid à l'autre bout du canapé. Peter glapit comme une souris et se roula encore plus en boule. Mais il n'eut pas le temps de souffler, que des doigts impies vinrent sur son corps dans l'unique but de le chatouiller.
Essayant d'être résistant pendant un temps, le corps fin se mit à se tortiller dans tous les sens, pouffant de rire. Peter avait de quoi respirer. Aucune inquiétude à se faire sur cela. Flash avait la technique. Il prenait toujours en compte sa maladie sans pour autant le traiter comme une petite chose fragile qui ne pouvait rien faire sans manquer de se briser au moindre effort. Le petit brun lui en était incroyablement reconnaissant.
- Okay. Okay. Je vais me lever.
- Il serait peut-être temps en effet ! Depuis quand on se lève à midi hein ?
Peter leva ses pupilles vers Flash qui lui sourit tranquillement et lui fit un signe de la tête vers la porte du salon. Hésitant, le jeune se redressa sur ses coudes et se retourna lentement. Sa respiration se coupa et des larmes de joie vinrent envahir ses yeux jusqu'à en déborder. Un autre sourire lui répondit. Un autre sourire rassurant. Le vrai sourire et non dans un simple rêve.
Il manqua de s'emmêler les jambes dans celles de son camarade, Peter se redressa et alla se jeter dans les bras de Tony. Son père ferma le sien dans son dos.
- Je suis là Peter. Je serai toujours là Peter. Je ne te quitterai plus. Plus jamais. Je te le promets.
L'adolescent ne put qu'hoqueter son accord, s'agrippant de toutes ses forces à la chemise de son père. Il avait des tonnes de questions à lui poser. Mais ça pouvait attendre un moment. Le temps de leur retrouvaille.
Ils avaient tout le temps qu'ils désiraient maintenant.
. . .
- Mademoiselle Potts ?
La secrétaire sursauta violement et manqua de faire tomber ses quelques documents. Elle garda néanmoins son sourire et laissa Tony continuer son chemin. Il avait bien le droit à un petit moment avec son enfant.
- Je peux vous parler un moment ?
- Euh… Je… Oui ? se risqua-t-elle
- Je ne suis pas journaliste si c'est ce qui vous inquiète. dit-il avec un petit sourire, Je suis l'agent Phil Coulson du bureau stratégique, habilité, intervention, exécution et logistique défensive.
Il lui tendit sa carte de visite. Légèrement déroutée, elle l'accepta en murmurant :
- Pourquoi faire simple…
- Je sais, on me le dit souvent et nous y travaillons.
Pepper hocha la tête, fuyant un peu le regard pesant de l'homme. Elle chercha un moment ses mots et se reprit rapidement.
- Nous avons été approché par la défense : FBI, CIA et-
- Nous sommes indépendants, mademoiselle Potts. Dont un rôle beaucoup plus spécifique. Et nous devons débriefer monsieur Stark à propos des modalités de son évasion. Le plus tôt sera le mieux.
Elle ouvrit un moment la bouche, pour la refermer.
- Je comprends que ce soit urgent pour vous. Mais je crois qu'il vaudrait mieux lui laisser le temps de respirer. Qu'il s'en remette.
- Je comprends parfaitement et mon supérieur s'y attendait.
- Je ne manquerai pas de vous donner un rendez-vous dans les meilleurs délais. Soyez-en assuré.
- Je vous en remercie. Mademoiselle Potts.
Il la salua distraitement.
- Agent…
Pepper n'eut pas le temps de regarder la carte pour saluer cet étrange personnage. Il venait de disparaître aussi vite qu'il avait jaillit derrière elle.
La secrétaire de Stark Industries se mordit les lèvres : Tony était rentré. Oui. Mais à quel prix ?
- To Be Continued –
A la revoyure ! ^^
* La dernière fois que je suis allée au McDo, elles étaient ainsi, ce qui est rare, c'est vrai. Mais je trouve qu'elles sont géniales comme ça !
