Réponses aux reviews :

Onarluca : Content que cela te plaise toujours.

David : On peut espérer que cette mésaventure les fasse changer mais ce n'est pas gagné. Je continue et la suite est là.

Archidruide : J'espère alors que tu aimeras

Chessandmat : Encore une semain d'absence encore, mais l'histoire avance également. Des nouvelles de Bones et de Peter.

Abel : Désolé mais encore deux semaines d'attentes. Ce n'est pas mon côté sadique qui joue mais mon boulot. Tout comme le chapitre précédent celui-ci donne son lot d'informations. Il y a des chances que Rémus rencontre le groupe de vampires dans l'avenir tout comme bon nombre des habitants de Poudlard. Harry rencontrera surement rapidement Peter pour notre plus grand plaisir. C'est vrai que je m'amuse à un peu maltraité Ron je ne sais pas trop pourquoi. Pour les autres parties de Harry, elles joueront toutes un rôle, y compris le Fléau. Ne t'inquiète pas, la vérité sur la fille de Voldemort viendra très bientôt. Pour terminer merci pour ta longue review, cela me fait très plaisir.

Milie Black : Je ne sais pas vraiment comment mes idées me viennent. Pour la rencontre entre Harry et Peter, je te laisse voir.

Satya : Le mystère des disputes qui n'en est pas vraiment peu je pense trouver rapidement une solution. Le problème c'est que les deux protagonistes sont légèrement beaucoup des ennuyeurs de tourner en rond.

Obal : Tu connais la réponse à cette question, donc je ne dirais rien de plus en ce lieu.

Je tiens tout d'abord à remercier l'ensemble des lecteurs anonymes ou non

Merci également à ma correctrice Obal pour son travail.

Désolé pour l'attente, mais on ne fait pas toujours ce que l'on souhaite, et sachez bien que cette nouvelle attente n'était pas du tout souhaité.

J'espère donc que ce nouveau chapitre vous plaira, même si je doute qu'il risque de vous laisser sur votre fin.

Laissez un petit message c'est rapide et fait toujours très plaisir

Enfin je vous souhaite une bonne lecture et à la prochaine

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Chapitre 64 : Des vacances comme on le croirait pas.

Les derniers jours séparant les élèves des vacances passèrent donc vite pour tous, y compris pour Harry. Le jeune homme comptait bien utiliser pleinement cette période afin d'avancer dans ses projets et le peu de personne restant au château allait le lui permettre.

Le samedi matin donc, il regarda non sans regret ses camarades quitter la salle commune, heureux de retrouver leur famille pour deux semaines. Bien sûr il ne serait pas tout à fait seul et cela lui convenait. Et si c'était le cas, il ne pouvait dire non plus adieu au peu de liberté qu'il comptait utiliser.

« Prends le temps de te reposer tout de même » lui conseilla Neville alors qu'il s'apprêtait à quitter la salle commune, sa malle volant derrière lui.

« Pas d'inquiétude Neville. Cela vaut aussi pour toi et passe le bonjour à ta grand-mère veux-tu ? » Demanda-t-il un sourire crispé sur le visage. A la façon d'en parler, la grand-mère devait être terrible et il était heureux que son ami semblait enfin avoir terminé avec cette peur.

« Elle sera heureuse. Je sais qu'elle est très contente de ce que tu as fait pour moi depuis l'année dernière. Je ne l'oublierai donc pas » assura-t-il, quittant la salle commune toujours suivit de sa malle flottant dans l'air.

Une fois disparu, Harry sourit alors que son regard se portait sur la salle vide.

« Je ne risque pas d'être trop dérangé en tout cas » ce satisfit-il

« Ne crie pas victoire trop vite » l'avertit la voix de Rémus qui venait de rentrer dans la salle. « je crois savoir que plusieurs de tes amis restent également ici durant les vacances. Ne serais ce pas le meilleur moment pour leur parler ? » un sourire diabolique sur le visage.

Le maraudeur essayait sans succès depuis des mois de convaincre Harry de parler sérieusement avec Hermione et Ron. Et malgré les avancés qu'il avait fait, le professeur était encore loin d'être satisfait. Certes, les amis se retrouvaient de plus en plus, mais ils étaient loin du compte et surtout avec Ron.

« Je croyais qu'ils rentraient au Terrier pour les vacances ? »

« Il y a eu du changement. Moly préfère savoir ses enfants en sécurité à Poudlard. Comme ils sont revenus cet hiver, elle peut supporter leur absence jusqu'à fin juin. » expliqua-t-il un sourire moqueur sur le visage.

Il se doutait que Harry ait des choses de prévu comme à son habitude et même cela l'amusait de le voir changer ses plans.

« Au moins, tu auras maintenant une bonne raison pour te reposer et t'amuser un peu. Les vacances sont aussi faites pour cela. Car crois moi, je pense que tu dois te donner un peu de repos. Même Lily et Hermione réunies ne seraient pas capable de faire autant de chose à la fois et penser à autant de chose en même temps. Alors écoute moi même si je sais que tu n'en feras qu'à ta tête. Lily savait se reposer pour reprendre des forces. Toi tu ne reprends des forces que quand tu utilises trop de magie d'un coup ce qui n'est pas bon pour ton organisme et ta magie. » Et à son expression on savait tout de suite que Rémus était très préoccupé de la santé de Harry et qu'il pensait sincèrement tout ce qu'il disait.

« Je ne vais pas te promettre de t'écouter, mais tu sais j'ai de nombreuses choses à faire. Alors nous verrons bien » promit sincèrement Harry. Après tout, il ne savait pas lui même comment se passerait entièrement les prochains jours.

« Très bien. Mais repose toi veux tu et si tu as besoin de moi… enfin tu sais très bien que je suis là en cas de problème… comme toujours » le professeur lui sourit avant de le quitter, le laissant pensif sur ce qu'il allait justement faire.

« Nous avons beaucoup de choses à préparer pour l'avenir. Nous devons être préparé » exigea alors Adam.

« Oui mais il faut savoir aussi profiter un peu de la vie. Elle est bien trop courte. Rémus a raison comme toujours» la peine dans la voix de James était touchante et surprenante pour ceux qui le connaissait. Et même si Harry ne connaissait qu'une partie de James il ne s'y attendait pas.

« C'est clair, mais si justement nous voulons vivre encore longtemps, nous devons nous préparer. » surenchérit Elvis, ce qui lamenta Harry. Ce n'était pas souvent que tous les autres discutaient ensemble de cette façon et malheureusement, cela terminait toujours de la même manière, en mal de tête dès que le ton augmentait, ce qui était assez fréquemment le cas.

Alors que Harry rentrait dans la Grande Salle, le Poudlard Express venant de quitter la gare pour celle de King Cross, il remarqua que la grande partie des élèves présents provenait des 5 et 7ème années.

« Comme toujours ils préfèrent rester là afin d'étudier pour les examens finaux » pensa-t-il.

Son regard se portant vers des 5ème années, il se mit à soupirer en pensant à ses résultats de l'année précédente. Loin d'être médiocres, ils n'étaient pourtant pas non plus excellents dans certaines matières. Il était loin d'égaler les résultats de ses parents. Alors qu'il repensait à ses examens, il se rendit compte de la différence entre ce qu'il était parvenu à faire depuis.

« Dommage que je n'ai pas compris de quoi j'étais capable avant, comme Hermione a pourtant tenté de me le faire comprendre si souvent. J'aurai eut des meilleurs résultats ainsi que d'autres possibilités de carrière. » se dit-il amèrement.

« Pourquoi tu ne veux plus devenir auror ? » lui demanda James intrigué.

« Si mais …» hésita-t-il

« Il ne veut pas devenir le chien de guerre de personne. Ni de Dumbledore ni d'aucune autre personne » continua Adam sachant très bien à quoi le garçon pensait. Et pour cause, il était arrivé à la même conclusion quand il se trouvait dans la même situation.

« Tu as raison. Mais de toutes les manières le choix de ce que je veux faire de ma vie est toujours entre mes mains. » Répondit-il mettant fin à la conversation sûr de lui et de ce qu'il pouvait envisager pour le futur, se rassurant ainsi.

Alors qu'il venait de prendre place à la table des Gryffondor, une autre discussion allait commencer avec ses amis au moment de l'arrivée des hiboux distribuant le courrier.

« Changement au ministère.

Comme nous l'avait annoncé il y a plusieurs semaines Amélia Bones peu après son entrée à la tête du ministère, elle s'attaque déjà à l'une des lois anciennement cheval de bataille de l'administration de Fudge. En effet, elle compte remettre en cause la loi entravant les droits des loups-garous, instaurée par Dolores Umbridge, il y a quelques années.

Alors que cette nouvelle fait déjà coulé beaucoup d'encre et de paroles acerbes au sein du ministère, la ministre déclare vouloir seulement restaurer la confiance de toute la communauté envers les malheureux frappés par ce terrible mal. Il est donc de son attention de faire en sorte de supprimer cette loi et de la remplacer donnant un statut égal entre les loup-garou et les sorciers totalement sains. Pour ce faire et sans toutefois prendre une décision qui pourrait se juger comme despotique, elle organisera une réunion avec le magenmagot afin de déterminer si ceci cela est possible.

Suite à cette annonce, nous avons parlé avec certains membres hauts placés du ministère et les avis sont très partagés pour le moment. Néanmoins, les dernières nouvelles à propos des loups-garous semble plus aller dans le sens de la ministre.

Durant cette affaire risquant de faire beaucoup de bruit, l'ensemble des journalistes de notre journal garderont comme cela a toujours été le cas, en tout cas pour moi, la vérité et seulement la vérité.

Rita Skeeter journaliste »

« He bien, je ne sais pas où la ministre souhaite aller, mais j'espère qu'elle parviendra à ses fins. Rémus mérite d'avoir une vie normale » déclara Ginny en reposant le journal sur la table, Ron continuant à manger durant la lecture de l'article.

« Tout à fait d'accord. Mais je ne sais pas si cela sera facile. » Releva-t-il « ils sont très mal vus et encore plus depuis l'attaque du Chemin de Traverse »

« C'est justement pour cette raison qu'elle a entièrement raison de le faire et que ça réussira ! » l'avertit alors Harry qui venait de se retourner ayant parfaitement entendu la discussion des deux Weasley.

« Sans vouloir te contre dire Harry comment étais tu si sûr que la loi sera supprimée. Beaucoup pensent que les loups-garous sont dangereux peut être une seule nuit par mois mais c'est malheureusement suffisant. » dit la jeune fille l'air peiné par ces paroles.

« C'est vrai. Ils risquent d'avoir beaucoup de gens qui vont envoyer des lettres et autres beuglantes au ministre tout comme Dumbledore en avait reçu à la fin de notre troisième année quand Rogue avait prévenu les élèves de la condition de Rémus » ses paroles étaient sincères et tristes.

« Vous avez en un sens raison. Mais seulement dans un sens » Continua Harry.

Cette déclaration les fit tous les deux sourciller, et Harry combla les lacunes de son raisonnement.

« Je suis d'accord avec vous pour les beuglantes mais il y a un fait important que vous n'avez pas prit en compte. C'est le nombre de nouveaux cas de lycanthropie dans notre pays depuis l'attaque justement. Il a augmenté de façon significative et c'était le but recherché. Avec cela, le nombre de personne en contact avec des loups-garous augmente donc encore plus. Vous êtes d'accord ? » Les interrogea-t-il son regard accentuant la question.

Ils ne firent que de répondre d'un signe de tête et Harry continua son explication.

« A présent beaucoup de sorciers sont touchés par cette maladie par l'intermédiaire de la famille ou d'amis. Si cela arrivait à l'un des membres de votre famille je suppose que vous ne l'abandonneriez pas, de même si c'était l'un de vos amis proches ? »

«Bien sûr que non !» s'insurgea d'un coup Ron se levant renversant en même temps son plat et recevant le regard sévère de McGonagall qui à la table des professeurs s'était retournée dans sa direction.

Sous son regard sévère, il se rassit tout penaud de sa réaction trop hâtive, faisant soupirer sa sœur.

« Qu'est ce que ça change ? » demanda-t-il.

« Tout justement » répondit sa sœur qui comme le pensait tout de suite Harry venait de comprendre. Réalisant que ce n'était pas le cas de son frère elle leva les yeux aux ciels de la même façon de Hermione qui fit grogner Ron et sourire Harry.

« Si cela arrivait à l'un de nos frères, nous ferions tout pour l'aider, et ferions tout pour qu'il soit respecté pour ce qu'il est et pour qu'il ait une vie normale. N'est ce pas ? »

« Peut-être pas pour Percy mais oui » répondit-il.

« Dans ce cas, si nous nous le faisons, on peut supposer que beaucoup de sorciers dans cette situation le feraient également. Et c'est sur leur soutient que la ministre compte pour être soutenue afin que la loi soit supprimée et remplacée » conclu Ginny la satisfaction sur le visage d'avoir tout compris.

« C'est malin, ça peut marcher » dit alors Ron.

« Espérons le car Rémus compte dessus »

« J'espère que la ministre réussira alors » souhaita Ginny son regard se portant vers la table des professeurs où Rémus discutait tranquillement avec le professeur Chourave.

« En tout cas si elle a besoin de soutient, elle pourra compter sur nous pour parler des loups-garous » s'enthousiasma Ron fidèle à son mode d'action habituel. « Tout comme toi Harry non ?» affirma-t-il serein de la réponse de son ami.

« Oui mais je ne crois pas que la ministre aura besoin de nous »

« Et pourquoi cela ? »

« Tout simplement car elle est suffisamment entourée pour savoir ce qu'elle peut faire et ce qu'elle ne peut pas. » il regarda lui aussi vers Rémus.

« Dans l'histoire, Voldemort a voulu traumatiser la communauté et en enfin de compte il permettra par ses actes l'acceptation des loups-garous par la population. Ce ne sera pas facile, mais j'en reste persuadé à présent. Et ce ne sera qu'un début » souriant, conscient que ce qu'il avait en tête prenait à présent forme.

Il restait part l'intermédiaire de Susan en contact avec la ministre, et était très heureux quand elle lui avait répondu par l'affirmative. Durant sa rencontre avec les centaures, Harry avait prévu de leur donner le respect de la part des sorciers. Amélia était tout à fait d'accord avec ce qu'Harry avait en tête. Elle aussi pensait que les sorciers devaient se montrer plus humbles et devait montrer du respect envers les autres. Après tout cela prouvait également qu'ils étaient des personnes civilisées.

Le ministre intérimaire savait également que cela ne serait pas des plus aisés de changer le comportement et les attitudes des sorciers dans leur ensemble. La société sorcière était vraiment enlisée dans des concepts vieillissants voir archaïques pour certains. Beaucoup à force de se croire supérieur aux autres races en avaient oublié que ce qu'il faisait la communauté magique dans son ensemble n'était pas seulement les sorciers, mais l'ensemble des créatures magiques. Les sorciers restaient certes les plus nombreux mais ils étaient loin d'être les seuls. Les autres créatures voulaient et méritaient le respect qu'ils étaient en droit de demander et de recevoir de la part de tous.

Pour la ministre cette exigence devenait légitime. Le pire étant que beaucoup de ces créatures se retournaient vers Voldemort afin de se faire mieux entendre. Si des mesures avaient été prise à temps, des funestes alliances entre le mage noir et les géants, les gobelins bulgares et toutes autres ne se serait jamais produit.

Non seulement la ministre se trouvait devant un challenge énorme autant politique que mental, elle devait tout faire pour neutraliser l'attrait que le mage noir avait et cela pour le salut de la communauté. Pour elle une victoire même si elle ne le serait jamais entière était la seule chance qui leur restait. Elle comprenait très bien que même si Voldemort disparaissait le lendemain, les troubles qu'il avait attisés mais que les sorciers avaient semés, ne disparaîtraient pas aussi rapidement que lui.

Autant dire que la tâche serait vraiment rude pour elle et pour tout ceux qui travaillaient dans cette optique.

« Que comptes tu faire durant les vacances Harry ? » demanda Ron le faisant alors sortir de ses pensées, et espérant pouvoir renouer de façon plus importante avec lui. D'ailleurs son ton incertain le prouvait de lui même.

« J'ai de nombreuses choses à faire à commencer par tous les devoirs que nous avons à faire. » un large sourire sur le visage à la vue de Ron, déconfit à la perspective de parler de devoir alors qu'ils en étaient seulement au premier jour des vacances.

« Ahh » fit il ne sachant plus trop comment réagir face à son ami.

« S'il fait beau on pourra peut-être faire un peu de quidditch ? » proposa-t-il voulant redonner le moral à son ami. De plus, le désir de voler devenait de plus en plus grand en lui.

« Espérons alors que les professeurs nous le permette » s'enthousiasma Ron heureux également de retrouver son ami comme avant même s'il comprenait que ce ne serait jamais plus vraiment le cas.

« Pas d'inquiétude je connais plusieurs professeurs qui seront ravis de nous l'accorder. Et …» son regard se portant vers ses condisciples, je pense que les autres élèves seront contents de pouvoir voler histoire de s'amuser et de décompresser. En tant que préfet, parles-en à McGonagall en incluant tous les élèves même s'ils ne font pas partis des équipes » proposa-t-il avant de se lever et de quitter la salle laissant son ami avec l'idée en tête.

Ginny qui avait assisté à la scène arborait un sourire aux lèvres alors qu'elle observait son frère cogiter sur les dernières paroles de Harry. Doutant que son Ron ne réagisse de la bonne façon, elle était sur le point de lui parler, que contre tout attente, il se leva, se dirigeant vers la table des professeurs et en particulier sa directrice de maison, qui l'étonnement passé, eut une expression intéressé sur le visage.

La jeune fille comprit vite alors que Ron revenait vers elle, que la sous-directrice de Poudlard semblait en accord avec la demande qu'il venait de lui formuler.

« elle organisera une journée de Quidditch pour l'ensemble des élèves désirant y participer » révéla-t-il satisfait et soulager de la discussion avec son professeur.

« qui va superviser le jeu ? et quand ? » L'interrogea-t-elle qui malgré ne possédant pas l'enthousiasme effréné de Ron et ses frères pour le Quidditch mais avait tout de même du mal à cacher sa joie.

« Dans la semaine et elle compte sur les joueurs des équipes présents pour encadrer les élèves débutants » répondit-il son sourire disparaissant d'un coup.

« Il y a un problème ? » S'inquiéta Ginny.

« Non. C'est juste qu'elle m'a dit de rappeler à tout le monde qu'il ne faut pas non plus négliger ses devoirs et la préparation des examens de fin d'année » expliqua-t-il en soupirant. Il n'était évidemment pas tout à fait d'accord avec son professeur.

Sur ce début de bonne fortune, les vacances commencèrent de façon satisfaisante pour les malheureux élèves qui ne rentraient pas pour des raisons diverses et variés chez eux. La perspective de pouvoir pratiquer le Quidditch par tous ceux qui le désirait se répandit rapidement malgré le peu de personne présente, et donna du baume au cœur à tous les acharnés de travail.

Dans un autre endroit du château, un autre plan était à l'œuvre.

Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'il était en vu de Poudlard et qu'il avait commencé ses recherches dans le château. Tout d'abord anxieux d'y revenir, il s'y réhabituait assez rapidement mais sûrement pas assez pour le maître. Heureusement, le temps du premier rapport était encore loin, ce qui en même temps n'était pas des plus encourageant lors de son retour auprès de son maître. A cette pensée, il trembla sachant très bien que malgré les informations qu'il pourrait apporter, son maître ne serait de toutes les manières de mauvaise humeur.

En de rare fois, il l'avait vu rire et pour être honnête c'était une chose qu'il préférerait ne pas revoir à nouveau. Dire que Peter Pettigrow était le parfait stéréotype du mangemort étaient réellement loin de la vérité. C'était même mentir. Malgré tout ce qu'il avait fait depuis qu'il était à son service, sans son utilité d'animagus et auprès des Potter, Voldemort l'aurait sûrement éliminé purement et simplement depuis bien des années. Il le savait très bien.

« Les vacances viennent de commencer et il ne reste presque plus beaucoup d'élèves. Je pourrai plus facilement faire le tour de l'école. » soupira-t-il

Durant ses premières visites, il avait failli rencontrer Maugrey ainsi que Rusard et Miss Teigne. Il avait rapidement réussi à changer de direction avant de les croiser, et se doutait que durant les vacances, les tours de rondes seraient un peu moins nombreux. Il était donc satisfait de cela, surtout de la non-présence des chats dont Patterond celui d'Hermione qui l'avait percé à jour dès le début.

« Le problème est que Harry risque de rester ici » pensa-t-il doutant que les habitudes de Harry ne devait pas avoir changé par rapport aux trois années de sa présence avec lui et Ron à Poudlard.

« il a nulle part où aller. Alors il sera là. Tout comme Rémus qui ne voudra pas le quitter. Il était déjà proche de lui il y a trois ans et c'est maintenant encore plus c'est certain. Il faut faire attention mais je dois être en sécurité ici » son regard se portant tout autour de lui, dans la salle dissimulée par un passage secret ne fonctionnant plus et dont le seul accès était un trou dans le mur.

Une fois certain d'être seul, ce qui ne pouvait être le cas, Peter souffla un instant, que tout puisse bien se passer. Sa mission au sein du ministère bulgare avait été un véritable succès. Personnes n'avait compris comment Voldemort était parvenu à connaître tous les secrets de l'ancien ministre et surtout par quel moyen, des documents l'incriminants lui et ses conseillers avaient été retrouvés dans les bureaux presque à la porté de tous.

« le plan a bien fonctionné là-bas mais ici ce sera différent. Maintenant que Dumbledore est au courant pour mon animagi et ma main » levant sa main en argent le regard vide de sens « il fait parti des sorciers suffisamment puissant et intelligent pour me reconnaître. Il faut que je pénètre dans son bureau. Je devrais y trouver quelque chose. » essaya-t-il de se convaincre sachant très bien que ce ne serait pas des plus facile.

Perdu ensuite dans ses pensées, le rat esquissa un faible sourire, comme se rappelant un ancien souvenir qui se transforma sûrement en mauvais souvenir, à la façon dont il secoua la tête. Personne ne pouvait savoir à quoi, l'ancien maraudeur pouvait penser alors, mais en tout cas, c'était peut-être aussi préférable.

Le premier week-end des vacances passa le plus calmement du monde pour l'ensemble des élèves de l'école et Harry en tête. Au grand désarroi de Ron, le survivant avait passé les deux jours bien installé dans la salle commune à préparer les devoirs dont les professeurs les avaient submergés.

« Je ne me ferai jamais à l'idée de te voir étudier de la sorte alors qu'il a fait beau toute la journée » se lamenta Ron le dimanche en fin d'après-midi alors qu'il tombait sur son ami qui n'avait pas bougé d'un centimètre depuis qu'il avait quitté la salle commune quelques heures plus tôt.

« J'espère au moins que tu ne passeras pas toutes tes vacances à travailler. Je sais très bien que tu n'es pas comme Hermione car je pense que tu as repris le flambeau des maraudeurs! » Un large sourire de satisfaction ornant son visage quand Harry releva la tête vers lui.

« Je ne pourrai jamais suivre le règlement à la lettre comme Hermione. Et d'ailleurs je n'ai jamais eu l'intention de faire, ce serait fort gênant » répondit il lui aussi en souriant.

« Effectivement » poursuivit Ron qui semblait retrouver son ami tel qu'il l'aimait.

« Que compte tu faire maintenant? » demanda-t-il.

Harry le regard surprit et lui répondit le plus simplement. « Pour le moment je vais aller manger et terminerai mon travail ce soir pour être presque tranquille pour la suite »

« Tu as presque terminé y comprit le devoir de métamorphose sur les transformations pachydermiques ? » les yeux comme des soucoupes du préfet trahissant son étonnement.

« Je ne suis pas certain que McGonagall apprécie fortement que tu appelles les transformations de masse des pachydermes mais ... oui » conclue-t-il donnant un brin de d'attente à Ron.

« Eh ben. Tu es encore plus atteint que Hermione je ne l'aurais jamais cru possible » soupira Ron avant de sourire devant Harry qui faisait de même.

« Allez viens manger cela te calmera et te réconfortera » l'encouragea-t-il faisant encore plus sourire son ami.

« Si tu me prends par les sentiments !» Continua Ron retrouvant soudain son entrain habituel.

« Au moins tu n'es pas difficile » lui dit Harry. « Encore faut-il trouver une femme qui sache faire la cuisine. Je ne sais pas si Hermione sait? » Évoqua Harry, Ron et lui quittant la salle commune.

« Je ne vois pas pourquoi tu me poses cette question ?» bredouilla Ron mal à l'aise à l'expression que Harry arborait.

« Pas du tout vraiment …» renchérit le rouquin accélérant le pas distançant Harry qui souriait encore plus.

Quand il arriva dans la Grande Salle, tout le monde était là et attendait le début du repas. Début que Dumbledore signifia rapidement non sans avoir fait plaisir à ses élèves en les avertissants qu'une journée de quidditch serait organisé en milieu de semaine. Annonce qui fit grand bruit en particulier chez les peu de joueurs présents et surtout pour les quelques jeunes premières années qui allaient pouvoir s'essayer à ce magnifique sport.

Ce fut donc par un beau matin, un ciel sans nuage que les élèves se regroupèrent sur le stade de quidditch sous les ordres du professeur de vol, Mme Bibine.

« Compte tenu du nombre élevé de personnes sur le stade, je demande aux différents membres des équipes et aux préfets présents de bien surveiller et aider leurs condisciples. » ordonna-t-elle ses yeux perçant allant de Harry à Ron et en passant par les autres responsables selon elle.

« Vous serez tenus comme responsable s'il se passe le moindre problème. D'autres professeurs se relaieront également durant cette journée afin d'assurer la sécurité du stade et ce n'est pas la peine de bougonner de cette façon » haussa-t-elle le ton les élèves grognant devant cette éventualité. « C'est le directeur qui l'a exigé. Vous devriez lui en être reconnaissant et non le contraire » les sermonna-t-elle, de nombreux élèves préférant baisser alors la tête.

Plusieurs heures plus tard, c'étaient des élèves pratiquement exténués mais heureux qui rentrèrent dans le château et se regroupèrent dans la Grande Salle. A leur arrivée, Dumbledore se sentit revivre l'espace de cet instant. Toutes traces de vieillesse s'estompèrent alors qu'il eut le résultat de cette journée.

« Au moins le temps d'une journée, le vide s'est fait dans leur tête, les libérant de la morosité et du malheur actuel. Vous n'êtes pas d'accord ma chère Minerva ? » Dit-il en souriant, taquinant de son ton joyeux la sous-directrice qui lui jeta un coup d'œil surpris.

Son expression changea voyant le visage radieux du directeur, et fit tout comme lui, son regard se portant vers la joie représenté par les élèves.

« Et en plus, je crois reconnaître que nombre d'entre eux fraternisent de plus en plus, quelque soit les maisons. Si nous pouvions organiser ce genre de choses plus souvent, je suppose que les liens entre les maisons ne seraient que plus profonds »

« Malheureusement, ce n'est pas possible » lui répondit Minerva « de plus, avec une présence plus importante des Serpentard je crains que cela ne soit pas vraiment possible. » dit-elle doucement.

Le directeur lança un regard à la table des serpents quasiment vide excepté dans les rangs des 5ème et 7ème années.

« Très juste. Mais nous verrons bien comment les événements évolueront. Entre aujourd'hui et les efforts de Harry et de son groupe depuis l'année dernière, je deviens de plus en plus confiant » son sourire en coin obnubilant la sous-directrice.

« espérons alors Albus, espérons » déclara-t-elle soucieuse de l'avenir.

Les jours qui suivirent passèrent aussi vite, chacun vaquant à ses occupations studieuses en majorité. Ron appréciait de ne pas avoir d'examens finaux majeurs cette année et s'occupait comme il le pouvait, ayant même déjà fait une bonne partie de ses devoirs. Chose qui avait fait sourire sa sœur.

Ayant du temps et un emploi du temps pas des plus excessif, il avait tenté en plusieurs occasions de discuter avec Harry durant les premiers jours. Il essayait de le faire plusieurs fois par jours jusqu'à ce que Harry ne réapparaisse pas dans la salle commune. Il ne fut pas réellement étonné, son ami ayant déjà par plusieurs fois été absent du dortoir. Néanmoins, cette fois Ron étant réellement seul, avant donc tenté de le retrouver et en avait parlé à Rémus.

« je vais être entièrement honnête avec toi Ron. Je ne l'ai pas vu non plus depuis hier, tout comme toi » déclara-t-il son attitude sereine surprenant son élève.

« Vous savez où il est ? » l'interrogeant certain que son professeur connaissait la réponse. La suite le surpris beaucoup plus.

« Non. Je ne sais pas exactement où Harry se trouve, mais …» son regard se dirigeant vers les murs de son bureau. « Je doute fort qu'il ait quitté le château alors ne t'inquiète pas il fait ce qu'il croit devoir faire. Nous ne pouvons que l'aider s'il en a le besoin » son regard perçant revenu sur son élève qui l'écoutait attentivement.

« J'attends et c'est tout ? » s'étonna Ron.

« Exactement car je crois que pas même le directeur n'arriverait à le trouver s'il l'essayait. Alors n'y pense pas. Il reviendra c'est tout » lui dit-il toujours souriant.

Comme le professeur l'avait prévu, Harry revint le lendemain matin dans la salle commune. Ron eut juste le temps de le croiser tout comme les autres élèves présents qui le regardaient toujours en retrait ayant aussi remarqué son absence. Si tôt arrivé, Harry à la surprise de tous alla se coucher esquissant juste un sourire à son ami qui compris que ce n'était pas l'heure de parler.

Après ce retour surprenant, les jours continuèrent tranquillement pour tous. Cela ne dura pas très longtemps.

En ce jour de pleine lune, comme à chaque fois, Harry s'inquiétait de ne pouvoir aider son ami Rémus. Il savait qu'il ne pouvait rien faire pour le moment, mais il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. C'était donc un début de soirée comme toute les autres qui commençait pour lui. Après une brève entrevue avec Rémus, il le quitta le laissant dans son bureau et se dirigea vers sa tour.

Il marchait lentement pour une fois pas pressé par le temps, s'étant aménagé une nouvelle soirée de repos comme il l'avait plusieurs fois durant ses vacances. Après tout, ses études étaient certes importantes, mais s'il ne prenait pas le temps de se reposer sereinement il ne tiendrait jamais le coup. Alors que ses pas l'avaient conduit vers sa salle commune où des rires amusés en sortaient, qu'il y rencontra Ron. En temps de préfet, il devait instaurer un semblant de calme dans la salle, et c'est ce qu'il faisait. Ginny était la seule préfète avec lui, les autres étant rentrés comme Hermione chez elle ou non disponibles.

Il sourit faiblement en observant ainsi son ami mettre le calme dans la salle, alors que moins de 2 ans auparavant, il se serait donné une joie de le troubler.

« Il a enfin prit conscience de ces devoirs » dit-il soulagé de le voir agir comme Hermione le désirait.

« C'est vrai comme quoi tout arrive » compléta Ginny arrivant à ses côtés.

« Tu ne travailles pas ce soir ? » surpris de ne pas la voir le nez dans ses livres comme les autres soirs.

« Je ne suis pas atteinte de la folie de Hermione. Ma mère m'a tout simplement dit de bien travailler et de surtout bien me reposer en même temps. Sinon si je travaille en étant trop fatiguée ça ne servira à rien. J'ai souvent remarqué que Hermione avait tendance à trop se surmener comme lors de votre troisième année. Je n'oublie pas que c'est important mais si je suis trop fatiguée ou stressée pour les BUSE, alors je suis certaine de passer à côté » expliqua-t-elle, sereine de ses connaissances.

« Si tu en parles à Hermione en ces mots, je ne sais pas si elle va bien les prendre » plaisanta-t-il imaginant la réaction de son amie.

« Peut-être pas car outre me conseiller de travailler, elle m'a aussi conseillé de décompresser. J'étais assez surprise qu'elle me le dise. » dit-elle septique. « A moins que quelqu'un lui ait expliqué que les études n'était pas tout et qu'il fallait vivre » le ton de la voix ironique et le regard posé sur Harry, ne cachait pas ce qu'elle sous-entendait.

Il sourit en réalisant que Ginny bien que plus jeune avait bien compris le changement faible mais perceptible chez Hermione, bien plus que son frère et surtout trouvé la cause.

« Hermione est une fille très intelligente et qui possède de grande capacité. Son envie de faire ses preuves n'est plus à démontrer. Le désir de tout connaître et de tout savoir est une bonne chose. Néanmoins, peu de gens peuvent exceller dans toutes les matières. En tout cas pas en si peu de temps. A vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, elle risquait de n'en attraper aucun. Ce qui nous le savons tous les deux aurait été très difficile à accepter pour elle. Il est préférable de se concentrer sur plusieurs matières précises complètement plutôt que de toutes les prendre qu'à moitié. Car une chose est certaine. Le travail demandé en prévision des ASPIC est très différent que ceux pour les BUSE. Et je pense sincèrement que si tu lui posais la question, elle serait de mon avis. »

« Je ne sais pas si tu l'as remarqué Harry, mais on dirait presque les paroles d'un professeur. Je dirais même que McGonagall nous a parlé de cette façon l'autre jour à propos des devoirs des préfets. Je me demande ce qu'elle dirait si elle t'entendait » proposa-t-elle en riant légèrement.

« Elle dirait tout simplement que vous avez entièrement raison Mlle Weasley » trancha dans le vif la voix stricte de la directrice des Gryffondor, le visage de Ginny blêmissant en l'entendant.

« Professeur McGonagall je… je ne voulais pas vous manquer de respect ou tout autre chose et… » la panique commençant à la secouer, les élèves présents assistant impuissants à la scène ne sachant pas ce qu'il se passait, avant de regarder tout comme Ginny stupéfaite Harry qui ne dissimulait plus un rire aussi soudain qu'inexpliqué.

Alors que Ginny ne savait plus quoi faire coincé entre Minerva et Harry, le survivant lui vint à l'aide.

« Je ne suis pas certain que McGonagall apprécie vraiment l'usurpation de son identité. Tonks ! » Son rire cessant et son regard se portant sur la sorcière face à lui qui n'arborait plus soudain l'air aussi sévère que quelques secondes auparavant, celui-ci remplacé par un sourire.

« Je craignais bien que tu me perces à jour rapidement mais peut-être pas aussi vite » concéda-t-elle sa voix évoluant durant la phrase, comme rajeunissant alors que Ginny se penchait presque en avant pour mieux voir la personne en face d'elle qui comme Harry l'avait dit n'était pas son professeur. A regarder de plus près, en effet, il y avait des petites différences. Remarquable aisément mais dans la précipitation personne n'y avait prêter attention.

« C'est bizarre de te voir ainsi » remarqua-t-il, grimaçant légèrement ce qui n'échappa pas à Tonks qui quelques secondes plus tard retrouvait son aspect réel.

« Ce n'est pas totalement réussi mais suffisant pour tromper beaucoup de personne » se réjouit-elle, son regard se fixant sur les deux Weasley qui malgré la connaître n'avaient rien vu.

« Ne faites pas cette tête d'enterrement. Beaucoup d'autres n'auraient rien vu non plus. » les rassura-t-elle. « Le pauvre Rusard. Je l'ai croisé alors qu'il pestait envers un élève et il a paniqué quand je me suis fait connaître avec cette forme »

« C'est donc pour tourmenter Rusard. Tu n'as pas honte ? une aurore en plus ! » fit mine de s'insurger Harry face à ce comportement.

Loin de se laisser démonter, Tonks lui sourit comme unique réponse avant de rire tellement le ton de Harry était marrant.

« Venant de toi c'est un peu… »

« Ste Mangouste qui se fiche de la charité ?» s'immisça Ginny faisant s'interroger son frère sur l'expression utilisée.

« C'est une expression moldue, enfin légèrement modifiée » confirma-t-elle à son entourage avant de relever la tête franchement pas intimider devant les regards qui la fixait. La petite fille rougissante face aux autres et en particulier devant Harry n'existait plus depuis bien longtemps.

Sur cette boutade, la conversation redoubla, les deux Weasley contents d'en être contrairement à ce qu'il se produisait en début d'année.

Alors qu'ils étaient tous les quatre installés près du feu à discuter de choses plus futiles le temps qu'ils soient totalement seuls dans la pièce. Un sentiment pour l'instant diffus depuis quelques temps dans l'esprit de Harry, devint soudainement plus accru jusqu'à devenir une sorte de gêne, un peu comme une douleur à sa cicatrice servait comme signal d'alarme.