Réponses aux reviews:

Obal: Je sais très bien que tu ne seras pas en manque car non seulement un certain livre est sortie mais en plus compte sur moi pour te faire patienter. Pour la fille de Voldemort tu connais la réponse de puis assez longtemps que tu t'amuse à donner de fausses pistes. Décidément je ne sais pas si je déteins sur toi ou si je fais juste ressortir quelque chose d'enfouie.

Onarluca: Je sais que c'est une fin sadique. Tu auras tes réponses dans ce chapitre, même si je pense la fin sera tout aussi sadique.

Chessansmat: La suite donnera les réponses aux bizarreries.

Satya: Je suis rassuré. Je ne fais donc qu'attiser la folie.

Milie Black: Ce chapitre donnera les réponses à tes questions mais je pense que tu vas me trouver à nouveau méchant.

Lilou: Oui, Harry est énervé de devoir prouver ses capacités juste car il est Harry Potter. Pour Rogue, Harry ne viendra pas le secourir mais tu verras bien la suite. Pour le reste je t'ai déjà répondu.

Dumy: C'est vrai que Célia Hart fille de Voldemort est possible. Je pense que tu auras la réponse dans ce chapitre.

Elriestar: Content que tu aimes cette fic depuis longtemps et j'espère que tu aimeras la suite.

Big Apple: Depuis le temps que tu me suis, tu sais que rien ne m'arrête. Je pense que tu aimeras ce nouveau chapitre.

Amini: Heureux que tu aimes cette histoire. C'est vrai que ça fait beaucoup en y repensant. Et ce n'est pas terminé.

Kelben Arunsun: Merci pour cette encouragement. J'espère que tu aimeras ce nouveau chapitre.

Merci à l'ensemble des lecteurs et de leur soutient.

Merci à Obal pour son travail.

Voici un chapitre que je pense tout le monde attend. J'espère que vous allez l'apprécier car j'ai vraiment aimé l'écrire.

Si vous avez avis ou autre, et je n'en doute pas, vous savez quoi faire c'est rapide et me fait toujours plaisir.

Pour ce qui sont intéressé, j'organise un tchat sur le groupe ce soir. Alors venez tout le monde si vous êtes intéressé.

Je vous souhaite donc un bon week-end et une bonne lecture.

By By


Chapitre 75 : La vérité tout nue.

Rogue était stupéfait par ce qu'il venait de se passer et surtout des personnes qui se trouvaient en face de lui. Une personne en l'occurrence attirait plus que les autres son regard. Il se sentit transit de froid quand la voix féminine mais dépourvue de chaleur lui parla.

« Severus Rogue. Le plus implanté chez l'ennemi mais aussi le moins fidèle à ma cause » fit-elle, un large sourire sadique illuminant le visage qu'elle avait de fort jolie.

« La tâche que tu avais à accomplir était si difficile que tu n'as même pas tenté de le faire afin de rendre possible notre arrivée. » ricana-t-elle.

« Heureusement que nous avions une autre possibilité. Si tu as été jusqu'à alerter ce vieux fou amoureux des moldus, et d'ailleurs tu l'as sûrement déjà fait, mais tu remarqueras aussi que peu d'aurors ou de votre pitoyable petite bande du phoenix viendront prêter mains fortes cette nuit. Ils sont bien trop occupés ailleurs …» son regard amusé se tournant vers l'une des fenêtres d'où l'on voyait un ciel sans nuage.

Puis d'un geste ample et brusque, elle sortit de sa manche sa baguette prête à l'emploi face au professeur de potion.

« Amusons-nous un peu mes chers fidèles serviteurs » proposa-t-elle à ses condisciples se trouvant avec elle.

Rogue grogna ne sachant que faire, cerné de tous les côtés par des élèves, il eut tout simplement le temps de jurer avant qu'un premier sort ne le percute de plein fouet, l'envoyant violemment contre le mur quelques mètres derrière lui, lui provoquant une profonde entaille au front.

Il reçut sans pouvoir réagir plusieurs sorts venant de plusieurs directions en même temps avant de sombrer dans l'inconscience, un filet de sang s'écoulant de sa blessure à la tête. Certains voulurent se précipiter vers lui voulant profiter de la situation et de le neutraliser définitivement mais ils furent interrompus avant d'avoir pu faire le moindre pas dans sa direction.

« Suffit ! Nous nous occuperons de ce traître plus tard. Nous aurons amplement le temps » ordonna la fille de Voldemort avant de lancer un dernier regard de dégoût et de haine envers le professeur de potion gisant inconscient à même le sol.

« Tout doit être fait dans les temps pour moi » trancha-t-elle alors que certains apprentis mangemorts regardaient bizarrement celui qui était non seulement leur professeur de potion mais surtout leur directeur de maison.


Dans la salle commune de Gryffondor, l'ambiance était bien éloignée des événements qui allaient se produire dans la soirée. Les ASPIC étaient bien terminés pour les élèves les plus âgés, mais les autres années devaient encore travailler, et commencer pour certains à passer leurs BUSE durant la semaine suivante. De ce fait, afin de d'avoir une tranquillité relative à cause des inventions des jumeaux Weasley qui envahissaient de plus en plus l'école, les préfets, Hermione Granger en tête faisaient régner l'ordre et discipline. Il était toutefois alors amusant de remarquer que Ron lui apportait une aide précieuse.

« Faites un peu moins de bruit » reprocha-t-elle à un groupe de 7ème années un peu trop envahissant selon elle, avachi sur les fauteuils près de la cheminée.

« S'il le faut je fais venir les préfets de votre année et… » Continua-t-elle voyant qu'à présent, ils semblaient l'ignorer complètement.

« Mais on est là !» firent en chœur deux élèves parmi le groupe en question « nous te confions la salle commune préfet Granger » fit le premier « Et nous avons confiance en toi » compléta son homologue féminin avant de partir dans un fou rire causé par l'expression de dépit d'Hermione.

« Ne t'inquiète pas, nous ferons moins de bruit. Mais vous devriez se détendre même si vos examens ne sont pas encore passés. La vie est trop courte »

Hermione qui avait sentit la colère montée sur le coup, se calma d'un seul coup. Même si elle n'était pas de leur avis, elle devait reconnaître qu'ils avaient eux-mêmes bien gagnés le droit de faire un break après une dure semaine de labeur. Elle leur fit juste un signe de tête et se dirigea vers un autre endroit de la salle, où visiblement l'une des sucreries ancestrales des jumeaux faisait une nouvelle victime.

Durant toute cette scène, elle ne remarqua pas les yeux de Harry braqué sur elle, l'observant. Elle ne vit encore moins, le petit sourire de plaisir qu'il arbora en voyant sa réaction.

« Elle commence enfin à comprendre que les livres et les études ne sont pas tout dans la vie » lâcha-t-il heureux de sa réaction.

« Comme quoi tout arrive » renchérit Ginny qui se trouvant à la table voisine de la sienne avait tout entendu.

Harry se tourna vers elle et lui sourit.

« C'est vrai quoi. Regarde mon frère il commence même à prendre son devoir de préfet au sérieux. » Rajouta-t-elle désignant du menton Ron qui semblait faire la morale à des premières années.

« A moins qu'il aime s'en prendre aux plus petits que lui » continua-t-elle le sourire aux lèvres. Ils se regardèrent quelques instants sans réagir avant de se mettre à rire ensemble en même temps.

« Je ne crois pas. Il a des défauts mais pas celui-là en tout cas pas encore » conclu Harry le premier à retrouver son calme et sérieux. Malheureusement ces moments de détentes furent de courte durée.

Alors même qu'il allait dire quelque chose, sa bouche s'ouvrit mais aucun son n'en sortit. Alors que Ginny le fixait se posant des questions, une intense douleur à la cicatrice l'assaillit. Son expression se fit crispée, la douleur se répandant dans tout son crâne en une fraction de seconde.

Alors que Ginny de plus en plus inquiète à son attitude depuis quelques secondes ne savait pas comment réagir, elle fut rejointe auprès de Harry par Hermione et Ron. La douleur devint de plus en forte et l'aurait terrassé dans son ensemble sans l'entraînement qu'il l'avait subit depuis maintenant un an. Néanmoins, la douleur devenant toujours plus puissante, elle eut raison de sa résistance et une expression de douleur pu se lire sur son visage alors que toute la salle commune était tombée dans un silence quasi religieux, tous les regards dirigés vers le survivant.

« Résiste Harry. » lui fit la voix de James dans sa tête « il n'est pas plus fort que nous »

Malgré ses paroles encourageantes, James lui aussi comme les autres ressentait cette douleur. Ils faisaient partit de Harry. Et c'était bien la première fois depuis longtemps que la connexion avec Voldemort se faisait aussi violente.

« Il essaye de nous affaiblir et de rentrer dans notre esprit » dit James « pourtant ses derniers essais lui ont bien prouvé qu'il ne le pouvait pas. Alors pourquoi ? »

« C'est un avertissement c'est certain » réalisa Elvis alors que la douleur commencer à diminuer peu à peu.

« Tu as raison. Il prépare quelque chose et… » Commença Adam avant de s'interrompre. « Harry qu'as tu vu ? » demanda-t-il alors que les deux esprits tout comme lui regardaient Harry anxieux.

« Harry qu'as tu vu ? Qu'y a-t-il ? » Demanda Hermione très inquiète alors qu'il rouvrait les yeux péniblement comme aveuglé en plein soleil.

Alors qu'il allait lui répondre, il sentit un contact chaud dans sa main. Il baissa les yeux et comprit qu'il tenait la main d'Hermione ou plutôt l'inverse. Comprenant son geste, la jeune fille s'empourpra et retira sa main rapidement. Gênée, elle n'osa pas le regarder en face. En détournant le regard, elle tomba sur Ron qui renifla avant de parler à Harry.

« Ca va ? »

Le survivant dévisagea son ami ainsi que ses autres camarades avant de réagir.

« Il va falloir faire attention. Nous n'aurons pas beaucoup d'aide et je doute que nous soyons en sécurité longtemps si Voldemort rentre dans l'école » avoua-t-il sinistrement faisant trembler plusieurs de ses amis en entendant le nom si redouté de toute la communauté magique, et comprenant en même temps ce que ces paroles signifiaient.

« Tu veux dire qu'il va venir ici ? À Poudlard ? » Bredouilla un cinquième année complètement terrifié à cette idée.

« Oui » Répondit-il simplement mais glaçant d'effroi encore plus les élèves présents dans la salle commune.

« Et il faut prévenir les autres immédiatement » ordonna-t-il son regard vers ses amis préfets.

« Le couvre feu est déjà tombé et si ce que tu dis est vrai, les couloirs ne sont pas sécurisés pour aucun d'entre nous » pensa tout haut Hermione.

« Il faut prévenir le professeur McGonagall et le directeur en toute urgence pourtant » fit le préfet de 7ème année reprenant son souffle ne voulant pas montrer son début d'affolement pour les plus jeunes.

« Attendez, je sais comment faire » trancha Harry ramenant un semblant de silence dans la salle commune alors que les esprits s'échauffaient. Beaucoup le croyait mais d'autres espéraient qu'il se trompe.

Il se leva et alla dans un coin sombre de la salle. Il se rapprocha du mur et sembla chuchoter quelque chose mais personne ne sut ce qu'il disait.

« D'accord j'y vais de ce pas » résonna une voix dans la salle commune alors que Harry rejoignait ses amis encore surpris de ce qu'il venait d'être témoins. Mais alors qu'ils se posaient tous des questions, Harry reprit la parole les empêchant de réagir.

« Y a-t-il beaucoup d'absents dans la tour en ce moment ? » demanda-t-il aux préfets qui furent surpris à cette demande.

Les préfets se regardèrent et ainsi qu'autour d'eux. Il était évident que premièrement tous les Gryffondor n'étaient présents et que deuxièmement, il y était fort à parier qu'ils devaient y en avoir quelques uns à l'extérieur malgré le couvre feu qui allait bientôt être atteint. Malgré les menaces, on était vendredi soir et ils profitaient tous du temps libre.

« Faites descendre immédiatement tout le monde afin qu'on puisse voir ! » ordonna Hermione prenant les commandes. Si tôt dit, deux préfets montèrent précipitamment dans les dortoirs et des élèves dont certains à moitié endormis affluèrent dans la salle commune. Après quelques minutes de discussions, les préfets arrivèrent à la conclusion qu'il manquait bien quelques élèves, 5 en l'occurrence. Harry de son côté avait vu avec effroi que Katie se trouvait parmi les absents. En la sachant potentiellement en danger, un début de colère naquit en lui, colère qu'il dissimula en fermant les yeux.

Quand il les rouvrit, tout le monde le regardait comme attendant sa réaction, incapable d'agir par eux-mêmes. Cette sensation lui déplut fortement, à croire que tout ce qu'il tentait de faire en leur apprenant à se défendre depuis de longs mois ne servait à rien. Il jeta un coup d'œil sur Ron près de lui, qui le fixait lui aussi silencieux.

« Que devrions nous faire ? Ron ? » Questionna-t-il son ami, tout en un geste de la main, coupant Hermione dans sa tentative de parler.

Ron d'abord surprit, voulu parler avant de s'arrêter et de jeter un regard vers Hermione qui lui répondit par une moue impuissante. Revenant vers Harry, il soupira comprenant qu'il devait donner son avis hors sachant très bien qu'il ne valait pas celui de Hermione à moins que.

« Nous devrions aller à la recherche de ceux qui sont absents même si c'est dangereux pour nous. Car après tout c'est encore plus dangereux pour une personne se retrouvant seule et à la merci de n'importe qui » déclara-t-il d'une traite, soufflant quand il eut terminé.

Tous le regardaient plus ou moins d'accord.

« Réponse typique de Gryffondor dans sa stupidité la plus pure » trancha d'un coup Harry. Puis avant de laisser la colère de ses amis s'exprimer, il rajouta « Mais c'est aussi la seule et unique existante pour moi, mais pas pour vous » clarifia-t-il.

« Je vais donc sortir et vous allez rester en sécurité ici » ordonna-t-il plus qu'un conseil en pointant du doigt vers le sol la salle commune.

« Tu ne vas pas y aller tout seul ? » fit Dean.

« Nous pouvons nous aussi y aller » poursuivit Seamus toujours derrière son ami.

« Non, vous allez rester ici. En cas de problèmes, vous avez le devoir, non l'obligation de défendre les plus faibles que vous » son regard se porta vers les plus jeunes de ses condisciples « ils sont nombreux à devoir être défendu. Alors ne bougez pas, excepté si un professeur vous en donne l'ordre. Et encore là, soyez prudent »

Il jeta un regard vers ses amis qui comprenaient très bien ses intentions et ses raisons. Ron grogna avant de recevoir un coup de coude de sa sœur, l'obligeant tout comme ses autres amis à donner un sourire plus de façade à Harry, qui le leur rendit.

Sans un autre mot, il se leva et quitta aussitôt la salle, non sans avoir vérifier que la cape de son père se trouvait dans l'une de ses poches. Une fois partit, le silence de la salle commune se brisa dans une énorme cacophonie. Les préfets eurent besoin de leur autorité pour ramener le calme afin de prendre les premières mesures en vue de la défense de la salle commune. Plus qu'une vulgaire salle, c'était leur seconde maison, et ils étaient à présent près à en découdre avec quiconque essaierait d'y pénétrer.


Dans le bureau du directeur, Albus Dumbledore discutait avec les directeurs des maisons.

« C'est bizarre que Severus soit en retard Albus ! Cela m'étonne de lui » s'inquiéta alors Minerva.

« Il est capable de se défendre en cas de problème. Il a peut-être d'énormes défauts mais force de reconnaître qu'il s'y connaît en magie noire et donc sait s'en préserver » lui rappela Flitwick alors que Chourave paraissait pensive.

« Peut-être, mais bon. Si Voldemort attaque même lui ne sera pas en sécurité surtout si sa couverture est découverte » déclara le directeur avant de s'interrompre, un nouveau visiteur faisant son entrée.

« Oui sir Nicolas ? Que nous vaut votre venue à cette heure si tardive ? » Demanda-t-il au fantôme qui venait de s'arrêter juste en face de lui.

Le fantôme raffermit sa posture prenant comme de l'importance à son message et lui donna.

« La sécurité de Poudlard est menacé et vous-savez-qui a bien l'intention de venir en ce jour » cette déclaration gela l'atmosphère alors que Chourave mettait sa main devant sa bouche, Minerva blanchissait mais gardait son air stricte.

Sans faire attention aux réactions des professeurs, il continua n'ayant pas terminé son message.

« D'autres attaques ont lieu en ce moment et donc… »

« Nous sommes quasiment seuls » le coupa Dumbledore comprenant parfaitement le plan de Voldemort.

« Oui » termina le fantôme satisfait d'avoir accomplit sa mission.

« Qui vous as donné ce message Nick ? » l'interrogea Minerva soupçonneuse.

Le fantôme la toisa du regard avant de lui répondre.

« Il n'y a qu'une seule personne qui peut. » puis se dirigeant vers le mur par lequel il était rentré, il se retourna une nouvelle fois vers eux « il aura besoin d'aide. Je crains que son heure ne soit pas encore arrivée » sur cette dernière parole, il disparu devant accomplir autre chose.

Les professeurs se regardèrent sans trop savoir que dire et faire jusqu'à ce que Albus coupe ce silence pesant.

« Minerva utilisez ma cheminée afin de rentrer de toute urgence en contact avec le ministère » ordonna-t-il à sa sous directrice. « Je sais moi non plus je n'aime pas trop ce moyen de communication mais nous n'avons pas le choix » continua-t-il voyant le trouble chez Minerva.

« Flitwick prévenez tous les professeurs, les examinateurs ainsi que Maugrey. Réunion dans la Grande Salle tout de suite ! »

Le petit professeur lui fit un signe de tête et sortit précipitamment de son bureau, ses petites jambes ne l'empêchant pas de courir très vite.

« Quand à nous, nous devons commencer les recherches dans toute l'école en cas d'intrusion » dit-il à l'intention de Chourave « réveillez les tableaux afin qu'ils se mettent en ordre de surveillance et tanpis s'ils rechignent et bougonnent »

Le professeur de botanique sortit également alerter les tableaux qui composaient quand ils se mettaient en route un bon système de surveillance mais malheureusement loin d'être infaillible.

Le directeur se retrouva alors seul quelques secondes avant qu'une Minerva blanche d'inquiétude revienne de la pièce d'à côté et de sa cheminée. A son expression, Albus fit une grimace.

« Le réseau permettant d'aller au ministère semble rencontrer des problèmes. J'ai réussi à passer par l'une des cheminées privées et le bruit que j'ai entendu ne me dit rien de bon » lui dit-elle.

« Si il attaque là-bas puis ici, nous aurons de gros problèmes »

« Je le sais très bien Minerva mais nous devons absolument savoir ce qu'il se passe en ce moment » tout en disant cela, il se tourna vers les tableaux des directeurs qui au vu de l'agitation étaient tous réveillé.

« J'ai une nouvelle fois besoin de vous. Je crains que le pire est entrain de se produire et j'ai donc besoin de votre aide » expliqua-t-il aux anciens directeurs qui acceptèrent leur tâche. Y compris l'aïeul de Sirius qui accepta aussitôt d'aller à Grimmauld Place afin de prévenir les membres de l'ordre s'y trouvant d'astreinte afin qu'il prévienne les autres.

Ceci fait, le directeur contempla son bureau l'air absent pendant une poignée de seconde avant de se montrer comme il l'était vraiment, confiant et lui et conquérant.

« Si tu veux venir ici Tom je ferai ce que je dois faire » s'ordonna-t-il avant d'accompagner Minerva pour aller rejoindre la Grande Salle.


Une dizaine de minutes plus tard, l'ensemble des professeurs et des examinateurs excepté Rogue se trouvaient dans la Grande Salle. Ils étaient très loin d'être frais et pour la plupart ignoraient la raison de cette réunion si soudaine. D'ailleurs quand Albus Dumbledore entra enfin dans la salle, il faillit par être assaillit de questions. Faillit, car une personne ne connaissant depuis des années, coupa court à toutes ses interrogations.

« Suffit tout le monde !» scanda Griselda alors qu'elle envoyait un sourire au directeur qui en fit de même. « Un peu de calme je vous prie et laissons Albus nous expliquer » exigea-t-elle, tout ses collègues baissant pratiquement la tête devant l'ordre de la vieille femme qui devait réellement régner de main de maître dans son département.

Le directeur souffla en souriant, puis leur lança un regard qui en disait long sur la précarité de la situation actuelle.

« Autant vous dire tout de suite, c'est grave » soupira-t-il.

« Désolé de vous interrompre professeur » fit alors Firenze, ses sabots martelant le sol tout juste avant d'entrer dans la Grande Salle sous l'œil perplexe des certains examinateurs. « Je vous informe que plusieurs personnes se trouvent actuellement dans le parc et que visiblement elles attendent quelque chose. C'est en passant dans le couloirs pour venir ici que je les ai vu par une fenêtre, non loin de la forêt.

« Ils s'y trouvent encore ? »

« Je les ai vu il y a tout juste quelques minutes Alastore Maugrey. Donc à moins qu'elles aient bougés elles doivent s'y trouver encore. » Répondit-il à l'ancien auror. « Au pire je doute qu'elles aient déjà atteint les grandes portes » rajouta-t-il.

« Qui sont ils ? Et qu'attendent ils ? » Furent les premières questions qui fusèrent dans la Grande Salle, le ton montant aussitôt.

« Silence !» cria alors le directeur, restaurant immédiatement le calme. « Rémus, Alastore allez voir ce qu'il se passe dans les couloirs mais pas d'imprudence, il ne faut pas que ces personnes vous voient les observer » aussitôt sans aucun signe, ils partirent en courant, Maugrey ayant un petit peu de difficultés à suivre Rémus.

« Il est probable que Voldemort essaye de rentrer ici » informa-t-il enfin tout le monde, les faisant frémir. « J'ai fait prévenir le ministère mais je crains que… »

Il stoppa, levant les yeux tout comme tout le monde, vers le haut, Fumseck apparaissant d'un coup, faisant trois cercles avant de se poser juste devant le directeur. Celui-ci prit le parchemin qu'il s'y trouvait et grimaça d'inquiétude. Il le froissa de dépit, avant de le réduire, en flamme, geste totalement inconscient mais étonnant tout le monde et surtout les personnes qui le connaissait bien.

« Qu'arrive-t-il Albus ?» lui demanda Minerva à présent inquiète. C'était bien l'une des rares fois où elle le voyait réagir de la sorte.

Le directeur, releva les yeux vers elle, et répondit simplement.

« Le ministère a bien été attaqué et l'atrium est partiellement détruit. »

Une exclamation d'étonnement et de peur ampli l'atmosphère alors qu'il continuait.

« Il n'y a pas de victimes mais les aurors sont encore occupés à poursuive les mangemorts qui y sont, aider par des membres du ministères. Les mangemorts sont à présent dans le Londres moldu et ne semblent pas du tout se préoccupés d'attaquer les moldus. Ce qui oblige d'assurer la sécurité du ministère et de notre monde. »

« Et du coup si nous sommes attaqués, alors ils ne pourront pas nous venir en aide » compléta Ecker comprenant très bien la situation et le stratagème de l'ennemi.

« Nous sommes assez mal en effet » termina-t-il ironique, gardant son sang froid.

« Nous devons assurer la sécurité de Poudlard et des élèves, c'est la seule priorité que nous devons avoir » proclama Chourave, bien remontée et bien prête à en découdre avec l'ennemi.

« Tu as raison. Nous ne sommes peut-être pas tous des auror émérites, mais nous défendrons l'école » s'enthousiasma Sinistra.

« Vous dites n'importe quoi ! Nous allons tous y rester. » Les calma tout à coup l'un des examinateurs. « Fudge avait bien raison à votre sujet Dumbledore. Vous n'êtes qu'un vieux fou stupide et qui conduira notre société à notre perte et …. »

Il ne pu rien ajouter de plus, car sa respiration semblait s'être arrêtée comma par magie. Tous regardèrent de tous les côtés n'ayant pas vu d'où le sort était venu, et ce fut Dumbledore qui les vint en aide.

« Veux-tu s'il te plaît Harry, enlever le sort avant qu'il ne s'étrangle » demanda-t-il poliment « et veux-tu aussi retirer cette cape »

Tous entendirent un bruissement de tissu, et Harry Potter apparu, rangeant sa cape d'invisibilité, le visage encore plus froid qu'à l'accoutumée. Il lança un regard noir aux sorciers présents avant de murmurer un finit incantetum en direction de celui que ne parvenait plus à respirer.

« Un simple sort de rétrécissement utilisé d'une manière un tantinet exotique mais intéressant » fit Flitwick en passant devant la malheureuse victime du sort et Harry. « Comme toujours vous nous surprenez »

« Dis plus tout que comme toujours il n'est pas là où il devrait être » lui rappela sèchement Minerva « néanmoins heureuse qu'il ne vous ait rien arrivé avant que vous n'arriviez ici »

« Ceci est un scandale ! J'avertirai le ministre de…. » Les coupa en hurlant le sorcier avant de se faire stopper par une main se posant sur son épaule.

« Et vous allez faire quoi mon brave ? Si je m'assois sur vous vous ne pourrez plus non plus respirer » l'avertit Hagrid le plus sérieusement possible « alors un conseil fermez là et écoutez »

« Je ne crois pas Hagrid qu'il nous faille arriver à cette conclusion. Mais merci » le raisonna Dumbledore avant de se retourner vers Harry.

« Merci de nous avoir prévenu. Nous avons une chance de pouvoir les repousser pour l'instant peu de mangemort sont arrivés »

« Je ne suis pas aussi serein que vous professeur. » trancha le survivant. « Nous avons commis une erreur de jugement autant vous que moi. Voldemort avait des difficultés pour rentrer dans le château grâce à différent moyen que vous avez mis en place depuis des années. »

« Et malheureusement il y a toujours des moyens pour contre carrer ces défenses. Des personnes oeuvrant de l'intérieur peuvent lui permettre de rentrer brisant les protections. » Expliqua le directeur, son visages se posant sur les auditeurs qui buvaient ses paroles.

« C'est ce qu'il a demandé à Rogue de faire »

« Exactement Harry. Mais il ne le fera pas. Et ce n'est pas le lieu d'en discuter » lui reprocha-t-il sachant très bien qu'il ne devait pas parler des affaires de Rogue en public.

« Trop tard car je doute fort que Rogue soit en vie une fois que Tom aura prit pied ici »

« Il utilise des élèves de l'école pour venir, c'est ça n'est ce pas ? » demanda Griselda ardemment et inquiète.

Harry fut surprit de l'entendre avant de réaliser qu'elle ne devait pas être une personne incompétente comme Fudge et heureusement d'ailleurs.

« Encore exact mais ils ne seront pas d'utilité. En fait il n'a besoin que d'une seule personne pour rentrer » il se tut alors fixant Dumbledore « un descendant des fondateurs peut lui ouvrir les portes de Poudlard »

« Oui mais les descendants des fondateurs ne sont pas légions et ….. »

« Sa fille peut le faire rentrer et dans ce cas… »

« C'est trop tard professeur » grimaça Harry, une douleur nouvelle le frappant avec force à la cicatrice.

« Il est là ! »


Au même moment, à l'orée du parc de Poudlard, un nouveau venu venait de faire son apparition. Son regard rouge haineux, lança un signe d'avertissement à ses disciples qui de peur s'agenouillèrent par terre. Ses yeux se dirigèrent vers sa fille qui seule restait debout en face de lui. Sa bouche s'étira dans une sorte de sourire toujours sinistre, et il parla sa voix résonnant dans le parc.

« Très bien travaillé ma fille. Poudlard sera à moi ce soir et Potter sera mort » ricana-t-il, son regard se portant vers la bâtisse en face de lui.

Sa fille regarda son père, et n'eut aucune réaction à la mention de Potter. Son regard froid suivit son père des yeux alors que celui-ci s'écartait du groupe, se préparant à appeler ses mangemorts. Une poignée de secondes passa, et des pop caractéristiques de transplanage se firent entendre tout autour d'eux, annonçant l'arrivée de ses hommes.

« Les autres attaquent-ils bien encore ? » demanda-t-il.

« Oui maître. Comme prévu, ils s'enfoncent chez les moldus, attaquant tout sur leur passage. »

« Et les autres ? »

« Les détraqueurs sont près de Azkaban entourant les sorciers s'y trouvant. Les vampires ont rejoints les autres sur le continent et attaquent également les ministères français, italien et allemand » se réjouit la voix de Bellatrix, imaginant déjà le carnage qu'ils faisaient et continueraient à faire.

« Très bien. Nous avons l'esprit libre ici. Allons y » ordonna-t-il, le groupe avançant en silence vers les portes de l'école et vers les étudiants ignorant ce qui allaient se jouer cette nuit.


Au même moment dans la Grande Salle, la situation devenait de plus en plus critique. L'annonce de l'arrivée de Voldemort avait eut un effet effroyable sur tout le monde. Harry lui avait la tête tournée vers l'endroit où devait se tenir son ennemi, impassible. Il jura entre ses dents et avança d'un pas décidé vers les portes de la salle. Il n'avait pas fait trois pas que Dumbledore l'interpella.

« Harry il est hors de question que tu ailles à sa rencontre ! Tu le sais et je le sais » soupira le directeur.

Harry s'arrêta mais ne tournant pas la tête, répondit.

« Nous devons pas le laisser entrer dans l'enceinte même de l'école. Sa présence dans parc est déjà une insulte pour les fondateurs endormis dans leur prison de pierre. En rien il rentrera en ces lieux. Pour eux et pour la sécurité des étudiants nous devons agir Dumbledore. » Sa voix s'accentuant dans les grave, son regard tourné alors vers le directeur, pétillant de non de malice mais de détermination. « De plus, j'ai quelqu'un à retrouver » rajouta-t-il plus doucement faisant tiquer le Dumbledore.

Deux secondes d'un silence pesant passèrent avant que Harry ne reprenne.

« Alors que faites vous ? » le ton sec, troubla beaucoup de sorciers dans l'assistance qui voulurent protester mais n'en eurent pas le temps.

« Nous agissons » ordonna Dumbledore ses yeux reflétant eux aussi une farouche détermination, attitude que Harry avait déjà vu auparavant.

« Très bien dans ce cas aux portes » dit-il avant de se mettre en route, courant plus que marchant. Les bruits derrière lui, lui confirmèrent qu'ils n'étaient pas seuls, certitude quand il tomba nez à nez avec Rémus et Maugrey, celui-ci près à en découdre avec lui.

« Du calme ce n'est que nous » ironisa Harry sans même ralentir, continuant son chemin vers les portes, les deux sorciers dans son sillage. A ce rythme, ils arrivèrent rapidement vers les portes principales du bâtiment alors que la douleur s'accentuant prévenait Harry de la présence toute proche de Voldemort.

De l'autre côté dans le parc, à moins de 20 mètres des portes, Voldemort s'arrêta, sentant lui aussi la présence de Harry tout près.

« Potter est déjà au rendez-vous » s'enthousiasma-t-il « Dumbledore ne doit pas être loin. Ils me facilitent le travail » ricana-t-il, ses hommes stoppant comme lui, leur regard scrutant partout autour d'eux.

« Préparez-vous je vais ouvrir les portes » prévint-ils, ses mangemorts sortant leur baguette, prêt à l'emploi et à viser tout ce qui leur étaient permis.

« Ouvre toi, moi descendant de Serpentard te l'ordonne » cria-t-il, sa voix traversant les portes, donnant le frisson aux défendants se trouvant avec Dumbledore.

Au grand désarrois des sorciers les portes commencèrent à bouger, dans un grincement, elles s'ouvraient lentement, répondant aux commandes de Voldemort, révélant peu à peu l'obscurité de la nuit, et surtout les visiteurs se trouvant derrière.

Harry ne savait pas trop quoi faire, trop surprit.

« Il joue la finesse » réalisa-t-il, pensant qu'il utiliserait la force pour rentrer. « Il ne veut pas contrarier Poudlard »

Voulant réagir, il n'en eut pas le temps mais Dumbledore fut plus rapide, utilisant sa qualité de

Directeur.

« Refermez-vous » scanda-t-il sa voix couvrant celle de Voldemort.

Les portes cessant brutalement de bouger avant de refermer d'un coup sec dans un bruit incroyable, provoquant des cris de colère et d'énervement de Voldemort.

« Tu crois pouvoir m'arrêter aussi simplement Dumbledore. Tu es donc bien plus fou que je le croyais » cria-t-il de nouveau, bien décidé de montrer toute sa puissance. « Tu ne peux rien contre la puissance et la volonté du descendant de Serpentard »

Libérant sa puissance et son ordre, les portes commencèrent à s'ouvrir de nouveau, les défenseurs se préparant à combattre, voyant bien que peu à peu Dumbledore ne pouvait pas stopper l'ouverture. Tous regardait les portes s'ouvrirent lentement quand soudain celles-ci stoppèrent une seconde fois. Dumbledore et Voldemort furent les tous premiers surpris, se demandant la raison. Cette raison fut donné par Harry qui sentant l'arrivé de quelqu'un d'un escalier plus loin, se retourna, prêt à attaquer avant de se rétracter, soufflant tout comme les autres.

« Neville ! » s'exclama-t-il.

Les professeurs furent stupéfaits de voir le Gryffondor présent là et encore plus en voyant le regard qu'il lançait, exprimant une puissance sous contrôle mais peut-être pas pour longtemps.

« Refermez-vous moi descendant de Gryffondor vous l'ordonne !» hurla-t-il, aidant la volonté du directeur, pliant la décision en leur faveur et leur donnant une once de répit.

Dire qu'à ce moment Voldemort était outré et en rage frisait l'euphémisme. Les mangemorts regardaient impuissants leur maître tenter vainement d'ouvrir les portes, ne comprenant pas ce qu'il se passait vraiment.

« Maître pourquoi ne pas fracasser tout simplement les portes. C'est plus simple et plus amusant » proposa l'un de ses serviteurs avant de se tordre de douleur sous l'effet d'un doloris de son maître.

« Stupide idée ! » hurla-t-il « Poudlard peut se défendre en cas d'attaque. Et ses moyens de défenses sont biens plus dangereuses que vous ne pouvez l'imaginer. Je peux lui imposer ma volonté et d'ailleurs c'est nécessaire si je veux m'en servir plus tard » révéla-t-il avant de lancer un regard de sang à ses hommes. Une esquisse de sourire se dessina alors qu'il trouvait l'idée qui résoudrait son problème.

« Viens ma fille, aide moi. Nous allons leur montrer notre puissance » ordonna-t-il, sa fille se plaçant à ses côtés, agissant d'une même voix pour le même but.

« Ouvre toi Poudlard » crièrent-t-ils d'une voix unique balayant l'ordre de fermeture de Albus et Neville et livrant Poudlard à leur soin.

Les portes s'ouvrirent cette fois incapables de s'arrêter, livrant Voldemort et sa fille au milieu de ses hommes à la vue de Harry, Dumbledore et des autres sorciers bien décidés à défendre l'école. Le regard de Harry se porta aussitôt vers ces deux personnes, la silhouette de la jeune femme lui rappelant vaguement quelque chose de familier.

« Potter que je suis content de te revoir. Te torturer mentalement m'a beaucoup manqué même si… » il cessa restant en suspend, sa tête se tournant vers sa fille, qui en réponse, abaissa son capuchon, libérant une chevelure blonde et un visage fin que Harry reconnu tout de suite et qui le choqua plus que tout, le laissant sans voix.

« D'une manière ou d'une autre j'y arrive toujours » compléta-t-il avant de partir dans un rire qui résonna tout autour.