Réponses aux reviews :
Onarluca : Merci, j'espère que la suite te plaira
Arathorn : Merci du compliment.
Greg : Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. Tant que je ne pourrai pas écrire plus vite que mes pensés, il faudra toujours attendre pour avoir la suite.
Gh()st : C'est vrai que Fudge l'était déjà à l'époque, tout comme il l'était dans les tomes 2 et 3.
Chessandmat : J'espère que tu continuras à aimer les prochains chapitres. J'essaie de les rendre les plus interéssant, et de ce côté là, il est vrai que je ne manque pas d'idée, les plus folles les unes que les autres.
Black Phoenix : Content d'avoir acquis à nouveu lecteur.
Steph46 : Parfois je n'ai pas le temps d'écrire et du coup je en publie pas. Je ne peux pas te promettre que cela n'arrivera pas, mais je fais tout pour que cela arrive le moins souvent que possible. Pour les vacances, cela fait assez longtemps que j'en ai plus en cette période de l'année.
Obal : Je crois que nous avons déjà eut cette conversation.
Aikopotter : C'est vrai que le début de cette fic était très ardu à comprendre. Pas d'inquiétude à avoir, car je sais très bien que beaucoup de lecteurs ont eut le même problème. Je te remercie d'avoir continué à la lire, car je sais que beaucoup à sûrement arrêter en cours de route.
Archidruide : Voila la suite, j'espère qu'elle te plaira.
Cloclochette : Merci pour la review, j'espère que tu continuras à aimer la suite de l'histore.
Merci à l'ensembles des lecteurs et des reviewers pour leurs soutients
Merci aussi à Obal qui me soutient également en corrigeant mes chapitres.
J'espère que ce nouveau chapitre va vous plaire. Comme toujours, l'intrigue avance à tout les niveaux, tout le monde se prépare pour la suite des évènements.
Si vous voulez poser une question, donner une suggestions, vous savez quoi faire. Je vous en remercie d'avance.
Passé un bon long week-end et surtout bonne lecture à tous.
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Chapitre 46 : Alliance et amitié, tout n'est pas encore perdu
Une tension palpable émanait entre les deux garçons qui continuaient à se dévisager alors que les autres les avaient laissés seuls dans la pièce. Harry sentait que le moment de lui parler était enfin arrivé, et ne savait pas du tout de ce qui résulterait de cette conversation. Les deux amis s'étant éloignés inlassablement depuis des mois, c'était maintenant un coup de tout ou rien. Soit ils se rapprochaient ou soit Harry héritait d'un nouvel Drago Malfoy. En un sens cela lui plaisait, car il pourrait alors le rabaisser à loisir et sans aucun scrupule.
« Je crois qu'il ne reste plus que nous Ronald » déclara-t-il, utilisant le prénom entier de Ron, histoire de le titiller.
Ron essaya de rester de marbre, sachant que s'énerver le desservirait, et donnerait à Harry un motif pour rompre la discussion. Une partie de lui craignait également les colères de son ami qu'il connaissait depuis longtemps.
« As-tu perdu ta langue Wesley ou veux-tu seulement me faire perdre un temps qui mets si précieux ? » l'interrogea-t-il n'aimant pas du tout la non-réaction de Ron.
Devant ce premier avertissement, Ron préféra lui répondre. Il ne voulait pas que Harry perde patience et quitte la salle comme il le faisait si souvent en sa présence.
« Je veux seulement te parler de choses et d'autres » commença-t-il
« De choses et d'autres ? »
« Oui de... de ce qu'il s'est passé juste après Noël par exemple et du reste.... De Neville » un ton bizarrement hésitant dans sa voix trahissait sa nervosité. « Tu es proche de lui, je ne m'en n'étais pas rendu compte avant c'est vrai. Vous avez de nombreux points communs » disant ce qu'il venait de comprendre.
Dirigeant ses yeux vers Harry, il reprit confiance en lui, en comprenant que le survivant le regardait serein, sans moquerie, comme intrigué et intéressé par ce qu'il disait.
« Je me suis un peu emporté ce matin avec ta blague, mais qui ne le serait pas. Les jumeaux m'ont fait bien pire »
« Je peux faire bien pire qu'eux si je le veux » l'interrompit Harry, un sourire mi-moqueur mi-sadique sur le visage.
« Je ne suis pas étonné » souffla Ron faisant sourire Harry.
« Ne t'inquiète pas, s'il doit en avoir d'autres, la cible ne sera pas toi » déclaration qui soulagea Ron, sachant que Harry tenait toujours ses promesses, toutes ses promesses. Il ne voulait pas l'avouer par fierté, mais il avait du mal à oublier la blague du matin. Néanmoins, les années passées avec ses frères lui avaient appris qu'il valait mieux ne pas répliquer devant des ennemis plus forts, et cela même s'il ne souhaitait ardemment. Or Harry semblait être bien plus dangereux que Fred et George réunis. Il n'aurait pas souhaité le défier en duel les années d'avant, et encore moins à présent. En pensant à cela, il fut soulagé en comprenant que jamais Harry ne l'avait réellement attaqué durant leur disputes mais était resté sur la défensive.
« Je dois dire que te voir si bien t'entendre avec Neville et même avec les autres m'ont étonné tout d'abord avant de me rendre un peu jaloux » avoua-t-il faiblement.
« Un peu seulement ? »
« Non pas seulement. Vraiment jaloux » cette suite d'aveux plaisait réellement à Harry.
« Je pourrais me défendre en disant que tu ne m'as pas laissé le choix, mais comme a réussi à me le faire comprendre Hermione et Ginny, tu es libre de choisir tes amis. Et ce n'est pas parce que tu en as aussi d'autres que je ne le suis plus non ? » Demanda-t-il espérant obtenir une réponse bonne pour lui. Il avait eut du mal à accepter ses fautes et cela lui en coûtait d'en parler de la sorte mais pour Harry il devait bien le faire. De plus, il se disait que si Hermione pouvait s'arranger avec lui, il pouvait le faire également et malgré pourtant les nombreux différents entre eux depuis la rentrée. Après tout, il était le premier ami que Harry avait eut en arrivant dans le monde magique. Leur amitié ne devait donc pas cesser comme cela aussi vite et de façon aussi bizarre. En tout cas, c'était ce que pensait Ron, redoutant la réponse qui allait suivre.
« Tu n'es pas responsable de tous problèmes entre nous Ron, mais ce que tu viens de me dire me soulage en un sens. Tout comme moi et Hermione, il semble que tu progresses et que tu comprennes pour de bon cette fois que non seulement les choses changent mais qu'il faut changer en même temps qu'elles » il prit une inspiration avant de continuer, la suite n'allant peut-être pas plaire à Ron.
« Visiblement tu suis les conseils toujours éclairés de notre bonne Hermione et de ta sœur. Je ne doute pas qu'elles veuillent que nous retrouvions notre entente comme avant, malheureusement cela est impossible. J'ai beaucoup trop changé en peu de temps. Nous serons toujours amis enfin une partie de moi le souhaite, mais c'est compliqué et je n'ai pas la volonté de t'expliquer cela maintenant, bientôt peut-être. » Il soupira à nouveau, faisant froncer les sourcils à Ron.
« J'ai besoin d'espace. Vous devez le comprendre, autant toi que Hermione. Alors il ne faut pas le prendre mal si vous restez sur la touche »
« Comment ça rester sur la touche, après tout ce que nous ..... » il stoppa voyant le regard à nouveau glacial de Harry sur lui. « D'accord » concéda-t-il d'une faible voix, non satisfait.
« Parfait. Nous ferons ainsi » décida Harry « Tu devrais rejoindre les autres, ils doivent t'attendre pour votre projet » termina-t-il mettant fin à la discussion et rappelant à Ron de rejoindre ses amis pour nouvelle réunion au sujet des animagus.
Ron se leva non sans faire la tête. Pourtant il pouvait être satisfait. Il était sur la bonne voie pour retrouver une relation normale avec son ami qui même s'il ne l'avouait pas lui manquait. Leur complicité dans des actes purement illégaux généralement lui manquait.
Alors que Ron venait de quitter la salle, le laissant seul, Harry repensa à ce qui venait de se passer avec son ami. Au fond de lui il était satisfait mais comme toujours, il rentrait en contradiction avec les autres qui préféraient prendre leurs précautions. Pour l'une des premières fois, il rejeta tous les problèmes qu'ils envisageaient afin de penser par lui-même.
« Je ne peux pas renvoyer mes amis et les traiter comme je l'ai fait purement pour les protéger ou me protéger. Je leur dois bien cela »
Sur cette dernière pensée, il quitta lui aussi la pièce pour rejoindre la bibliothèque où des livres l'attendaient. Il n'avait pas tout à fait terminé son devoir de potion et souhaitait prendre des renseignements sur la conception d'antidote, sujet que son professeur adoré allait aborder dans les prochains cours.
La semaine se termina donc sur une bonne note pour Harry. Plusieurs choses s'étaient produites, lui redonnant confiance en l'avenir. Malheureusement, c'était toujours dans ses cas là que tout dérapait. C'était ce qui allait se produire durant la nuit suivante.
Alors que Poudlard dormait paisiblement et que Rusard et Maugrey jouaient toujours à se surveiller l'un l'autre tout comme depuis le début de l'année, une étrange rencontre eut lieu à l'orée de la forêt interdite de l'autre côté de celle-ci, à l'opposé de l'école. Des informations allaient être échangées durant la nuit et provoquant bien des remous dans un certain milieu.
Le lendemain, Harry se leva de mauvaise humeur pour ne pas changer. Il avait ressentit à nouveau les sentiments de son pire ennemi comme de nombreuses fois auparavant, mais contrairement aux fois précédentes, il sentait l'incertitude chez le mage noir. A croire qu'il se posait des questions précises sur des faits précis qui le troublaient au plus haut point. Drôle de sensation car connaissant son ennemi, il savait que l'incertitude ne faisait pas partit des sentiments qu'il ressentait. Il savait, il était certain. Hors, comme toujours, un rouage venait de se gripper dans ses pensées.
Alors que la journée se terminait par un nouveau cours de potions dans une salle froide comme toujours, Harry sut très bien que les événements évoluaient et pas dans le bon sens.
« Prenez note des ingrédients qu'il faut pour fabriquer l'antidote au venin des serpents du Sael et surtout ne vous trompez pas car nous les testeront à la fin du cours » avertit à l'ensemble de la classe le professeur.
Durant cette dernière remarque, Harry sentit les yeux mauvais de Rogue sur lui, mais il ne le regardait même pas, la tête penchée sur son livre ouvert à la bonne page et sur le parchemin sur lequel il prenait ses notes.
« D'où le serpent du Sael est-il originaire ? » demanda le professeur, une seule et unique main se levant, celle de Hermione. Même Drago à sa déception ne semblait pas connaître la réponse pourtant simple.
Soupirant ne voulant pas donner des points à Gryffondor, se tourna vers Harry avec la ferme intention de l'interroger et de lui faire payer sa dernière humiliation. Car même s'il avait promit à Dumbledore de ne rien faire pour se venger du garçon, il ne pouvait pas aller contre sa nature.
« Monsieur Potter connaît sûrement la réponse lui qui est si proche des serpents » murmura-t-il tout proche de Harry, qui releva la tête un air de glace sur la figure.
« Professeur Rogue le spécialiste des serpents que je suis, connais la réponse. Contrairement à ce que son nom pourrait le montrer, le serpent du Sael est originaire des steppes de la Sibérie orientale. Par un curieux fruit du hasard, il s'est retrouvé dans le désert saharien où ses propriétés magiques lui ont permis de survivre à un climat totalement différent de leur lieu d'origine. » Répondit calmement Harry ne montrant rien de sa jubilation en répondant et en observant la mine déconfite de Rogue qui se voyait déjà retirer des points au Gryffondor.
«Comme vous êtes si malin Potter, vous savez sûrement quelle est le remède contre le venin de basilic et des vipères des glaces »
« Pour le basilic, rien ne peut vous sauver et pour les vipères des glaces, une simple potion purifiante fera l'affaire. Leur venin n'est pas mortel. Il donne seulement des problèmes d'ordre alimentaire qui peuvent s'avérer fâcheux mais rien de risqué » répondit-il à nouveau tout simplement.
Rogue comme à chaque fois que Harry parvenait à le prendre à revers, grommelait dans sa barbe tout en lançant un regard noir à Harry qui lui souriait froidement. Avec Elvis à ses côtés, il devenait l'un des plus grand spécialiste sur les serpents. Toutes les connaissances de Rogue, multiples soient elles ne pouvaient pas rivaliser avec lui. Mais ça, il ne le pouvait pas le savoir.
Le professeur allait donc continuer son interrogatoire, quand une vive douleur au bras que plusieurs élèves comprirent, le coupa, un masque de douleur l'empêchant de parler pour un temps.
Harry de son côté, ne vit pas la crise arriver et éprouva une vive douleur à sa cicatrice symbole de la fureur de Voldemort. Il respira plus fort, utilisant toute sa volonté afin de garder pour lui sa souffrance, ne voulant surtout pas la montrer aux autres. Il réussi à le faire du mieux qu'il pu, mais en déplaçant les yeux peu avant la fin de la douleur vers le reste de la classe, il nota très bien que Hermione le fixait une peur sur le visage. Elle avait très bien compris ce qu'il se passait et ne pouvait pas ne montrer son inquiétude. Heureusement, personne ne remarqua cela et il en était confiant.
La douleur passée, Rogue essaya de continuer son cours comme si de rien n'était, mais la souffrance enduré lui coûtait tout de même, et Harry le compris au ton sensiblement différent de son professeur. Scrutant également la réaction des autres élèves, il nota que Drago Malfoy fixait son professeur une lueur de respect dans le regard. En tant que fils de mangemort il savait très bien ce qu'il se passait sous ses yeux ébahis. Il n'avait eu qu'en de rare occasion été témoin de l'appel du maître comme l'appelait les initiés et imaginant la douleur que l'on pouvait ressentir, éprouvait du respect pour son directeur de maison. Contrairement à son père qui une fois était tombé par terre de douleur, Rogue lui restait debout.
Le suite du cours se passa des plus normalement possible, Rogue désirant le limiter au stricte minimum. Il savait fort bien qu'il devait rejoindre le maître dans les plus brefs délais et désirait parler de cela à Dumbledore. Il avait également remarqué que Harry avait subit lui aussi l'effet de la douleur, même si le garçon l'avait véritablement surpris en parvenant quasiment à masquer la douleur et à rester impassible à celle-ci. En pensant à cela et connaissant très bien que la douleur à la cicatrice de Harry était plus forte, il s'en voulu de ne pas parvenir à se maîtriser tout comme lui.
Harry restait perplexe devant la dernière crise qu'il avait eut quelques heures plus tôt. Le cours terminé, il avait quitté la salle rapidement, n'attendant pas Hermione qui pourtant l'appelé plusieurs fois. Rarement Voldemort causait des douleurs en pleine journée. La dernière fois, il l'avait fait pour l'attirer dans un piège au ministère. Il restait persuadé que ce n'était pas le cas. Il semblait en effet, que sa douleur soit plus causée par une colère du mage noir couplé à un appel à ses serviteurs. La douleur que Rogue avait ressentit allait dans ce sens.
Alors que les hypothèses les plus fortes sortaient de son esprit, il se souvint de son rêve de la nuit dernière relatif à Voldemort mais dont il ne savait presque rien. La seule chose de certaine à présent, était que Voldemort était en colère et que sa rencontre en était certainement la cause.
« Qu'est ce qu'il vous a demandé Severus ? » demanda Dumbledore à son espion alors qu'il était revenu d'une seconde réunion en moins d'une semaine.
« Il veut que nous lui trouvions le plus d'informations sur les Longdubats. » répondit-il en buvant un peu de thé que Dumbledore venait de faire apparaître.
« Pourquoi veut-il des informations sur Franck et Alice ? Et pourquoi maintenant alors qu'ils ne peuvent malheureusement plus rien contre lui » se demanda Rémus présent comme les membres de l'ordre habitant présent à Poudlard.
« Je n'en ai aucune idée, mais une chose la mis en colère en début de semaine. Il a rencontré un informateur et quelques heures plus tard, il est rentré dans une colère vraiment noire. Personne ne semble savoir ce qu'il s'est passé, et vu le nombre élevé de doloris qu'il a lancé dans la réunion qui en a suivit, je ne souhaite pas lui poser la question. » Répondit-il sincèrement et personne ne le mit en doute.
« Que compte-t-il découvrir ? »
« Je l'ignore totalement Minerva. C'est ce qui me fait peur. Les longdubats sont une vieille famille et quel que soit les découvertes qu'il a déjà fait ou compte faire, je crains fort que cela soit sérieux. » Le ton sérieux justement du directeur ne rassura personne.
« J'ai peur que l'avenir nous le dira » termina-t-il avant de se retourner vers Rogue une nouvelle interrogation à l'esprit.
« Qu'en est il de ses forces ? De drôles de mouvements et des rumeurs persistent sur le continent » évoqua-t-il subitement ne surprenant pas son espion.
« Il reste assez discret sur la progression de ses forces, même avec les plus proches d'entre nous. Néanmoins, il semble que du côté des géants l'avance qu'il avait prise ait perdu du terrain. Le retour accepté de Graup semble avoir perturbé beaucoup de ses camarades. »
« Je savais bien que Graup nous serait utile. Il est conscient que les sorciers ne sont pas tous méchants et odieux comme les autres adultes le pensent » dit fièrement Hagrid, avant de se moucher en repensant à son demi-frère que Dumbledore avait fait repartir plusieurs mois auparavant, seul moyen afin de calmer le jeu avec les centaures. Hagrid avait surmonté sa peine avec l'aide de plusieurs de ses amis, dont Rémus. Il avait également décidé sous l'impulsion de Lupin et de Dumbledore de ne pas en parler à Harry et ses amis. Après réflexion, il avait finit par comprendre que leur avoir présenté le géant avait été vraiment risqué car après tout, contrairement aux autres animaux qu'il leur avait présenté, il ne pouvait pas le contrôler.
« Oui très utile en effet » se moqua Rogue avant de continuer. « Il semble que les vampires se regroupent sur le continent, et je pense que leur arrivé ici sera sûrement le véritable point de départ de la guerre, ou en tout cas des grosses actions contre le ministère voire contre Poudlard »
L'atmosphère semblait être noyée sous une chape de plomb tout d'un coup en réponse à la déclaration de Rogue. Malgré la mauvaise nouvelle, il sourit comme content d'annoncer des nouvelles importantes pour l'ordre.
« Et tu n'as pas non plus la date de leur arrivé que l'on soit préparer pour eux ?» demanda d'une voix métallique Maugrey, son œil magique se posant sur Rogue, un sourire mauvais sur le visage. Il n'appréciait pas du tout l'homme. Tout comme Harry, il ne pouvait pas faire confiance à un mangemort qui plus est trahissait son maître.
« Bien sûr que non, mais il semble qu'il y ait des problèmes avec eux. Leur émissaire n'a pas dit grand chose, mais »
« Ils avaient plus rapidement rejoint Voldemort lors de son premier appel » continua Dumbledore comprenant la situation.
« Il semble en effet que cela soit ça » les paroles de Rogue laissant une étrange impression sur le groupe. Visiblement et heureusement, Voldemort semblait mettre plus de temps que prévu à rassembler ses forces pour des raisons plus ou moins connues.
« Ils ne veulent peut-être pas se joindre à lui cette fois ?» déclara Hagrid, pensant sûrement que comme les géants, les vampires n'était pas une cause perdue pour les sorciers.
La raison à ce contre temps nécessairement bénéfique pour la cause de Dumbledore était bien différente que celles que l'ordre dans son ensemble pouvait bien imaginer. Néanmoins, Hagrid était peut-être le plus proche de la réalité.
Quelques semaines auparavant, en Transylvanie
Alors que la nuit venait de se lever, une étrange réunion dans un château lugubre digne des plus mauvais films sur le compte Dracula, se tenait.
Depuis des siècles, les vampires se réunissaient périodiquement, sous l'impulsion des maîtres afin de décider de ce qu'ils devaient faire. Questions essentielles en réponse à l'évolution du monde autour d'eux. Tout comme toutes civilisations minoritaires de ce monde ils devaient faire en sorte de rester en vie pour la simple survie de leur espèce, car elle était en fort danger.
En ce moment tragique de leur histoire, les maîtres étaient parvenus à réunir quasiment l'ensemble des vampires ou leur représentant d'Europe en un même lieu. A l'image des géants et même s'ils restaient encore bien nombreux, leur peuple dépérissait à vu d'œil. Les chasses orchestrés par les sorciers au début puis relayé par des moldus revanchards ayant soif d'aventure leur coûtait plus de jour en jour. Pourtant, peu d'entre eux malgré les rumeurs ne s'attaquaient de façon systématique aux humains. Des attaques se produisaient évidemment de temps en temps, mais bien inférieures à ce que tout le monde croyait.
« Merci d'être venu si nombreux pour cette assemblée » les remercia le maître des lieux, l'un des plus anciens présents. « C'est un honneur de vous savoir tous ici en cette période décisive. Car nous devons faire un choix. Un choix qui nous concerne tous »
Ainsi commençait le discours pour le moins pompeux débutant les débats et dont le seul motif et but était d'exposer la raison de l'assemblé : la proposition de Lord Voldemort. Malheureusement, le discours prit un temps infini, et pour tout dire la moitié de la nuit. Néanmoins cela ne semblait pas ennuyer ni agacer la centaine de vampires présents. Ils étaient en vérité très contents de cela, car cela se passait de la même façon que les nombreuses assemblées précédentes. Il s'agissait de protocoles pour les plus érudits et de coutumes pour les moins. Il en était tout autre pour trois vampires un peu à l'écart faisant partit de la première catégorie.
Contrairement au reste de l'assemblée, les trois maîtres car c'étaient eux n'étaient guère intéressés par le protocole ou les coutumes. Pour eux, tout cela était dépassé, même s'ils avaient participé à leur élaboration dans leur jeunesse. Ils désiraient savoir ce que les autres comptaient faire. Eux ils savaient quoi faire. Ils en avaient discuté depuis des mois, depuis qu'un élément mystérieux s'était produit en Angleterre, lieu où justement, ils allaient être appelé. Et en effet, ils furent contactés par la suite par un émissaire de Voldemort leur demandant s'ils allaient le suivre dans sa guerre pour prendre le pouvoir tout comme lors de sa première ascension. Ils savaient que de nombreuses factions de vampire étaient totalement pour, alors que d'autres étaient encore loin d'avoir décidé.
Les réunions allaient donc être relativement longues, car si engagement il y avait il ne pouvait qu'être total.
Au même moment, Voldemort n'était pas le seul à appeler ses troupes.
Ministère de la magie, salle de réunion
En ce début de soirée, un nombre non négligeable de sorciers étaient présents dans l'une des salles du ministère de la magie. Ils étaient tous présents sous l'impulsion du ministre Fudge, qui comptait sur leur soutient pour réfuter les accusations que Amélia Bones lui avait transmit dès qu'elle les avait eut à sa disposition. Il était d'ailleurs assez mécontent qu'elle ne soit pas présente, malgré la lettre qu'il lui avait envoyée. Néanmoins, il savait aussi que par son statut, elle devait rester en retrait. Il ne fallait pas que l'on risque de donner une raison pour aggraver la situation. Il ne fallait pas qu'on l'accuse de partialité envers le ministre, et donc en un sens ne pouvait pas s'afficher hors que publiquement avec le ministre. De plus, il ignorait totalement que Amélia avait accepté l'officieuse proposition de Harry pour devenir ministre de la magie à sa place.
« Je vous remercie de votre présence ici ce soir. » débuta-t-il « Comme vous le savez, je suis la cible d'une cabale orchestrée en sous mains par Potter et Dumbledore même si le vieux fou réfute toujours les accusations. » levant bien haut une lettre à la vue de tous
« Il dit qu'il me soutient dans ces temps de crise et qu'il reste toujours avec le ministère. Ce n'est que mensonge. » Cria-t-il, recevant des signes de tête de la part de plusieurs sorciers présents.
Il allait continuer, quand à sa grande surprise, il fut interrompu d'une manière qu'il connaissait et qu'il détestait dès que cela lui arrivait.
« Hmm Hmm » fit un sorcier à la légère barbe blanche attirant l'attention sur lui.
« Oui Barthélemy ? » l'interrogea Fudge toujours souriant en bon diplomate qu'il était, du moins le croyait-il
« Les accusations sont-elles fondées Cornelius ? Où est-ce bel et bien la vérité sur vos agissements récents ? »
La question fit grand bruit car implicitement, la réunion devait soutenir sans équivoque le ministre. Malheureusement, ce membre du département des mystères en avait décidé autrement. Et d'ailleurs, il ne semblait pas être le seul à se poser des questions sur le comportement du ministre.
Malgré des murmures outrés, Fudge fut contraint de répondre.
« Ce sont des calomnies fondées sur les divagations d'un garçon dérangé, désirant plus que tout attirer l'attention sur lui et qui pense avoir droit à ce soutient de part sa célébrité et ... »
« Arrêtes tes idioties Cornelius. On se connaît depuis Poudlard et je sais très bien comment tu fonctionnes et de quoi tu es capable pour arriver à ses fins. »Le coupa son ami de jeunesse aussitôt. « Je me souviens déjà qu'à l'époque de tes griefs contre Dumbledore qui selon toi n'appréciait pas ton talent à sa juste valeur. Mais il faut avouer qu'il avait raison, tu n'avais aucun talent en métamorphose » conclut-il avant de recevoir des cris de mécontentement de la part des autres présents.
Si Fudge fut offensé ou blessé par les propos de son ami, il ne le montra pas. Il ne devait pas se montrer faible et surtout pas devant les seuls soutiens qui lui restait. Il prit une inspiration, regarda son ami et lui répondit.
« Barthélemy ce sont les propos d'un adolescent fougueux et irrationnel. »
« Je pensais pourtant que tu avais justement grandi Cornelius. Si je suis ici, ce n'est pas car je suis un de tes amis, mais en tant que représentant ici de notre service. Toi comme un grand nombre des personnes ici pensent que mon service recèle le plus grand nombre de fous » déclara-t-il sachant très bien que c'était la vérité. Se tournant vers la foule, il ajouta « Vous ne supportez pas que notre service soit indépendant des autres et qu'il doit rendre des comptes que de façon sporadique au ministre. Vous êtes tous jaloux de nous et de nos privilèges que nous avons gagnés. Vous êtes tous des profiteurs tout comme Cornelius. Mais je crains qu'il vous faille plus de moyen pour empêcher l'instruction contre lui de se faire. » Puis il se tourna vers son vieil ami et termina de parler. « Tu as commis d'innombrables erreurs depuis que tu es ministre. Erreurs à la rigueur admissibles si la situation n'avait pas si dramatiquement dégénérée avec le retour de tu-sais-qui. Et au lieu d'essayer de la neutraliser, tu lui as permis de reprendre de la puissance et nous sommes maintenant en position de faiblesse par rapport à lui. Dans mon département, nous avons toujours tentés de comprendre le pourquoi de sa disparition car nombreux d'entre nous savaient que ce n'était que temporaire. Malheureusement, nous avions raisons et le pire est arrivé. Il est revenu et nous n'avons pas énormément avancé dans notre recherche. C'est fort dommage pour toi, mais nos membres au magegamot seront pour ton remplacement soit en certain. » Termina-t-il toujours avec le même ton poli.
Devant les airs outrés autour de lui, il salua civilement le ministre et quitta le plus tranquillement du monde la pièce, laissant un froid palpable derrière lui.
Fudge était excédé par ces propos. Plus que cela, car l'un des services les plus puissants du ministère était bien à présent contre lui. Or il savait très bien qu'au sein du magegamot, les membres du département des mystères jouaient toujours un rôle important. Leur avis avait toujours une importance certaine, car tous suspectaient qu'ils avaient toujours des éléments supplémentaires qu'ils ne pouvaient pas communiquer au commun des sorciers. Et c'était justement le cas, presque sans exceptions.
Après ce départ, Fudge essaya comme il le pu de s'expliquer en minimisant l'avis de son ancien ami. En fin de compte, il ne s'en sortit pas aussi misérablement que ça, en tout cas de son point de vu. Maintenant restait à voir si cela allait suffire pour sauver sa tête de ministre.
Deux jours plus tard, la vie à l'intérieur de Poudlard allait être momentanément interrompue par une nouvelle qui allait faire débat chez l'ensemble des élèves. Et en particulier chez plusieurs d'entre eux qui avaient un lien en commun. A l'heure où le dîner allait commencer, Dumbledore qui était présent avant même l'arrivé des premiers élèves, se leva, cette seule action faisant taire l'ensemble des élèves qui se tournèrent tous vers lui, y compris les Serpentards.
« J'ai une mauvaise nouvelle à communiquer à l'ensemble des élèves et des professeurs » son regard allant vers Minerva.
« J'ai reçu ce matin une lettre provenant du ministère et principalement du bureau s'occupant du Quidditch. Je dois vous informer que le ministre à décidé que compte tenu des problèmes actuels dans notre communauté qu'il a été décidé par décret, que les compétitions de Quiddtich hors compétions internationales et nationales sont suspendues de façon permanente et pour une durée indéterminé. De ce fait, notre coupe s'achève avec seulement deux matchs joués. »
Il laissa les élèves exprimer leur indignation pendant une poignée de seconde avant de refaire le silence et de continuer à parler.
« Je sais que nombreux parmi vous sont réellement déçu par cette nouvelle, mais cette annonce était malheureusement prévisible compte tenu des problèmes que vous connaissez tous. J'ose espérer que la situation s'arrangera rapidement, même si je peux annoncer tout de suite que la coupe est terminée pour cette année. Nous verrons bien pour l'année prochaine » espéra-t-il sachant très bien qu'une seule chose pouvait permettre à la coupe d'être rejouée. Malheureusement ce n'était pas très encourageant pour la suite.
Alors que le directeur se rasseyait son annonce terminée, les conversations avaient déjà envahi la grande salle. Le ton montait rapidement contre cet idiot de Fudge qui passait pour le responsable de l'arrêt prématuré de la coupe. Néanmoins, les plus anciens, n'hésitaient pas à lancer des regards noirs vers la table de Serpentard, prouvant bien qu'il les rendait responsable pour la situation actuelle.
D'ailleurs, les Serpentards eux même semblaient confus. Tout comme les autres élèves, ils mettaient le Quidditch à un autre niveau, au-dessus du reste et même de leur conviction sur les sangs de bourbe par exemple. Chez eux aussi donc, il y avait une sorte de désarroi entre ceux en colère de l'arrêt de la coupe et les futurs mangemorts ou sympathisants. Celui qui semblait recevoir le plus de regard y compris de sa table était bien sûr Drago qui peut-être encore plus que les autres semblait perdu entre ses convictions et son amour pour ce sport, ou en tout cas la façon dont il voyait le quidditch.
Le désarroi apparent de son ennemi de toujours, fit sourire Harry. Ce n'était pas tous les jours que l'on pouvait voir le Serpentard comme sonné. Il sourit une dernière fois avant de retourner vers ses amis qui eux aussi sous l'impulsion de Ron livrait une bataille épique sur lequel serait le plus outré de la nouvelle.
« Fudge est un idiot. Espérons qu'il quitte son poste rapidement et que tout redevienne comme avant »
« Arrêtes de rêver Ron. Ce n'est pas en ayant un nouveau ministre que la coupe sera restaurée. Car malheureusement les motifs de suspension resteront encore très valables. » Le reprit Hermione, faisant se taire toutes les conversations autour d'eux.
« On peut même supposé que si la situation dégénère, ce sont l'ensemble des matchs de league et tous les matchs qui risquent d'être arrêtés. Et cela non plus le prochain ministre ne pourra rien car c'est une question de sécurité. » Compléta Harry, surprenant Ron par son manque d'agacement et d'intérêt face à la nouvelle.
« Tu n'as par l'air intéressé par l'arrêt de la coupe ! » s'emporta légèrement Ron avant de baisser le ton en voyant le regard noir de Harry lui faisant face.
« Contrairement à toi et aux autres années, je garde pour moi mes sentiments. Même si cette annonce me fait tout de même mal car j'aime toujours ce sport et la sensation de voler, mais cela ne reste qu'un sport. Le plus beau existant selon moi, mais uniquement un sport. Oserais-tu me dire qu'un sport est plus important que la vie de dizaines, centaines voir milliers de personnes ? Si c'est le cas, je crains que nous n'avons plus rien à nous dire » le prévint Harry, fixant Ron qui ne savait pas vraiment comment réagir devant l'état d'esprit de Harry qu'il ne reconnaissait plus réellement.
Voyant que Ron ne semblait pas vouloir ou pouvoir répondre, et ne voulant pas non plus énervé Harry, Hermione répondit à la place de son ami.
« Tu sais très bien que Ron est du même avis que toi Harry. N'est ce pas Ron ? » Demanda-t-elle en s'adressant au rouquin qui fut surpris par la défense de Hermione. Elle ne le faisait pas toujours.
Encore surpris, il bégaya un faible oui, qui fit sourire tout le monde y compris Harry qui commençait à se calmer. Il avait parlé sous l'impulsion d'une colère bien dissimulée, et pour être honnête, il ne pensait pas tout ce qu'il avait dit à ses amis. Le quidditch était bien plus qu'un sport mais ne pas pratiquer n'était pas insurmontable. Ce qui l'était par contre, était qu'à nouveau, il ne pouvait plus voler, seul réelle sensation qui lui manquerait. Ce qui l'énervait au plus haut point, était surtout le fait de savoir, que le décret de Fudge devait avoir comme origine lui principalement. Il sentait bien que le ministre lui faisait payer comme cela son article contre lui. Il était connu de tous en effet que Potter était un bon joueur de quidditch et adorait ce sport comme l'avait bien compris l'année passée Dolores.
«En tout cas, vous aurez plus de temps pour étudier » cassa une fois de plus l'ambiance Hermione surtout pour Ron qui fit une grimace en l'entendant.
« Ne fait pas cette grimace Ron, Mione s'est très bien ce qui est bon pour toi » se moqua Harry faisant rougir les deux amis par cette assignation
« Eh » protestèrent-ils ensemble avant de stopper toujours en chœur.
« Tu as raison, Hermione sait bien ce qui est bon pour nous » continua Ginny prenant aussi pour elle les paroles de la jeune fille.
« Bon et si on mangeait » proposa Ron détournant la discussion ne voulant pas continuer sur cette vois.
La proposition fit sourire Dean et Seamus à côté de lui, d'accord eux aussi et levèrent les yeux vers Hermione et Ginny qui pensaient à la même chose, que Harry exprima de lui-même tout haut qui fit rire tout le monde.
« J'avais oublié que Ron était constitué à 90 d'estomac. Ce qui lui donne une raison valable pour manger tout le temps » une pointe d'ironie dans la voix qui fit mouche, en faisant éclater de rire tout le monde autour de lui, dont Ron qui même s'il n'avait pas tout compris préférait suivre le mouvement autour de lui.
Ce fut donc par cet intermède amusant qui se remarqua au sein de la table des lions ainsi que pour l'ensemble de la grande salle, que le dîner continua.
