Note de l'auteur: Salut tout le monde x) J'espère que vous allez bien. Merci à olukkalp et ainsi qu'à vous deux Pauline et Rineca pour vos reviews et vos conseils x).

S'il ya des fautes en tout genre désolé, je publie sur portable et j'ai dû mal.

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas .

Rating: K+

Bonne lecture.


Le soleil était déjà bien haut dans le ciel quand j'ouvris l'une de mes paupières en tentant péniblement de me sortir des bras de Morphée. Encore à moitié endormi, je me redressai dans l'herbe, boudant quelques minutes, suffisamment longtemps, en tout cas, pour me rendre compte que j'étais seul. Je regardai autour de moi, mais tu n'étais nul part. Ton vélo rouge ne se trouvait plus près du grand chêne. Et, ton odeur s'était comme évaporée.

Il est parti, encore une fois.

J'enroulai mes bras autour de mes genoux, et posai le menton dessus. Le vent me caressait les cheveux, entraînant quelques mèches jusqu'à ma bouche et la chaleur tiède qui m'enveloppait me donnait un air de paradis. Le paysage était en effet magnifique, verdoyant paisiblement vallonné. Toutes les teintes bleus s'unissaient pour peindre les arbres feuillus et résineux en un charmant tableau. Mais ce tableau me paraissait inachevé car il ne manquait plus que ta-

-Le Blond!

Je relevai vivement ma tête et te vis courir vers moi, tout joyeux , tes cheveux verts battant au vent, tes sandales glissant sur le chemin. Tu te plaças devant moi, ton front et ton corps dégoulinaient de sueur. Tu portais une salopette bleue qui pendait sur sa charpente squelettique, et t'avais les mains enfoncées dans les poches. Pendant une seconde interminable, personne n'avait bougé. Tu t'étais contenté d'un sourire en guise de salutations, et cela m'avait procuré une telle joie que mon cœur s'était mis à battre plus fort. Aussi, j'avais en profité pour te regarder plus attentivement, ton visage était couvert d'égratignures. Mais tes blessures étaient superficielles, et commençaient déjà à cicatriser. Je ne pus m'empêcher de sourire car je savais que tu avais encore pris les cerises de ce vieux soldats fou.

T'étais où? Demandai -je en prenant un air sérieux pour paraître le plus crédible à tes yeux.

Je voyais que tu hésitais à me répondre et mon regard expectant se fit plus insistant. Tu baissas la tête et grognas une réponse inintelligible puis tu vins t'asseoir près de moi. Je soupirai d'exaspération et continuai à regarder l'horizon qui était beaucoup plus attrayant.

Tu ne veux jamais rien me dire

Pourquoi, si je m'étais convaincu que nous n'avions jamais été des amis proches, étais je si troublé de cette soudaine distance? Nous avions grandi ensemble mais tu étais plus mûr, plus réservé et... plus beau . Ton regard s'était durcit avec le temps bien que ton sourire de façade demeurat plaqué sur tes lèvres: tu n'étais plus le même . On ne se disait plus grand chose et notre conversation n'était plus que brève. J'avais peur. Peur de ne plus t'entendre, entendre ta voix.

" Chantes s'il te plaît." Mumurai-je

Tu sursautas de peur avant de te tourner vers moi pour me dévisager

- Non. J'aime pas chanter dehors.

Je pris sur moi, je pris sur moi en silence. Ma respiration s'accelerait ,mon estomac se tordait, les boyaux se tirebouchonnaient. Je posai une main sur ma bouche.

-Eh le blond tu vas bien.

Je me retins je me retins, mais ça montait par vagues et me faisait mal à l'estomac. Je ne pouvais plus jusqu'au ..

-Ah ah ah ..Ne ...fais pas ..ta.. star. Ca sera entre nous.

Comme j'avais éclaté de rire tu me lanças d'un ton sec

-Arrêtes de rigoler comme un canard. Sinon je ne chante pas.

J'essuyai les larmes sur mes joues et te regardai. Tu pris une grande inspiration puis, tes lèvres se mirent à bouger, lentement et tel un oiseau en chute libre, je me laissai emporter par ta voix.

Je veux être ce garçon qui, rendra tes jours meilleurs.

Celui qui, te guidera vers le bonheur et, soignera tes blessures.

Mais aussi celui qui, te fera voyager.

J'aimerai revoir ton sourire radieux.

Rester avec toi, sans qu'on se dise adieu.

J'aimerai être toi pour vivre ce que tu as enduré.

Te garder au plus profond de mon coeur

mais il se décomposera ma mort.

Tu me manques.

Ton chant très pur avait apaisé brusquement mon coeur, à mes yeux, les paroles reflètaient la solitude de ton amour pour elle. Ta voix s'accordait à ton expression : douce et triste.

-Je serais chanteur.

J'ouvris brusquement les yeux et t'observai. Tu avais un regard triste.

-Je quitterais ce village. Ajoutas-tu je serai chanteur.

Ta phrase me fit sourire. C'etait vrai que personne ne pouvait réussir dans ce lieu isolé du monde. J"avais aussi un rêve celui de te-

-Moi aussi Je partirais d'ici et Je serais ton garde du corps.

Je te protegerais corps et âme et tu deviendras une icône de la musique.

Tu avais hoché la tête et rajouté:

-Promets moi que dans 11 ans, Tu seras toujours mon meilleur ami.

-Promis, juré, craché.

Pour sceller cette promesse, nous nous étions serrés la main recouvert de crachats . Nous restâmes un moment interdits , l'un face à l'autre, puis, d'un accord muet, nous nous mîmes à courir vers la vallée. Les nuages s'étendaient dans le ciel et je n'apercevais plus le soleil. Le vent qui soufflait dans mes cheveux rendait l'expérience encore plus excitante. J'avais presque la sensation d'être libre. Je me retournai tout en continuant ma course et je te vis assis sur l'herbe. Perplexe, j'avancai vers toi et tu posas ta tête sur tes genoux recourbés, la couvrit de tes mains et pleura. De grosses larmes se gonflaient à la pointe de ton menton, s'allongeaient, puis tombaient, lourdes, dans l'herbe .

Tu pleurais à larmes chaude et Je cherchais désespérément quelque chose de positif à te dire pour te remonter le moral.

-Ne pleures pas. Je serais toujours ton meilleur ami et plus grand, je-

- Ils sont venus.

Tu relèvas la tête, le vent ramena une mèche sur ton visage, balayant les larmes qui coulaient sur tes joues. Tu avais l'air en colère mais tu donnais l'impression de vouloir te contenir.

- Il est là.


Voilà.

Ici ils sont dix ans.

Les prochains chapitres seront plus longs et je n'écrirais plus avec le " tu ".