Holà ! ¿Cómo estás? Voici le quatrième chapitre. J'espère qu'il vous plaira.

Plusieurs petites choses :

- Je n'ai pas retranscrit le discours du crapaud rose en entier, j'espère que vous me pardonnerez.

- Le ratio professeur-élèves que j'ai pris ne vient que de moi.

- J'espère ne pas avoir fait trop de fautes. Si c'est le cas, je vous présente mes excuses.

Comme d'habitude, tout appartient à l'irrésistible, la magnifique, la sublime JKR, sauf les quatre joyeux lurons et demi (sorry Brandon, c'est pas contre toi).

Bonne lecture !

Plus la calèche approchait du château, plus Geoffrey et Cynydd devenaient instables. Le premier ne cessait de se lever puis de s'asseoir et la deuxième prenait photo sur photo. Jonathan, lui, commençait déjà le repérage pour ne pas se perdre. Alverède continuait d'observer la bâtisse sans rien dire. Le trajet prit fin et les quatre descendirent puis suivirent de nouveau le mouvement général. Au bout de quelques instants, voyant que la masse estudiantine s'engouffrait dans une immense salle pour s'asseoir à quatre longues tables, Jonathan stoppa ses camarades à l'entrée. Plusieurs minutes après, quand tous se furent assit, le petit groupe traversa les démesurément grandes portes pour s'avancer vers le fond de la salle où s'emblaient se trouver l'ensemble des adultes. Il nota qu'une des chaises était vide.

Sur leur passage, les conversations prirent fin pour revenir en force avec un accent de questionnement. Cela attira d'ailleurs l'attention des adultes qui devait représenter le corps enseignant. Et, déjà, à première vue, ils semblaient être ridiculement peu nombreux comparés au nombre d'élève. Mauvais premier point.

« Bonjour Messieurs, Madame. Qui êtes-vous et que venez-vous faire dans mon école.

- Bonjour, monsieur. Est-ce vous le directeur ?

- Tout à fait, acquiesça le vieil homme. »

Jonathan se permis de le détailler. Grand, assurément vieux, un visage avenant, et une foutument longue barbe. Si Jonathan s'aventurait à faire une comparaison, on aurait dit Merlin déguisé en père Noël. Avec quelques kilos en moins. Et des habits beaucoup plus flashy que le bon sens ne l'autorise.

« Je vais être franc et direct, annonça Jonathan. Je suis ici sur ordre du Premier Ministre afin de faire une inspection de cette école ainsi que, accessoirement, de la validité des lois mise en vigueur du point de vue de l'enseignement.

- Je comprends bien votre requête, mais sachez que l'école Poudlard ne dépend en aucun cas du Ministère de la Magie. »

Le tout dit avec tellement de miel que cela en devenait écœurant. Un raclement de gorge le tira de ses pensées. Une femme toute habillée de rose se leva. Un mauvais souvenir qui ne datait pas de si longtemps revint douloureusement en mémoire à Jonathan. Il avait définitivement perdu quelques points de visions. Ah ces sorciers !

« Monsieur le directeur, si je puis me permettre, Monsieur le Premier Ministre Fudge n'a jamais donné pour ordre d'inspecter votre vénérable école. Cet homme est un imposteur.

- Je vois. Eh bien, Madame Ombrage, je suis sûr que Monsieur ici présent pourra nous fournir une explication. »

Ok. Celle-là, il la déteste. Et il ne va pas la louper. ''Le Premier Ministre Fudge'' ?! Il n'y a qu'un seul Premier Ministre au Royaume-Uni, et il ne s'appelait certainement pas ''Fudge'' ! Et il était bien placé pour le savoir.

« Très bien, alors maintenant, vous allez devoir m'écouter, sans rien dire, jusqu'à ce que j'ai fini. Je suis ici au nom du Premier Ministre du Royaume-Uni David Cameron, qui est le SEUL Premier Ministre. Ma mission est toute à fait approuvée par le gouvernement de la Grande-Bretagne et j'ai tous les appuis nécessaires pour faire cette investigation. Monsieur le directeur, vous devriez en recevoir la notification incessamment sous peu. Je vous prie donc de ne pas me traiter d'imposteur ou de tout autre synonyme, et de me fournir tous les éléments pour mener mon enquête à bien, MERCI. »

Comme si cela était un appel, un oiseau traversa l'une des hautes fenêtres, puis plana jusqu'à se déposer sur la table, devant le directeur. A l'une de ses pattes était attaché un rouleur de papier jauni que le directeur prit pour le lire. Tout au long de sa lecture, les traits du directeur se figèrent pur se crisper un peu au niveau des yeux. Jonathan se tourna vers Alverède, une question dans les yeux.

« Il y a d'abord eu de l'assurance mêlée de condescendance, puis de la surprise. Actuellement, il commence à s'énerver. »

Le remerciant d'un signe de tête, Jonathan se retourna vers le directeur, attendant ses prochains mots.

« Très bien, je vois que je n'ai pas le choix. En attendant que les aménagements soient faits, vous pourrez vous placer à l'une des tables de votre choix. »

Miel, le grand retour. On entendrait presque le bourdonnement des abeilles. Cependant, le bourdonnement imaginaire fut bien réel lorsque les élèves commencèrent à parler en même temps dans une cacophonie désagréable. Afin de sauver quelques points d'audition, le groupe décida de s'installer à la table la plus calme. Ce fut à cet instant qu'un nombre important d'élèves, menés par une dame entre deux âges, pénétrèrent dans la salle. Les nouveaux arrivants étaient très jeunes et semblaient tout découvrir. La nouvelle promotion. Tout à son inspection, Jonathan n'entendit pas les consignes données par la dame et manqua tomber parterre lorsqu'un cri retentit.

« SERDAIGLE ! »

Cherchant l'origine du cri, Jonathan se reconcentra sur la table des professeurs et vit, installé devant elle, un tabouret qui avait connu des jours meilleurs. Assise dessus, une petite fille rousse se vit installer un vieux chapeau plein de poussière sur la tête, laquelle était trop petite pour l'immense couvre-chef. Il lui tombait carrément sur les yeux ! Une nouvelle méthode de bizutage ? On les rendait ridicules ?

« GRIFFONDOR ! »

Jonathan sursauta. Cette chose PARLAIT ! Il n'en fut certain que lorsqu'un petit garçon prit la place de la précédente tandis que celle-ci s'installait à la table où les élèves applaudissaient le plus fort.

« SERPENTARD ! »

Cette fois-ci, l'enfant s'installa à leur table où les élèves applaudissaient à peine, presque juste par politesse ou histoire de dire que, oui, ils sont encore vivants.

Et le ballet infernal continua tandis que milles et une hypothèses se formaient dans son esprit pour justifier comment un CHAPEAU pouvait PARLER. Son salut vint d'Alverède qui, voyant la tête de son nouveau patron fumer, lui dit à voix basse.

« Laisse tomber, c'est de la magie. Tu ne trouveras aucune explication technologique. Le Choixpeau est un item magique qui lit dans l'esprit des enfants pour les placer dans telle ou telle Maison, en fonction de son caractère, exposa Alverède. On appelle cet instant la Répartition.

- Comment sais-tu tout cela.

- Pas maintenant. »

Laissant le sujet de côté, Jonathan revint à son examen. Il constata qu'il existait quatre Maisons, correspondant aux quatre tables, la cinquième, au fond, était celle des professeurs. Brandon, le neveu de Cynydd fut réparti chez les Serdaigles. Lorsque tous les enfants furent installés, le directeur se leva et fit une présentation de l'école et une explication rapide de quelques règles. Jonathan espérait qu'il y avait plus dans le règlement qu'un couvre-feu, l'interdiction de faire des sorts dans les couloirs et une liste d'objets interdits. Alors qu'il allait poursuivre sur un autre sujet, il se fit interrompre grossièrement par la dame en rose. Il fallait définitivement qu'elle change de garde-robe.

« Merci, cher directeur, pour ces aimables paroles de bienvenue. Je dois dire que c'était un grand plaisir de revenir à Poudlard et de voir tous ces joyeux petits visages levés vers moi ! J'ai hâte de vous connaître tous et je suis sûre que nous deviendrons vite de très bons amis ! Le ministère de la Magie a toujours accordé une importance primordiale à l'éducation des jeunes sorcières et des jeunes sorciers. »

Et le discours continua, et continua. Des défaillances dans la concentration des élèves commençaient à se voir et lorsqu'enfin le bonbon eu terminé, quelques applaudissement se firent entendre, réveillant les autres qui ne prirent même pas la peine de les imiter. Dans un élan joueur Jonathan se pencha vers Alverède.

« Elle est encore plus forte que toi pour endormir les élèves, mais pour les réveiller tu es le meilleur. »

Alverède fixa son regard sur lui, l'air de réfléchir à ce qu'il venait de dire, puis explosa de rire au souvenir de ce qui c'était passé dans l'amphithéâtre, attirant le regard courroucé du bonbon rose. Se reprenant, le blond reprit son calme, laissant quand même flotter un sourire sur ses lèvres. Le directeur profita de ce moment pour reprendre la parole et annoncer un bon appétit. Sans que Jonathan ne comprenne pourquoi, Alverède posa un bras sur ses épaules avec un sourire joueur puis fixa Geoffrey avec insistance. Soudain, des mets apparurent sur la table, comme par… Euh… bah, par magie. Le bras d'Alverède empêcha Jonathan de tomber à la renverse à cause du geste de recul dû à la surprise. Malheureusement, ou pas, Alverède n'étant pas une pieuvre, il ne put retenir Geoffrey et Cynydd qui, eux, finir sur le sol, les yeux écarquillés dans une passable imitation de poisson. Jonathan retint difficilement son rire, sachant très bien que Cynydd pouvait de venger. Douloureusement.

« J'adore la magie ! »

Ce cri du cœur venait de Geoffrey qui se rassit en vitesse, suivit plus doucement par Cynydd. La jeune femme regarda suspicieusement les plats, puis se servit courageusement du poulet et des pommes de terre sautées. Les trois autres suivirent son exemple, Geoffrey restant le plus enthousiaste. Le repas se déroula sans problème jusqu'au dessert. Durant cet instant de repos, Jonathan examina la salle.

Les quatre tables parallèles se trouvaient dans le sens de la longueur. Chacune était occupée par une des quatre Maison de l'école : Griffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Aucune promotion ne se mélangeait de même qu'aucune maison. La cinquième table, moins longue, était perpendiculaire aux autres et les professeurs étaient installés face aux élèves. Leur nombre lui paraissait toujours aussi ridicule par rapport aux élèves. Il y avait à peu près six cents élèves et quatorze professeurs. Cela faisait un ratio de quarante-trois élèves pour un professeur. C'était beaucoup trop ! Le ratio légal est de seize élèves par professeurs au Royaume-Uni ! Et il n'y avait aucun surveillant, ce qui voulait dire que les professeurs s'occupaient eux même de la surveillance des élèves. Une absurdité !

Le repas prit fin et, après accord du directeur, les élèves commencèrent à se lever. Quelques élèves, environs deux par table, rassemblèrent la nouvelle promotion et leur demanda de les suivre. Ils allaient apparemment les mener jusqu'aux dortoirs. Les quatre adultes se levèrent puis se dirigèrent vers la table professorale.

« Ah, mes chers invités. Nous avons tout juste eu le temps de vous préparer un endroit où vous pourrez vous installer. Monsieur Rusard ici présent va vous guider jusqu'à vous nouveaux quartiers.

- Je vous remercie, Monsieur le directeur. Je souhaiterais l'entretenir avec vous dans les plus brefs délais afin de vous mettre au courant de la manière dont je vais mener mon enquête. Seriez-vous libre demain après-midi, vers quinze heures ?

- Je le serais, ma collègue, Madame McGonagall vous donnera un plan du château pour que vous puissiez vous situer. Demain matin, Monsieur Rusard se tiendra devant votre porte à huit heures pour vous guider jusqu'à la Grande Salle.

- La Grande Salle ?

- Ici même.

- Fort bien. Je vous souhaite donc une bonne soirée Monsieur le directeur.

-Vous de même. »

Et le groupe de quatre suivit le vieux petit homme, ce cher Monsieur Rusard, qui les mena sans un mot dans les couloirs. Ils montèrent deux étages puis se retrouvèrent dans leur nouvel appartement. Il y avait quatre chambres avec chacune une salle d'eau. Un salon confortable faisait la liaison des quatre chambres avec le vestibule où ils se déchaussèrent. Ils s'installèrent dans les fauteuils devant la cheminée où ronflait un feu d'enfer. Allait commencer le débriefing et il savait exactement par quoi il allait commencer.

« Bon, Alverède, je crois que tu nous doit des explications. Comment connais-tu tout cela sur la magie ? Les sombrals, le Choixpeau, la nourriture qui apparait,… »

Reconnaissant qu'il n'y échapperait pas, Alverède se cala dans son fauteuil et prit une grande inspiration.

« Je suis un sorcier. Ma famille paternelle est d'ailleurs sang-pur mais mon père a été réprouvé lorsqu'il n'a pas voulu se marier avec une jeune femme d'une autre famille sang-pur à la mauvaise réputation. Ce n'est pas une grande histoire d'amour où il est tombé amoureux d'une autre femme et s'est battu pour garder cet amour. Non. Il a plutôt été du genre à épouser la première femme moldue potable venue pour échapper à ce mariage non désiré. Il avait d'ailleurs l'intention de divorcer quelques mois après pour retrouver sa liberté mais la seule fois où il a touché sa femme a été le ticket gagnant. Donc, par honneur et fierté, il a attendu que je sois majeur pour partir et disparaitre de la circulation. Mais, étant fils d'un sorcier, j'ai eu droit à l'éducation sorcière et j'ai donc fais mes classes à Poudlard. Puis, mon diplôme en poche, j'ai quitté sans regret le monde magique et je suis allé dans le monde moldu. La suite, Jonathan, tu la connais. J'ai appris comment mentir aux gens et comment les gens mentaient, j'ai voyagé, et tu m'as rencontré. »

Le silence s'installa. Puérilement, Jonathan se mit à faire un décompte mentale et, miraculeusement, à zéro, Geoffrey agressa Alverède de questions sur le mode de vie des sorciers et surtout sur ce qu'il était possible de faire avec la magie. J'écoutais discrètement la conversation, digérant le fait qu'un de mes amis était sorcier. La soirée continua puis chacun prit une chambre et s'endormi.

Cependant, avant de plonger dans un sommeil bien mérité, deux choses vinrent à l'esprit de Jonathan : demain aurait lieu la plus grande preuve de sa capacité diplomatique et il sentait qu'Alverède n'avait pas tout dit. Demain serait une journée bien remplie.