Hello les gens ! Comment va ? Voici le troisième chapitre ! TADADAAAA

Alors, avant de commencer, quelques précisions :

- Je replace l'histoire à la date actuelle (2016) car j'aurais besoin de toute la technologie actuelle, et je n'avais pas envie de faire d'anachronisme monstrueux.

- Je ne vais PAS me taper tous les textes de lois du Royaume-Uni, donc on va dire que je vais inventer un peu les lois en les faisant les plus crédibles possibles

- Je n'avais pas encore décrit physiquement les personnages car… J'avais oublié… Ouais je sais.

- J'espère que cette fic vous plais toujours :-)

Comme d'habitude, tout est à la magnifique, la sublime JKR, sauf les quatre persos et demi (je ne compte toujours pas Brandon comme une personne, niark)

La gare de King's Cross était bondée lorsque Jonathan sorti du taxi pour y retrouver ses nouveaux collègues. Il avait passé les derniers jours à faire plusieurs check-lists de choses à faire selon telle ou telle situation, de questions à poser. Il était aussi allé plusieurs fois rendre visite au Premier Ministre pour obtenir différents mandats : fouille, arrestation, interrogatoire, tout y était passé. Même le directeur de cette école ne pourrait rien faire. Il s'était senti obligé de prendre de telles mesures car il savait qu'on lui mettra des bâtons dans les roues, le Premier Ministre en avait d'ailleurs convenu.

Au loin, il vit les trois personnes qu'il attendait. Et ce qu'il vit le fit soupirer. Si Cynydd et Alverède étaient plutôt discret, Geoffrey, lui, était plus que voyant. Cet idiot de première tenait une splendide pancarte avec son prénom écrit dessus. La chose était d'une violente couleur rose et le nom était écrit en doré avec des petits cœurs tout autour. Au moins, les deux autres l'ayant vu, ils s'étaient rapprochés et il n'aurait pas à leur courir après pour les rassembler. Sans un mot, il les enjoints à le suivre. Ses compagnons prirent leurs affaires, chacun ayant deux valises. Le Premier Ministre lui avait dit comment accéder au train, et, alors qu'il connaissait le chemin, il put remarquer plusieurs groupes de personnes prendre le même chemin.

« Bon, on va se séparer, on ne peut passer que deux par deux. Il faut s'appuyer contre le mur que vous voyez, entre la voie 9 et la 10. Un passage s'ouvrira et vous pourrez passer. Pas de panique. Geoffrey, tu viens avec moi. Les deux autres, vous passez en premier. »

Tous acquiescèrent et ils se mirent en position. Cynydd et Alverède S'adossèrent au mur en question après qu'un groupe de trois personnes, tous plus blonds que bond, soit passé. Jonathan eu juste le temps de cligner des yeux que ses camarades avaient disparu.

« Viens Geoffrey, c'est notre tour.

- Attends, attends, attends, t'as vu ce qui s'est passé ? On aurait dit qu'ils étaient aspirés ! Comme dans un vortex ! Ils se sont fait bouffer par un mur enfaite, c'est ça ? Hein ? C'est ça ?

- Arrêtes ! Tais-toi, tu vas nous faire repérer. Tu poseras tes questions dans le train. Pour l'instant, avance. »

L'homme insupportable s'arrêta miraculeusement et ils purent imiter leurs camarades, disparaissant à travers ce fameux mur. Il ne ressenti rien, en particulier. Pas de chaud, ou de froid, ou de douleur. C'était comme passer une simple porte. De l'autre côté, ses yeux subirent une seconde agression colorée. De toutes les couleurs existantes, pourquoi ce foutu train devait être aussi rouge ! Ses yeux se remettaient à peine de la pancarte rose ! Le groupe de quatre se rejoignit à l'avant du train et ils décidèrent de s'installer dans le premier wagon. Il allait maintenant devoir donner toutes les explications répondre aux questions.

« Alors, maintenant que nous sommes là, nous avons plusieurs heures avant d'arriver à l'internat. Je vais donc en profiter pour vous expliquer ce que l'on va faire, donc écoutez-moi jusqu'au bout, sans m'interrompre, puis vous me poserez vos questions.

« Nous allons mener plusieurs investigations concernant cette école. Premièrement : la qualité d'apprentissage des élèves, qui tournera autour des professeurs, leur nombre par élèves, leurs diplômes, leurs connaissances dans la matière qu'ils enseignent, la manière dont ils enseignent, les emplois du temps, l'agencement des classes.

« Deuxièmement : l'administratif de l'école. La salle des archive est-elle bien rangées, accessible, est-ce que tous les documents sont complets, valides, obsolètes, les finances sont-elles bonnes, qui fait quoi et dans quelles mesure.

« Troisièmement, la partie vie scolaire. Est-ce que les élèves ont le droit d'aller où ils veulent durant leur temps libre, y a-t-il des activités proposées, les dortoirs sont-ils fonctionnels, les menus des plats sont-ils équilibrés pour le bon développement des enfants, les parents peuvent-ils rendre visite à leurs enfants durant le week-end, les enfants peuvent-ils rentrer chez eux durant le week-end.

« Quatrièmement, les corrections. Y a-t-il un système d'heure de colle, de rappel à l'ordre, comment se déroulent les retenues, quand, est-ce que ça rentre en conflit avec les plannings, y a-t-il des professeurs qui abusent de leur autorité, y en a-t-il de trop laxistes. Des questions ?

- Oui, répondit Cynydd. Est-ce qu'on va devoir interroger les élèves et les professeurs ?

- Si cela parait nécessaire, oui. En tout cas, pour les professeurs, c'est une obligation.

- Est-ce qu'on va devoir assister aux cours ou aux repas ? Demanda Alverède.

- Dans la mesure du possible, oui.

- On va avoir notre propre dortoir ou on va dormir avec les élèves ?

- Geoffrey, je te préviens tout de suite que-

- Oui, je sais, pas touche. De toute façon je les préfère bien plus mûres.

- Il y a vraiment intérêt.

- Le directeur et les professeurs sont-ils au courant de notre venue ? S'interrogea Alverède.

- Non, pas encore. Comme cela, ils ne pourront pas préparer notre arrivée et nous cacher des choses. Le Premier Ministre m'a cependant assuré que le directeur serait informé de notre arrivée après que l'on se soit présenté.

- Hey, les élèves arrivent ! La vache, y en a beaucoup ! »

En effet, le nombre de population sur le quai avait bien augmenté. Ils eurent d'ailleurs la surprise de voir un grand nombre d'animaux en tout genre. Geoffrey était en extase devant toutes les boules de poil et de plume, cherchant sans doute une espèce magique, comme un chat à deux queues, un chien ailé, ou toute autre chose de magique. Cynydd, elle, chercha son frère et son neveu. Elle devait les avoir trouvé car elle quitta leur compartiment en lui promettant de revenir bientôt. Puis, Jonathan examina la réaction d'Alverède. Il ne lui avait pas encore annoncé la bonne nouvelle à propos de la magie, et il savait que tout se jouait maintenant. Soit il remarquait quelque chose de bizarre et partait tout de suite, soit il le remarquait et ne partait pas, soit il ne remarquerait pas et donc serait coincé avec eux.

Cependant, quelque chose troubla Jonathan. Alverède ne semblait pas curieux, il ne cherchait pas d'anomalie dans ce groupe de personnes. Il ne semblait même pas un peu tendu, comme c'était le cas lorsqu'il y avait beaucoup de monde. Le jeune homme regardait par la fenêtre, observant les familles avec un air d'envie et de nostalgie. Comme s'il se remémorait un souvenir très semblable à la situation actuelle.

Détournant le regard, Alverède croisa le regard de Jonathan, puis soupira.

« Je sais déjà pour la magie, tu sais. »

Jonathan eu un sursaut et il senti ses yeux s'écarquiller. Il devait vraiment tirer une tronche incroyable car l'autre ne put retenir un ricanement. Geoffrey le regarda pendant deux secondes, puis lui sauta presque dessus pour l'ensevelir sous un tas de questions sur ce qu'il savait exactement et pourquoi il ne les avait pas prévenus. Alverède tenta au mieux d'y répondre, repoussant avec courage l'ardeur de Geoffrey. Jonathan décida de mettre ça de côté et d'en parler seul à seul avec le concerné. Il y avait une histoire, et il fallait qu'il sache si cela entrerait en conflit avec son enquête.

Peu après, le train démarra et Cynydd les rejoignit, leur annonçant qu'elle avait laissé son neveu avec des secondes années. Pendant la durée du voyage, Jonathan expliqua à ses camarades le peu d'informations que le Premier Ministre avait pu obtenir du Ministre Fudge, c'est-à-dire, pas grand-chose. Il leur expliqua qu'il existait plusieurs catégories de personnes dans le monde magiques :

- Les sang-pur

- Les sang-mêlé

- Les nés de moldus

- Les crackmols

- les créatures magiques

De la manière dont lui en avait parlé le Premier Ministre, il semblerait que les sang-pur avait le pouvoir, que les sang-mêlé, en fonction de la famille du côté sorcier, en avait un peu aussi, les nés de moldus correspondait au citoyen lambda, les crackmols étaient considéré comme inférieurs et les créatures magiques avaient le même statut que des esclaves. Et ne parlons même pas des moldus.

Selon le Premier Ministre, le monde magique anglais n'avait pas évolué depuis quelques siècles et était totalement coupé du monde. Il risquait donc de trouver quelques lois absurdes qui ne valaient vraiment quelque chose qu'au Moyen-Âge. Jonathan espérait sincèrement que les corrections physiques n'existaient plus, sinon des têtes allaient tomber.

Jonathan expliqua ensuite ce qu'il savait de l'école : quelle était dans un château, que personne ne pouvait y entrer ou en sortir sans l'accord du directeur et que les repas se déroulaient en commun dans une grande salle. C'était très peu, mais cela leur permettrait d'avoir un point de vue plus objectif et de pouvoir poser des questions sur tout et n'importe quoi.

Après ce maigre débriefing, Jonathan laissa les autres à leurs occupations et plongea dans ses révisions de textes de lois. Il avait décidé de prendre tous ses bouquins et il en avait même acheté d'autre.

Deux heures plus tard, Jonathan lâcha ses bouquins et les remis dans sa valise de cabine. Ses camarades étaient toujours là. Alverède écoutait de la musique avec son casque tandis que Cynydd lisait un roman policier. Geoffrey avait plongé dans les bras de Morphée.

Ils faisaient vraiment un groupe bizarre. Alverède était un homme que l'on pouvait qualifier de petite taille, à peu près 1m75. Les cheveux blond sables tombaient jusqu'aux épaules et une frange recouvrait un peu les yeux bleu-gris qui se cachaient derrière des lunettes à la monture fine. Les traits de son visage n'était ni fins, ni épais, le genre de visage que l'on ne remarque pas dans la rue.

Cynydd, elle, était ce que l'on pouvait qualifier de beauté. Sa peau était magnifique, d'un noir profond, presque ébène. Elle était aussi plutôt grande, environ 1m80. Sa carrure était fine, bien qu'elle soit sculptée souplement pour pouvoir prendre ses adversaires au dépourvu. Comme un serpent ou une panthère.

Puis Geoffrey. Il était le type beau gosse-sale gosse. On l'adorait, même s'il faisait des idioties plus grosses que lui. Et pourtant il était grand, le plus grand des quatre en fait, du haut de ses 1m96. Il était le stéréotype de l'australien surfeur : blond, les cheveux courts, une carrure d'athlète, un sourire ultra brigth, les mots joueurs. Pourtant, il était tout ce qu'il y a de plus canadien.

Jonathan, quant à lui, faisait dans les 1m87. Brun, les yeux marrons, parfaitement rasé, parfaitement habillé. Le genre de type que tout le monde trouverait ennuyeux. Celui pour lequel on pense immédiatement qu'il n'était pas du genre à sortir, un bourreau du travail. Ah, s'ils savaient. Il se rappelait les nombreuses fois où, pour faire son travail, il avait dû aller dans toutes sortes d'endroit. Les bars malfamés, les restaurants huppés, les boites de nuits branchées, les casinos, les motels insalubres. Mais le plus spécial était lorsqu'il avait dû trouver quelqu'un dans une boîte de nuit gay. Il y avait une bonne ambiance. Il y était retourné quelques fois, cela lui permettait de ne pas se retrouver avec une fille soule qui vous accusait le lendemain de l'avoir forcée. Et la musique était vraiment bien. Non, vraiment, les gens ne le connaissant pas ne pourraient vraiment pas l'imaginer dans ce genre d'endroit.

Revenant sur son travail, il était la personne qu'on appelait lorsqu'un scandale risquait d'éclater. Un paparazzi problématique, il s'en chargeait. Un enfant d'ambassadeur qui fugue, il le retrouvait et réconciliait la famille. Une journaliste qui fait paraitre un article diffamatoire, il la forçait à communiquer un démenti et des excuses officielles dans la minute. Il était le garde-fou du gouvernement anglais et conseiller du Premier Ministre.

C'est pourquoi, en apprenant l'existence du monde magique, il s'était inquiété du fait de ne trouver aucunes informations. Car si lui ne trouvait rien, cela voulait dire qu'il y avait un gouvernement au Royaume-Uni qui ne dépendait pas de la Couronne, ce qui pouvait être prit pour une menace nationale. Et c'était son rôle de gérer les menaces nationales, entre autre.

Une voix retentit soudain, annonçant l'arrivée imminente du train en gare ainsi que les instructions à suivre pour descendre du train. Les quatre adultes descendirent donc et suivirent le mouvement général qui les mena vers un espace où se trouvaient de nombreuses calèches. Calèches tirées par… des chevaux-chauve-souris ? Avec suspicion, les quatre s'installèrent dans l'un des véhicules qui démarra immédiatement. Autant dire que Geoffrey était intenable. Il alla même jusqu'à avancer sa main vers l'étrange cheval qui tirait la calèche.

« Hey, Jo ! Il y a quelque chose, je te jure ! C'est juste invisible !

- Qu'est-ce que tu racontes comme bêtise, bien sûr qu'il y a quelque chose. Ce n'est pas invisible, tu es juste fatigué du voyage.

- Heu, Jonathan, dit Cynydd. Il n'y a rien devant. Tu es sûr que ce n'est pas toi qui es fatigué ?

- Je sais ce que je vois tout de même. On dirait des sortes de chevaux avec des gènes de chauve-souris.

- Ce sont des sombrals. Seul ceux qui ont vu quelqu'un mourir peuvent les voir. »

Le groupe se tourna vers la calèche à leur droite où se trouvaient un groupe d'élèves qui les observaient bizarrement. Certainement la faute de Geoffrey. Celui-ci les remercia d'ailleurs du renseignement et se rassit plus ou moins calmement. Le voyage continua pendant une ou deux minutes, puis, à un détour, l'école fut visible.

Très joli tas de pierres. Ça ne valait pas le Buckingham Palace, mais pas mal du tout. Surtout de nuit, avec toutes les lumières.

A côté de lui, Cynydd et Geoffrey s'extasièrent devant la vue du château majestueux. Cynydd prit même une photo qu'elle envoya à son frère. Alverède, quant à lui, avait à nouveau cet air triste et nostalgique. Il y avait définitivement une histoire. Et il la découvrirait, peu importe le temps que cela prendrait. Replaçant son regard sur le château, Jonathan se prépara mentalement à l'enquête qu'il allait y mener. Ça pourrait être amusant.