Réponses aux reviews :

Celine.s : Je garde le même cape pour ce chapitre et pour la fic.

Onarluca : Merci beaucoup, j'espère que tu aimeras ce nouveau chapitre.

Arathorn : De toute façon, on commence à s'habituer aux disfonctionnements du site. Content que tu apprécies les derniers chapitres.

Steph46 : Désolé pour les fautes, parfois je n'arrive pas à les voir. Et je ne parles même pas des bizarreries que je dis parfois sans le vouloir. Pour les roses, je n'ai pas révélé encore leurs utilités. D'ailleurs, elles sont pas vraiment importante pour l'intrigue général. Elles serviront juste pour montrer une chose précise.

Fashion Phoenix : Peut être que Harry va en donner à Tonks, mais ce n'est pas la première raison. Les explications viendront plus tard. Je peux néanmoins dire, qu'elles sont uniques en leurs genres car vivent très longtemps en fonction de leur créateur. Pour l'attaque, on peut dire que c'est un peu cliché dans le fond même un peu moins dans la forme.

Phantme : Désolé que tu ais dû attendre si longtemps avant de pouvoir lire la fic. Je en pense pas que cela vienne de ma fic mais plutôt d'encore un problème avec le site. La suite devrait te plaire.

S-Jennifer-S : Pas d'inquiétude que j'arrête mes fics en tout cas temps que je reçois des reviews ou que je ne perde pas mes idées et motivations.

Philippe Gryffondor : Je ne sais pas si Voldemort est fou, mais je pense qu'il sera bien avant la fin de cette fic avec ce que je lui réserve comme coup tordu. Comme tu va le voir, son attaque va marquer les esprits et cela de plusieurs façon. J'espère que cela te plaira.

Naséis : Ne t'inquiète, il m'en faut plus pour me faire réagir de façon violente. Pour répondre à ma question, au départ je pensais faire 35-38 chapitres. Actuellement j'ai terminé le chapitre 34. Autant te dire que mon objectif est atteint et j'ai à peine commencer les choses sérieuses. En bref, je ne sais pas encore combien exactement il y aura de chapitre.

Je vous remercie de votre soutien tout comme je remercie Obal de son aide en tant que correctrice.

J'espère que vous allez apprécier ce nouveau chapitre avec le retour en force de Voldemort et des siens.

Au tant vous le dire tout de suite, le prochain chapitre ne sera mis que dans 2 semaines. La raison est simple, je vais arrêter d'écrire sur cette fic durant 2 semaines pour me consacrer à mes 2 autres fics en cours ainsi que de remettre de l'ordre dans mes idées. J'en ai beaucoup qui ne vont plus dans le même sens. Les deux prochains chapitres viendront donc plus lentement mais ce n'est que temporaire.

Dans le chapitre 33, il sera question d'animagus. Je sais c'est un peu cliché, mais je pense que vous serez surpris.

Si vous avez des questions, avis ou autres à dire, vous savez quoi faire je vous en remercie d'avance.

Allez passer un bon week-end et à la prochaine.

Chapitre 32 : Une pleine lune des plus effroyable

Tout était calme en ce début de soirée dans la salle commune des Gryffondors. Ginny et son homologue masculin faisaient régner le calme en l'absence des préfets plus vieux. Elle étudiait son cours de métamorphose, quand ses yeux quittèrent son livre, attiré par des pas provenant de l'escalier venant de la grosse dame gardant l'entrée de la tour.

Elle eut raison et sourit en apercevant Harry entrer tranquillement dans la pièce, et la remarquant, se diriger puis s'asseyant à ses côtés.

« Alors que fais-tu de beau ? » demanda-t-il tout en reconnaissant un chapitre qui lui avait donné du soucis l'année d'avant avec McGonagall.

« Disparition pour McGonagall » répondit-elle avec un soupir

« C'est déjà compliqué, alors imagine ce que c'est l'apparition » plaisanta- t-il pour la rassurer

Elle pouffa de rire devant la mimique de Harry

« A croire que tu n'y arrives pas. Or Hermione m'a dit que tu as épaté tout le monde l'autre jour en faisant apparaître un petit banc»

« Ouais. Il fallait voir la tête de Hermione quand je l'ai fait, alors qu'elle-même arrivait seulement à faire apparaître que la moitié. »

« Compte tenu du temps qu'elle pratique, elle devrais pouvoir le faire pour le prochain cours » l'informa-t-elle « Je crois qu'elle était un peu jalouse que tu lui voles la vedette alors qu'elle a toujours été la meilleure, surtout dans cette matière. »

« Peut-être, mais il faut qu'elle grandisse et comprenne enfin que quoi qu'elle fasse, il y a toujours quelqu'un de meilleur ailleurs. Si ce n'est pas moi, ce sera une autre personne. Si tu la vois, essaye de lui faire comprendre que ce n'est pas en s'offusquant ou en étant jaloux des autres, qu'elle progressera. C'est d'ailleurs la meilleur façon pour elle de se faire dépasser et pas seulement que par moi. »

Il s'arrêta soudain, comme mue par une sensation étrange. Son regard dériva vers une fenêtre, et resta fixe devant la lune entièrement pleine qui venait de se lever. Ginny le regarda sans comprendre ce qu'il lui arrivait, avant de voir elle aussi la lune en suivant son regard. Elle eut alors une boule dans l'estomac, en pensant à Rémus.

Quelques minutes plus tôt, un groupe hétéroclite composé d'une dizaines d'homme, apparurent dans une ruelle sombre dans un quartier plus ou moins mal famé de Londres.

« C'est par-là que nous devons aller » désigna l'un des hommes entièrement revêtus de noir, le bras levé vers un immeuble aux allures des plus modeste que plusieurs des personnes à ses côtés ne remarquèrent à peine, alors qu'ils s'arrêtaient devant.

L'étrange groupe semblait être composé de deux parties réellement différentes. D'une part, plusieurs comme le chef, étaient emmitouflés de long habit noir, et de l'autre, plusieurs semblaient réellement non, seulement effrayées par les évènements mais pas du tout à l'aise dans les robes également noires qu'ils portaient.

La suite se passa de commentaire, alors que deux mangemorts pénétraient dans le Chaudron Baveur, créant la panique chez les quelques sorciers s'y trouvant encore à cette heure. Depuis le retournement de Fudge à propos de ses dires sur Voldemort, les sorciers rentraient assez vite chez eux, et de ce fait la fréquentation du ce pub diminuait au fil des jours et au rythme du couché du soleil. Malheureusement en cette nuit de pleine lune les sorciers étaient encore assez présents dans le pub tout comme sur le Chemin de Traverse, un grand nombre de boutiques venant à peine de fermées.

A la vue des mangemorts, nombreux sorciers voulurent s'enfuir ce qui provoqua une panique dans le pub. Panique qui augmenta quand l'ensemble du groupe entra, faisant craindre le pire à Tom et à ses clients. A l'étonnement général, les assaillants restèrent tranquilles, n'utilisant que des sorts bénins et non mortels sur les clients qui voulaient s'enfuir. Malheureusement, cette attitude particulière de la part des serviteurs de Voldemort avait une explication des plus dangereuse comme des cris atroces allaient le prouver dès lors qu'ils commencèrent.

« Oh. Par Merlin » s'écria Tom en voyant avec horreur plusieurs membres du groupe, hurler à la mort de douleur, leur corps répondant à l'appel bestial de la lune, se transformant inévitablement en ce qu'ils détestent le plus, en loup-garou.

Les sorciers effrayés par la présence des mangemorts se mirent alors à hurler en comprenant la dangerosité du groupe. Les hurlements de douleur se transformèrent rapidement en hurlement de loup, alors que les transformations terminées, les créatures assoiffées de sang, se jetaient à corps perdu sur les sorciers trop apeurés pour réagir avec force et énergie. Les premières victimes tombèrent aussitôt sous les crocs des créatures qui firent rapidement le tour de la grande salle du pub, avant de sortir par l'arrière cour, entrant sur le Chemin de Traverse par l'arcade que les premiers fuyards avaient ouverts dès l'entré des mangemorts.

Tom qui était parvenu à se cacher par chance à l'aide d'une trappe sous son bar, vit avec horreur toute la scène par l'interstice entre les planches de bois.

Il vit l'attaque sauvage des loups-garous envers ses clients, qu'ils connaissaient pour la plupart depuis longtemps. Certains comme le vieux Malcolm depuis qu'il avait reprit l'établissement. Le vieux Malcolm, sorcier d'un certain âge avait tenté de résister sous les rires de mangemort. Tom avait toujours rit en l'entendant mentionner ses faits d'armes durant la guerre contre Grindwald et se rendait à présent compte que ce n'était pas des balivernes. Malheureusement, le vieux sorcier après avoir repoussé deux loups-garous, ne put rien contre la dernière attaque de ceux-ci.

Les mangemorts n'intervinrent pas durant cette sanglante attaque, refoulant les créatures vers le centre du pub quand celles-ci, s'approchaient de leur position.

Une fois le pub déserté en apparence, les créatures toujours assoiffées de sang, s'engouffrèrent donc par l'arcade, les mangemorts bloquant l'autre issue. Ils envahirent aussitôt la rue principale du Chemin de Traverse semant la terreur dans leur sillage. Les sorciers qui fermaient leur boutique, furent pris de court malgré les cries d'avertissement des premières personnes qui sortirent du Chaudron Baveur.

Certains réussirent à s'enfuir dans le chaos qui s'en suivit alors que d'autres se barricadèrent comme ils le purent dans les boutiques et maisons. Le nombre de victimes augmenta dès que les mangemorts vinrent en aide aux loups-garous lorsque de braves sorciers réagirent à cette invasion. Aucun sort de mort ne fut lancé. Mais les sorciers blessés par morsure ou par sort tombaient de plus en plus.

Le salut vint par l'intervention des hommes du ministère qui finirent par arriver sur les lieux avec malheureusement trop de retard comme l'avait prévus Voldemort lors de la préparation de l'attaque. Il comptait sur deux choses pour la réussite de celle-ci. Tout d'abord sur le retard du ministère à réagir à cette intrusion sur le Chemin de Traverse et surtout sur la paresse et la faiblesse des sorciers en général. Il savait que peut d'entre eux se lèveraient face à ses hommes. Peu d'entre eux trouveraient le courage de se battre pour sauver leur vie ou celles des autres.

« Tout comme ce vieux fou, ils préfèrent se cacher derrière un gamin. Il compte sur un gamin pour les sauver. » À cette pensée, Voldemort ria fortement sachant que l'attaque suivait son cours.

En stratège avisé qu'il était, il savait comment fonctionneraient les sorciers. Ils étaient trop faibles pour prendre leurs responsabilités. Trop faibles pour se battre, et cela même pour sauver leur vie. La seule et unique chose qui le dérangeait dans sa logique était l'existence de l'ordre du phœnix. Lors de sa première ascension, il avait pensé que cet ordre tenait uniquement sur la présence de Dumbledore à sa tête. Ainsi il avait dès lors pensé que sans lui les membres seraient comme des agneaux sans berger et totalement à sa merci. Malheureusement, l'ensemble des membres de l'ordre se battait comme des beaux diables, rendant sa progression plus difficile, malgré un nombre fort peu élevé. Pire, des sorciers comme les Longbubat et bien sûr les Potter l'avaient défié de la même façon que l'aurait fait à leurs place Dumbledore. Le seigneur des ténèbres n'avait pas compris à l'époque que ses ennemis pouvaient le vaincre. Il ne l'avait même pas imaginé. Grave erreur enfin de compte. Même s'il en réfutait la véracité, il savait qu'il avait été impétueux et orgueilleux en pensant tuer le jeune Potter. Son esprit de Serpentard avait éloigné la possibilité que des personnes ayant survécu par 3 fois à sa rencontre puissent lui poser des problèmes telles qu'il les avait subit. Il ne le comprenait que trop bien maintenant. De ses 14 ans d'errance, il en ressortait que ses ennemis pouvaient se révéler bien plus dangereux qu'il ne l'aurait imaginé. Oh oui, il désirait plus que tout tuer Potter. Cette motivation malsaine lui avait jouée un mauvais tour qui avait permis au jeune Gryffondor de lui échapper et surtout de rameuter le vieux fou. A partir de là, le renouveau de l'ordre était inévitable. Et cela le seigneur des ténèbres ne pouvait le supporter.

Pour cette raison, il avait modifié son plan d'action concernant le pays, et avait concentré son énergie tout comme celles des mangemorts sur la découverte de cette fichue prophétie qui comme par hasard était surveillé par l'ordre.

Les deux seules choses qui l'arrangeait, étaient d'un côté l'hostilité de cet incapable de Fudge envers Dumbledore. Cela lui donnait le champ libre pour ces manœuvres au ministère. L'autre point essentiel, était que l'ordre trop occupé avec la prophétie et le ministère ne s'occupait pas ses autres projets, qui étaient en passe d'aboutir d'ici peu de temps. Les détraqueurs étaient déjà de son côté, tout comme plusieurs autres créatures maléfiques. Il comptait bien sur l'adhésion des géants également qui au bout de un an de négociation étaient toujours réticents à l'égard des sorciers.

Attiré par des bruits de pas, Voldemort, se leva de son trône, faisant face aux mangemorts qui venaient de rentrer dans la pièce. La troupe s'arrêta devant leur seigneur, s'inclinant devant lui.

« Alors Bellatrix » conte-moi les bonnes nouvelles

L'un des sorciers qui était en effet une sorcière se leva, alors que les autres inclinaient toujours la tête.

« C'est un succès seigneur » se réjouit-elle de son ton sadique

« De nombreux gardiens ont été prêtés mains fortes aux hommes du ministère sur le Chemin de Traverse. » raconta-t-elle « Nous n'avons eu aucune difficulté à maîtriser les gardes restant et à prendre possession de la prison » elle se retourna vers ses compagnons mangemorts un sourire satisfait sur le visage « Nous les avons tous tués » termina-t-elle en riant, en parlant des gardes.

« Très bien Bella. Tu as fait du bon travail. Cela répare ton échec de l'autre fois » la remit-il en place. Elle ne devait pas oublier ce détail. « J'espère d'ailleurs que tes autres missions seront tout aussi couronnées de succès. Sinon tu sais ce qu'il t'arrivera » la menaça-t-il le faisant incliner la tête, qu'elle garda baissée.

Il esquissa une sorte de sourire, avant d'émettre un rire caverneux, qui fit réagir aussitôt ses serviteurs, qui rirent mais plus modérément que leur maître. Il ne devait surtout pas rire de cette façon devant lui. Dans tous les domaines, ils se devaient de rester inférieur au maître.

Le rire s'amplifia de plus en plus, se répandant dans toute la salle ainsi que dans les pièces environnantes. Pour quelqu'un de l'extérieur, ce rire faisait froid dans le dos. Synonyme de plaisir et de bonheur, ce rire charriait la haine de Voldemort envers ses ennemis et la société.

A des milles et des milles de distance, dans un château bien plus accueillant que le précédent, un jeune garçon se réveilla. Pas de façon spontanée, ni en sursaut contrairement au passé, mais plutôt par l'intermédiaire. Il saisit ses lunettes sur sa table de chevet, et vérifia l'heure qu'il était.

« Il reste encore 3 bonnes heures avant que les autres ne se lève » grogna- t-il en levant les yeux, comme s'il désirait voir le plafond. En vérité, il désirait voir son front et plus précisément sa cicatrice. Nul doute que son réveil provenait de son lien avec Voldemort. Il ne savait pas de quoi il s'agissait, mais était persuadé d'avoir entendu rire. Le même rire que lors de la première évasion d'Azkaban au début de l'année. Ayant des contact que de façon sporadique avec le sorcier, malgré une douleur constante même faible en intensité de sa cicatrice, il savait même s'il ne le ressentait plus entièrement que Voldemort était en colère ou heureux comme cette nuit.

Sachant qu'il ne parviendrait pas à se rendormir, il se leva sans faire le moindre bruit. Il sourit en entendant les ronflements de Neville et de Dean, avant de grimacer d'envie. Il donnerait tout pour pouvoir dormir de façon si insouciante comme ses deux camarades de dortoir. Il soupira faiblement, en se couvrant par un pull relativement ample et épais avant de sortir de la chambre, un livre sous le bras direction la salle commune.

Il descendit sans bruit l'escalier en passant devant les portes des autres dortoirs des garçons et déboucha dans la salle, où un maigre feu se consumait dans la cheminé. Harry eut un pincement au cœur en voyant les maigres flammes en pensant aux rares fois où il avait parlé par l'intermédiaire de la cheminée avec Sirius. Il resta en contemplation une poignée de secondes avant qu'une voix le fit revenir à lé réalité.

« Harry que fais-tu là ? » dit une voix qu'il identifia comme celle de sa chère capitaine de Quidditch

Il se retourna et trouva Katie tranquillement assise sur un canapé, devant le feu. Elle s'était retourné en entendant du bruit et devait sûrement une fois la surprise pour elle aussi passé, le prendre pour un fou en le voyant regarder le feu d'une façon si bizarre.

« Insomnie et toi »

« Moi aussi comme toi, insomnie » répondit-elle, « Je ne vais pas te faire fuir »

« Bien sûr que non. » répliqua-t-il fronçant les sourcils ne comprenant pas ce qu'elle insinuait

« Très bien dans ce cas assieds toi ici » fit-elle en désignant le canapé qu'elle utilisait, sui était suffisamment grand pour 2 ou 3 personnes » contente de n'être plus seule, surtout en compagnie de Harry

Le jeune homme pris place, pas vraiment à l'aise. Même s'il se connaissait un peu plus qu'avant, grâce à leur travail sur la rune, Harry était toujours mal à l'aise en sa présence. Malgré son travail avec elle, le fait d'être seul avec elle et en plus au milieu de la nuit ne l'aidait pas.

« Décidément, je ne suis pas comme toi » se dit Harry alors que James dans sa tête le taquinait sur le fait qu'il se sentait bizarre. Heureusement, seul lui le ressentait, car de son côté, Katie ne semblait pas s'en douter. Les regards en coin qu'elle lui lançait auraient pu rendre nerveux Harry, mais il ne s'en rendit pas compte.

« Alors que lis-tu d'intéressant ? »Demanda-t-elle au bout de 10 minutes de silence entre eux

Il quitta des yeux son livre, et regarda la jeune fille pour la première fois réellement de la nuit.

«Comment devenir l'auror le plus performant » répondit-il en lui montrant le livre

« C'est ... c'est bien » s'exclama-t-elle hésitante.

Il soupira, ce qui la fit se poser des questions.

« En vérité, c'est totalement barbant. On nous dit dans le livre ce qu'il ne faut pas faire pour ne pas se faire griller par ses supérieurs ou toutes autorités qui pourraient nous nuire par la suite. » Il la regarda en air accablé sur le visage « Si tu veux mon avis, je me serai tellement grillé avec les gens du ministère, que lorsque je pourrais enfin devenir auror, ils me cantonneront dans un bureau dans une des station locales, là où il n'y a pas un seul sorcier à des kilomètres. »

Elle le regarda ne sachant quoi dire devant cette découverte.

« Je croyais que tu désirais devenir auror non ? »

« Si bien sûr. Mais connaissant la situation au ministère entre les corrompus, les lâches et les incompétents, si je ne connaissait pas personnellement »il eut un moment d'hésitation avant de préférer jouer la prudence avec elle-même s'il pensait pouvoir lui faire confiance « Je connais un auror ou plutôt une auror. Je sais donc que tout n'est pas perdu et qu'on peut compter sur certaines personnes au ministère mais tellement peu malheureusement »

Elle sentit de l'amertume dans les explications de Harry. Amertume qu'elle n'arrivait pas à expliquer uniquement par ses dires. Voulant lever un doute, elle tenta une question qui lui fut bizarre en bouche avant de réaliser qu'elle s'engouffrait sur un terrain glissant.

« On dirait que ton amie te manque ? »

Harry lui lança un regard glacial qui se changea en léger sourire, le garçon réalisant à l'expression presque apeurée de la jeune femme qu'il était peut-être allé trop loin. Surtout qu'il possédait d'autre possibilité pour la faire réagir.

« Vous êtes bien curieuse ce soir ! » la taquina-t-il, la faisant baisser les yeux comprenant qu'elle avait été indiscrète même si elle mourait d'envie d'en savoir plus.

« Désolé, je ne voulais pas te paraître indiscrète en te posant la question »

« Ce n'est rien. Je peux le comprendre. Nous avons passé près de 4 mois ensemble avec Rémus. Compte tenu du nombre effarant de rumeurs qui se propage ici, je suis certain d'imaginer les choses les plus folles. » Il s'arrêta tout souriant avant de donner sa réponse. « Mais je mentirais si je disais qu'elle ne me manque pas. On s'habitue vite à la présence d'une amie à ses côtés en toute circonstance. J'avais oublié cette sensation l'année dernière, trop occupé par d'autres problèmes. » Révéla-t-il non sans crainte. Il venait de réaliser que le fossé avec Ron et Hermione s'était creusé dès l'année d'avant à cause d'un éloignement normal si on n'y prend pas garde.

Un silence s'installa entre eux. Ni l'un ni l'autre étaient préparés à ce genre de conversation. Katie n'était pas habitué au genre d'insomnie qui l'avait contraint à venir dans cette salle. C'était bien la première fois qu'elle se réveillait en pleine nuit, mais enfin de compte cela pouvait s'avérer bénéfique pour mettre en action les conseils d'Angélina. Elle allait poser une autre question à Harry quant elle frissonna de froid. Le feu se mourant ne donnait pratiquement plus de chaleur.

Harry le réalisant aussitôt, sortit sa baguette de son étui en cuir qui ne le quittait jamais même quand il dormait et intensifia le feu, qui reprit de belles formes et couleurs, irradiant à nouveau la pièce.

« Merci » fit-elle doucement, en réponse, heureuse de la sollicitude du garçon.

Le feu prenant de l'ampleur, les éclaira plus, si bien que Katie remarqua ce que portait Harry et après une expression étonnée sur le visage, ne parvint pas à retenir un léger rire. Harry se demandant ce qui lui arrivait eut alors une expression étonnée lui aussi qui la fit rire encore plus.

« Désolé Harry, je ne veux pas me moquer, mais, je ne m'y attendais pas » parvint-elle à articuler entre deux rires en désignant le pull du garçon.

Celui-ci baissa la tête et retint lui-même son rire en comprenant la situation.

« Si les jumeaux étaient présents, je jurerais que c'est une de leur blague » se justifia-t-elle d'avoir rie.

« Je ne crois pas en vérité. » l'avertit-il, un léger rougissement sur les joues. « Tonks semble être dans sa période rose. Elle m'avait dit qu'elle m'avait laissé un pull pour moi et je n'ai pas fait attention à sa couleur. » Ce n'était pas une justification car il n'en devait aucune, il était amusé lui-même par la situation.

« Cela aurais pu être pire, je serais allé comme cela dans la grande salle et ... »

« Et bonjour les nouvelles rumeurs sur la vie de Harry Potter. » la coupa-t- elle les faisant sourire tous les deux.

Ils se regardèrent, et pour la première fois, Katie le vit rire réellement à son commentaire. Ils passèrent ensuite les temps à leur disposition à parler de choses et d'autres, tranquillement comme des amis de longue date pouvaient le faire. En un sens c'était le cas, il la connaissait depuis son arrivé dans l'équipe de quidditch lors de sa première année. Au premier signe de réveil de leurs condisciples, ils se séparèrent afin de se préparer à une journée qu'Harry craignait d'être difficile. Ses soupçons à propos d'une attaque de Voldemort et des siens devenaient de plus en plus possibles dans son esprit. En vérité, il le savait mais espérait encore qu'il avait tort. Malheureusement cela était loin d'être le cas comme avant.

En arrivant à son dortoir, Harry retira précausieusement le pull que Tonks lui avait laissé. Il se souvenait à présent l'avoir vu sur Tonks durant l'été. Il sourit en repensant à ses vacances qui malgré ses désagréments avaient été formidable en compagnie des deux sorciers. Il sourit d'autant plus en réalisant que Tonks l'avait porté dans la même situation qui l'avait conduit à le porter quelques heures plus tôt. Harry s'était en effet réveillé tôt à nouveau, et ayant accidentellement fait un peu trop de bruit, Tonks inquiète l'avait trouvé et était donc resté avec lui jusqu'au réveil de Rémus plusieurs heures plus tard. Cela avait été l'une des premières discussions entre les deux amis, Harry ayant même s'il pouvait encore dire le contraire, qu'il avait besoin d'ami pour pouvoir parler de ses problèmes.

Il rangea donc le pull et prit ses affaires pour se préparer complètement. Une fois douché, et habillé, il appela Lily qui n'attendait que cela pour monter sur le garçon.

« Tu es partit seul tout à l'heure tu aurais pu me réveiller »le réprimanda le serpent, visiblement peu enclin à laisser son maître tout seul.

« Je ne voulais pas te réveiller c'est tout. » répliqua-t-il d'un ton amusé alors que le serpent montait sur son bras, et cherchait la position idéal.

Le serpent sortie sa langue, s'en servant pour sentir les choses autour de lui ou plutôt d'elle avant de demander.

« Ce n'est pas ton ami que je sens sur toi. Mais quelqu'un d'autre. Aurais- tu changé de femme ? » Demanda-t-elle d'une façon ingénue qui surpris Harry par le ton.

Il secoua énergiquement la tête en pensant ce que son serpent lui disait.

« Aucune des deux n'est ma femme. Nous sommes amis c'est tout. » Il se demanda si son ton outré ressortait en fourchelangue. Il ne voyait pas Tonks et encore moins Katie de cette façon, même si dans son esprit ce n'était pas tout à fait clair.

Comprenant que son silence troublait Lily, il préféra sortir et essayer de lui expliquer la situation car visiblement les contacts humains étaient différents de chez les serpents.

« Tu pensais que Tonks était ma femme ou un truc de ce genre ? » demanda-t- il à Lily, alors qu'il se dirigeait vers la Grande Salle.

« Tu m'a confié à elle dès le début et vous étiez ensemble tout le temps. »

« Cela est normal quand on est des amis »

« Oui mais le jour où vous êtes tous rentrés très tôt un matin, tu sentais des odeurs particulières. Son odeur était partout sur toi et d'autres que je ne connaissais pas mais qui venait de toi et de elle. J'ai alors pensé cela. »

« Que nous étions plus que des amis »

« Oui même si je ne savais pas ce que c'était des amis avant d'être ici et que tu m'expliques »

Ils s'étaient arrêtés de discuter en approchant de la Grande Salle. Harry avait expliqué à Lily que les autres sorciers pouvaient réagir de façon exagérée si on les entendait parler ensemble. Au début, cela la dérangeait de ne pas pouvoir parler surtout qu'elle était très curieuse. Harry en était d'ailleurs surpris. Il ne l'aurait jamais imaginé. Ensuite, elle trouvait que c'était une bonne chose de ne pas parler, car elle trouvait que c'était de toute façon une perte de temps de parler en compagnie des autres sorciers de son maître car ceux-ci n'étaient pas suffisamment intelligents pour la comprendre. Cette idée arrangeait bien les affaires de Harry car lui permettait de la garder avec lui presque tout le temps. Le risque qu'elle fasse peur à quelqu'un quand elle restait dans son dortoir était plus mince. De plus, il préférait l'avoir avec lui car il n'oubliait pas que malgré son raisonnement assez développé, elle était encore bien jeune et pouvait être en danger. Le fait de pouvoir lui parler aisément lui permettait aussi de ne pas être seul. Car il fallait l'avouer, la présence des ses amis étaient bonnes, néanmoins, il lui fallait toujours du calme et une solitude relative pour continuer plusieurs de ses projets.

Il s'installa à la table de sa maison, saluant au passage plusieurs lève- tôt déjà présents tout comme lui. Il se servit n'ayant pas peur de ne rien lasser aux autres, et commença à manger, tout en observant par intermittence les allés et venus de ses condisciples. Il jetait également des coups d'œil rapide vers le plafond attendant l'arrivé des nouvelles.

« Salut Harry, tu t'es encore levé tôt se matin » lui dit Ron en se posant à ses côtés en même temps que Hermione

« Pas de soucis au moins » demanda la préfète qui à l'air morose de Harry s'inquiétait déjà. Il n'était pas loquace à propos de ses rêves et connaissant les faits de l'année d'avant redoutait le pire.

« Mais ne t'inquiète donc pas Hermione. Harry nous le dirait si justement il s'était produit quelque chose »

Harry hésita à prévenir ses amis. Il jeta un coup d'œil à la table des professeurs où Dumbledore était inexistant et l'expression de McGonagall confirmait ses soupçons. Il ouvrait la bouche pour parler du problème, quand une nuée de chouette et hibou entra en trombe dans la Grande Salle déposant des exemplaires de la Gazette des Sorciers.

Harry retint son souffle attendant les premières réactions dans la salle. Les premiers cris se répercutèrent rapidement, lui laissant déjà imaginer le pire. Il ferma les yeux et demanda tristement.

« Hermione peux-tu nous dire les nouvelles, comme je le pensais, elle ne sont pas du tout bonnes »

Ron sembla choqué par le ton morne et quelque peu lointain de Harry, et devint blanc quand Hermione fit la lecture de la première page du journal.

« Attaques tragiques hier soir, les mangemorts responsables de nombreux morts, voila ce que le journal titre » déclara-t-elle d'une voix éteinte.

Hier à la tombée de la nuit, une attaque rarement aussi violente a été infligée au Chemin de Traverse. D'après nos sources, une bande de loup- garou encadré par des mangemorts ont fait irruption au Chaudron Baveur. Après y avoir semé la terreur et le chaos, ils ont pénétrés dans la rue principal du Chemin de Traverse et ont continués leur œuvre de destruction, s'attaquant à tous les sorciers leurs tombant sous la mains. Le nombre de mort n'est pas aussi tragique que la virulence de l'attaque osait indiqué. D'après les personnes présentes, les mangemorts ont en effet pas pris par de façon totale à l'attaque. Ils se seraient contentés de pousser les créatures assoiffées de sang à cause de la pleine lune sur les paisibles sorciers. Aucuns sorciers en l'occurrence ne sont morts à la suite d'un sort. Si le nombre de mort n'est pas aussi tragique, le nombre des blessés lui est totalement effroyable. D'ailleurs compte tenu de la violence de l'attaque, nous pouvons penser que la raison de celle-ci n'était pas de semer la terreur en tuant. Il semble en effet que vous-savez-qui est en effet trouvé un moyen de terreur encore plus grand que la mort. Les blessures ayant été causé par les loups-garous pour la plupart, les blessés vont malheureusement être condamnés à devenir les mêmes atroces créatures lors des prochaines pleines lunes. Il devient évident que par cet acte barbare, vous-savez-qui vient de frapper un grand coup dans le moral de notre monde.

L'intervention de plusieurs sorciers qui ceux sont battus courageusement, a permis de sauver de nombreuses vies. Sans eux, les victimes auraient été encore plus nombreuses. Cela a suffit dans l'attente de l'arrivé des aurors qui sont parvenu à maîtriser la situation après des combats âpres. Plusieurs d'entre eux ont été blessés, mais aucun de nos valeureux sorciers n'a trouvé la mort. Néanmoins, les survivants à l'attaque nous ont dit, qu'il ne comprenaient pas pourquoi la protection de ce lieu important qu'est le Chemin de Traverse n'était pas mieux assurée. Les aurors ont refusés de répondre à ces questions, prétextant qu'ils avaient affaires ailleurs. Et en effet cela était malheureusement le cas.

Alors que les aurors venaient en renfort au Chemin de Traverse afin de venir en aide à la population, une seconde attaque tout aussi violente a eu lieu à Azkaban. De nombreux gardiens partirent en effet prêter mains forte au Chemin de Traverse. De ce fait, les gardes restant ne purent rien contre une attaque que nous pouvons juger seulement de massive. Tous les prisonniers mangemorts où sympathisant ont disparus, libérés par leurs camarades. Les corps de nombreux prisonniers ont été retrouvés dans les cellules. Tous ont subit le funeste sort de mort. Nous ne savons pas pourquoi ils ont été tués, tout comme l'ensemble des gardes présents lors de l'attaque. Il semble que vous-savez-qui ne souhaitait pas de témoin à cette attaque, et qu'il a donc fait tué les prisonniers qui n'avaient pas de valeur pour lui. Les prisonniers hors mangemorts ayant des peines à vie sont à présent avec lui, alors que ceux qui purgeaient des faibles peines pour des délits mineurs ont été purement et simplement exécuté.

La rédaction du journal et moi-même présentons nos condoléances à l'ensemble des familles des victimes.

Espérons que le ministère et notre ministre seront tirés les conclusions que cette attaque, afin que d'autres plus meurtrières ne nous frappe à la prochaine pleine lune.

« Eh bien » souffla Dean qui retenait presque sa respiration lors de la lecture de l'article.

« Ils ne disent pas l'identité des morts ? » demanda Ginny s'inquiétant pour ses frères, tout comme Ron d'ailleurs qui compris tout de suite la raison de cette question.

« Ne t'inquiète pas, tu les connais ils ... » Ron se tut dans son réconfort envers sa sœur quand il vit le vieux Errol entré dans la salle, un parchemin sur sa patte.

« C'est Errol » bégaya Ginny blanche tout d'un coup imaginant le pire. Ron voulu lui répondre mais l'atterrissage de l'oiseau l'inquiéta tout d'un coup.

Comme à son habitude, l'oiseau des Weasley se posa n'importe comment, renversant au passage assiettes et verres dans son sillage. Une fois à l'arrêt, Ron le prit délicatement dans ses bras et retira l'enveloppe qu'il ouvrit aussitôt.

Tous virent ses yeux fixer le parchemin, puis furent soulager lorsqu'il émit un soupir de soulagement.

« Ils vont bien. Ils ont aidés des sorciers lors de l'attaque et ont réussi à maintenir les loups-garous à distance jusqu'à l'arrivé des aurors. Ils sont sains et saufs » termina-t-il le soulagement sur son visage tout comme sur ceux de Hermione et Ginny. Harry lui était toujours impassible, expression qu'il gardait presque constamment. Ron eut un air perplexe en l'observant, mais tellement soulagé par la lettre, ne retint pas l'information.

« Ils ceux sont comportés en vrai Gryffondors. Il semble que cette fois ta mère va être fière d'eux. L'histoire de leur abandon de Poudlard pour leur magasin va être oublié »

Ron et Ginny regardèrent Hermione, surpris au début avant de sourire.

« Tu as raison. Mais avant, elle les sermonnera durement avant de les prendre dans ses bras et dire qu'elle est fière de ses fils » fit Ron jaloux en imaginant la scène

« Arrête de grogner Ron » le rappela à l'ordre Harry « Tu devrais être content que ni l'un ni l'autre de tes frères ne soient blessés. » il s'arrêta et voyant que Ron allait lui répliqué, tua son action dans l'œuf « Et pendant que tu y ais, arrête de penser que tu es le seul dans l'univers, car crois-moi, tout ne tourne pas autour de Ron Weasley »

Sur ce, il se leva, laissant ses amis la bouche ouverte de sa franchise. Un léger silence s'installa que Ron évidement ne se priva pas de casser.

« Mais qu'est ce qui lui prend. J'arrive de moins en moins à le comprendre » s'offusqua-t-il avant que Ginny réponde à sa question.

« Il est peut-être le seul à ne pas redouter de te dire en phase tes 4 vérités. Ils ne sont peut-être pas toutes bonnes à entendre, mais tu ferais mieux de les écouter quand on te le dit. » Elle jeta un regard en coin à Hermione qui sourit légèrement devant le ton remonté de la jeune fille. « Il faudrait vraiment que tu t'entendes de temps en temps afin de te rendre compte de toutes les âneries que tu peux débiter par jour. Hermione réussit à se restreindre de t'en parler de peur que tu le prennes mal, mais visiblement Harry n'a pas se problème » elle se tut, laissant son frère sous le choc. Il tenta de réagir, mais l'arrivé de Dumbledore le fit renoncer.

« Je crois que vous êtes au courant des dernières nouvelles » annonça le vieux sorcier sachant que c'était le cas. « En raison des problèmes actuels, il risque d'avoir de nouvelles mesures pour votre sécurité à l'intérieur et à l'extérieur du château. Les nouvelles mesures prendront effet rapidement dès qu'elles seront totalement déterminées. Jusqu'alors, la prudence est de mise. »

Le discours se poursuivit ensuite ayant pour but de rassurer les étudiants et en premier lieu les plus jeunes. Pour cela, les préfets et les étudiants plus anciens allaient être mis à contribution.