Réponses aux reviews :

Onarluca : Content que les chapitres te plaisent, j'espère que cela continuera

Miss-nymphadora : Le nom du gobelin provient de ma correctrice Obal, alors tu peux aussi la remercier.

Celine.s : J'espère dans ce cas que celui-ci te satisfera aussi.

GH()st : Tu fais une bonne analyse du futur de Harry si comme tu dis il tombe du mauvais côté. Pour sa relation avec Katie et Tonks l'avenir nous le dira. Désolé que tu as trouvé ce chapitre ennuyeux, mais c'est normal si tu as lu juste avant la fic dont tu parles. Pour ta dernière question, je ne pense pas que je l'écrirai en tout cas pour la continuité de cette fic.

Niil-iste : C'est vrai que plusieurs membres de l'ordre sont lourds. Comme j'essaye de le montrer, eux et une partie de la population sorcière comptent sur Dumbledore pour tout savoir et tou rêglé. C'est en ne s'impliquant pas réeellement que la situation est arrivé à ce point. Pas d'inquiétude pour Dora, Harry lui explique toujours ce qu'elle doit savoir. C'est vrai que James était très bon, voir trop mais, il faut dire que j'ai pensé à cette scène tellement longtemps que je savais exactement ce que je désirais.

Arathorn : Juste faire acte de présence que tu le dis si bien est déjà plus que beaucoup de lecteurs de fics.

Mileslerenard : Il essaye de contré Voldemort en s'attaquant au point faible des gobelins.

Ryan : Certains chapitres sont plus courts, comme celui-ci, mais l'important est le contenu non.

S-Jennifer-S : Pas d'inquiétude, je l'a continue, j'adore aussi Tonks et Rémus.

Chimene : Beaucoup de compliment et oui Harry essaye de ramener vers lui toutes les créatures, ou à défaut comme pour les gobelins, neutre dans la guerre.

Philippe Gryffondor : Merci pour les compliments

Milie Black : Merci beaucoup, la suite arrive tout de suite.

Greg : Question suspence, il risque encore d'augmenter au fil de l'histoire. La relation entre Harry et Tonks continuera aussi.

Archidruide : Désolé si tu as trouvé le chapitre soporifique, j'espère que cela ne sera pas le cas pour celui-ci .

Merci à tous les reviewers et lecteurs de cette fic.

Merci à Obal ma correctrice pour son travail.

J'espère que vous allez aimé ce nouveau chapitre où les affaires repprennent pour Harry.

Si vous avez un avis, question ou autre à donner, vous savez quoi faire.

Je vous souhaite une bonne lecture et à la prochaine.

By By

Chapitre 43 : Les choses ne sont pas celles que l'on croit.

Ils ne revinrent qu'en milieu de l'après-midi dans l'ancienne demeure des Blacks, et furent accueillit par une Molly Weasley fort mécontente de leur disparition soudaine.

Elle allait s'en prendre à Tonks en priorité, quand Rémus qui guettait également leur retour fut bien plus rapide.

« Alors vous vous êtes bien amusé j'espère ? » demanda-t-il souriant ignorant le regard noir de Molly.

« Evidemment Lunard comme toujours dès que nous sortons tous les deux » répondit aussitôt Harry avant de lancer un large sourire à Molly.

« J'espère que vous ne vous êtes pas trop inquiété pour nous Mme Weasley. Comme je vous l'ai déjà dit, je suis en complète sécurité avec Dora »

Elle ne sut pas quoi dire devant cette déclaration, et surtout l'attitude de Harry fort différente que celle qu'il l'avait habitué depuis son arrivé deux jours plus tôt.

Un léger sourire de sa part termina de la rassurer avant de quitter les lieux, avec l'intention de rejoindre sa chambre.

Dans une autre pièce de la maison, les frères Weasley échangeaient leur opinion sur les changements autour de Harry.

« C'est vrai, il est vraiment différent de l'année dernière »

« Il est plus incisif, plus froid et »

« Plus cool »

« Tu as raison mon frère plus cool » s'enthousiasma Fred avant de rire avec son frère

Ron qui écoutait malgré lui la discussion entre les jumeaux soupira devant leur commentaire.

« C'est sur que ce n'est pas vous qui devez supporter ses sautes d'humeur, ses regards froids et ses paroles odieuses. » s'emporta-t-il

« Qu'est ce qu'il a Ronouchet, il est tout triste »

« Non il est jaloux de Neville, c'est tout » compléta sur le même ton moqueur George

« Il faut évoluer, il n'est pas ta chose, il n'est pas Ton Harry Potter personnel » rajouta Fred, riant devant l'air renfrogné de son jeune frère

« Ouvre les yeux sinon, ton meilleur ami qui commence sérieusement à ne plus l'être réellement ne le sera plus mais cette fois dé-fi-ni-ti-ve-ment »

Ron grogna, semblant ne pas comprendre ces paroles.

« Bon fait ce que tu veux, cela ne regarde que toi, mais si Hermione et Ginny peuvent être ami avec Harry, c'est que c'est possible »

« A toi de voir maintenant si toi aussi tu veux rester son ami. Car nous en tout cas, nous désirons toujours l'être »

Sur cette déclaration d'intention, il y eut deux POP, et les jumeaux disparaissaient du salon où ils se trouvaient avec leur frère, le laissant seul dans ses pensés. Il en avait bien besoin, tourmenté entre sa jalousie et son orgueil.

« Pourquoi diable Harry s'arrange-t-il autant avec Neville ? »s'interrogea-t-il

« Peut-être tout simplement que nous nous ressemblons sur bien des points Neville et moi tout simplement » dit une voix apparue comme par magie dans la pièce.

Ron trop surpris de ne plus être seul, se redressa, trouvant devant lui Harry et Tonks qui le regardaient.

« Si tu ne peux pas comprendre cela, alors je ne peux rien pour toi »

Rien d'autre fut échangé, les deux nouveaux arrivants quittant les lieux aussitôt laissant le plus jeune des enfants Weasley à ses interrogations.

« Tu pourrais peut-être lui parler comme tu l'as fait avec Hermione » lui proposa Tonks alors qu'ils montaient l'escalier en direction de sa chambre.

« Je le voulais au départ, mais la suspicion est trop grande et mauvaise conseillère. De plus, je ne veux pas m'exposer même si cela me fait mal. Je ne montre rien à présent mais ce n'est pas pour cela que je ne ressens rien. Cela aurait été bien plus facile si je n'avais eut des amis comme Hermione et lui. C'est bizarre, mais la situation en aurait été grandement facilitée. Le pire dans tout cela, est que même à ce niveau, je ne suis pas entièrement certain de ce que je veux. Maudites pensées opposées. Ce sont elles qui me posent des problèmes en permanence. »

« Les compromis sont difficiles à trouver hein ? » fit-elle accompagné d'une moue.

« c'est comme si l'un voulait aller à droite, l'autre à gauche et ainsi de suite. »

« Ils ne sont pas d'accord sur rien » rit-elle commençant à imaginer la difficulté pour Harry de son esprit si tourmenté.

« Heureusement pas toujours, mais ce n'est pas souvent le cas. Le plus amusant c'est qu'ils œuvrent dans le même et unique but, ma protection » expliqua-t-il à Tonks qui comprenait enfin la complexité de l'être qui se trouvait en face d'elle.

« Alors c'est quoi la suite ? » demanda-t-elle

« Je crois que le moment est arrivé de lancer l'attaque en bonne et du forme contre Fudge, en espérant que la réponse de Ramassegallion nous soit favorable. Car même si je suis décidé à aller jusqu'au bout, les conséquences seraient réellement désastreuses pour beaucoup dans notre société. Mais s'il en faut passer par-là, je le ferai. » sa voix passant de l'inquiétude à la détermination.

Il avait appris plusieurs choses durant cette sortie et provoqués beaucoup d'autres. D'ailleurs, c'était surtout sa façon d'agir en face des gobelins qu'il ne parvenait pas à totalement accepter et supporter.

« Ne te prend pas la tête avec des histoires de ce style. » lui conseilla Adam dans le secret de son esprit, qui bizarrement ne restait aussi secret depuis plus de 6 mois.

« J'ai fait un chantage honteux pour les obliger à ne pas intervenir. »

« Et alors, Tommy lui ferait pression pour les faire aller de son côté contre nous. Nous devions faire de même si nous ne voulions pas que la situation ne devienne catastrophique et surtout qu'elle nous échappe. Non nous n'avions pas le choix. »

« Et du coup les gobelins sont entre nous et Voldemort. Entre leur précieux argent et leur vie » soupira le survivant

« Nous serions bien ennuyés si comme le commun des êtres vivants, ils s'inquiétaient plus de leur vie que de leur argent c'est certain » évoqua Adam « Fort heureusement, l'attrait des gallions est le plus fort chez eux. Le point faible de la cuirasse » compléta-t-il alors que Harry restait dubitatif.

Il se tenait à présent face à la fenêtre de sa chambre, regardant passablement le square lugubre se tenant en face du 12 Grimmauld Place.

« Tu les as aidé à reconstruire la banque après qu'elle ait été détruite. Pourquoi ? » cette question restant en suspend quelques secondes.

« Tu te doute très bien de la réponse. Tu en as pris connaissance lors de ta rencontre avec lui. La question est maintenant de savoir si tu l'acceptes. »

Cette remarque ou interrogation le fit soupirer. Il savait très bien la véracité des faits qu'ils évoquaient tout deux.

« L'accepter pour le comprendre. Je ne sais pas si je peux le faire pour le moment »

« Tu l'as déjà accepté, car tu as déjà ressentit la même chose et agit tout comme moi lors de ta rencontre avec Bellatrix » le souvenir de la fin de l'épopée au département des mystères revenant à l'esprit tout comme la haine et l'envie de vengeance qui en résultait aux yeux du survivant.

« Etre mon héritier est des plus compliqué. Il y a tant de choses cachées, dissimulées et peut être à oublier que le choc de toutes ces révélations doit être éprouvant pour toi. Mais tu dois passé par-là si tu veux évoluer vers ce que tu es sensé être. » il s'interrompit, laissant le temps à Harry de tout assimiler avant de terminer. « Peut-être que tu ne feras pas les même erreurs que moi quand les choix se présenteront à toi » sa voix nostalgique révélait ce qu'il ressentait réellement.

Plus tard dans la journée, il quitta sa chambre pour se rendre dans la cuisine où plusieurs membres de l'ordre discutaient en attendant l'heure de manger.

« Comment cela se passe au ministère Arthur ? » demanda Molly à son mari alors qu'il venait de rentrer en cette fin d'après-midi de son bureau.

« Pour rien te cacher, pas si bien que cela. En vérité. Fudge essaie de garder le contrôle mais c'est très délicat. Sa position est très précaire. Les accusations contre lui ont peut-être presque disparus des journaux mais une grande majorité de sorciers ne sont plus dupes de ses âneries et de ses mensonges. Dans ce climat, il ne peut pas les rassurer aussi facilement qu'il parvenait à les tromper l'année dernière. »

« C'est bien dit M. Weasley. Petit Fudge est bien plus près de la sortie de son bureau en particulier et du ministère en général qu'il le suppose » s'enthousiasma une voix derrière lui.

« Harry comment vas-tu mon garçon ? » l'accueilla-t-il chaleureusement sous les yeux non satisfait de sa femme.

« Très bien M. Weasley, même si certaines personnes pensent que je suis bon à enfermer si je tiens compte des inquiétudes plus ou moins formulés au sujet de mes agissements et de la capacité à Tonks de me protéger et de me tenir hors des problèmes » son regard se reportant sur Molly qui fixait sans vraiment savoir comment réagir devant les paroles du garçon.

Arthur lança un regard d'explication à sa femme, ne sachant pas tout mais comprenant tout de suite, que Molly faisait partit des personnes en faute selon le garçon.

« Parfois, certaines personnes ne parviennent pas à rester objective quand la situation l'exige pourtant. Elles mettent leur nez dans des affaires dont elles n'ont rien à voir et cela même si elles en ont parfaitement conscience. Tu dois réaliser Harry, qu'elles agissent pour ton intérêt, enfin elles le pensent. Si ce n'est pas le cas selon toi, il est préférable de leur parler directement et honnêtement afin de clarifier la situation. Les réactions trop vives ne font qu'envenimer la situation. » ses yeux fixes sur Harry lourd de sous-entendus, qui fit réfléchir le garçon.

« Enfin une personne qui me considère comme un être normal » pensa-t-il presque joyeux intérieurement.

« Je suis tout à fait d'accord avec vous M. Weasley. » répondit il en souriant franchement, première fois à la surprise du couple devant lui. « J'aimerais d'ailleurs parler avec vous de choses et d'autres »

« De quoi veux-tu parler Harry ? »

« Si vous me parlez du ministère par exemple, je vous parlerai du merveilleux monde des moldus » dit-il faisant apparaître sur le visage du patriarche, un énorme sourire. Il venait s'entendre un mot des plus magique pour lui.

Ignorant le regard désapprobateur de sa femme, Arthur s'assit à la table, Harry en face de lui et commença à répondre le plus facilement du monde aux questions de l'adolescent. Il fut assez surpris par celles-ci qui pouvaient facilement être posé par un sorcier adulte et non par un élève de Poudlard.

« Tu veux dire que les moldus espèrent à la fois que la magie existe mais refuse l'évidence qu'elle puisse faire partit de leur monde ? » s'exclama-t-il reprenant les paroles de Harry.

« Exact. Ils veulent y croire, mais pensent que cela ne peut exister ailleurs que dans les livres ou en rêve. » expliqua Harry.

Il venait de discuter de façon simple avec lui depuis près de une heure. En échange de futilité pour Harry mais de la plus grande importance pour M. Weasley, il avait parlé avec le père de Ron des différentes forces amis ou supposé en Europe. Le constat était assez mauvais compte tenu de la situation actuel, et des événements en Bulgarie.

« Les Français restent donc plus sur la défensive » répéta-t-il presque choqué « Pourtant je pensais que Mme Maxime nous soutenait ? »

« C'est vrai elle soutient l'ordre, et d'ailleurs sans elle, nous n'aurions plus de soutient. »

« Il nous en veule de la dernière fois » intervint Kingsley qui écoutait depuis quelques minutes tranquillement installé non loin d'eux.

« La dernière fois ? » fit Harry

L'auror se leva, s'approcha et s'assit à côté des deux hommes.

« Lors de la première guerre, les français ont aidé le ministère en envoyant leurs meilleurs aurors. Malheureusement, la plupart sont morts lors des attaques, la désorganisations du ministère y est pour beaucoup. Le problème ne réside pas en cela. Quand tu l'as réduit à rien, nous étions tous content, et pour des raisons de pur politique intérieur, nous avons refusé d'envoyé de l'aide au ministère français qui avait des problèmes avec un mage noir chez eux. Il n'était pas aussi puissant et mauvais que tu-sais-qui mais posait des problèmes surtout que ... »

« Les meilleurs aurors étaient morts en combattants Voldemort » le coupa Harry comprenant la situation.

« Exact » répondit Kingsley qui à la satisfaction de Harry n'avait que légèrement tressaillit à la mention du fameux nom.

« Il nous en ont voulu pour cela alors, et encore plus, quand ils ont découvert que le mage noir en question était l'un des meilleurs disciples de tu-sais-qui, qui avait comme par hasard échappé au tribunal on ne sait comment »

L'expression choqué de Harry était éloquente.

« Autant dire que cela a jeté un froid entre nos deux gouvernements qui historiquement parlant n'ont jamais été des plus amicaux entre eux. »

« Et maintenant nous devons payé les idioties de quelque uns » se lamenta Arthur.

« Et comment ils ont fait pour en finir avec le mage noir ? » demanda Harry intrigué par la fin de l'histoire.

« Ils avaient encore plusieurs aurors et ont reçu l'aide d'autres pays. A l'image des moldus, ils se sont rapprochés du ministère allemand qui avait aussi des problèmes similaires et sont parvenus ensemble à les régler. Autant dire alors, que pour l'instant aucun ces deux pays sont réticents à nous aider. »

«Espérons qu'ils changent d'avis, c'est tout ce qu'il nous reste » souhaita Arthur

« Avec Fudge en place, c'est assez compromis » compléta l'auror. « Il ne s'entend pas vraiment avec ses homologues, et encore moins depuis les révélations des derniers mois. Tu ne peux pas savoir Arthur à quel point il devient pathétique » soupira-t-il

« C'est ce qu'il peut le rendre dangereux. S'il est aux abois, il est capable du pire » soupira M. Weasley, avant de revenir vers Harry, qui était bien d'accord avec les deux hommes. Il devait neutraliser Fudge le plus vite possible. Sans lui, les alliances avec les autres sorciers d'Europe serait plus facilité. Cela l'obligeait à agir plus vite que prévu, mais ce serait un mal pour un bien.

Le lendemain, alors que les habitants pour les vacances de Grimmauld Place sortaient de table, ils eurent la visite de quelqu'un que quasiment personne ne s'attendait de voir en ce lieu. Et pourtant.

A la surprise de tous, la nouvelle arrivante fut le professeur Chourave que la majorité des sorciers connaissaient l'ayant fréquenté à Poudlard.

« Excusez-moi de vous interrompre Albus, mais une affaire des plus importante m'a conduite ici. »

A son ton sérieux, le directeur de Poudlard et les autres sorciers de l'ordre devinrent soucieux. Le professeur Chourave, quittait très peu Poudlard tout comme sa maison particulière. Elle n'était pas un membre disons nous actif de l'ordre, mais d'arrière garde, spécialisé dans les plantes et autres potions même si elle ne possédait pas le titre de maître des potion comme Rogue.

« Il y a un problème à l'école » s'inquiéta aussitôt Albus.

« Oh non pas du tout et d'ailleurs si cela avait été le cas, je suis certaine que vous seriez au courant depuis longtemps » répondit-elle son regard porté sur Harry qui lui fit un léger sourire, comprenant la raison de sa venu.

« Je suis venu voir M. Potter à propos d'une expérience qu'il a commencé il y a plusieurs mois et qui se termine » révéla-t-elle.

Joignant le geste à la parole, elle présenta à tous et à Harry en particulier ce qui ressemblait à un pot, recouvert d'un sac de protection. Une fois l'objet posé sur la table face à Harry, elle retira la sac, montrant à tous un pot surmonté d'une bulle transparente, oscillant légèrement comme une bulle de savon.

« Je les ai protégés par cette bulle. C'était le meilleur moyen pour les faire venir sans les exposer à un quelconque accident. » expliqua-t-elle alors que Harry ne quittait pas des yeux les dix fleurs pas encore éclosent. Elles étaient de couleur jaune comme prévu et ne libéraient aucun parfum.

Il les regarda ardemment, attendant le moment qui allait suivre avec émotion et peur. Il savait très bien que la réussite ou l'échec allait se décider sous peu.

« Vous êtes venu ici pour des fleurs ! » siffla Rogue qui se tenait en retrait de tous. Il était resté dans l'ombre comme refusant de se mélanger avec les autres membres de l'ordre présent et encore moins avec les diables qu'il avait eu le malheur d'avoir comme élève.

« Tu vas te taire Severus » cria Chourave, faisant sursauter le professeur de potion. « Est ce que je te pose des questions quand tu me demandes des ingrédients spécifiques à la concoction de filtre d'amour ou d'aphrodisiaque, potion si je te le rappelle fort limite à utiliser. Non alors tu te tais » termina-t-elle hors d'elle comme jamais on ne l'avait vu avant.

Tous furent sous le choc. Ce n'était pas vraiment le comportement habituel du professeur de botanique.

« Filtre d'amour ! Il lui faut au moins cela » continua Harry amusé, son professeur tant aimé, rouge de colère.

« Je crois que le moment est venu Harry. Tu es seul pour cet instant » le professeur de botanique, reculant, laissant à son élève plus de place pour ce qu'il allait devoir faire.

Harry prit une grande inspiration, puis après avoir ôté le gant qui ne quittait jamais sa main droite, positionna ses mains au-dessus des fleurs, qui frémirent en réponse.

Il se concentra le plus qu'il le put, faisant en premier le vide dans son esprit avant de penser à l'éclosion des roses. Action bien délicate contrairement à ce que l'on pouvait croire. C'était à ce moment, que le sorcier donnait ou non à la fleur sa caractéristique principale, à savoir sa durée de vie et résistance à l'extérieur.

Autour de lui, un silence religieux trônait, silence instauré par le regard courroucé du professeur Chourave qui semblait vraiment métamorphosé.

Puis soudain ce fut le moment tant attendu.

Harry sentit qu'il devait y aller, et libéra le pouvoir qu'il possédait en lui dans l'unique but l'éclosion. Il sentit tout d'abords une sorte de picotement au creux de ses deux mains, avant qu'une étrange lumière bleuté se mit à irradier. Les fleurs furent touchés, et frémirent d'autant. Frémissement léger d'abord puis plus prononcé ensuite. Au bout de plusieurs secondes, les premières roses s'ouvrirent, libérant à la vue de tous, leur cœur noir et une senteur exquise que personne ne pouvait reconnaître, personne n'ayant déjà sentit une pareille fleur.

Quand Harry eut terminé, il eut le déplaisir de voir que sur les 10 roses en boutons, seules 3 étaient ouvertes. Les 7 autres ressemblaient à un tas de feuilles mortes, n'ayant pas survécu à la dernière étape les ouvrant à la vie pour de bon.

« Trois c'est moins bien qu'escompté mais déjà suffisant pour une première tentative » soupira-t-il déçu tout de même de cet échec partiel.

« Tu devrais au contraire être fier de toi Harry » le réconforta Chourave utilisant un ton familier avec lui à la surprise de tous et surtout de lui. « Ce que tu viens de faire est tout simplement prodigieux. Les plus grands spécialistes une botanique ceux sont cassés les dents sur le mystère de ces fleurs et toi tu viens d'en créer et dès la première tentative. » son regard subjugué allant de l'élève aux trois roses qui semblaient à présent vivace et tout simplement magnifique.

« Vous avez raison. Ce serait orgueilleux de ma part de penser que j'y parviendrais du premier essai. » il resta pensif en admiration devant les fleurs créées de la main même de Adam des siècles avant lui.

« Elles n'auront pas la longévité des originales, en tout cas pour le moment, mais je sais que je suis bel et bien sur la bonne voix. Dès que le temps me le permettra, je recommencerai à travailler et à en cultiver d'autres. » termina-t-il joyeusement à la surprise de beaucoup, le voyant réagir de la sorte pour la première fois depuis longtemps. Et le plus curieux pour des fleurs. Autant dire que les choses ne s'arrangeait pas dans la compréhension du garçon.

Tous se posaient des questions et essayaient de mieux voir les fleurs qui intriguaient tant les deux sorciers. Ils n'étaient pas au bout de leur surprise, car personne ne se doutait de ce qu'il allait se passer ensuite.

Une sorte de POP se fit entendre, et sous les yeux surpris de l'assemblé, Dumbledore en tête, Fusmseck apparu au-dessus de la table. Il effectua plusieurs tours autour de celle-ci, comme cherchant quelque chose, avant d'émettre un son, réconfortant pour tous. Puis son regard ne quittant les yeux du garçon qu'il connaissait depuis bien plus longtemps que tous le croyait, il se posa majestueusement sur son épaule, sa tête rentrant en contact avec celle de Harry, comme désirant qu'il s'occupe de lui. Dumbledore en contemplant la scène fut des plus ahuri. Il connaissait le phœnix depuis sa rentré à Poudlard en tant qu'enseignant. L'oiseau, restait au service du directeur de Poudlard depuis sa création. Enfin c'était l'histoire que les directeurs se laissait. Ainsi, il était la seule personne encore en vie à avoir connu les fondateurs. Néanmoins, ses caractéristiques magiques lui permettaient de connaître les intentions des personnes en face de lui, et il était libre de les aider ou non. Dans le passé, il avait délibérément décidé de ne pas rester avec le directeur si celui-ci ne lui plaisait pas. Le plus curieux étant que les tendances magiques, noires et blanches des sorciers n'entraient pas en compte. Ainsi, il avait servit l'ancêtre de Sirius, Phinéas alors qu'il était plus du côté des mages noirs et inversement refusé de servir des directeurs plus portés sur la magie blanche.

Il avait aussi remarqué, que le phœnix portait depuis le début un intention particulière envers Harry. L'oiseau semblait plus heureux que d'habitude quand il mentionnait le nom du garçon. Il pensait à l'époque qu'il devait rêver, car même si Fumseck partageait son bureau depuis des années et l'acceptait, il ne percevait pas tout de l'animal.

En vérité, le phœnix oeuvrait plus pour le bien de l'école que pour le directeur en fonction. Là aussi, les choses allaient changé pour lui.

« Alors mon beau, tu es venu me voir car tu savais ce que j'avais en tête non ? » interrogea-t-il l'oiseau tout en lui caressant doucement le haut de la tête.

Il semblait apprécier le geste, au léger son qu'il émit et en fermant les yeux.

« Ainsi Sun, je vais te donner ce que tu es venu chercher. » déclara-t-il, faisant rouvrir les yeux de l'oiseau et encore plus grand ceux de Albus qui le fixait sans y croire.

Harry retira une des roses délicatement, la huma avant de la tendre à l'oiseau.

« Tiens prends-la, tu sais exactement où tu dois la mener » dit-il, l'oiseau attendant visiblement cela. Il la prit par le bec, émettant un léger chant. Il décolla alors de l'épaule du garçon, qui le fixait toujours.

« Va mon magnifique Sun. Portes-la lui pour la première fois depuis si longtemps, et en tout cas pas la dernière »

Le phœnix fit à nouveau plusieurs tours de la pièce cette fois regardant en même temps l'ensemble des sorciers, puis disparu dans un son bien connu par certains.

« Maintenant qu'il est partit effectuer la plus importante mission pour lui et en attendant que j'en refasse d'autre, il faut que je décide que faire de ses deux beautés » déclara-t-il pensivement en fixant à nouveau les deux roses solitaires, s'enivrant de leur parfum. Un parfum d'immortalité sans l'être tout à fait.

Puis d'un coup, il les prit délicatement comme la première, une dans chacune de ses mains.

« Je crois que celle-ci vous revient de droit pour l'aide que vous m'avez donné, sans pour autant me poser de questions. » tendant sa main gauche au professeur Chourave qui n'en revenait pas de ce qu'il faisait.

« Voyons cette fleur n'a pas de prix autant pour sa beauté que par ce qu'elle est. »

« Je sais cela tout comme je sais que vous êtes l'une des personnes qui serait justement l'apprécier à sa juste valeur. Pas comme un phénomène de foire florale, mais comme la plus belle et incroyable chose qui existe. J'insiste alors ne vous faites pas prier. » donnant la fleur à son professeur sans lui laisser le soin de répondre.

« Merci » répondit-elle fébrilement connaissant les atouts de cette merveilleuse fleur.

« C'est tout à fait normal, tout comme la seconde qui va à la seule autre personne capable de bien l'apprécier tout comme vous » il se retourna et tendit sa main droite à Tonks qui au fond d'elle-même espérait être cette personne. Néanmoins, la surprise se lisait sur son visage. Connaissant le temps et l'acharnement qu'avait mis Harry dans l'obtention de cette dernière rose.

« Je ne sais pas si je dois l'accepter. Tu devrais peut-être la garder tant que tu n'as pas refait d'autres pour toi non » lui conseilla-t-elle, recevant un avis négatif de sa tête aussitôt.

« Elles ne sont pas faites pour soit. Ad... il a voulu que cela soit ainsi fait » se reprenant ayant faillit évoqué le nom de Adam devant tout le monde autour de lui. Il jeta un rapide coup d'œil circulaire et souffla intérieurement, personne au premier coup d'œil ne semblait pas l'avoir entendu.

« Tu m'as également assisté dans ma tâche alors il est normal que tu en possèdes une »

Il l'a lui donna tout comme avec Chourave et lui sourit.

« Tu auras un souvenir de moi pour la longue nuit à venir » chuchota-t-il la troublant par son ton suave, qu'elle n'avait que très peu entendu dans sa bouche. Cela lui faisait penser à un soir d'octobre, et elle resta à le fixer plusieurs secondes voulant avoir des informations. Malheureusement, ils étaient loin d'être seuls, et les conversations redémarrant autour leur fit rompre le contact.

« En quoi cette fleur est si incroyable ? » demanda Molly qui fixait depuis quelques instants alors la rose que tenait délicatement le professeur Chourave.

La professeur se retourna vers elle, et lui fit un sourire doux.

« C'est pour ainsi dire le plus précieux des trèsors pour une personne pour moi qui aime la botanique et les plantes en tout genre. » elle se regarda Harry rapidement avant de continuer si bas que ce fut presque que pour elle. « et une énigme des plus mystérieuses qui reste encore à élucidé »

Molly ne l'entendit pas, mais Dumbledore lui si. Il comprit tout de suite, que le travail de Harry sur cette fleur qu'il trouvait magiquement curieuse était des plus incroyables. La réaction vive de Chourave allait dans cette voie.

« Décidément Harry tu me réserves bien des surprises » pensa-t-il dans sa barbe, l'image du survivant souriant et en admiration devant les roses lui faisant presque oublier le Harry froid et déterminé qui l'avait si bien malmené quelques jours avant.

Mais en cette instant précis, il n'y pensait pas. Non son esprit était focalisé sur l'apparition de Fumseck. Il ne parvenait pas encore à comprendre ce qui c'était produit alors. Même si le phœnix allait où il le désirait, il ne s'attendait pas à sa venu, et surtout de son agissement envers Harry. Généralement, il agissait de la sorte avec lui et personne d'autre.

Plus intrigant, Harry ne l'avait pas appelé par son nom, mais par un autre. Cela n'avait pas semblé ennuyé Fumseck, qui semblait d'ailleurs plus apprécié cet autre nom. Il pouvait voir quand l'oiseau était content, et pouvait donc affirmer que c'était le cas, en présence de Harry en ce jour.

« Il faut vraiment que j'ai une discussion réelle et ouverte avec Harry. Les choses m'échappent réellement cette fois si » constata-t-il amèrement, son esprit vers le phœnix à nouveau. « Et où est allé Fumseck ? »

Cette dernière question, le vieux directeur de Poudlard, ne le saurait peut-être jamais. Si tôt Grimmauld Place quitté, le phœnix apparu dans une salle immense. Peut-être plus grande que la grande salle. Il vola au travers de la pièce, qui était magiquement éclairé par des torches de lumières infinis. L'air elle-même semblait respirer la magie, tout comme le contenu de la pièce.

Comme contenu, il était fort succinct. Seulement trois rectangle d'aspect pierreux étaient disposés quasiment au centre de la pièce. Deux semblaient plus proche l'un de l'autre, mais de très peu.

Le merveilleux oiseau, fit encore plusieurs cercles, avant de se poser doucement sur le rectangle le plus éloigné des autres. Aussi proche, il pourrait voir s'il était humain, les décorations gravées sur la pierre. L'artisan qui avait fabriqué ces tombes, car elles portaient ce nom, devait être un maître dans son domaine. Les tombes richement décorées étaient recouvertes de symbole runiques principalement ainsi que des symboles de cultures différentes, y compris moldus.

Il laissa couler une larme en pensant à son passé et sa naissance, et fit ce qu'il était venu faire en ce lieux à cette instant précis. Il déposa doucement la rose au centre, sur la pierre, et émit un cri semblable à un sanglot. Il déploya ses ailes et s'envola. Quelques secondes, plus tard, la pièce était à nouveau vide de présence vivante, tout comme elle l'était depuis de nombreuses années.

Seul témoin de la venu de l'oiseau, était la rose entièrement épanouie se trouvant sur deux lettres se trouvant au milieu, seule inscription compréhensible : HP.