Réponses aux reviews :

Fashion Phoenix : Merci tout d'abord pour les noms, à chaque fois je me pause des questions sur leur orthographe. Pour l'explication pour le balai, il arrive dans ce chapitre. Et à savoir si Harry aura un nouveau balai, la réponse est oui car il vient de détruire le sien. (Je sais, je n'ai pas ou m'en empêcher)

Philippe Gryffondor : Content que ce chapitre te plaise autant, j'espère que cela sera idem avec celui-ci.

Ryan : J'espère donc que tu apprécieras dans ce cas la suite.

Shadow : Parfois, il faut attendre longtemps pour redevenir comme on le souhaite.

Céline.s : Merci, l'important est que tu as laissé une petite review

Steph46 : Le moment du retour était enfin arrivé. Pour le serpent, patience. Il est vrai qu'il voulait le faire ce reproduire, mais il va attendre encore un peu pour cela, car comme tu le dis, elle est encore jeune.

Arathorn : C'est vrai qu'il ne se passe pas grand-chose pour l'histoire, mais il fallait bien trouver le faire revenir d'une façon moins normal qu'un simple salut me revoila. Chiche que je le faisais sinon. Je pense que ce chapitre te plaira tout comme celui d'après. Plusieurs informations seront donnés sur des projets et sur Harry.

Ajira : Merci pour ta review. Tu as raison, les reviews m'intéressent car c'est non seulement le seul moyen pour savoir si la fic est lut, mais en plus permet de connaître l'avis des lecteurs. Personnellement, c'est important d'avoir un retour, car pour être honnête je n'arrive pas du tout à évaluer ce que j'écris. Cela n'a pas d'importance si tu manques d'inspiration dans tes reviews comme tu le dis, le seul fait que tu écrives prouve que tu apprécies la fic. Alors encore merci.

Hisoka : Merci beaucoup, content que la fic te plaise. J'espère que ce nouveau chapitre va te plaire, même s'il risque de te frustrer énormément comme beaucoup d'autres lecteurs. Pour information, je mets les nouveaux chapitres normalement le samedi sauf problème comme pour celui-ci.

Zonk : Merci beaucoup pour la review. J'espère que le chapitre 24 va te plaire.

Daranee : Merci pour ton message, et pas d'inquiétude, je n'ai pas l'intention de m'arrêter, et d'ailleurs le fait de recevoir plus de reviews ainsi que d'avoir de nouveaux lecteurs m'encouragent à la continuer.

Tout d'abord désolé pour le retard, mais on ne fait malheureusement pas ce que l'on veux tout le temps.

Merci à tous pour ces reviews. Et en particulier aux nouveaux qui se reconnaîtront.

Merci également à Obal ma correctrice.

Je sais très bien ceux à quoi vous aller pensé à la fin de ce chapitre. Je vous préviens donc pas de menace de mort, cela ne servirait à rien, car vous n'auriez jamais la suite.

Pas d'inquiétude, le jeu en vaut la chandelle, la suite devrait vous plaire.

N'hésitez pas à laisser une review pour vos questions et avis, cela me fera très plaisir. Surtout que j'ai le plaisir de vous annoncer que c'est la première fois que je reçois autant de review depuis le début de cette fic. J'espère donc que cela continuera.

Je vous souhaite donc bonne lecture et à la prochaine.

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Chapitre 24 : Une arrivée....

Les tribunes étant à présent vide, les élèves ayant quittés le stade afin de retourner au château, Mme Bibine finissait de ranger les derniers éléments encore en mouvement ou non. Elle entendait par-là, le vif que Potter avait finalement lâché alors que le professeur Lupin et l'autre personne qui l'accompagnait depuis début septembre, l'entraînaient vers le château rapidement afin qu'il puisse échapper aux élèves qui souhaitaient le féliciter.

Son œil expert remarqua alors que le vif ainsi libéré de l'étreinte du jeune homme, avait alors déplié ces ailes et, au lieu de s'enfuir comme il était sensé le faire comme d'habitude, il était resté à côté de lui, commençant même à le suivre quand il quittait le stade. Ce fut d'ailleurs à ce moment là que le professeur s'en saisit, non sans se poser des questions. Ses yeux aussi aiguisés que ceux qu'un oiseau de proie ayant tout de suite deviné qu'il se passait une chose de par normal avec le vif.

« D'ailleurs, pas seulement avec le vif » se corrigea-t-elle, son regard se déplaçant vers le cognard que le Gryffondor avait stoppé d'une main alors que lui-même s'écrasait durement sur le sol.

Encore là une autre bizarrerie. Malgré le choc relativement violent, surtout compte tenu de la vitesse hallucinante atteinte par le balai elle ne le savait comment, le garçon ne semblait pas en tout en apparence souffrir de quelques blessures.

« Inouï compte tenu de la chute » se répéta-t-elle.

Elle saisit alors le cognard qui était sur le sol inerte, et ouvrit ses yeux comme des soucoupes en observant une autre bizarrerie en plein milieu de la balle si vorace en temps normal. Alors qu'elle la scrutait se posant d'autres questions, les deux personnes encore présentes sur le terrain entrèrent en jeu.

« Il y a un problème ? » demanda une voix qui la fit sursauter et qu'elle reconnu comme appartenant au directeur.

Elle se retourna et le vit devant elle en compagnie de la directrice adjointe.

« Il semblerait qu'il nous faille remplacer l'un de nos cognards et surtout le vif qui semble avoir perdu de son ardeur au combat » expliqua-t- elle en désignant les deux balles qui étaient auprès d'elle.

Dumbledore et Minerva les regardèrent et une lueur d'amusement et à la fois de surprise illumina le visage de directeur.

« Pour le cognard, que le professeur Flitwick l'examine. » il se tourna vers sa sous directrice un sourire sur le visage « Amenez le vif à Harry. Je crois qu'il l'a bien mérité au compte tenu de sa prestation durant le match. »

Sur ses paroles, il laissa sans voix les deux professeurs, retournant vers Poudlard et son bureau. Il redoutait maintenant Harry de retour, les explications pour le ministère et surtout les actes de Voldemort en découvrant que le garçon qu'il recherchait était à Poudlard depuis tout ce temps.

Le directeur partit, Minerva s'empara du vif afin de l'examiner correctement. Elle ne comprenait pas la requête du directeur comme plusieurs fois auparavant. En comprenant ce qu'il se passait avec la balle d'orée, elle fit une exclamation de surprise, et rejoint séance tenante le château sous l'œil encore plus intrigué du professeur de vol.

« Assieds-toi Harry et reste tranquille. » ordonna d'une voix passablement énervée Tonks alors qu'ils venaient en compagnie de Rémus de revenir dans leurs appartements, le match de quidditch terminé.

« Ecoute-là, sinon je crains qu'elle t'oblige comme elle le souhaitait à te faire aller à l'infirmerie » rajouta Rémus en observant l'air non d'accord de Harry. « De plus, tu sais très bien que s'il n'y avait pas ce fichue problème avec toi, tu y serais depuis longtemps déjà » renchérit-elle

Cette phrase ayant l'effet escompté, Harry obtempéra et resta tranquillement assis sur une chaise, se reposant du match qui avait été l'un des plus éprouvant qu'il n'avait jamais fait. Le peu d'entraînement depuis l'année d'avant et l'effort qu'il devait faire pour utiliser convenablement son nouveau balai l'avait bien vidé de son énergie.

La vérité est qu'il ressentait une vive douleur de plusieurs parties de son corps, y compris de sa main droite, dont une partie du gant avait été arraché au contact avec le cognard que lui avait envoyé l'un des batteurs de Serpentard.

« Heureusement que cela commence à fonctionner »se dit-il en contemplant la paume de sa main droite, entaché par un mélange de terre et de sang résultat du contact avec la balle et de son atterrissage à nouveau catastrophique.

« Il va falloir que je soigne mes fins de match. J'en vraiment assez de me retrouver par terre. » déclara. .t-il parfaitement insouciant.

En voyant les regards par vraiment heureux de ses amis, il continua

« C'est vrai que cette fois, j'y étais un peu obligé, mon balai n'ayant pas une durée de vie énorme » donna-t-il pour tout explication.

Rémus et Tonks se regardèrent se demandant très bien de quoi il voulait parler.

« Au fait Harry » se rappela Tonks « Je te rends ton nouvel ami ! » tout en lui tendant le petit paquet qui ne l'avait pas quitté depuis qu'il lui avait confié avant le début du match.

Harry s'en saisit délicatement et commença à parler à son occupant sous le regard curieux de Rémus qui compris très bien de quoi il s'agissait alors. Tonks trop prise par l'ambiance du match n'ayant pas eut le temps et le loisir de lui donner des explications à propos du colis rapporté par la chouette.

« Elle se porte à merveille. Même si elle a eut un peu mal au cœur à un moment donné. » Harry expliquant sa conversation avec le serpent toujours dans sa boite. « Sûrement à la fin de la partie » dit-il en fixant Tonks qui lui répondit par l'affirmative.

« Quoi qu'il en soit, elle est vraiment impatiente de me voir et de pouvoir bouger réellement. Le voyage a été long aussi pour elle. Surtout qu'elle est encore jeune et peu expérimenté ».

Avant que l'un des 2 sorciers ne puissent réagir, il fit ce qu'il sous- entendait et ouvrit enfin le colis. Sous les yeux de Tonks et Rémus, il en sortit un petit serpent dans les gris sombre qui resta enroulé sur lui- même au creux de sa main. Ils virent avec plus moins de sympathie le langue du serpent sortirent, comme pour sentir l'air autour de lui. C'était d'ailleurs ce qu'il faisait.

« Cette femme est celle qui nous tenait tout à l'heure » siffla le serpent à Harry, alors que sa tête s'était retournée vers Tonks qui se sentant observé par la créature ne bougeait pas.

« Et dire que je la tenais avec moi » pensa l'aurore ne sachant pas comment réagir devant le regard vert que le serpent lui lançait.

Ce fut à ce moment là, que Célia entra, Rémus ayant laissé comme consigne au tableau de laisser passer le professeur. Elle arborait un visage toujours autant intrigué, alors qu'elle prenait place à côté de Rémus, tout en regardant Harry.

Le garçon sentant ce regard lui demanda ce qui la tracassait.

« Avez-vous une question particulière à me poser ? ou tout comme Rémus et Tonks, vous vous demandez comment diable un balai de cet acabit pouvait se comporter de cette façon ? » Il lâcha un sourire tel que son père en faisait avant lui, qui les surpris tous les 3. Célia était, bien plus sur le choc, car c'était la réel première fois qu'elle avait devant les yeux le portrait craché de James.

Au bout de plusieurs secondes, elle répondit, le temps de mettre ses pensés dans le bon sens.

« Trafiquer ton balai à l'aide de runes était à la fois un coup magnifique et complètement suicidaire » s'exclama-t-elle avec véhémence qui surpris les deux autres.

« Tu dois pourtant savoir que ce type de procédé est vraiment dangereux à utiliser. Les runes changent les caractéristiques du balai ainsi que sa résistance. Le point négatif étant que le balai ne supporte pas longtemps un traitement comme celui que tu lui as fait subir. Je suis d'ailleurs vraiment surprise qu'il ait tenu aussi longtemps et surtout à trois série de runes si je t'ai bien observé » l'interrogea-t-elle, sous les yeux encore ébahis par ses dires de Rémus et de Tonks.

« Tu as trafiqué ton balai Harry ? » dit paniqué Rémus

« Trafiquer, trafiquer c'est vite dit » s'amusa-t-il à répliquer

« Ne joue pas sur les mots, je t'en prie. Pas avec nous. » intervint Tonks alarmé par toutes ces paroles qui la dépassaient. « Explique nous ce que tu as fais »

Harry la regarda ne voulant pas répondre en tout cas tout de suite à son injonction, mais devant le regard à nouveau vert de Tonks, il céda une nouvelle fois.

« D'accord, je vais m'expliquer ce que j'ai fait » soupira-t-il « J'ai élaboré 3 séries de runes identiques en actions mais pas en puissance. Je les ai appelés, Patmol, Lunard et Cornedrue »

S'en suivit un monologue de Harry expliquant la constitution de ces runes et de leur utilisation.

« Quitte à avoir un balai trafiqué, autant en prendre un basique qui terminera en beauté sa longue carrière. Il est en effet à présent en route vers le Valhalla des balais, où les comète, brossdur, nimbus de toutes les générations se reposent après des années de loyaux services et de victoires »

Il se tut, et faillit rire en voyant les trois visages stupéfaits devant lui. Les dernières paroles en étaient la cause.

« Mon dieu, il devient aussi bon parleur que ne l'était son père » trancha Rémus les ramenant tous les trois à la réalité.

« Je prends cela pour un compliment »

Tous rire devant cette infirmation avant que Tonks ne fasse une autre demande, à propos d'une chose que les deux autres adultes n'avaient remarqué.

« Peux-tu nous montrer ta main droite Harry s'il te plais ? » glissa-t-elle innocemment.

La réaction en retour de Harry fut immédiate, et il la regarda moins serein que d'habitude. Pour une raison qu'il ne saisissait pas, elle avait le don de percer ses défenses, parvenant même à la faire fléchir. Cela l'intriguait énormément.

Il bougonna quelques secondes, enfouissant sa main droite à l'abris des regards qui le scrutaient espérant trouver un indice sur ce nouveau fait.

« Ne fait pas l'enfant Harry. Je suis certaine que cela a un rapport avec l'un de tes projets dont tu as le secret. Tu laisses parfois des traces derrière toi, malgré la précaution que tu apportes à tout nettoyer. »

Cette affirmation déplut à Rémus. Elle devait avoir remarqué quelque chose au sujet de Harry et l'avait tenu à l'écart. Il allait d'ailleurs intervenir, quand Célia poussa une exclamation en découvrant l'état de la main de Harry, qu'il montrait à tous à présent.

Le choc avec le cognard avait été violent, réouvrant les plaies encore fraîches. Harry espérait que le gant de quidditch servant de protection serait suffisant, mais malheureusement ou heureusement, le contact du cognard avait activé ce qui devait l'être et l'avait peut-être sauvé.

Il avait espéré que personne n'avait remarqué sa blessure, mais Tonks veillait bien trop au grain.

Minerva tenta ce qu'elle put sans le moindre résultat. La nymphe ne voulait pas la laisser entrer dans les appartements des 3 sorciers. Alors que la professeur tant respectée par ses élèves allait commencé à s'énerver contre le pauvre personnage qui ne bougeait pas son tableau, la porte s'ouvrit d'elle-même, laissant apparaître le visage de Rémus qui s'arrêta de sourire devant l'expression de son ancien professeur.

« Si vous voulez bien vouloir entrer Minerva »l'invita-t-il « Même si je suis surpris de vous voir ici et non pas à féliciter vos troupes pour leur victoire si éclatante » renchérit-il ce qui redonna une meilleur expression sur le visage de la vieille sorcière.

« C'est vrai, mais Harry est l'une de mes troupes comme vous les appelez » répondit-elle un léger sourire sur le visage.

Ce fut donc ainsi que la directrice des Gryffondors entra dans la pièce principale, trouvant seulement Célia assise. Rémus invita Minerva à s'asseoir ce qu'elle fit suivit de peu par le maraudeur.

Elle était sur le point de poser une question, quand la porte donnant sur la salle de bain s'ouvrit, révélant Tonks et Harry, qui vinrent la saluer et s'asseoir. Le professeur remarqua la main droite gantée du garçon, seule relique de son ancienne tenue mais ne releva rien de plus aux grands soulagement de tous.

« Si je suis ici, c'est tout d'abords pour te féliciter Harry pour cette victoire, même si je souhaite que la prochaine fois, elle se fasse de façon plus conventionnelle et bien entendu moins dangereuse » une expression sérieuse sur le visage du professeur semblait vouloir dire qu'il devait arrêter de mettre sa vie en jeu dès qu'il monte sur un balai.

Il allait lui répondre, mais le professeur se remit à parler et il n'osa pas l'interrompre.

« Mme Bibine et moi-même avons remarqué que le vif d'or que tu as attrapé semble à présent moins énergique que durant avant et pendant le match » déclara-t-elle.

Désirant prouver ses dires, elle sortit de sa poche la balle tant convoitée et la lâcha dans la pièce.

Celle-ci ne bougea pas, puis fit des petits mouvements afin de pouvoir s'orienter dans l'espace, puis sans hésiter, se dirigea vers Harry. A moins de 1 mètre de lui, il commença à tourner autour du garçon, comme pour l'inviter à l'attraper. Harry qui n'en demandait pas tant tenta de l'attraper, et ce ne fut qu'au bout de 3 essais qu'il y parvint. Il relâcha alors le vif qui comme quelques secondes plus tôt se remit à bouger plus ou moins anarchiquement autour du garçon qui se demandait ce qu'il lui arrivait.

« Comme tu as rendu inopérant le vif tout comme le cognard, nous avons pensé que si tu décidais de le garder, il n'y avait aucun inconvénient. »

Harry eut les yeux comme des soucoupes devant la déclaration de son professeur. Il pouvait garder le vif qu'il avait attrapé. Certes il était déréglé, mais tout comme son père il allait avoir la précieuse balle d'orée qu'il adorait tant. Néanmoins une impression bizarre lui fit perdre son sourire, et tous le remarquèrent.

« Pourquoi un tel cadeau ? Un vif d'or de compétition n'est pas donné. Ce n'est pas non plus un jouet que n'importe qui peut se payer » ses paroles reflétait la partie suspicieuse du garçon qui savait malheureusement que l'on recevait rien sans rien.

Minerva soupira ne s'attendant pas à cette réaction.

« Le Harry qui faisait confiance facilement n'est plus désormais » se dit- elle.

« En vérité, il ne peut plus être utilisé. Il semble que tu sois parvenu à rompre par toi-même et de façon complètement inconsciente l'enchantement permettant au vif d'avoir sa combativité propre et de vouloir s'échapper des mains qu'ils veulent l'attraper de toutes les façon que cela soit. »

Tous la regardèrent sans comprendre, jusqu'à ce que Tonks fit une exclamation de joie qui surprit tout le monde et surtout Minerva qui se faisait assez âgé. Cette exclamation fut suivit d'un boum, lorsque l'aurore qui s'était levé suite à sa compréhension était tombée en butant contre la table et la chaise, tombant sur Harry et l'entraînant dans sa chute.

Célia et Rémus sourirent en voyant la scène, alors que Minerva soupirait en levant les yeux vers le plafond. Elle se demandait bien comment Harry avait survécu au phénomène Tonks qui avait causé tant de dégâts pour les points de sa maison quand elle était elle-même élève à Poudlard. Elle se demandait aussi comment il faisait pour la supporter alors qu'elle causait tant de carnage dans son entourage. Au lieu de le voir râler et de se moquer de l'aurore, elle fut surprise, avant de réaliser qu'elle parlait de Harry, et non d'un autre de ses étudiants.

En effet, loin de s'être offusquer ou énervé de se retrouver par terre, empêtré avec Tonks, il se mit à rire tout en se relevant, aidant en même temps son amie rougissante d'embarra.

« Cela faisait longtemps, hein Lunard » la taquina-t-il, la faisant encore plus réagir.

« Ce n'est pas drôle de te moquer de moi » dit-elle boudeuse

Cette attitude assez enfantine fit sourire tout le monde, y compris Minerva qui se rappelait les tribulations de la jeune aurore durant ses cours.

Le reste du week-end passa dans une certaine joie. Sa victoire au quidditch d'une part et la récupération de son visage d'autre part rendait Harry très heureux. En tout cas en apparence. Car au fond de lui, il redoutait le regard des autres sorciers de l'école qu'il avait côtoyé durant plusieurs semaines en se faisant passer pour quelqu'un qu'il n'était pas. Nombreux seraient fâchés maintenant, d'autres intrigués par cette mascarade. En tout cas, il allait à nouveau attirer tous les regards et cela il ne le supportait pas.

Il savait aussi que Voldemort savait qu'il avait été berné depuis des mois. Le mage essayait coûte que coût à le localiser, et il était à Poudlard. La nuit suivant le match Harry avait bien sentit que le mage noir était dans une colère monstre à cause de ça. Les mangemorts en contact avec le ministère avaient été d'ailleurs punis d'un bon gros doloris pour leur incapacité.

Harry redoutait par ailleurs, Voldemort ayant fermé à nouveau son esprit de peur que son ennemi puisse lui aussi voir au travers lui, que Rogue subisse lui aussi le sort de douleur. Pas que cela avait de l'importance pour lui, mais maintenant qu'il était enfin de retour, le professeur de potions pouvait enlever un nombre incalculable de points à sa maison. Cela le dérangeait vraiment. Le comportement du professeur en réponse envers lui ne l'inquiétait pas. Le fait d'avoir vu Rogue terrifié de peur lors du premier cours lui faisait plaisir. Même s'il ne voulait pas l'admettre, Harry adorait lire ce sentiment chez ses ennemis.

« Tu commence sérieusement à avoir des goûts des plus douteux » se dit-il en essayant de faire le vide dans son esprit, s'étant réveillé en plein milieu de la nuit.

« Tu es ce que tu es Harry. Il ne faut renier ce que nous sommes. La peur et la terreur sont le lot des puissants. Voldemort l'a toujours compris et c'est pour cette raison qu'il est devenu aussi puissant et terrible dans l'esprit collectif des sorciers » lui dit la voix chaude de Adam dans son esprit.

Harry médita sur cette pensée qui était juste, mais qui ébranlait les valeurs qu'il avait développées depuis sa naissance. Il ne s'était jamais imaginé terrifiant ses congénères. Et là, il y prenait du plaisir, tout comme il avait ressentit un début du plaisir en lançant le doloris sur Bellatrix et en assistant à la mort de Dolores.

« Ne t'arrête pas à ce genre de considération Harry. J'avoue que nous sommes semblables en de nombreux points. Nous avons été serviable avec tous et nous avons été trahis et abandonné par les personnes en qui nous avons confiance. »

« C'est pour cela que nous n'arrivons pas à ... » il hésitait à continuer

« A faire complètement confiance. La réponse est oui Harry je le crains. »

Harry savait déjà tout cela. En tout cas il le ressentait au fond de lui.

« Tu sais, je crois que Tonks est dans le vrai. Elle ne nous abandonnera pas. C'est dans sa nature de Poufsouffle » dit d'une voix sûr l'entité

« Malgré les choses affreuses que j'ai fait, il faut avouer que l'unique personne qui ne m'a jamais tourné le dos fut ma femme. Et cela même quand je lui ai avoué la vérité, toute la vérité sur moi et mon histoire. Certes elle a été outrée mais contrairement à ce que je pensais, elle ne m'a pas abandonné. Elle m'a même aidé à surmonter mes fautes, à les accepter même si je pense que cela est impossible car impardonnable. En un sens, sans elle, il n'y aurait pas eut de descendance, et peut-être que. » à présent c'était lui qui hésitait à se raconter de la sorte. Mais Harry devait savoir ces choses si importantes pour lui, afin qu'il sache toutes les facettes de l'histoire de sa famille. C'était la seule possibilité pour qu'il ne fasse pas les mêmes erreurs que son ancêtre.

« Sans elle, je ne me serais peut-être pas arrêté dans ma folie et aurait réduit à néant plus de choses que je n'avait déjà détruit sur mon passage. » il eut une autre hésitation avant de terminer « Qui sait, je serais peut-être encore en vie à l'heure actuel, à faire ce que nous devons faire »

Sur ces paroles à la fois rassurantes et effrayantes pour le jeune homme, Adam se replia dans le coin sombre de l'esprit de Harry, où il passait le plus clair de son temps.

Alors que Harry ruminait ses pensées, il fut assaillit par l'envie de fêter sa victoire de quidditch en jouant un tour aux Serpentards. Il était d'ailleurs bien décidé à se lever et l'effectuer tout de suite, quand il compris que James était passé à l'attaque, réalisant une faiblesse passagère.

Ce fut anxieux, que Harry rentra toujours accompagné de Tonks dans la grande salle le lundi matin. Les élèves déjà présents se retournèrent pour le regarder avancer ne sachant pas comment réagir pour la plupart avec lui. Harry qui depuis sa première année engendrait un grand nombre de discussions derrière lui, était sur presque toutes les lèvres de l'école.

Déjà il imaginait les rumeurs les plus folles sur son sujet. Le principal sujet étant celui que le dérangeait le plus. Sa non utilisation de sa baguette depuis début septembre était connue de tous. Malgré le fait que tous les élèves ignoraient le pourquoi, la rumeur comme quoi il n'avait plus de magie en lui, initiée par les Serpentards bien sûr faisait le tour de l'école depuis la fin du match.

Les cours se passèrent à peu près normalement, hors mis le fait qu'Harry tout comme près de 2 mois n'utilisait toujours pas sa baquette. Les professeurs semblaient ravis de le voir de retour même s'ils savaient pratiquement tous qu'il était là.

De tous, ce fut Hagrid le plus affecté. D'un côté, il était heureux de voir son protéger comme il l'avait appelé juste avant sa première année son protégé. De l'autre, il se sentait trahis de n'avoir pas été mis au courant alors que les autres professeurs l'étaient. Néanmoins, il n'en tint pas rigueur à Harry trop content de le voir vivant et en bonne santé. Le demi- géant était trop bon pour se mettre en colère contre lui. Il savait malgré lui, qu'il n'était pas la personne la plus sûr pour garder les secrets. Il reconnaissait aussi que tous devaint faire des sacrifices afin que Harry soit en sécurité.

« Ce n'est rien Harry. Tu n'avais pas le choix. » lui dit le demi-géant alors qu'il discutait avec lui à la suite du cours. N'ayant rien du reste de la matinée, Tonks et lui étaient restés discuter à la fin du cours avec le professeur en attendant que les élèves du cours suivants n'arrivent.

Il resta donc discuter avec lui pendant une dizaine minutes, avant de rentrer au château devant les regards intrigués voir apeurés des premières années arrivant près de la cabane du professeur pour leur cours.

« Il l'a pris assez bien. Tu t'es fait des idées. » lui dit Tonks alors qu'ils arrivaient sur le perron de l'école.

« Tu as raison. Encore une ou deux discutions avec lui, et je pense qu'il aura oublié le fait qu'on lui a caché des choses » lui répondit Harry convaincu par ses paroles, avant de s'assombrir en pensant aux deux personnes à qui il devait des explications.

« Malheureusement, je crains que Hermione et surtout Ron vont être plus dur à comprendre. » son regard sombre dirigé vers le sol alors qu'ils parcouraient les couloirs.

« Ils sont tes amis, ils comprendront. D'ailleurs, Hermione ne t'a pas dénoncé à Ron, comme elle te l'avait promis. »

« Cela veut seulement dire, qu'elle désirera forcément plus d'explications, que je ne pourrai pas lui donné. » sa mine devenant encore plus sombre. « Malheureusement, le pire est à venir avec Ron. »

Devant le regard perplexe qu'elle lui lançait, il soupira.

« Je sais que tu as connu Bill et Charly durant ta scolarité, enfin de plus ou moins près, et malheureusement, il est un bien plus têtu et obtus, tout comme Percy que les autres membres de sa famille. Le principal problème étant qu'il veut se démarquer de ses autres frères, et que par le passé ses agissements étaient parfois inconsidérés. Sa réaction, je ne peux pas la prévoir. Malheureusement. » soupira-t-il devant le regard attristé de Tonks qui comprenait un peu de quoi il voulait parler.

Durant les discussions qu'ils avaient partagés tous les deux, Harry lui avait raconté beaucoup de ses aventures au fil des années. Ce qui l'avait marqué de la part de Ron, qu'elle pensait juste, était ses agissements avant la première épreuve du funeste tournoi deux ans auparavant. Elle ne s'en serait jamais douter qu'il pouvait agir de la sorte et surtout pas avec son meilleur ami. Cela lui avait fait comprendre pourquoi au fond de lui Harry pouvait avoir un comportement bizarre parfois envers les autres. Elle avait compris en étant passé par une chose de similaire qu'il n'arrivait pas à faire pleinement confiance.

Ce qui la rassurait d'un autre côté, était qu'elle et Rémus étaient parvenus à briser les obstacles qu'Harry avait érigé pour se protéger, plus ou moins inconsciemment. La preuve étant qu'il leur avait avoué des choses qu'il n'avait jamais mentionnées à Ron et Hermione. Le fait d'être devenue en plus de cela, son confident, chose qu'elle n'avait jamais espéré être avant la rendait particulièrement heureuse.

La semaine se passa sans encombres, et beaucoup trop rapidement afin que Harry puisse parler comme souhaiter à ses deux amis. Si bien que le 31 octobre débuta par une annonce faite par la gazette des sorciers. Celle-ci eut l'effet véritablement d'une bombe dans la grande salle au moment où les hiboux et chouettes livraient le courrier.

Depuis la nuit et son réveil en sursaut et en sueur, le premier vraiment violent depuis des mois, Harry savait qu'il venait de se produire un évènement violent. Il savait que cela allait ébranler les consciences. Et ce n'était pas un mal. D'ailleurs, le résultat l'approuvait.

Il remarqua que ses camarades réagissaient différemment selon leur maison d'appartenance. La nouvelle était à la fois bonne et mauvaise. Voldemort avait envoyé une troupe de mangemort à Azkaban au milieu de la nuit afin de délivrer ses hommes incarcérés dans la prison depuis fin juin. Il comptait ainsi retrouver plusieurs de ses plus proches serviteurs de la première génération, parmi les plus expérimenté aussi. Malheureusement pour lui, l'opération ne s'était pas déroulée aussi bien qu'il le souhaitait. En effet, par un hasard incroyable, des aurors et des membres de l'ordre du phœnix étaient intervenus très rapidement et avait prêtés main forte aux gardiens de la prison. Après un combat acharné, les mangemorts avaient préférés battre en retraite au risque de devoir recevoir un châtiment exemplaire de la part de leur maître. Mais valait mieux un doloris ou deux plus tôt que de se faire arrêter et rejoindre les prisonniers.

Harry avait ressentit la frustration de Tom lorsque Bellatrix était revenue dans son repère avec moins de troupes qu'avant son départ. Elle avait été punie sévèrement pour cet échec cuisant, mais restait tout de même le bras droit du maître.

De son côté, Harry jubilait. Il savait que Voldemort avait pour une fois sous-estimé le ministère et Dumbledore. Résultat, il venait de perdre non seulement des hommes, mais en plus, prouvait qu'il pouvait être combattu et repoussé. Grâce à cet échec, le moral de la population pouvait s'améliorer. Harry redoutait que le ministre ramène l'échec de cette attaque à la politique qu'il menait depuis plusieurs mois afin de préparer tous les sorciers à un nouvel âge sombre.

Pour palier cette éventualité, Harry décida de passer lui aussi à l'action.

« Cette attaque de Tom va me servir à moi aussi pour commencer à abattre mes cartes. Il est largement temps que le ministre comprenne les erreurs qu'il a commise à s'attaquant à nous. Il va regretter de nous avoir traité de cette façon. Il paiera pour les autres avant lui pour la même occasion » finit-il par décider, avant de quitter la table sans un mot à Tonks qui discutait avec Maugrey.

Voyant qu'il bougeait, elle se leva précipitamment, faisant tomber sa chaise derrière elle, et rejoint Harry aussitôt, qui avait déjà fait la moitié du chemin vers les portes de la Grande Salle.

La journée passa très vite pour l'ensemble des élèves de l'école. Tous pensaient à deux choses précises en ce jour. La première bien sûr était l'attaque de Azkaban par les mangemorts. La première attaque réelle depuis la nuit au ministère de la magie en juin. Compte tenu de la défaite des mages noirs, les Serpentards dans leur ensemble faisaient grise mine, plusieurs attendant depuis longtemps cette opération, un en particulier. D'ailleurs, pour des raisons personnelles, Drago Malfoy se faisait encore plus petit, en rongeant sa hargne. Le nom de son père avait été inexorablement encore une fois donné comme faisant partit des prisonniers. Le Serpentard détestait par-dessus tout ce fait. Le second sujet sur toutes les lèvres était comme toujours la perspective du banquet d'Halloween comme tous les ans. Les décorations étaient d'ailleurs entrain d'être mises par plusieurs elfes de maisons ainsi par plusieurs professeurs dont Hagrid. Le demi-géant ne laissait le soin à personne de disposer à sa convenance ses citrouilles dans la Grande Salle.

Autant dire que l'ambiance de cette journée était partit sur les chapeaux de roue. Seuls quelques personnes de Gryffondor espéraient que comme l'année dernière, la soirée passe d'une façon normale. A croire qu'il pouvait avoir deux Halloween de suite sans le moindre incident. En tout cas, Rusard et Maugrey s'étaient donnés le mot, si bien qu'ils confisquèrent l'un comme l'autre de nombreux pétards du docteur Flibuste et des feux d'artifices made in Weasley, qui rencontraient un franc succès parmi les élèves des 4 maisons.

« Espérons que rien ne vienne entacher cette journée qui a si bien commencé » soupira Hermione à la fin du cours d'enchantement

« J'espère que mes frères vont bien » lui répondit Ron, mal à l'aise.

La préfète le regarda curieuse, avant de comprendre qu'il faisait référence à l'attaque de la veille. Ses frères exceptés Percy faisaient à présent partie de l'ordre. Au grand dame de leur mère, les jumeaux avaient rejoint le reste de la famille dans la lutte.

« Ne t'inquiète donc pas. Si l'un d'entre eux avaient eut un souci, tu le serais. Le directeur ne te laisserait pas dans l'ignorance. » Tenta-t-elle de le rassurer.

« Tu as sans doute raison. Dumbledore nous aurait prévenu » conclu-t-il, retrouvant confiance. Les paroles de son amie le rassurant pleinement. « Par contre, je me demande bien où se trouve Harry. Il assiste toujours au cours pourtant » une note d'inquiétude pour son ami, identifiable dans sa voix.

« Nous pourrions demander à Lupin, mais je ne suis pas certaine qu'il nous répondra »

« C'est vrai, il a tenu secret les informations sur Harry durant des mois. Pourtant nous l'avons tous interrogé » la coupa-t-il

« Il devait avoir de bonnes raisons. Nous les connaîtrons biens un jour» déclara-t-elle, à la fois désirante de raconter à Ron ce qu'elle savait et la fois espérant que rien de mal ne se passait avec Harry.

Elle ne savait pas quoi penser, la dernière fois qu'elle l'avait vu, le matin même quand il quittait la Grande Salle, il avait l'air de bien aller. A moins que cela ne soit une autre illusion. Cette pensée hantait l'esprit de la jeune fille qui se posait de plus en plus de question au sujet de son autre meilleur ami.

Malheureusement, Harry tout comme Tonks ne furent pas présent ni durant le repas du midi, ni durant le cours de potion en fin d'après-midi. A la tête qu'arborait Rogue, il en était visiblement satisfait.

Tous les élèves étaient présents dans la Grande Salle, à observer les décorations pour le banquet. Les citrouilles géantes de Hagrid attiraient les regards des premières années et des autres comme toujours.

Rémus était présent à la table des professeurs, à discuter avec Minerva, attendant comme tous l'ouverture du banquet par le directeur qui observer ses étudiants un sourire malicieux sur le visage.

Il se levait pour annoncer ce que toutes les personnes dans la salle attendaient ardemment, lorsque soudain, les portes s'ouvrirent d'un coup, laissant entrer 3 sorciers, en trombes dans la salle.

Plusieurs personnes dont des professeurs eurent une grimace de dégoût en reconnaissant en chef de file, le ministre Fudge, qui se dirigea directement vers la table des professeurs, suivit de près par Dawlish et Kingsley, qui restaient de marbre, alors que le ministre semblait être bien remonté. Cela sa voyait sur son visage.

« Etes-vous responsable de cela ? » cria-t-il presque en arrivant devant Dumbledore et en lui jetant un exemplaire de la Gazette de Sorciers, mais celle du lendemain.

De toute évidence, il devait avoir des amis dans le journal, normal vu comment il l'avait manipulé durant près de un an à sa convenance.

Le directeur, prit le journal, lisant rapidement mais avec intérêt la fameuse première page, dont Fudge faisait sûrement référence.

Au fur et à mesure de sa lecture, le silence se faisait dans la grande salle, et tous virent avec curiosité, le visage du directeur changer d'expression. Tout d'abord curieux comme tout le monde, il devenait intrigué, voir ennuyé par les faits présentés dans l'article. Une fois à la fin de la page, la signature l'intéressa au plus au point, mais malheureusement, elle ne lui disait rien. Le style d'écriture était moins élaboré que d'habitude ce qui prouverait que c'était l'œuvre d'un jeune journaliste, mais surtout le ton et le propos, reflétait l'opposé des articles du journal. Jamais un article aussi mordant et incisif n'avait été écrit contre le ministre.

Alors qu'il se posait des questions, un bruit attira son attention, ainsi que de tous les sorciers présents au château. Un cri d'agonie se répandit à travers tout le château, et tous se posèrent la question à qui il appartenait.

A la table des professeurs, Albus observa la réaction de Rémus, qui comme il l'avait deviné révélait à qui devait appartenir ce cri. D'ailleurs, le loup-garou ne tenant plus, alla pour se lever, lorsque les portes se refermèrent avec grand bruit et à l'étonnement de tous, y compris de Albus.

« Qu'est ce que ceci ? » cracha Fudge, peu enclin à en supporter d'avantage. « C'est encore l'une de vos manigances afin de me nuire. » commençant un discours des plus paranoïaques, qui n'ému personne.

Il fut stoppé, net, en recevant un poisson en pleine figure. Le ministre mit un genou à terre et ce fut avec l'aide de Dawlish qu'il se releva.

« Qui a osé faire cela ? » cria-t-il, faisant taire qu'une partie des rires. Tous, professeurs compris, souriaient ou riaient devant le ridicule de leur ministre.

« HHHaaaaaaa. Fudgy n'aime pas poisson. Fuggy n'aime pas poisson » scanda plusieurs fois une voix assez fluette que de nombreux élèves reconnurent pour l'avoir entendu auparavant.

Fudge identifiant l'intrus, lui lança un regard, qui eut comme réponse une grimace dès plus ignoble de la part de l'incriminé. Alors que le ministre allait l'insulter, il lui coupa encore la parole, lui faisant face malgré les 10 bons mètres qui les séparaient.

« Le destructeur arrive, le destructeur arrive » répéta-t-il, provoquant à présent une inquiétude chez Fudge.

« Non, il est là » hurla-t-il cette fois en désignant les portes, qui s'ouvrirent largement et violemment.

Ce fut à cet instant que tous le virent dans l'encadrement des portes, les observer de sa puissance.