Réponses aux reviews :

Milie Black : Content que tu apprécies, j'espère que tu aimeras ce nouveau chapitre.

Benkuteur : J'espère que l'attente aura été bonne avec ce chapitre.

Greg83 : Pas de problème pour le retard. Je ne peux pas te parler de la prochaine fic car pour l'instant c'est une idée entre moi et ma correctrice. La seule chose que je peut dire malgré tout c'est que au vue de nos esprits un brin tordu, on peut s'attendre à tout.

Mi : 60 chapitres d'un coup, bravo, c'est assez rare de le faire pour t'en féliciter. Tu sais, un chapitre par semaine, c'est long à écrire également pour moi. Désolé pour les fautes d'orthographes, il peut en rester de temps en temps.

Abel : C'est clair la fic sera encore longue. La relation entre Katie et Harry ne vas pas cesser d'augmenter tout comme l'influence de James et Elvis continura de perdurer. Patience, le Fléau arrive à grand pas. Merci pour les compliments.

David : Harry ne peut pas toujours contrôler les autres et parfois, ils dérapent comme là par exemple. Les invocations élémentaires risquent d'être pas mal mais ce n'est pas pour tout de suite. L'idée de Miss Teigne merci à Obal pour l'idée.

Arathorn : Content de te revoir. Je me disais bien bizarre qu'il ne soit plus là. Mais je sais très bien que tu as tout comme moi beaucoup de choses à faire et pas suffisamment de temps.

Satya : Voila la suite.

Steph46 : Je vais essayé de mettre un peu de comique dans les prochains chapitres, mais ce n'est pas toujours possible. On verra bien comment les choses évoluront.

Obal : C'est clair, les invocations seront spectaculaires comme je les aime.

Onarluca : J'essaie d'écrire des chapitres toujours passionnants et parfois ce n'est pas facile.

Didinette207 : ça peut surprendre en effet que James et Elvis puissent prendre le contrôle de Harry mais cela donne plus de charme justement à l'histoire. L'explication viendra plus tard.

Phantme : Comme tu l'as surement vu, la mise en page est redevenu correct. pour le problème merci encore une fois à : Voila le nouveau chapitre que tu as sûrement attendu, et il est enfin là.

Merci à l'ensemeble des lecteurs anonymes ou non.

Merci également à ma correctrice Obal.

Ce nouveau chapitre est venu plus tard que d'habitude, car j'ai beaucoup de travail et j'ai ni le temps et ni le repos nécessaire pour écrire comme je le fais normalement.

J'espère malgré tout que ce nouveau chapitre va vous plaire.

Si vous avez questions ou autres à poser, vous savez quoi faire. Cela fait toujours plaisir.

Passer un bon week-end et surtout bonne lecture.

A la prochaine

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Chapitre 63 : De multiples idées.

Quand Maugrey quitta le directeur après avoir reçu des instructions particulières, celui-ci soupira.

« J'avais presque totalement oublié cet incident. A croire que je deviens vraiment sénile.» se moqua-t-il de lui-même, les personnages dans les tableaux en face de lui le fixant intrigués par ses paroles.

« Encore une question restant pour l'instant sans réponse. Comment James est-il parvenu à intervenir de la sorte avec lui ? La magie de ment pas. C'était bien James et non Harry jouant la comédie. Il faut que je découvre la vérité de ce qui s'est vraiment passé et non des hypothèses. J'en étais arrivé à la conclusion que c'est quelque chose de puissant qui est en œuvre. » Se souvint-il n'ayant plus pensé à ce fait depuis plusieurs mois.

« A moins que tout simplement que Harry ait développé un don pour ressentir les esprits bien plus puissant que je le supposais. Après tout c'est également le cas de Mlle Lovegood. »

Un léger trémolo le fit relever la tête pour voir Fumseck une drôle d'expression sur le visage. Le directeur sentait que l'attitude du phœnix subissait des changements depuis des mois. Il semblait agir de façon différente et encore plus en sa présence. Il se demandait bien sûr, qu'elle en était la cause. Son lien avec l'oiseau n'était pas apparu d'un seul coup. Il avait fallut des mois voir des années pour atteindre la confiance suffisante entre eux.

« Et pourtant il a fait confiance à Harry dès la première rencontre. Bizarre. Tout comme le nom qu'il lui a donné » se rappela-t-il alors son regard sur l'oiseau qui ne bougeait pas.

« Tu ne me répondras pas tout comme l'autre fois ? » l'interrogea-t-il, juste avant que l'oiseau ne déploie ses ailes, quittant son perchoir et la pièce.

« Lui aussi me cache des choses j'en ai bien l'impression » réalisa-t-il ce qu'il l'attrista.

« Il fait ce qu'il doit être fait Albus » fit une première voix.

« Il n'est pas le gardien de Poudlard sans raison » compléta une seconde, laissant le directeur dans ses pensées.

Quand Harry arriva pour le petit déjeuner, la Grande Salle était comme à chaque fois quasiment vide. Seuls les professeurs Flitwick et Vector étaient présent à leur table. Comme toujours, deux professeurs au moins étaient présents dès l'arrivée des premiers élèves. A leur expression, il eut la certitude que les nouvelles devaient être mauvaises une nouvelle fois. Et effet, l'arrivée d'un hibou avec un exemplaire de la Gazette des Sorciers pour lui le lui confirma.

« Attaque de grande envergure en Roumanie » titrait la première page, un gigantesque incendie, se propageant de maisons en maisons sur la photo en dessous.

« Hier soir à la tombé de la nuit, la Roumanie a subit ce qui reste la plus grande attaque de vampires depuis plus de un siècle dans cette partie du monde. Nous ne connaissons pas encore le nombre de victimes, mais selon les premières estimations du ministère roumain, information relayée par des confrères, les pertes sont énormes, du jamais vu depuis des décennies. Ce sont principalement des moldus qui sont les plus touchés, restant les plus vulnérables face à ces créatures démoniaques qui malgré une chasse qui dure depuis des siècles ne cessent de pulluler dans cette partie de l'Europe de l'Est. C'est la petite ville de Sebes petite bourgade en plein milieu de la Transylvanie qui a eut le déplaisir de subir cette attaque tout aussi violente que surprenante.

En effet, ce genre d'attaque autrefois fréquente, et d'un autre âge à surpris tout le monde et à commencer par le ministère de la magie qui, prit au dépourvu, a mis un temps extrêmement long avant de réagir, causant par son inefficacité des pertes encore plus importantes au sein de la population. A l'heure actuelle, la situation est sous contrôle alors que les médicomages ont essayés de sauver le maximum de personnes et à en soulager les autres. Les sorts oubliettes ont étés énormément utilisés et il semble heureusement qu'aucune fuite auprès des médias moldus n'ait eut lieu.

Le ministre intérimaire Amélia Bones nous a répondu de bonne heure ce matin, et nous a affirmé que nous soutenions le ministre roumain dans cette épreuve, et qu'une délégation conjointe de médicomages de St-Mangouste et des oubliators du ministère était actuellement sur place afin de prêter main forte aux autorités locales. Ils sont aux ordres de Arthur Weasley, qui est en charge de la coopération avec les autres ministères de la magie au vu du retour de vous-savez-qui. Espérons seulement que cette attaque n'était qu'une manifestation… »

Harry abandonna le journal, ne supportant plus les nouvelles. Les yeux vides de sens, dirigés droit devant lui comme inertes de toute vie.

« Gabrielle m'avait bien confirmé que les autres seraient de son côté. Je le suspectais déjà depuis longtemps et à présent nous en avons la confirmation. Espérons que nous parviendrons à les contenir rapidement. Une nuée de vampires peut devenir une véritable calamité bien plus que les loups-garous » réalisa-t-il avant qu'une autre vision de terreur lui vînt à l'esprit.

« La Roumanie est voisine de la Bulgarie. Espérons seulement que Voldemort ne puisse pas aussi facilement prendre le pouvoir dans ce pays. Il peut ou pourra très bientôt compter sur la Bulgarie pour le soutenir. J'espère que la situation là-bas ne va pas mal tourné pour nous » pensa-t-il

Ses yeux se perdirent à nouveau sur le mur en face de lui, silencieux dans la Grande Salle qui se réveillait de plus en plus.

Ce fut dans cet état qu'une nouvelle venue le trouva alors qu'elle prenait place en face de lui, souriant toujours, à la vue de son ami se demandant au fond d'elle-même la cause de cette sorte de léthargie. Elle la trouva rapidement la cause quand son regard se porta vers la première page du journal. Son sourire se crispa, disparaissant d'un coup, imaginant déjà la raison.

« Encore des mauvaises nouvelles » fit-elle de la tristesse dans la voix, sortant de son silence Harry qui voyant la jeune fille devant lui, sourit, retrouvant un infime espoir. Comme à chaque fois qu'il la voyait en face, il ressentait une drôle de sensation. Loin de la gêne et du désarroi qu'il ressentait face à Cho les années précédentes, face à Katie, c'était également une attirance, mais une attirance dont l'origine lui restait mystérieuse.

« À moins qu'il n'y ait pas d'explication autre qu'une attirance justement » pensa-t-il avant de grimacer intérieurement réalisant qu'il s'inquiétait d'une chose aussi futile que celle-ci alors que la situation devenait de plus en plus catastrophique.

« Tu as raison, pense à autre chose. Si elle est venu s'asseoir en face de toi, c'est qu'elle aussi est forcément attirée comme d'ailleurs les dernières rencontres l'ont très bien confirmé » lui rappela James très heureux de la tournure des événements pour Harry et donc en un sens légèrement pervers pour lui. Car après tout, il était une partie de Harry et même si lui et les autres ne le mentionnait pas, c'était tout de même déroutant pour les esprits.

Mais alors que dire pour l'état d'esprit de Harry depuis que cette troublante chose c'était produite, lui changeant de manière incroyable et éternel sa vie qui était déjà des plus impensables.

Malgré cette très mauvaise nouvelle, le week-end fut des plus agréable pour Harry ainsi que ses amis. Les séances de travail personnel et en groupe se succédèrent, entrecoupé de quelques heures passées tout d'abord avec Katie durant le samedi et auprès de Hagrid le dimanche. Le demi-géant avait été enchanté en recevant la visite de Harry, celui-ci s'excusant de ne pas venir lui rendre visite plus fréquemment depuis le début de l'année.

« Ce n'est pas grave Harry. Je sais que tu fais beaucoup de choses et que tu travailles très dur. Je ne devrais certainement pas te le dire, mais les autres professeurs sont impressionnés par tes progrès. Ils en parlent parfois entre eux dans la leur salle entre les cours. Le professeur McGonagall est je pense le professeur le plus satisfait de ton travail. Je sais quelle ne te le dira jamais et je pense irais jusqu'à le nier mais elle est ainsi faite. » Déclara-t-il en lui faisant un clin d'œil éloquent en mentionnant la sous-directrice.

« C'est une personne responsable n'aimant pas faire et surtout montrer de favoritisme envers les élèves. Mais je sais car la connais depuis longtemps qu'elle t'aime bien Harry tout comme elle aimait tes parents et cela malgré les bêtises que ton père et ses amis pouvaient bien inventer pour ennuyer et tourmenter les Serpentard. » Il prit une nouvelle gorgé du thé qu'il venait de préparer à l'arrivé de Harry et mentionna une chose que Harry ne suspectait pas.

« Je ne devrais pas te le dire, alors tu ne devras pas le répéter. Mais je crois que la seule fois ou en tout cas l'une des rare fois où le professeur McGonagall a été contre un avis du professeur Dumbledore, la personne qu'elle respecte le plus tout comme moi, c'est quand il a décidé de te confier à ces ânes batés de Dursley » chuchota-t-il comme s'il divulguait un secret gardé, une once de dégoût à la mention de la famille moldue de Harry.

« Elle était tout à fait contre, tout comme moi d'ailleurs et Dumbledore devait avoir forcément une bonne raison et …. » hésita-t-il à continuer alors que Harry comprenait à quoi voulait arriver son ami et professeur.

« Vous savez Hagrid, il est vrai que je ne suis pas en bon terme avec le professeur Dumbledore et cela depuis la mort de Sirius. Je comprend que par respect envers lui vous essayé d'arranger les choses entre nous mais ce n'est pas la peine de le faire. C'est entre moi et lui uniquement. Je pense que les choses retrouveront leur place mais il faut laisser le temps. Je sais comment vous le considérez et cela ne me dérange pas car c'est votre opinion. Alors si vous n'en parlez pas, moi non plus je n'en parlerai pas. Je ne souhaite pas perdre votre amitié pour des broutilles et vous ? » Demanda-t-il l'esprit serein par sa tirade qui avait estomaqué le professeur par sa franchise.

Celui ci tout d'abord septique sur la tournure des choses, réfléchit longuement à quoi faire, pesant le pour et le contre avant d'accepter les raisons de son élève.

« D'accord n'en parlons plus et d'ailleurs c'est vrai, parlons d'autre chose. Un morceau de gâteau ? » Proposa-t-il retrouvant sa jovialité heureux d'avance de faire goûter sa nouvelle œuvre à Harry, qui ne pu bien sûr pas refuser.

Alors qu'il faisait disparaître d'un mouvement rapide de la main le morceau de gâteau que le demi-géant lui avait donné, celui-ci lui parla d'une chose qui le perturbait.

« J'ai remarqué que tu n'étais plus avec Hermione et Ron ou en tout cas pas autant qu'avant. Je sais que vous étiez très proche tous les trois et j'étais toujours très heureux de vous voir me rendre une visite. Même si les nouvelles n'étaient parfois pas bonnes. » Concéda-t-il se rappelant le départ de Norbert première aventure, des trois élèves avec lui.

«Il est parfois préférable de se séparer et de faire le point chacun de son côté. Ils sont toujours mes amis, mais je sais maintenant que ce n'était peut-être pas une bonne chose d'être si souvent avec eux. Cela nous a empêché de se lier avec d'autres élèves et les autres maisons. Pas que cela soit un reproche, mais je pense qu'un peu de nouveauté est bien dans nos vies. Vous n'êtes pas d'accord Hagrid ? » L'interrogea-t-il surprenant son ami qui médita sur ces paroles.

« Tu as grandit beaucoup plus que je l'imaginais et plus vite que normalement » un début de sanglot dans la voix.

Harry sourit en l'entendant, retrouvant ce qu'il aimait dans son ami, son grand cœur. Alors qu'il allait continuer son explication, il fut stoppé par un aboiement de crockdur, précédant deux coups frappés à la porte de la hutte. Hagrid se levant aussitôt fut suivit du regard par Harry qui flatta le pelage du chien, appréciant cette caresse.

« Professeur Dumbledore si vous vouliez me voir, vous n'aviez qu'à m'envoyer un message, cela ne vous aurait pas obligé de vous déplacer » s'excusa-t-il presque à croire qu'il se tenait déjà comme responsable.

«Ne vous morfondez pas Hagrid. Je suis encore capable de me déplacer et quitter mon bureau » plaisanta-t-il son regard retrouvant sa malice caractéristique. « Je voulais aussi profiter de ma visite pour parler avec Harry, comme il est présent » déclara-t-il en fixant Harry qui soutint son regard sans broncher, voir même avec facilité, ce qui surprit le directeur comme à chaque fois que leur regard se croisaient.

« Prenez un siège professeur » l'invita Hagrid en refermant la porte et en allant chercher une autre chaise pour le directeur, qui s'installa à la table en face de Harry, Hagrid lui servant aussitôt une tasse de thé, qu'il accepta tout de suite.

« Très bon thé Hagrid, merci » le complimenta-t-il faisant se sentir gêné le demi-géant et tirant même un sourire à Harry.

« Je tenais à vous informer que nous avons des nouvelles des géants » dit-il intéressant pour des raisons différentes les deux personnes avec lui.

« Des nouvelles de Graup professeur ? » demanda Hagrid excité à la pensé d'avoir des nouvelles de son frère.

« Pas directement. Mme Maxime a reçu des nouvelles comme quoi certains géants étaient réticents à l'encontre de Voldemort. Ils ne font pas confiance aux sorciers, et donc ne lui font pas totalement confiance. Pour l'instant ils sont très peu nombreux mais en tout cas, ils ne sont pas contre nous. »

« Pour le moment en tout cas professeur » rajouta Harry comprenant que ce n'était pas terminé avec eux.

« Tout à fait Harry » concéda le directeur.

« Pas de nouvelle de Graup alors ? » le visage de Hagrid prenant un air chagrin de l'absence de nouvelles.

« Olympe m'a dit qu'il allait bien et qu'il avait été totalement accepté par la nouvelle tribu. Elle a été surprise de voir ses progrès non seulement en langue mais aussi dans son comportement. Il semble bien moins agressif que la dernière fois qu'elle l'avait rencontré »

« S'il va bien alors c'est très bien » se satisfaisait-il heureux que tout aille pour le mieux pour son frère, retrouvant le sourire pour au moins tout le reste de la journée.

A peu près au même moment mais dans un endroit bien plus lugubre quand dans le château de Poudlard, un plan était à l'œuvre.

Un homme à l'allure frêle marchait dans les couloirs lugubres d'une grande demeure ancienne et aussi froide que les nouveaux occupants. Tremblant mais pas de froid, il se dirigeait vers la salle centrale du bâtiment d'où malgré la distance, il entendait des bruits tout aussi lugubres que cet environnement. Alors qu'il arrivait devant la porte, un hurlement dément le fit sursauter alors que son cœur dansant la chamade, lui disait de faire marche arrière et de quitter les lieux dans les plus brefs délais.

Alors qu'il pesait le pour et le contre jusqu'à être bien décidé à faire marche arrière, un nouveau cri brisa un silence pesant, et la porte s'ouvrit d'un mouvement brusque, libérant l'un des infortunés présent dans la pièce s'enfuyant presque sans demander son reste. Il fut prit d'une envie parfaitement logique de le suivre, mais déjà la voix de son maître l'obligeait à rentrer dans la salle. La peur ayant une trop grande importance chez lui, il obtempéra aussitôt, docile comme il l'avait toujours été face au plus grand mage noir du siècle.

Il fit même pas trois pas dans la salle que les portes se refermaient derrières lui brutalement, dans un lourd bruit.

Devant lui la salle encore plus lugubre et dans une semi-pénombre, la lumière du jour étouffée par de lourds rideaux pourpres, se tenait le maître toujours confortablement installé sur son trône comme ses serviteurs serviles le dénommaient. Au quatre coins de la salle, des serviteurs de toutes les origines se tenaient comme près à satisfaire la moindre envie malsaine du maître des lieux.

A ce moment là, Peter une nouvelle fois se maudit d'être ce qu'il était.

« Approche Peter » tonna d'une voix froide Voldemort obligeant le sorcier à venir plus près de son maître allant jusqu'à lui faire face.

Voldemort eut un sourire sadique en observant son serviteur essayer de dissimuler son tremblement sans y parvenir. Il aimait que ces fidèles le craignent. Tant que c'était le cas, aucune chance qu'il essaye de les trahir. Ils seraient bien trop lâches et peureux pour concevoir de le faire.

« Ta mission d'espionnage en Bulgarie a bien porté ses fruits » affirma-t-il surprenant tout le monde par le compliment.

« Rien ne vaut un rat peureux et lâche pour ce genre de mission » continua-t-il « je vais te confier une nouvelle mission de la plus haute importance pour moi »

Son regard haineux se dirigea vers l'un des mangemorts dans l'un des coins de la salle qui sous le regard se fit encore plus petit.

« Devant l'incapacité de certains » son regard devenant encore plus noir « tu vas reprendre ta fonction d'espion et rassembler un maximum d'informations. Mais attention, je ne veux pas des rumeurs ou autres informations non fondées. Alors fait attention Peter. Ne fait pas comme les autres et ne me déçoit pas. » Le menaça-t-il le faisant encore plus trembler.

Il savait bien comme n'importe quel autre serviteur de quoi le sorcier était capable.

« Où... où dois-je aller ? Mon maître » bégaya-t-il faisant grimacer Voldemort, peu satisfait qu'il n'ait pas deviné tout seul.

« A Poudlard évidemment » cria-t-il soudainement, faisant s'abaisser encore plus bas Peter.

« Dumebledore et Potter cachent beaucoup de choses. Il semble en effet, que ce maudit Gryffondor ait eut un héritier et que cet héritier soit actuellement à Poudlard. C'est en tout cas l'information que ton imbécile de fils Lucius … » son regard menaçant vers Malfoy senior toujours dans l'ombre. « …nous a transmit. Malheureusement selon Hawkins ce n'est pas vérifié. Surtout depuis que ton fils c'est fait prendre à s'attaquer à des premières années et pas même Rogue ne peut l'aider maintenant. Décidément les Malfoy se suivent et deviennent de plus en plus incapable. J'espère au moins, Lucius, que la suite des événements pour lui comme pour toi seront de meilleurs hospices. » Grogna-t-il, son attention revenant vers Peter qui n'avait toujours pas bouger d'un pouce.

« Quant à toi Peter. Va à Poudlard et trouve ce qui peut nous servir. » Ordonna-t-il, Peter finissant par se relever doucement et reculer, les yeux toujours vers le bas pour espérer ne pas mettre en colère le maître.

« Je vais à Poudlard » pensa-t-il amèrement. « Harry et Rémus seront là-bas. S'ils me découvrent maintenant que Sirius est mort, je doute que j'en revienne comme la dernière fois » sa main enlaçant son cou et déglutissant.

Il supposait bien que les deux hommes ne seraient pas d'humeur aussi clémente lors d'une possible rencontre. Surtout que Harry semblait avoir changé depuis des mois, ce qui n'était pas de bon augure pour lui. C'était en tout cas ce qu'il était parvenu à découvrir lors d'une précédente réunion. Les mangemorts et Voldemort lui-même se demandaient la raison, et lui entrevoyait un début de réponse.

Quand James avait mûrit à la fin de sa scolarité, sa puissance avait rapidement augmenté, et cela avait continué jusqu'à la fin de sa formation d'auror. Cela il le savait mais ne l'avait pas communiquer à son maître, à moins que ce soit tout simplement car il ne lui avait jamais posé la question.

Le maraudeur même s'il ne se considérait plus sous ce nom, redoutait à présent la réaction de Harry se rappelant très bien de quoi son père était capable.

Son plus grand souci pour la réussite de sa nouvelle mission, était de ne pas se faire remarquer et encore moins de se faire identifier. Malheureusement, contrairement à son espionnage en Bulgarie, un élément essentiel pouvait lui nuire comme les faits d'il y a trois ans lui revenait à l'esprit. En y pensant, il soupira.

« Si la carte du maraudeur est utilisée alors que je suis dans le château ou le parc, ils seront que je suis là et ils me traqueront, comme les Serpentard s'amusaient à le faire. Mais à la différence que cette fois c'est Rémus et Harry qui le feront. » Se dit il maussade, inquiet par les risques que son retour à Poudlard 3 ans après sa fuite lui ferait courir.

«Si je savais que la carte soit encore perdue je serais tranquille mais ce n'est malheureusement pas le cas. Je vais devoir faire attention lors de mes déplacements et surtout trouver un lieu tranquille ne figurant pas sur la carte. »

Une chose était certaine pour l'ex-maraudeur. Autant la carte pouvait lui nuire, mais autant le château pouvait le protéger à l'aide des nombreuses pièces encore inconnues à son époque et que lui connaissait. Pièce où se rassemblaient des pseudos mangemorts, ou pièce qu'il avait lui-même découvert afin de se défendre de l'idiot de chat de Hermione durant sa dernière année avant son départ.

Ce fut donc sur cette résolution en tête et moyen pour parvenir au but de sa mission, qu'il voyagea de la tanière de son maître jusqu'au village de Prés-au-Lard, meilleur endroit pouvant lui servir de base de replie pour sa mission. Alors qu'il y rentrait sous sa forme de rat, zigzaguant afin d'éviter les sorciers tout de fois rare en ce début de soirée et encore plus depuis le début des attaques, qu'il alla jusqu'à une grande bâtisse bizarrement évité par tout le monde. Il y rentra comme si de rien n'était, la connaissant depuis ses jeunes années à Poudlard. Visitant toutes les pièces, soulageant un début de paranoïa, il reprit sa véritable forme, une fois rassuré sur la non présence d'autre forme de vie.

« Je vais pouvoir me reposer ici le temps d'organiser la suite » décida-t-il, son cerveau tourné sur les rapports qu'il devait faire à son maître et aux supplices qu'il devrait endurer si ceux ci s'avéraient non concluant.

Ce fut sur cette pensée des plus inquiétantes pour lui, qu'il reprit sa forme animagus avant de s'installer à dormir. Non seulement il se protégeait et en plus au bout de temps d'année, c'était plus qu'une seconde nature.

Dans un tout autre bureau calme, une jeune femme s'affairait à étudier une pile considérable de parchemins. Elle devait tous les consulter, relevant les points les plus importants notant les références de sa plume, recouvrant un parchemin à l'en-tête du ministère de la magie.

Elle soupira alors qu'elle terminait la lecture de son 10ème rapport de la journée, son regard se portant vers la fenêtre ouverte, d'où un soleil qu'elle savait faux illuminait la pièce. Ce travail de bureaucratie était loin d'être ce qu'elle préférait, mais elle appréciait la personne pour qui elle travaillait.

Soudain, une porte s'ouvrant eut pour effet, de créer un courant d'air faisant s'envoler plusieurs des parchemins sur le bureau de Tonks. Surprise, elle se retourna vers maudissant déjà en penser l'intrus sur le point même de lancer une insulte, heureusement, elle eut l'idée de se retenir.

De la porte à sa gauche, qu'elle fixait à présent, se trouvait la première personnalité du ministère de la magie et actuellement son supérieur directe, qui pinçait les lèvres pour ne pas rire.

«Désolé Tonks pour les parchemins mais en tout cas j'espère que ces dossiers ne sont pas trop ennuyeux » la taquina-t-elle sachant très bien que la jeune auror préférait son emploi pour lequel elle avait étudié dur à Poudlard et ensuite durant 3 ans de formation avec les meilleurs aurors du pays.

« Désolée j'ai laissé le soleil me distraire » s'excusa-t-elle. « Je termine tout de suite et vous transmet la synthèse » continua-t-elle désirant terminer et satisfaire les demandes du ministre.

« Ce n'est pas urgent. Il y a malheureusement beaucoup d'autres dossiers plus important à voir » souffla-t-elle également, faisant sourire Tonks. Il était rare de voir la ministre Bones réagir de cette façon.

« Je me suis toujours demandé ce que pouvait bien faire Fudge depuis des années et au vu des dossiers actuels, la réponse est très simple » son regard se tournant à Tonks qui ne comprenait pas.

« Pas grand chose en vérité » répondit Amélia Bones l'air maussade.

Tonks la fixa surprise de l'aveu avant de laisser sortir un rire impossible à contenir.

« Si vous le répétez, je ne nierai » la prévint alors la ministre un vrai sourire sur le visage, le premier réel depuis longtemps.

« Avez-vous des nouvelles de votre ami ? » demanda-t-elle une fois le calme revenu.

Tonks compris qu'elle parlait bien sûr de Harry, secoua la tête, répondant par la négative. Elle n'avait pas reçu des nouvelles depuis quelques temps, la dernière fois par Rémus lors de l'enterrement des Longdubat où elle s'était rendue en mission, accompagnant le ministre.

« Il doit avoir beaucoup de choses à faire, ma nièce m'a avertit que… ses cours devenaient de plus en plus sérieux. Une partie de moi est perplexe de savoir que des simples étudiants s'entraînent pour se défendre alors que c'est le rôle du ministère théoriquement » Tonks remarqua aussitôt la peine sur le visage de femme généralement dur et implacable tel que l'exigeait son poste.

« Si les devoirs du ministères ont été fourvoyés, ce n'est aucunement de votre faute. Tout comme ce n'est pas de votre faute si votre nièce et ses amis ont été obligés de se réunir clandestinement afin d'apprendre à se défendre. Fudge et consort sont responsables. Nous devons à présent établir l'ordre et assurer la sécurité. Car ce n'est qu'avec la paix que votre nièce et ses amis pourront vivre normalement »

Tonks ne se rendit compte qu'à la fin de sa tirade des paroles qu'elle venait de prononcer et en fut stupéfaite. Tout comme Amélia, elle ne s'était pas attendu à çà.

« On dirait presque le genre de parole qu'il pourrait dire. A croire qu'il commence à déteindre sur vous » la taquina la ministre en souriant, Tonks restant calme et détachée pour la forme, alors qu'au fond d'elle-même, elle ressentait un trouble ayant remarqué la même chose.

« N'est ce pas si éloigné de la vérité. On dira que non. » Se défendit-elle sous le regard amusé tout en étant sérieux si possible du ministre.

« Malheureusement je crains fortement que la route risque d'être ardue pour parvenir à nos fins. Surtout depuis que la confédération internationale à décréter de ne pas pouvoir intervenir directement dans les problèmes internes des pays. » Un nouveau soupir terminant sa phrase.

« Le nouveau ministre bulgare était totalement contre une aide possible. On comprend aisément la raison en effet. » Approuva Tonks qui ayant lu tous les rapports de la dernière réunion connaissait bien le sujet. « Nous devons compter à présent sur l'aide des pays pas encore gangrené par Voldemort »

À ce nom, la ministre eut un frisson qui désola Tonks. Depuis sa prise en fonction auprès d'elle, elle essayait de la faire changer d'avis à propos de ce funeste nom, mais ce n'était pas le cas encore.

« Vous… » Commença-t-elle.

«Je sais. Il serait judicieux que je prononce ce nom durant les discours afin de prouver que nous devons le faire, tous, et que nous ne risquons rien. Les mauvaises habitudes ont la vie dure. Et celle-ci encore plus » la coupa-t-elle bien consciente de ses paroles.

Tonks la regardait, avec fierté. Elle était fière de travailler pour elle. Bien plus que pour Fudge et que n'importe quel autre sorcier. Sauf peut être Dumbledore bien sûr qui gardait malgré des propos justes de Harry son respect.

« Espérons que les Weasley parviendront à détendre l'atmosphère avec les ministres étrangers. Entre leur travail et celui de Dumbledore, nous pouvons trouver des alliés dans les autres pays. Je crains que notre ennemi devienne de plus en plus puissant de mois en mois » annonça Amélia sachant pertinemment qu'elle avait raison.

« Oui mais nous regagnons le retard que nous avions accumulé. Et au vu des attaques, ses forces ne sont pas heureusement encore opérationnel » Continua l'Auror.

« Je n'en suis pas aussi certaine que vous Tonks. Les attaques même de faibles ampleurs ont fait des dégâts, bien plus grands dans les esprits que dans les faits. Il sait quoi faire pour nous atteindre profondément. Rien que l'attaque des loups-garous a fait non seulement des victimes mais a touché la communauté dans son ensemble. La peur des lycanthropes augmente à chaque pleine lune. On ne peut rien pour cela. »

« S'ils n'étaient pas considérés comme des parias, les loups-garous seraient moins problématiques. Les gens ont peur d'eux et les lois du ministère n'arrangent rien » ajouta Tonks.

« Je sais que vous voudriez qu'on abandonne ses lois discriminatoires mais pour le moment c'est non seulement impossible mais… » Elle stoppa, réfléchissant, une idée apparaissant dans son esprit.

« A moins que… »

Laissant Tonks stupéfaite, la ministre sur ces derniers mots retourna précipitamment dans son bureau, une idée folle en tête.

La dernière semaine avant les vacances, passa très vite pour les élèves de Poudlard. Les vacances étant le début de la dernière ligne droite avant les examens finaux, en particulier pour les années des BUSE et ASPIC.

Déjà, dans caque classe, les professeurs redoublaient d'ingéniosité afin de rendre la vie des élèves de plus en plus tyrannique. Rogue et McGonagall toujours fidèles à eux même restaient parmi les plus exigeants du corps enseignant.

« Je ne peux pas croire que McGonagall nous donne çà comme travail pour les vacances » se maudit Ron alors qu'il quittait accompagné des autres élèves la salle de cours de sa directrice de maison.

« Calme toi Ron. Elle ne demande pas l'impossible ! » Lui fit remarquer Hermione d'un ton soupirant. Elle ne comprendrait jamais la façon d'agir du garçon, qu'elle connaissait pourtant depuis tant d'années.

« Parle pour toi. Je suis certain que tu y arrives pratiquement à faire apparaître un service à thé, une table et une chaise » lui cria-t-il presque, faisant s'arrêter tout le monde autour de lui, créant des sourires sur les visages et une colère montante chez la jeune fille, sur le point d'exploser.

« Oui et alors moi je travaille ! Monsieur j'ai le temps de le faire plus tard et … » répondit-elle des éclairs sortants presque de ses yeux alors qu'une dispute naissait en plein couloir et que le ton augmentait de fil en aiguille au fil des secondes.

Alors que personne n'intervenait, trop occupé à rire et se moquer de la scène, Harry décida d'intervenir avant qu'un professeur n'accoure attiré par le brouhaha.

Deux rayons percutèrent les deux préfets, qui n'émettaient à présent plus aucun son. D'un seul homme, ils se retournèrent vers le lanceur qu'ils identifièrent aussitôt, une allée d'élèves le révélant à tous. Ils voulurent tout de suite protester, mais Harry fut à nouveau plus rapide.

« Maintenant vous vous taisez à moins que vous souhaitez être immobilisé pour de bon façon en statue pour un temps indéterminé » dit-il narquois, ce que à quoi Hermione répondit simplement en lui désignant son insigne.

« Préfet ou pas, il est dans l'ordre des choses à tous les élèves de faire respecter la tranquillité et la bienséance dans les couloirs et dans l'ensemble de Poudlard. Ce que j'ai fait » expliqua-t-il tranquillement recevant les regards noirs des ses deux amis.

Hermione ne voulant pas rester dans cet état, utilisa sa baguette sur elle afin d'enlever le sort. Elle savait pour l'avoir découvert après l'avoir subit, que l'on pouvait lancer des sorts même sous le silencio. Selon le sort et le sorcier cela restait possible. Harry pouvait facilement penser que Hermione parviendrait à le faire. Mais ce ne fut pas le cas, et il sourit à nouveau à la mine déconfite de son amie alors qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle ne parvenait pas à ôter le silencio, alors qu'elle y était parvenue.

« Me crois tu suffisamment sot pour utilisé un sort aussi basique que le silencio sur toi alors que je sais pertinemment très bien que tu le maîtrise parfaitement » releva-t-il causant un choc chez son amie. De toute évidence, elle n'avait pas imaginé qu'il utiliserait un autre sort de silence. Une nouvelle fois, il la surprenait.

« Bon maintenant que j'ai votre attention, nous allons rentrer dans la salle commune et vous allez méditer longuement sur vos disputes » annonça-t-il le plus sérieusement du monde, avant de quitter les lieux suivit des autres élèves de sa maison.

Hermione et Ron les voyant tous partir à sa suite, firent la seule chose possible. Ils soupirèrent et les suivirent docilement, maudissant Harry pour ce qu'il venait de faire, sans se soucier que c'était pour leur bien.