Réponses aux reviews:

Chessandmat: Ce n'est pas Ron le traitre. La réponse est donné dans ce chapitre. Pour une fois, c'est rapide.

Onarluca: Merci beaucoup.

Obal: C'est clair qu'il se passe des choses étranges, c'est normal car c'est un étrange château.

David: Pour une fois, Drago n'est plus le maître dans sa maison. Il verra peut-être les choses de façon différente. Mais je ne le pense pas.

Milie Black: Pas d'inquiétude, je compte bien continuer cette fic jusqu'au bout. J'ai déjà écrit beaucoup et ne compte pas m'arrêter en si bon chemin.

Greg83: Content que la fic continue de te plaire. Pour le Fléau, il fera sa réapparition dans plusieurs chapitres. A savoir si je ferai une autre fic après celle-ci, je l'ignore pour l'instant. Néanmoins, on m'a fait une proposition il y a quelques jours qui me tente bien. Nous n'y sommes pas encore arrivé.

Merci à l'ensemble des lecteurs anonymes ou non, en espérant qu'ils soient beaucoup moins timide pour ce nouveau chapitre.

Merci à Obal ma correctrice, qui ne m'a pas fait beaucoup travailler pour ce chapitre.

J'espère que vous allez aimé ce nouveau chapitre qui donne des informations sur Harry et ses alliés.

Je vous souhaite une bonne lecture et un bon week-end

A la prochaine

By By

Chapitre 61 : Cabotine mais qui donc ?

Albus Dumbledore était des plus perplexe. Il éprouvait la sensation étrange qu'il n'était plus aussi maître de son école comme il l'était depuis des années. Bien entendu, un grand nombre de choses lui échappait et lui avait échappé par le passé. Au fil des années il avait apprit non sans tâtonnement comment faire pour avoir un œil sur tout ce qui se produisait d'important. Et là, pour la première fois, il réalisait que ce n'était plus totalement le cas.

Non seulement Harry lui glissait de plus en plus aisément entre les doigts, et aussi de celles et de ceux devant le surveiller de près pour sa sécurité, mais pire maintenant certains de ses informateurs privilégiés semblaient ne plus jouer leur rôle. Certes ils lui communiquaient certains faits qu'ils avaient observés toujours digne d'intérêt, mais il sentait qu'ils lui dissimulaient d'autres choses. Ce fut principalement pour ces raisons, qu'il convia dans un premier lieu sa sous-directrice et Alastor Maugrey à une réunion. Il avait totalement confiance en eux et jugeait qu'il devait leur parler de ses doutes et des moyens qu'il devrait mettre en place pour y remédier.

Les deux personnes étaient donc assises dans le bureau directorial attendant que le directeur ne commence se demandant la raison de cette réunion, surtout qu'une autre s'était tenue la veille au soir. Tout deux s'inquiétaient se posant pleins de questions, quand le directeur les rejoint l'air encore plus vieux et fatigué que d'habitude. Minerva grimaça connaissant cette expression chez son vieil ami. Elle n'aimait pas le voir de cette façon.

« Ne prenez pas ces airs peinés, je ne suis pas à l'article de la mort » plaisanta-t-il retrouvant son sourire. Minerva émettant un sourire pincé.

« Vous êtes ici car la situation devient assez complexe y compris pour moi. »

« Potter je présume ? » l'interrogea Maugrey « il semble avoir quitté sa salle commune hier soir » continua-t-il le regard du directeur allant sur lui. « Mais j'ignore totalement où il se rendait, mais je ne crois pas cependant qu'il ait quitté le château ».

«Pourquoi ne suis je pas étonné ? » plaisanta à nouveau Albus « Mais là n'est pas la question, même si j'ai vraiment la sensation que les deux sont liés » avoua-t-il.

« De quoi s'agit-il exactement Albus ? » Demanda Minerva.

« C'est en vérité fort simple. Il semble et j'en suis maintenant persuadé de ne pas recevoir toutes les informations des événements petits ou grands dans le château. Pour être clair, je crois que les fantômes pour une raison qu'ils leur sont personnelles ne me divulguent pas tout à quoi ils assistent et cela est de plus en plus souvent le cas. » Soupira-t-il.

« Au début, je me suis rendu compte de rien, mais à présent je sais que c'est le cas. Je ne sais pas depuis combien de temps mais, je crains de ne plus pouvoir compter entièrement sur leur participation en tout cas de façon optimale pour nous tenir informé. Ce qui est fâcheux pour nous surtout avec les derniers événements tragiques et ceux qui sont à prévoir. »

Alastor et Minerva se regardèrent comprenant que la situation était inédite pour le directeur.

« Avez-vous une indication sur ce changement chez les fantômes ? » demanda la directrice des lions.

« Malheureusement non. Mais il faut être aveugle pour ne pas avoir remarquer que depuis plusieurs mois ils agissent de façon différente. Et inédite pour la majorité d'entre eux » rajouta-t-il conscient d'une chose.

« Si tu veux parler des agissements de Peeves en particulier contre Rusard ou certains des Serpentard, tu as raison. Il agit bizarrement » maugréa l'ancien auror. « Argus devient de plus en plus énervé et énervant à cause de lui et de ses blagues à son encontre »

« Les actions de Peeve sont aussi en ligne de compte dans cette affaire. » le prévint Albus. « Ce qui nous ramène à votre venu. » il prit une inspiration et expliqua ce qu'il avait en tête.

« Je vais demander aux professeurs d'accentuer leur surveillance afin de mieux tenir les élèves. Je sais que la surveillance est déjà bien en place, mais sans les fantômes pour nous donner des informations rapidement, il faut trouver une autre solution. »

« Vous nous demandez donc d'espionner le peu de liberté qu'ils restent aux élèves ? » releva Minerva pas tout à fait d'accord avec lui, ce qui le fit sourire.

« Je pense que les professeurs sont assez intelligents afin de savoir où doit s'arrêter la surveillance Minerva ! » répondit-il tout souriant. « Ce qui m'inquiète principalement, c'est que les fantômes me renseignaient plus sur des infractions des élèves et autres. Malheureusement, une grande partie des informations sont perdus. »

« Il n'y a pas moyen de les obliger à nous aider ? » proposa l'ancien auror, un sourire carnassier illuminant le visage.

« Non Alastor et surtout ce serait le meilleur moyen pour les faire stopper leur aide. Car ils surveillent néanmoins le château mais… » Il stoppa pensif.

« Ils ne communiquent les informations que quand elles sont primordiales, à croire qu'ils travaillent pour une autre personne. C'est ce que vous penser Albus ? » Remarqua alors Minerva qui comprenait une chose qu'elle avait remarqué sans pour autant y prendre garde jusqu'à maintenant.

« Je crois que c'est cela en effet » Confirma Dumbledore.

« Mais qui dans ce cas ? » questionna Maugrey recevant les regards des deux autres sorciers, un nom lui venant comme par magie sur le bout de la langue.

« Potter évidemment. Vous pensez vraiment que c'est lui qui est derrière tout cela ? » Questionna Minerva.

« La réaction de Peeves avec Harry et Fudge serait un indice sérieux » lui rappela le directeur.

« Et justement, j'ai remarqué que Peeve passait plus de fois dans le dortoir des Gryffondor. Certains élèves me l'on confié, s'en inquiétant connaissant sa nature taquine »

Albus resta pensif. La possibilité que les fantômes travaillaient maintenant également pour Harry le rassurait en même temps que cela l'inquiétait. D'un côté, il restait persuadé que son élève le ferait prévenir en cas de problème grave, et de l'autre se demandait comment le garçon était parvenu pour se faire écouter et suivit par les esprits et en particulier Peeve qui excepté lui et le baron sanglant ne s'inquiétait de personne.

« En tout cas jusqu'à présent » dit-il tout bas faisant s'interroger ses deux amis qui attendaient l'un comme l'autre la suite.

La suite de la réunion fut plus stérile en révélation. Dumbledore comptait organiser une réunion le lendemain avant le début des cours avec l'ensemble du corps enseignant afin de leur expliquer qu'ils devront faire encore plus attention à tout ce qui se passaient dans leur classe et de façon général. Bien entendu, ce n'était pas une nouvelle chose, excepté pour les quatre directeurs de maison qui devraient surveiller encore plus leurs élèves. Autant dire que Rogue allait être enchanté de cette nouvelle. Pour tous, les plus gros problèmes venaient des Serpentard et ils n'avaient pas totalement tort là-dessus.

Hermione Granger avait beaucoup de difficulté à se concentrer une fois n'est pas coutume lors d'un cours pourtant passionnant du seul professeur fantôme de l'école, Binns. D'ailleurs elle avait semblé remarquer que le ton du fantôme était plus dynamique et moins monotone que les années précédentes. Néanmoins, malgré le respect qu'elle devait au professeur, elle savait très bien que les critiques de Ron et de Harry sur celui-ci étaient malheureusement fondées.

Quelque soit les questions qu'elle lui posait, il lui répondait évasivement avant de retourner au contenu de son cour bien docilement. A croire qu'il ne connaissait rien d'autre que ce qu'il devait enseigner, à moins qu'il ne veuille tout simplement pas parler d'autres sujets comme les vampires.

Car ce qui rendait la préfète de Gryffondor si peu observatrice, était sa rencontre avec les vampires si différents des autres dont elle possédait un grand nombre d'information. Comble de malchance, elle n'avait rien trouvé d'utile sur eux à la bibliothèque et ce malgré plusieurs heures de recherche infructueuse. Elle avait en cela énervé Ron qui commençait juste à apprécier que son amie ne se rende plus au temps dans la sacro-sainte pièce où Mme Pince régnait en maîtresse absolue. Et pour être honnête, c'était surtout un regard perçant de Harry qui l'avait stoppé ses recherches, le garçon devinant le motif réel d'un tel engouement.

Sous la contrainte dissimulée et contre mauvaise fortune, elle avait dont été obligé d'interroger le fantôme sur les vampires et leurs origines, intriguant pour l'occasion ses camarades majoritairement des Serdaigle.

« Les vampires sont des créatures de l'ombre vivant près de deux siècles généralement et dont le seul but est de boire le sang des infortunés victimes qu'ils croisent sur leur chemin. » avait comme alors récité le professeur, quelques banalités en réalité sur ces créatures avant de reprendre le fil de son cours.

« Et en plus il en parle comme s'ils étaient des créatures fatalement mauvaises » s'exaspéra-t-elle en repensant aux paroles du professeur alors qu'elle ressortait de la salle de cours, de mauvaise humeur. Elle n'était pas avancé sur les vampires maîtres comme ils s'étaient appelés, mais en plus, elle n'avait pas pris de note sur l'heure qui venait de passer. Autant dire que le cours n'avait rien apporté de bon selon elle.

Elle était donc grognon quand au détour d'un couloir elle tomba sur une scène qui la troubla encore plus.

Devant elle, Malfoy et ses deux gorilles accompagnés de plusieurs autres Serpentard de son année dont Parkinson et Nott, s'en prenait à plusieurs élèves de premières années, des Poufsouffles à en croire leurs écussons. Les pauvres se tenaient dos au mur ignorant que faire. A leur arrivé, on les avait prévenu qu'il fallait se méfier des Serpentard et là ils comprenaient grandement pourquoi. Le pire étant que les deux préfets qu'ils avaient innocemment prit pour des sauveurs, étaient à la tête de cette bande.

« Alors les mouflons on se balade tout seul dans les couloirs » dit cyniquement Nott, souriant sadiquement, jouant avec sa baguette dirigé vers eux.

« Ils ont perdu leur langue ses sales sang de bourbes » Ajouta en ricanant Parkinson.

Les Poufsouffes se raidirent devant l'insulte, qu'ils connaissaient pour certains et devant le ton violent de la préfète en face d'eux.

« Ils tremblent comme des mouches » se moqua Nott à nouveau, faisant rire les autres excepté Drago qui ne réagissait pas. Depuis le début il restait stoïque fidèle à lui-même et au faux air princier qu'il se donnait. Les remontrances de Derek à son égard, il n'en avait que faire. Il était un Malfoy et allait redorer le blason de sa famille, blason qui s'était ternit en perdant de son influence sur ses camarades au profit de Derek Hawkins. En tout cas voilà ce qui motivait Drago Malfoy à présent. Martyriser des jeunes Poufsouffle afin de remonter en puissance dans sa maison.

Ils étaient sur le point de lancer en tout cas ils en avaient l'intention un sort sur le groupe de Poufsouffle, quand au moment où Hermione allait intervenir, une autre personne la devança.

« Puis-je vous aider ? » demanda une voix faisant se retourner le groupe de Serpentard qui sourirent en découvrant Neville qui se tenait alors devant eux, seul.

« Retourne avec tes maudites plantes Longdubat où tu auras à faire à nous » le menaça Nott.

« Va donc chercher ton immonde crapaud que tu perds tout le temps » cracha Parkinson.

« A moins que tu ais oublié où tu l'as laissé » renchérit un autre Serpentard faisant rire tous le monde.

« Va voir ailleurs où tu subiras le même sort de tes parents » lui dit froidement Malfoy un sourire en coin. « Remarque ma tante serais ravie que je me charge de toi » continua-t-il en levant sa baguette, voyant que Neville ne réagissait pas.

Le Gryffondor écoutait les insultes sans broncher en apparence, mais en vérité, au fond de lui grandissait une force qui allait bientôt le submerger à l'encontre de ses idiots qui non seulement s'en prenait à des plus petits mais qui en plus insultaient la mémoire de ses parents. Il voulu se contenir ne voulant pas commettre l'effroyable comme avec Harry qui tentait de l'aider, mais quand il comprit que Goyle allait s'attaquer à l'un des premières années, son sang ne fit que un tour.

« Expelliarmus » cria-t-il faisant d'un geste souple du poignet apparaître sa baguette et lança un puissant sort de désarmement qui envoya s'écrouler contre le mur le Serpentard, alors que ses camarades se retournaient à nouveau vers Neville, cette fois toute baguette levée près à l'attaque. Neville aussi était près à en découdre, et cela allait faire mal.

D'un protego il se protégea de plusieurs sorts lancés qui s'abattirent sur la protection. Alors qu'il lançait des sorts sans discerner une réelle cible atteignant l'ensemble du groupe qui se firent soit immobiliser soit rejoignirent Goyle contre le mur. Il tenta ensuite d'atteindre Malfoy qui avait lui aussi judicieusement utilisé un protego. Mais dont la protection fendit au bout du troisième sort que lui lança Neville une sorte de gerbe de feu, qu'il réussissait de façon parfaite pour la première fois en combat réel. Drago fut secoué lorsque son bouclier qui était le plus puissant à réaliser de son année, vola en éclat les gerbes de feu passant de chaque côté de sa tête, le faisant reculer.

Le Serpentard ne reconnaissait pas le peureux Gryffondor qu'il aimait insulté presque autant que Potter et ses deux amis. Ses réflexes de Quidditch et des séances de duel que sa famille lui donnait depuis des mois lui permirent d'éviter les deux sorts suivants, mais pas l'impédimenta qui suivit. Sentant le poids sur les épaules, il regarda son adversaire qui le fixait avec une rage peu commune et qui le transit de toute part. Il entrevoyait son erreur et essayait de trouver une sortie le mettant en sûreté.

De son côté, Neville se sentait fort et désirait le montrer et remettre ses mécréants à leurs places. Il leva sa baguette près à lancer un sort d'immobilisation sur Drago, quand se rendant compte de rien, un stupéfix retentit sur sa droite alors que le sort rouge le percutait l'immobilisant.

« Bien joué, Blaise » remercia Drago à son camarade qui lui fit un signe de tête.

« Dit plutôt que j'ai eut la bonne idée de faire croire que j'étais immobilié et qu'il … » il stoppa au mépris de Drago, attiré par un léger tressautement.

« C'est impossible » dit-il alors que son visage se gelait alors qu'il constatait l'incroyable.

Neville, on ne sait comment, combattait le sort d'immobilisation. Son corps tremblait de plus en plus, reprenant vie, son esprit combattant le sort. Celui-ci n'était pas suffisamment puissant et lancé avec suffisamment de puissance, et le Gryffondor on ne sait comment commençait à s'en défaire.

Trop stupéfait pour réagir, les deux Serpentard, ne virent pas Hermione leur lancer deux expelliarmusleurs baguettes volant et atterrissant dans les mains de la préfète qui avait utilisé la négligence de ses ennemis. Ce ne fut que lorsque Neville se défit de l'emprise du sort, qu'elle se rendit compte de ce qu'il venait de se produire.

« Neville tu vas bien ? » lui demanda-t-elle en se retournant vers son ami, les Serpentard restant de marbre.

« Oui » répondit-il froidement, ses yeux reflétant une sensation de puissance, qui troubla Hermione.

Il était lui-même troublé par ce qu'il venait de faire et l'expression de la préfète lui confirmait la chose.

Comme coupé temporairement du monde, ils ne virent pas arriver le professeur Flitwick accompagné de Maugrey.

« Ne faites pas les malins » cria Maugrey à l'instar des Serpentard, Drago et Blaise en tête et incluant les autres qui commençaient à se lever.

« Ces Gryffondor nous ont lâchement attaqués moi et mes amis. De la part … » il fut stoppe immédiatement par Flitwick.

« Cessez ces enfantillages Mr Malfoy. Nous savons tout. Nous savons ce que vous avez fait et croyez moi cela est bien la dernière fois que vous commettrez ce genre d'acte impunément. Le directeur est bien décidé de faire respecter les règles de bienséances au sein de l'école. Alors retirez votre sourire malingre de votre visage car cela peut impressionner vos camarades ou avoir de l'importance pour le professeur Rogue mais pas sur moi. » Trancha le petit professeur qui perdait sa gentillesse en face du Serpentard.

Le Serpentard voulu protester mais ce fut cette fois Maugrey qui l'interrompit.

« N'aggravez pas votre cas Malfoy. A votre place je ne voudrais pas retourner dans votre salle commune. La perte des points que vous allez causer à votre maison, passe au seconde plan » l'avertit-il son sourire carnassier sur le visage.

Alors que Flitwick s'occupait des premières années qui depuis l'arrivé des deux hommes retrouvaient de l'assurance et la sécurité, Maugrey réanimait les Serpentard encore immobilisé.

« Mlle Granger veuillez avec M. Longdubat raccompagner les élèves dans la Grande Salle et les confier à l'un des préfets de leur maison je vous pris ! » ordonna-t-il retrouvant son humeur en un instant.

La préfète fit un oui de la tête, et vint vers les élèves qui rassurés pour de bon, se tinrent aussitôt à ses côtés, leur tête allant d'elle à Neville qui n'avait pas bougé depuis que le sort ne l'avait atteint.

« Mr Longdubat vous pouvez y aller ! » lui dit le professeur surpris par l'attitude du garçon, qui sans répondre, rejoignit Hermione et conduisirent ensemble les Poufsouffle dans la Grande Salle. Ils laissèrent ainsi, les Serpentard à leur sort avec les deux sorciers qui les conduisirent au bureau de directeur, devant lequel ils devaient répondre de leurs actes.

Alors qu'ils pénétraient la plupart pour la première fois dans le bureau, ils restaient confiants, comptant sur leur directeur de maison pour les sortir de cette situation. Du groupe, seul Malfoy ne s'inquiétait pas de cela. Il avait toujours en tête la façon avec laquelle Neville les avait ridiculiser lui en tête. Il se jura de le faire payer, surtout qu'il sentait toujours l'incertitude au fond de lui quand le Gryffondor le fixait. Déjà ses idées de vengeances en tête, il ne se préoccupa pas de l'arriver de Dumbledore, jusqu'à ce que le pire lui arriva.

« Quoi tu plaisantes ? » cria Seamus dans la salle commune quelques heures plus tard.

Il répondait à Ron qui suite à une réunion avec McGonagall ainsi que les autres préfets de Gryffondor, qu'il n'y avait plus de préfet de sixième année à Serpentard, en tout cas jusqu'à ce que des remplaçants à Malfoy et Parkinson soit désignés.

« Ils leur ont enlevé leur insigne ! Je ne savais pas qu'ils pouvaient le faire » s'étonna Dean.

« Voyons, Dumbledore est le directeur. Il peut faire ce qui est juste selon lui. Tout ce que j'espère c'est que les remplaçant seront plus acceptable que les anciens » supposa Ginny.

« Il ne faut pas rêver Ginny » lui répondit son frère n'y croyant pas « un Serpentard restera toujours un Serpentard. »

« Si tu dis cela Ron, alors tu ne retiens rien de ce que Harry et moi essayons de te dire depuis l'année dernière » lui fit-elle remarquer « ce n'est pas en te comportant de cette façon que les chose évolueront entre les maisons.

« Qui te dit que les choses peuvent évoluer ? »

« Tout simplement que comme le choipeau nous l'a dit l'année dernière, ce n'est pas dans la division que nous pourront gagner. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons vaincre » lui rappela sans ménagement Harry qui venait de sortir de la pénombre d'où il se trouvait, son regard allant de Ron aux autres de ses amis.

«Si nous nous rassemblons lors de nos réunions, ce n'est pas seulement pour savoir se défendre, c'est pour aussi afin de s'habituer à combattre ensemble et surtout de briser les barrières que les années ont battit entre les maisons malheureusement. Car une chose est certaine, les fondateurs n'ont pas créé cette école pour ériger des barrières entres les élèves et entre les sorciers mais pour donner une base commune à tous. » Continua-t-il exposant son point de vue à l'ensemble des élèves rassemblés.

Certains n'étaient pas totalement d'accord avec lui, mais ils se privèrent de s'exprimer, ne désirant pas du tout faire face au plus célèbre des Gryffondor. Il représentait un trop grand danger.

Durant le reste de la soirée, Hermione aidé de Ron s'occupèrent de la tranquillité dans la salle commune et les dortoirs. Les autres préfets de la maison, ayant d'autres missions à remplir, devant également remplacer les deux anciens de Serpentard dans leurs tâches.

« Espérons en tout cas, que les nouveaux préfets soient désignés rapidement » soupira le garçon dont le surcroît de travail représentait la plus grande peur.

« C'est vrai. Mais non seulement cela, Malfoy fera moins le malin, mais en plus, les places pour les préfets chefs de l'année prochaine se libèrent plus pour nous. Car je doute fort que les remplaçants soient désignés pour cette tâche l'année prochaine. » Dit-t-elle souriante.

« Ouais. »Répondit-il négligemment. « Au moins ce ne sera pas Malfoy et c'est déjà bien »

« Tu pourrais l'être toi ? »

« Non je ne l'espère pas »

« Tu ne vas pas recommencer avec les devoirs de préfets et … » s'indigna-t-elle montant déjà sur ses grands chevaux, avant d'être stoppé par Ron.

« Ce n'est pas cela. Ils ne peuvent pas être de la même maison pour l'équité dans la coupe des maisons. Alors si je le suis, toi, tu … enfin tu vois » termina-t-il doucement, son teint changeant de couleur, mal à l'aise.

« Oh … je vois » avoua-t-elle troublée.

« Je sais très bien que c'est ton rêve depuis ta première année. Et même si cela ferait plaisir à ma famille tout comme à moi, ce n'est pas aussi important pour moi que çà l'est pour toi. » Se justifia-t-il essayant de dissimuler son trouble évident.

Hermione fut touchée par ce qu'il venait de lui dire, bien plus que par n'importe quelles autres paroles qu'ils avaient échangées avant. Petit à petit de façon purement inconsciente, ils se rapprochèrent l'un de l'autre, la solitude de la salle commune, aidant naturellement.

Ils se seraient sûrement touchés, si un impondérable se produisit.

« Tu as entendu ? » demanda-t-elle

« Que… »

Ron n'eut pas le temps de réagir, que Hermione se relevait, se retournant vers le bruit suspect qu'elle jurait avoir attendu.

« Il n'y a rien du tout » bouda-t-il comprenant ce qui aurait pu facilement arriver si.

« Pourtant je suis certaine de… » Commença-t-elle avant de s'arrêter à l'arrivé d'un fantôme passant par un mur, la faisant sursauter.

« Bien le bonsoir Hermione » lui souhaita Nick en remettant sa frise correctement. « Un peu tard pour travailler non ? »

« Non pas vraiment » se reprit elle, le doute en elle s'envolant « que nous vaut votre visite ? » demanda-t-elle en retour, plus pour rebondir et masquer son trouble qu'autre chose.

« Disons que nous nous promenions » dit le fantôme, restant évasif, ne voulant pas répondre à la préfète.

Elle allait répliquer quand une nouvelle voix se fit entendre.

« Vous auriez pu nous prévenir que nous ne serions pas seuls ! » protesta la dame grise, fantôme de la maison Serdaigle en apparaissant par le mur.

« Il faut l'excuser. Vous savez bien que ce cher Nick perd parfois la tête » répondit le moine gras, un large sourire sur le visage en entrant lui aussi, surprenant les deux sorciers qui ne le connaissait sous cet angle.

« Reste un peu sérieux. Tu sais bien qu'il est très à cheval avec son histoire de tête » le réprimanda-t-elle, un air crispé sur le visage. « Pourtant depuis le temps il devrait s'être fait une raison, mais non ?» continua-t-elle de dépit.

« Faites comme si je n'étais pas présent, ça ne me dérange pas » protesta doucement Nick, qui connaissant depuis longtemps ses deux collègues, savaient qu'ils le taquinaient tout au plus.

Ron et Hermione assistaient à la discussion entre les trois fantômes, ne sachant pas trop comment réagir. Ils les connaissaient tous les trois depuis des années et Nick en particulier, mais jamais, ils ne les avaient vu, se comporter de cette façon. La suite serait du même genre.

« Qu'est ce que vous faites, nous vous attendons » s'énerva un nouveau venu.

Tous se retournèrent vers celui-ci, et les deux sorciers eurent un choc en voyant Peeves, devant eux, les mains sur les hanches pas satisfait de la situation. Les voyants, il les prit eux aussi à partit.

« Vous devriez être au lit comme les bons préfets le sont » attaqua-t-il fixant Hermione qui ne bronchait pas. Ron était trop surpris pour parler.

Se désintéressant des sorciers, il se tourna vers les trois fantômes.

« Venez, il attend, et il n'a pas trop de temps pour nous » les prévint-il, avant de quitter la pièce aussi rapidement qu'il était arrivé, non sans un regard curieux sur les deux préfets.

Sans qu'ils puissent poser la moindre question, les fantômes partirent à sa suite, laissant les deux sorciers à leurs questions.

« De quoi il parlait ? » Demanda Hermione stupéfaite.

« J'en ai aucune idée » répondit Ron sincèrement.

Ils restèrent à s'observer silencieux quelques secondes puis se rendant compte qu'ils ne savaient pas comment réagir, ils se quittèrent rejoignant leur dortoir.

Dans une salle proche de la tour des lions, les quatre fantômes rejoignirent la personne qu'ils devaient rencontrer. Normalement, ils devaient le rencontrer dans sa salle commune pour ne pas attirer l'attention, mais celle ci étant encore utilisée, ils avaient opté pour une autre solution.

« Nous sommes un peu en retard » s'excusa Nick.

« Ce n'est pas grave, nous avons le temps pour cela » lui dit Harry, sous l'œil de Peeves qui ne semblait pas être d'accord.

« Ils ont été vu par Granger et son rouquin » critiqua-t-il d'un coup, pas content de ce fait.

« Ce n'est pas grave. Ils ne pouvaient pas se douter de leur présence dans la salle commune » souri-t-il, comparant la nouvelle attitude du fantôme. Elle ressemblait en rien à celle qu'il montrait avant, ou à celle qu'il montrait même encore au grand jour.

« Oui mais bon » protesta-t-il avant d'abandonner, le regard de Harry le lui faisant comprendre.

« Je dois dire que nous sommes grâce à vous débarrassé de Malfoy et Parkinson. Ils pourront moins nous nuire, même s'ils risquent sûrement, Drago en tout cas de se venger d'une façon ou d'une autre. Alors, faites passer le mot aux autres fantômes. Il faudra les tenir à l'œil eux et les autres Serpentard encore plus qu'actuellement. » Ordonna-t-il

« Nous devons faire attention de ne pas se faire remarquer par eux ou les professeurs » remarqua Nick.

« De plus le directeur semble avoir compris que nous ne lui communiquions pas toutes les informations comme nous l'avons toujours fait depuis des siècles » rajouta la dame grise.

« Dumbledore n'est pas idiot. Il est au courant de cela je le pense. Il ignore la raison de ce changement mais il le sait. C'est une certitude » confia-t-il « c'est pour cette raison que vous devez toujours lui communiquer une partie des informations afin qu'il ne perde pas confiance en vous. De plus, il est de notre côté, même si nous ne sommes pas sur la même longueur d'ondes. Il ignore beaucoup de choses » pensa-t-il soucieux de la réaction du directeur. Même si leur rapport n'était pas encore revenu au beau fixe, il était soucieux que leur rapport ne s'envenime pas trop. Pour toutes ses raisons, il souhaitait que les fantômes qui travaillaient alors pour lui, continuent leur rôle envers le directeur.

« Nous ne pouvons pas mentir au directeur, s'il nous poses des questions directes » l'avertit Nick.

« Je sais, mais en tant que fantôme, vous n'êtes pas obligé de dire toute la vérité. N'ayant pas de pouvoir réel sur vous, comme vous bannir de ce château, vous êtes libre. Et d'ailleurs, vous avez été libre de me suivre ou non ? Je ne vous oblige pas moi non plus » remarqua-t-il.

« C'est différent. Vous êtes plus haut que le directeur, et ça, tout le monde l'ignore, excepté Poudlard lui même » se justifia Peeves, heureux de l'avoir découvert en premier. L'esprit frappeur, avait été en effet le premier fantôme à comprendre ce qu'il représentait. Étant le plus ancien de ses congénères, ironique en connaissant l'immaturité chronique qu'il montrait depuis des siècles auprès des élèves et professeurs.

Il avait en effet compris que le trouble perceptible dans l'école résultait de Harry. Il ne comprenait pas bien sûr tout ce que cela impliquait et surtout ce qui était en jeu auprès de Harry. Poudlard lui prenait conscience que les choses changeaient, et le fantôme l'avait sentit.

Harry fut au début surpris de l'attitude de Peeves à son égard, mais avait vite compris que cela était à son avantage. Depuis lors, le fantôme avait recruté très vite l'ensemble de la population fantomatique de l'école, et les dirigeait même. De façon progressive afin de ne pas ébruiter trop rapidement les nouvelles, le réseau qu'il formait pour le directeur s'était transformé peu à peu en réseau de Harry. En cela, le plan global que Harry avait en tête, prenait forme, les différentes pièces du puzzle s'imbriquant les une dans les autres.

Néanmoins, il y en avait un qu'il avait négligé, causant des troubles dans son organisation.

« Comme cela se passe avec ce cher baron ? » demanda-t-il le ton de sa voix exprimant clairement ses pensées.

« Il est toujours là où nous l'avons enfermé, il y a quelques jours » répondit Nick.

« Il y restera tant qu'il ne voudra pas et se soumettre et ne plus faire de vague » rajouta Peeves.

« Bien, parfait. Espérons en tout cas que cela le fasse réfléchir et qu'il ne recommencera pas ses idioties. En un sens, on ne peut pas lui en vouloir de rester fidèle à sa maison Serpentard, mais l'information qu'il a donnée à Malfoy est des plus critique selon moi. » Continua Harry toujours aussi sérieux.

Son regard alla vers Peeves, qui semblait énervé.

« Heureusement, grâce à Peeves, je l'ai découvert. Et c'est un bien » complimenta-t-il le fantôme qui tout fier le montra bien en se relevant et bombant le torse comme pour paraître plus noble. Les fantômes le regardèrent en souriant tout comme Harry qui aimait cette nouvelle attitude.

« En tout cas, nous avons été négligent et cela ne doit plus arriver. Alors faites attention y compris au tableau qui sont toujours au service du directeur »

« Et on ne peut rien contre cela ? » demanda judicieusement le moine gras, recevant les regards appuyé des autres.

« Pour l'instant je ne sais pas. Mais nous verrons bien. En tout cas, cela prend forme. Les forces se rassemblent et tout ce que j'espère, c'est qu'elles seront toutes présentes avant que Voldemort n'attaque. C'est pour cela que vous devez être prêt. Je compte sur vous. Vous êtes ceux qui peuvent donner l'alerte en premier en cas d'attaque. Alors pas de faux bon. » Les prévint-il plus durement avant de les rassurer sur son lui profond.

« Je vous fais confiance et bientôt tout le monde comprendra que vous aussi comme toutes les créatures magiques vivantes ou non, avez une place dans notre communauté » termina-t-il plus doucement et sereinement.

Ces paroles rassurèrent les fantômes dans leur idée d'aider Harry depuis maintenant quelques mois. Il était en effet le seul à les considérer comme des êtres à part entière et non comme des bizarreries, des manifestations de personnes ne voulant pas quitter le monde des vivants.

Comme à chaque fois qu'ils le voyaient, ils eurent un respect profond pour lui, et le saluèrent poliment avant de le quitter et de vaquer à leurs occupations. Seul Peeves resta avec Harry plus longtemps. L'esprit frappeur au comportement le plus bizarre de tous, se devait à présent d'être le plus en contact avec le Gryffondor. Au début cela avait troublé Harry avant que celui ne comprenne que le fantôme était plus complexe qu'il le laissait penser. Celui-ci avait été choqué que l'on veuille l'exclure de Poudlard, même s'il savait que cela ne pouvait pas être le cas. Le ministre de la magie n'ayant pas le pouvoir de lui faire quitter le château. Devinant on ne sait comment que Harry était lié à la fin de Umbridge, il montrait plus de respect envers le garçon et encore plus depuis.

« Il y a un problème Peeves ? » l'interrogea Harry faisant se retourner le revenant qui faisait les cents pas.

« Rusard continue à me suivre et à faire ce qu'il a toujours fait contre moi » maugréa-t-il

« Pas étonnant avec la façon dont tu pièges son bureau pratiquement toutes les semaines » ria-t-il, en repensant au concierge entrant en trombe dans le grande salle, la semaine précédente, couvert de la tête au pied d'une peinture vert caca d'oie et sentant une odeur peu agréable.

« Il a des raisons de t'en vouloir non ? »

« Tout comme moi. Il ne m'a jamais aimé »

« Car tu troubles les élèves et les professeurs avec tes farces » lui répondit gentiment Harry.

« Peut être, mais lady Serdaigle était assez cabotine avec les autres et tout le monde l'a oublié » expliqua-t-il avant de le quitter lui aussi par l'un des murs, laissant Harry seul avec ses dernières paroles.

« Oui en effet, elle était très cabotine, lady Serdaigle » dit alors la voix mélancolique de Adam dans la tête de Harry avant de disparaître aussi rapidement qu'il était apparu.