Bonjour les gens ! Désolée du retard ! Vous savez ce que c'est : les études, la famille,… ça prend du temps ces petites bêtes-là. Bref. Sans plus de bla bla, le chapitre suivant, en espérant que l'histoire vous plaise encore :-)
Comme d'habitude, tout appartient à l'irrésistible, la magnifique, la sublime l'inimitable JKR, sauf les CINQ joyeux lurons (TADAA Brendon !)
Bonne lecture !
Lorsqu'il ouvrit ses yeux, il lui fallut quelques secondes pour se rappeler les évènements de la veille et ainsi savoir pourquoi il ne reconnaissait pas sa chambre. Tournant sa tête vers la table de nuit à sa droite il constata qu'il s'était réveillé bien plus tôt qu'il ne l'imaginait.
Diable, six heures ? Et je fais quoi maintenant ?
La réponse lui vint sous la forme d'un rire juvénile venant de l'extérieur de sa chambre. Prenant son courage à deux mains, Jonathan fit basculer ses jambes à l'extérieur du lit. Se dirigeant au radar à travers la pièce, il atteignit la porte qu'il ouvrit sur un champ de bataille. Il n'eut pas le temps de se poser la moindre question qu'un cousin vint langoureusement faire connaissance avec sa tête avant de chuter misérablement au sol. N'esquissant aucun geste pour le ramasser, ou même s'offusquer, Jonathan préféra constater les dégâts.
Apparemment, Cynydd avait manqué à Brandon car celui-ci s'était jeté sur la jeune femme tentant, sans succès, de la faire tomber. Le résultat de cette attaque se solda par un magnifique rodéo de la part de l'infortunée monture. Après plusieurs minutes de cette activité, la tante s'assit sur l'un des fauteuils, prenant bien soin d'écraser son neveu entre elle et le dossier.
« Tiens, Brandon, tu étais là ? Je te cherchais ! Pardon ? Tu veux dire quelque chose ? Je n'entends rien, tu sais. Oh ! Tu veux que je me relève ? Désolée, je me trouve atteinte de paralysie soudaine. Il va falloir que tu patientes un peu. »
N'ayant aucune pitié pour le pauvre garçon, Jonathan retourna dans sa chambre pour se préparer pour la journée, ignorant difficilement l'appel de son lit. Après une bonne douche, l'homme s'habilla, comme d'habitude, de vêtements classes et sobres, puis il sortit dans le salon où il y retrouva une ambiance bien plus calme. L'enfant et sa tante discutaient calmement de la soirée d'hier. Après un coup d'œil à l'horloge murale indiquant six heures trente et, constatant qu'aucun des deux autres hommes n'était levé, Jonathan décida de s'improviser le rôle de réveil et alla secouer un peu – beaucoup – les deux loirs. Si Geoffrey émergea sans problème ce ne fut pas le cas d'Alverède. Ce dernier semblait presque mort tant il ne réagissait pas.
« Alverède, si tu ne te réveilles pas, je demande à Brandon de venir sauter sur ton lit. »
Aucune réaction.
« Très bien, je demanderais à Geoffrey alors. »
A peine eu-t-il le temps de prononcer le nom miracle que le jeune homme se précipitait en caleçon dans la salle d'eau. Il en ressorti quarante-cinq minutes plus tard, frais et dispo. Retournant dans le salon pour le laisser s'habiller, il attendit avec les autres pour sortir de leur appartement. A peine avaient-ils fait un pas en dehors que Monsieur Rusard s'avança vers eux avec un regard mauvais.
« Si ces Messieurs veulent bien me suivre, je vais vous conduire à la Grande Salle. »
Alverède fronça des sourcils tandis que Geoffrey utilisa tout son savoir-faire pour contenir Cynydd qui semblait vouloir commettre un meurtre.
« Messieurs ? J'ai l'air d'avoir un service trois pièces entre les jambes ? Lâche-moi, Geoffrey, que je lui montre à quel point je suis féminine ! »
Le trajet jusqu'au petit déjeuner se passe plus ou moins calmement, entre les contemplations silencieuses des nouveaux venus, qui n'avaient pas remarqué les œuvres d'art pour le moins insolites hier soir, et les tentatives de meurtre de Cynydd, fabuleusement déjouées par un Geoffrey aux aguets. Cette femme avait un complexe de la féminité plutôt inquiétant. Arrivés à la Grande Salle, le groupe se sépara de son guide qui se posa non loin des portes. Les quatre adultes s'installèrent à leurs places de la veille tandis que Brandon prit sa place à la table des Serdaigles. Le petit déjeuner se déroula calmement, Jonathan expliquant ce qu'il avait prévu pour la journée.
« J'ai pensé qu'il serait intéressant que nous fassions un repérage des lieux. Alverède, tu nous guideras. Cela devrait nous prendre la matinée.
- Euh, je ne veux pas contrarier tes plans, mais le château est VRAIMENT grand, exposa le blond. Il vaudrait mieux prendre la journée.
- Ah, ça va être problématique. J'ai un rendez-vous cet après-midi avec le directeur -
- Il s'appelle Albus Dumbledor, informa le sorcier nouvellement révélé.
- Ok, j'ai rendez-vous avec Dumbledor cet après-midi, donc je vais devoir vous lâcher à ce moment-là. Donc, ce que je propose c'est que l'on face les pièces les plus importantes ce matin, vous continuerez l'après-midi avec les pièces secondaires et l'extérieur. Et demain, pendant que Cynydd et Geoffrey effectuerons les missions que je leur confierais, tu me feras le reste de la visite que je n'aurais pas vu. C'est bon pour tout le monde ?
- C'est ok pour moi, affirma Alverède.
- Pour moi aussi, acquiesça Cynydd.
- Et moi aussi. Mais, ça va être quoi notre mission de demain ?
- Ça, ça dépendra de mon entretien avec Dumbledor.
- Hum, tu seras tout seul avec lui ?
- Eh bien, normalement oui. Sauf si un professeur se joint à nous.
- Je ne préconiserais pas cela, dit Alverède. Dumbledor est un menteur pathologique, et, même si tu es plutôt bon pour déceler les mensonges, tu vas avoir besoin de moi. Et il ne sera PAS seul. Je viens avec toi et on fera la deuxième partie de la visite tous ensemble demain.
- Si Alverède vient, je viens aussi, s'exclama Geoffrey.
- Et vous ne me laisserez pas toute seule ! »
Jonathan resta stoïque un moment, pesant le pour et le contre, puis décida que ce n'était pas plus mal. Au moins, toute l'équipe serait au courant de la manière d'être de ce fameux Dumbledor. Mais il était en même temps un peu déçu, voyant s'échapper la possibilité d'interroger son camarade à propos de sa vie dans le monde magique.
Lorsqu'il annonça aux autres son accord, il ne manqua pas de noter l'air soulagé de son ami. Ainsi, c'était une manœuvre de sa part. Il trouverait définitivement un moment.
Continuant son petit-déjeuner, Jonathan nota dans son esprit que les mêmes élèves qui avaient guidé la nouvelle promotion hier soir distribuaient des feuilles à toutes les tables. C'est pourquoi il sursauta lorsqu'une main apparu dans son champ de vision. Reprenant très vite son professionnalisme, il remonta son regard vers la propriétaire de la main fautive, qui s'avérait être l'une des professeurs.
« Bonjour Monsieur, je suis le professeur McGonagall, enseignante de métamorphose.
- Bien le bonjour, chère Madame. Je me nomme Jonathan Brisaux.
- Voici le plan du château promis par Monsieur le directeur. Si vous avez la moindre question vous pouvez venir me voir.
- Je vous remercie pour la proposition. »
La femme partit, laissant Jonathan examiner le plan. Celui-ci contenait beaucoup de détails dans certaines zones et très peu dans d'autres. Par-dessus son épaule, Cynydd et Geoffrey regardèrent eux aussi le grand parchemin.
« Ne me dit pas qu'on va devoir se taper tout ça ! Protesta vivement Cynydd.
- Regarde le bon côté des choses, on ne fera pas de gras comme ça, la taquina Alverède.
- Toujours est-il que Cynydd a raison. Le trajet quotidien doit être important. Cela signifie que des aménagements doivent être faits au niveau de l'emploi du temps, de la durée entre deux cours, du poids des affaires de classes, ce genre de chose.
- Quelque chose que tu vas voir avec Dumbledor tout à l'heure ? L'interrogea Geoffrey.
-Non, cet après-midi, je vais voir les grandes lignes, je ne vais pas encore lui poser de questions trop précises. Je ne veux pas non plus perdre trop de temps, il pourrait s'arranger pour cacher des choses avec la magie.
- Dans ce cas, je ne saurais trop te conseiller d'aller voir les gobelins. Ce sont ceux qui gèrent les banques et ils seraient à même de te fournir tous les documents sur les finances. Il me semble que le terrain sur lequel se trouve Poudlard leur appartenait avant qu'ils ne se le fassent voler lors d'une des nombreuses guerres les opposant aux sorciers. Ils n'ont pas pu le récupérer car les sorciers les ont obligés à rester dans leurs banques et leurs cités souterraines. Ça fait plusieurs siècles que ça dure.
- Tu veux dire que ceux qui s'occupent de l'argent sorcier ont toutes les raisons de faire n'importe quoi avec cet argent ? Les sorciers ne seraient pas un peu…
- Cons ?
- J'allais dire ''inconscients'', mais c'est tout aussi juste, sourit Jonathan. Je ne serais même pas surpris de les trouver à comploter contre les sorciers.
- Ils le font très certainement, mais ils ne sont pas encore prêts. Il leur faudrait le soutien de plusieurs autres races.
- Bon, on en parlera plus tard et dans nos appartements, je vois de vilaines oreilles trainer dans le coin, les coupa Cynydd.
- Au fait, je me suis rappelé d'une chose, Jonathan. Dumbledor est un très bon légilimence, il faut donc que je vous protège contre lui.
- Légi-quoi ? Questionna Geoffrey.
- Légilimence. Il peut s'infiltrer dans votre tête pour voir vos pensées, vos souvenirs, vos sentiments, etc.
- Quoi ?! Bonjour la vie privée ! S'insurgea Cynydd.
- C'est inquiétant. J'espère qu'il n'applique pas cela sans autorisation.
- Il le fait très certainement. Il y a plusieurs années, il a combattu et vaincu un mage noir très puissant, Grinderwald. Depuis, il se sent investi d'une mission sacrée de diriger le monde de la magie. Il a gagné de plus en plus de pouvoir. Il est devenu directeur de Poudlard, président du Magenmagot et Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers.
- Et il arrive à gérer tout cela en même temps ? S'étonna Cynydd.
- Je dois avouer qu'il fait un plutôt bon travail. Il n'a pas fait grand-chose pour les créatures magiques ou pour les nés de moldus mais il a amélioré les conditions de vie des sorciers moyens. Ensuite, ça fait longtemps que je n'ai plus été en contact avec le monde magique donc peut-être que la donne a changé. »
Les trois autres se plongèrent dans leurs pensées, se faisant leurs propres idées du personnage avec les éléments données par Alverède. Le petit-déjeuner fini, le groupe se leva et Alverède prit la tête du groupe, commençant la visite de l'immense château. Ils purent ainsi visiter les salles de classe des différentes matières. Celles-ci étaient toutes disposées de manière identique et banale. Plusieurs bureaux de deux places disposées en rangées avec le bureau du professeur en face et un tableau en ardoise noir derrière le bureau professoral.
Cette visite rappela à Jonathan qu'il devait aussi demander aux professeurs les manuels de cours ainsi que les programmes de toutes les années. Il allait aussi devoir demander à un sorcier en dehors de l'établissement son avis sur les emplois du temps et le découpage du programme. Il pourrait aussi aller dans les autres pays pour voir comment ils faisaient. Mais, pour l'instant, il se concentrerait sur les emplois du temps.
Il sortit de ses pensées lorsqu'il remarqua qu'ils étaient à l'extérieur et, plus précisément devant une grande étendue d'eau.
« Je vous présente le lac. Dedans, il y a le peuple des eaux et un calamar géant. »
Ce fut suivit d'un blanc général. Les trois autres le regardaient, s'inquiétant pour sa santé mentale. Puis, comme s'il avait été appelé, un tentacule fendit les eaux dans un arc de cercle paresseux pour replonger dans les profondeurs. Jetant un œil à ses amis, Alverède leur sourit moqueusement.
« Un petit conseil : dans le monde magique, ne croyez rien de ce que peut vous dire un sorcier, mais croyez tout ce que vous voyez.
- Je pensais que tu allais nous conseiller d'ouvrir notre esprit à toutes les possibilités, s'étonna Cynydd.
- Ouais, aussi, approuva le blond. »
N'écoutant pas la suite de la conversation, Jonathan essaya de se rappeler tout évènement qui pouvait être lié à la magie. Si un calamar géant existait ici, en Ecosse, il pouvait exister une ribambelle d'autres créatures dont la science n'avait pas pu prouver l'existence : les fameux Yétis, le monstre du Lock Ness, etc. Il n'avait pas voulu le montrer à Geoffrey, mais après être allé chercher ses camarades, la réalité l'avait frappé : c'est le monde magique dans lequel il allait mettre les pieds. Et il ne l'acceptait qu'à cet instant, alors que le membre d'un animal, qui n'aurait pas dû se trouver là mais à plusieurs centaines de mètres de profondeur, apparaissait devant lui. Il ne put retenir un petit sourire niais se glisser sur son visage.
Reprenant pied à la réalité, Jonathan rappela à ses amis que la visite n'était pas finie. Alverède les conduisit vers les serres dans lesquelles il ne les fit pas rentrer.
« A cette période, la plupart des plantes se préparent à l'hiver et elles emmagasinent toute la nourriture qu'elles peuvent trouver. Et tant pis si c'est un être humain.
- En parlant de nourriture, je crois qu'il est l'heure d'aller déjeuner. Annonça Cynydd »
La petite troupe se dirigea donc vers le château et ce furent les non-sorciers qui se chargèrent de trouver le chemin de la Grande Salle, pour voir s'ils avaient retenu le trajet.
Ils ne se perdirent que quelques fois… juste cinq fois…
