Avec un peu d'avance, la suite!

quelques réponses mais pas totalement, oui il faut faire durer le suspens lol

merci pour vos encouragements et de votre fidélité

- « Où est Tony? » demanda Gibbs en arrivant sans que personne ne le voit venir.

- « Il.. il est avec la veuve. »

Gibbs rangea son arme et fit claquer violemment le tiroir de son bureau.

- « Vous n'auriez pas dû les laisser seul »

- « Mais enfin patron » bafouilla Mcgee « ... on ne savait pas que... »

- « Ce que Mcgee veut dire » coupa Ziva pour venir en aide au bleu « .. c'est qu'on ne savait pas quoi faire de Madame Novak en attendant que vous reveniez. »

- « Vous auriez dû le savoir »

Bon sang, n'avaient-ils pas compris qu'en les laissant seuls ils auraient le temps d'accorder leurs violons sur ce qu'il fallait dire !

- « Attendez Gibbs... vous ne pensez pas sérieusement que Tony soit un suspect » demanda Ziva pour qui cette idée était si absurde qu'elle ne lui avait jamais traversé l'esprit.

Que Tony soit mêlé à cette affaire, oui, de toute évidence, mais pas en tant que suspect. Pourquoi avait-elle une confiance si aveugle en son partenaire? Car elle travaillait avec lui et donc il était si inconcevable à ce qu'un agent du ncis commette un meurtre. Non, car il s'agissait de Tony tout simplement. Cet homme rempli de défauts mais qui, malgré tout, avait un sens aigu de ce qui est juste, un sens étroit du bien et du mal. Elle pouvait lui reprochait bien des choses mais pas ce sens du devoir extrêmement développé chez lui.

- « Non je pense pas ça, Ziva » répondit Gibbs

OoO

- « Tony.. que va t-il se passer? » demanda Megan timidement.

Le jeune agent fit glisser un billet dans le distributeur de confiseries, mais jura lorsqu'il constata que cette saleté de machine ne l'acceptait pas.

- « Tu n'as pas un billet d'un dollar sur toi? »

- « Tony.. »

- « Car vu les derniers événements j'ai pas vraiment eu le temps de passer retirer » fit-il en fouillant désespérément dans ses poches à la recherche d'un autre billet.

Il ne pouvait pas s'en empêcher, c'est vraiment plus fort que lui. User de l'humour comme un palliatif à ses peurs. Ne surtout pas montrer ses angoisses de ne pas savoir gérer une situation. Malgré les années passées, Tony était toujours le même. Cette pensée lui gonfla le coeur d'espoir, finalement, rien n'avait su ébranler cet homme, et heureusement.

- « Tony » l'appela t-elle derechef en posant une main sur son épaule.

L'agent souffla, puis croisa son regard avant de déclarer avec une voix qu'il voulut la plus rassurante possible.

- « Tu me laisse gérer la situation. »

- « Comme la dernière fois?! Est ce que je dois te rappeler ce qui est arrivé? »

Tony secoua la tête. Pas la peine. Il s'en souvenait parfaitement. La cicatrice sur l'épaule était là pour le lui rappeler.

- « Tu ne risques rien. On ne peut pas te mettre en garde à vue dans la mesure où tu étais avec moi au moment du meurtre. »

- « Cela ne te dérange t-il pas que tout le monde pense que nous avions une relation? »

- « Non » répondit-il avec un sourire à la james bond.

Un sourire que Mégan jugea trop surfait, pas assez naturel. Bien sûr que cela le dérangeait.

Un mensonge, un autre de plus à mettre sur son palmarès. Tony était certes un homme peu vertueux, pourtant, un des principes qui dictait son coeur était la loyauté. La loyauté et la dévotion pour ses proches. Une ligne de conduite qu'il s'imposait depuis tellement d'années quelle était devenue un prolongement de sa personne. Une loi immuable. En leur mentant, il se savait encore dévier du droit chemin. Ne rien leur dire était une marque de méfiance. Pourtant, il savait que c'était la seule manière d'agir. Pour les protéger.

- « Tu pourrais leur en parler... »

- « Non, surtout pas! »

- « Une fois qu'ils sauront où je suis, qui te protégera? »

- « Je suis un grand garçon, ne t'en fais pas. L'essentiel est que tu partes et... »

- « Oui je sais » coupa Mégan en s'appuyant contre le mur, les bras croisées contre la poitrine. « .. et que je refasse ma vie, encore. »

Tony hocha la tête de côté, comprenant aisément le désarroi de la jeune femme. Mais avait-elle un autre choix? Malheureusement non. Son destin avait été scellé il y a vingt ans. Rester en vie réclame des sacrifices.

- «Voilà pourquoi tu me laisses gérer cette affaire, tu n'as pas besoin de ça en plus » ordonna Tony d'un ton sans appel.

- « Ton patron me prendra assurément pour une veuve noire lorsqu'il saura que j'étais séparée de lui depuis des semaines. »

Pour ne pas l'angoisser davantage, le jeune italien lui assura qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat, mais en for intérieur, il partageait ses craintes. Gibbs avait un sixième sens qui lui servait en quelque sorte de détecteur de mensonges, dès lors, il comprendrait à coup sûr que son agent ne lui disait pas toute la vérité. Il devra sur-jouer pour Gibbs ne garde pas Mégan dans les locaux du ncis...Le temps au moins qu'elle s'en aille, après il aviserait. Il se savait sur la corde raide, que cette affaire sonnait peut être la fin de sa carrière. Peu importe, tout ce qui comptait c'est que la jeune femme s'en sorte saine et sauve.

- « Merci pour tout ce que tu fais, je ne te le dirai jamais assez »

- « Tu peux me remercier d'une façon.. » fit-il alors qu'un sourire au coin se forma sur son visage.

Mégan le frappa sur la poitrine et faussement vexée, elle déclara:

- « Tu ne changeras jamais toi. Je comprends mieux pourquoi tu n'as pas encore trouvé chaussure à ton pied! »

- « Qui te le dis? »

La jeune femme resta sans voix, se demandant s'il était sincère ou s'il jouait encore une fois le comique de service.

- « Alors c'est vrai? Qui? »

- « Je plaisantais, il n'y a personne »

Mégan ne s'en laissa pas convaincre pour autant. Elle le connaissait suffisamment pour reconnaître chez lui les ravages de l'amour. Les mêmes que lorsqu'ils étaient ensembles... Alors quelle femme avait su capturer son coeur? Du temps aura été nécessaire, mais finalement; Tony avait repris confiance en l'amour... Et c'est tout ce qu'il comptait. Au vu de tout ce qu'il avait subi, il le méritait amplement, un homme exceptionnel tel que lui ne courait pas les rues. Alors même s'il se montrait comme un homme irresponsable, incapable de s'engager avec une femme, Mégan savait, par expérience, qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Cette femme était une sacré chanceuse...

- « Tiens, voilà un dollar » proposa Mégan en fouillant dans son sac. « Tu devrais faire attention à ce que tu manges »

- « Arrête, on dirait Ziva » rétorqua Tony en acceptant le billet.

Une sonnerie retentit, celle du portable de l'agent. Tony fouilla dans sa veste et vit le nom de Gibbs affiché.

- « On dirait que le grand patron est de retour. Prête? »

Mégan acquiesça de la tête au moment où il répondait au téléphone.