J'ai tourné le problème dans ma tête. Dois-je prendre toutes les scènes clefs, ou celles qui m'arrangent ? Après un long débat, ma découverte de Library Wars, mes moments de folies sur Twilight Princess HD, mes exams, mon stage et mon mémoire, la réponse m'apparue clairement : récrire les scènes là où j'ai de l'inspiration.
Désolée s'il n'y a pas toutes les scènes que vous attendiez. Qui sait, je pourrais les rajouter plus tard ?
Dessine-moi une famille
Chapitre 2, Partie II : 13 ans
Tony pouvait dire ce qu'il voulait, Peter n'avait jamais pu sentir Obadiah. Pourquoi ? Bonne question. Dans ses mauvais jours, l'adolescent maronnait que l'homme avait « une tête de con ». Flash le suivait dans ses propos, mais jamais devant le dénommé ni face à monsieur Stark.
Obadiah avait paru faussement attristé par la disparition de Tony et presque trop heureux de retrouver les rennes de Stark Industries. L'aîné savait faire les faux sourires aux journalistes. Et Peter connaissait tous les faux sourires. Un peu à cause de son passé.
Les faux sourires des médecins, pour lui dire qu'il allait guérir rapidement, alors que ce ne serait pas le cas. Les faux sourires des parents d'élèves qui le prenaient en pitié. Le faux sourire du chirurgien qui affirmait qu'il n'aurait plus besoin de greffe pour le restant de ses jours. Les faux sourires des assistantes sociales qui le consolaient en lui promettant que sa mère allait bientôt revenir. Les faux sourires (hypocrites) des hommes d'affaires. Et les faux sourires d'Obadiah.
Peter se souvient surtout du sourire d'Obadiah qui accompagnait son « Un fils Tony ? Voilà qui est merveilleux ! Et regardez-moi cela, il a la même intelligence que son papa dans ses petits yeux brun » voulait surtout dire « Laisse ce morveux où tu l'as trouvé ». Depuis, Peter jugeait que le vieux avait une tête de con. Point.
Il lui lança à peine un regard lorsque ce dernier entra, une boîte à pizza dans les mains. L'adolescent resta contre Pepper à pianoter sur son portable.
_ Tu n'es pas collé à ton père toi ?
Au manque de réponse, la secrétaire rousse s'empressa de répondre avec un sourire crispé :
_ Il manipule des produits dont il est allergique.
_ C'est ce que Tony dit.
_ Papa ne me ment jamais.
Pepper lui tapota la tête et le plus jeune se rembrunit, visiblement vexé de ne pas jeter plus de venin. Il se leva assez difficilement, vola une part de pizza sans dire merci et pris la direction du laboratoire de son père afin de l'avertir de la présence d'Obadiah. Avec un peu de chance, il pourrait jouer avec Dum-e.
_ Ce gamin à un sale caractère. Encore une mauvaise nouvelle sur sa santé ?
_ Entre autre… éluda Pepper
Quelques minutes plus tard, Peter lança une flopée de juron, visiblement hors de lui. C'était bien la première fois que son père lui interdisait numériquement l'accès au laboratoire. Jarvis cru bon de préciser que le jeune homme devait revoir son outrageux vocabulaire. L'IA prévient aussi son père de la visite d'Obadiah.
La réunion se passa rapidement. Peter en fut exclu et il en fut bien heureux.
Il retrouva le sourire lorsque Tony revint, l'informant qu'il avait besoin de lui pour le moteur de l'un de ses voitures. Les moments à deux, avec les mains dans la mécanique, le jeune adorait cela.
. . .
_ Tout sera prêt dans 5 heures, monsieur Stark.
_ Ne m'attends pas trésors !
_ Si je puis me permettre, monsieur Stark, peut-être devriez-vous prévenir monsieur Parker.
Le milliardaire s'arrête de marché, posant sur la table la poche de glaçons.
_ Il n'est pas avec Eugène ?
_ Monsieur Parker est dans sa chambre avec lui. Ils semblaient plus au calme.
Tony grogne dans sa barbe. Il aime de moins en moins le fils Thompson. Bon. Il est fautif, c'est vrai. À s'occuper exclusivement de la fabrication de son armure, il a passé un peu moins de temps avec Peter.
Il prit les escaliers menant aux chambres.
_ Que font-ils ?
_ Ils jouent à un jeu-vidéo.
_ Je croyais qu'ils devaient faire leur devoir de sciences...
_ Vous pourrez leur poser la question vous-même, monsieur Stark.
L'ingénieur fait une grimace. Allons bon. Voilà que son intelligence artificielle adorée rentre en pleine crise adolescente.
En approchant de la chambre, il entend des éclats de voix joyeuses. Ça lui fait plaisir d'entendre ces cris bouffés par la joie. (À défaut de ne pas être tout le temps, il lui permet d'avoir des amis, ce qu'Howard ne permettait pas, du moins, pas vraiment.)
Il entrouvre la porte. Les deux garçons sont sur le lit, à plat ventre, fixant la télé et les mains sur les manettes. Du moins, Flash aide Peter à appuyer sur toutes les touches en même temps tout en étant à moitié avachit sur lui. Le brun houspille l'autre de ne pas lui venir suffisamment en aide tandis que le blond se moque gentiment du premier. Tony attend que la partie sur laquelle ils sont soit terminée pour entrer :
_ Je vois que ça travaille dur !
Eugène se tend un peu alors que Peter sourit.
_ On a finit. Tout est sur le bureau.
Tony s'en approche, plus par moquerie. Le milliardaire est parfaitement conscient que son gamin est studieux et ne mentira jamais sur ce point. Il survole les écritures juvéniles, s'attardent un peu sur les calculs. Eugène est toujours tendu (tant mieux !).
Les jeunes adolescents rechargent une partie en silence. Peter baisse le niveau de difficulté sans que son ami ne puisse dire quoi que ce soit, noyant la pièce dans un doux silence (outre la chanson provenant de la télé et le bruissement des pages).
_ Papa ?
_ Hum ?
_ On a entendu les alarmes de tes voitures. Tu as fait exploser quoi cette fois ?
J'ai fabriqué une armure, je peux voler avec. Je suis juste tombé, défonçant le plafond par la même occasion. Mouais. Bof. Trop dangereux. Il allait l'inquiéter pour rien. Ou lui faire imaginer des choses. Voire les deux. À treize ans, on a un cerveau un peu trop actif au goût des parents.
_ Dum-e a fait tomber des produits chimiques. Tout simplement.
_ Dum-e a bon dos.
Effectivement, ce petit robot avait bon dos. Toutes les conneries de Tony retombées sur le dos de la pauvre machine.
_ Tu veux quelque chose ?
_ Hum ? répéta Tony
_ Tu as besoin de quelque chose ?
_ Je te laisse les clefs de la maison. Je reviens dans 5 petites heures. Pas de galipettes sauvages ni de fêtes improvisées et tu prends bien ton traitement. Je peux vous faire confiance ?
Peter roule des yeux, secoue sa tignasse et se redresse après avoir poussé le fils Thompson (toujours autant tendu lorsque Tony est dans le coin). Il quitte son matelas et va réclamer un câlin gratuit, qu'il reçoit avec un supplément de tapotes sur la tête.
_ Seulement si tu ne rentres pas imbibé d'alcool, ni avec une fille. Deal ?
_ Deal.
Tony conclu le marché par un baiser sur le front de son gamin.
_ Thompson tu connais la chanson.
_ Oui, monsieur Stark.
Il ébouriffe les cheveux de son enfant, déjà reparti s'allonger sur le lit, manette en main. Avant de fermer la porte, il déclare tout de même :
_ L'exercice 2 de chimie est à refaire ! Et entièrement !
Les adolescents ont gémit de concert. L'exercice 2 était le plus long, en plus d'être le plus dur. Tony a rit, tout simplement.
Malheureusement pour le milliardaire, même rentrée plus tôt, il s'absenta pour plus longtemps, ne laissant qu'un mot d'excuse sans explication.
Pour être vexée, Peter le fut. Surtout que Pepper ne put lui fournir la moindre explication. Il fut acerbe dans ces propos avec tout le monde.
Alors oui, lorsque son père revint dans son atelier sans dessus-dessous, dans une armure impactée de balles… Peter eut du mal à sortir quoi que ce soit. Ni même à se sentir en colère.
. . .
La nuit où Obadiah agressa Tony, Peter dormait d'un sommeil de plomb. Si bien caché que celui qu'il considérait comme un hypocrite ne le chercha pas longtemps. Si bien endormit à cause de son traitement, qu'il n'entendit pas son père l'appeler.
. . .
_ Allume ta télé, sur n'importe quelle chaîne info !
_ Mais pourquoi ? répond l'adolescent dans un état léthargique
Peter a du mal à garder ses paupières ouvertes ainsi qu'émerger d'un lourd sommeil réparateur. La voix pressée, et donc perchée, de Gwen l'oblige néanmoins à se lever de son lit douillé.
_ Allume je te dis !
_ C'est la fin du monde ? ose-t-il
_ Mieux !
Il se masse la nuque, réprime un bâillement. Qu'est-ce qui peut être mieux que la fin du monde ? Sincèrement ?
Ses volets s'ouvrent lentement, le laissant s'habituer progressivement à la lumière extérieure.
_ Jarvis ?
_ Oui monsieur Parker ?
_ Jar', pour toi c'est simplement « Peter ».
_ Bien sûr, monsieur Parker.
L'adolescent roule des yeux face à l'ardeur de l'intelligence artificielle à ne pas obéir. Son amie s'esclaffe à l'autre bout du fil.
_ Peux-tu m'allumer la télé ? Une chaîne info, au hasard.
Un écran s'allume sur le mur d'en face.
Son téléphone lui échappe des mains tandis que les informations du jour défilent sous ses yeux encore embués de sommeil. Muet, probablement sous le choc, il met un temps pour réaliser.
Il remercie Gwen de lui avoir conseillé de rester assit.
D'un certain point de vu, il s'était douté que son père disparaissait dans son laboratoire pour une bonne raison. Mais là…là… c'était…trop ou énorme, possiblement les deux, voire même quelques degré en plus.
Peter n'a pas la force de se pincer, ni même le courage de se lever, descendre dans la cuisine dans le but de se renverser un bol de glaçons sur la tête, avec l'infime espoir que l'information ne soit qu'un ramassis complet de conneries. Une bonne comédie à caméra cachée, par exemple. Cependant, connaissant son père et les idées farfelues de ce dernier, tout collé. Tout. Absolument tout. T.O.U.T !
_ Monsieur Parker, je vous déconseille d'aller en cours aujourd'hui.
_ Oui… Oui… C'est une bonne initiative Jarvis, une bonne initiative.
Les journalistes allaient être encore pendus à leur porte.
Tout le monde souhaitait le plus de détail. Franchement ? Peter les comprenait.
Tony Stark est Iron Man.
_ Tony Stark est Iron Man… souffle-t-il pour digérer la nouvelle
Il en saisit l'ampleur et les futures conséquences.
_ Oh mon dieu… Jarvis ! Jarvis !
_ Oui monsieur Parker ?
_ Mon père est Iron Man !
_ Vraisemblablement, monsieur Parker.
_ Trouve-moi une pelle, c'est sa connerie de trop !
Il avait raison, dans un certain point. Sa vie sociale était déjà en péril lorsque son père apparaissait en simple milliardaire-playboy. Alors si maintenant, ce dernier apparaissait en tant que l'homme d'acier playboy et milliardaire, le pauvre garçon ne pourrait vraiment plus faire un pas à l'extérieur de la maison. Aucun.
Et puis, la télévision se coupa, son téléphone suivit comme les autres appareils électroniques de la maison.
_ Jarvis ?
Le courant ne revenant étrangement pas, le jeune s'extirpa de son lit. Pied nu, enfilant rapidement un pull, il sorti de sa chambre, vers le générateur. Rien n'avait changé.
_ Jarvis ? murmura-t-il d'une voix angoissée
Après un temps, l'adolescent recommença, avançant lentement dans chacune des pièces.
_ Jarvis ?
_ Je sais que le stresse n'est pas bon pour vous, je vous demanderai donc de garder votre calme, monsieur Parker.
La peur lui noua la gorge et lui bloqua sa respiration. Une main forte le saisit par le bras, l'empêchant de s'écrouler au sol. La même personne le guida lentement vers l'un des canapés et lui donna son inhalateur.
Peter s'en servit histoire de ne pas aggraver sa crise. Il fixa l'homme à ses côtés droit dans les yeux. Du moins, dans l'œil.
La respiration revenue à la normal, il osa murmurer quelques mots d'une voix un peu trop râpeuse à son goût :
_ Je peux savoir qui vous êtes et ce que vous avez fait de Jarvis ? On ne vous a jamais appris à toquer ?
L'homme eut un rictus amusé.
_ Je connais votre père, monsieur Parker. Il ne fait rien comme tout le monde.
_ Ça ne me dit pas qui vous êtes et ce que vous faites ici…
_ Je suis Nick Fury, directeur du SHIELD. Et votre père entrant dans un univers plus grand, je viens lui parler des Avengers et du projet initiative.
Holy Shit. Il n'y eut qu'à cela que le jeune parvint à penser, sombrant lentement vers l'inconscience.
Fury l'allongea. Bon, le fils s'était fait. Ne restait plus qu'à parler au père.
Les somnifères n'étaient là que pour empêcher le cadet à poser trop de questions.
- To Be Continued -
Ouais, je suis méchante sur la fin.
J'aime ce chapitre, même si je reste assez réservée. Je ne pense pas écrire quelque chose de meilleur. Surtout que, voilà. Regarder Iron Man en boucle commence un peu à m'ennuyer. C'est drôle de connaitre les répliques des personnes un temps. Là, c'est juste un peu agaçant T-T' Nan mais, mon mémoire me tue à petit feu, aussi.
Suite : 14 ans.
De gros bisous et à bientôt !
Petit 'spoil'. Quand j'attaquerai le chapitre sur Avengers, je vais surtout me situer vers la fin. Et il y aura Loki. Et voui ! Bisous mes p'tits loulous
PS : Pour ceux qui suivent GeneticsED, j'ai une ch'tite mauvaise nouvelle à vous annoncer. Mon ordi a planté, et j'ai perdu le prochain chapitre. Du coup, du coup, la suite est prévu, mais je ne sais pas pour quand exactement. Grosses excuses...
