coucou me revoilà avec une suite plutôt que prévue, j'espère que vous aimerez surtout que j'ai éviter au mieux de ne pas couper trop brusquement lol alors laissez des coms ça fait toujours plaisirs


Ziva angoissait, ridicule pour un agent du mossad, pour la femme qu'elle était : une dure à cuire, un garçon manqué comme certains hommes lui faisaient désagréablement comprendre. Mais elle angoissait pour ce qu'elle s'apprêtait à entendre de la bouche de Tony car elle savait qu'elle n'aimerait pas, que cette révélation lui prouverait qu'elle avait alors raison : Tony avait des problèmes. Cette même sensation, Ziva l'avait déjà ressenti, la veille du jour où la voiture de son ami avait explosé, et avant même qu'elle ne sache pour sa mission. Elle avait passé une majeure partie à l'attendre au bar, se rongeant les ongles et se demandant ce qu'il pouvait se passer pour lui.. mais il n'était jamais venu... et là, la jeune femme ressentait cette même sensation désagréable.

- « Je t'écoute » l'incita t-elle à parler, un demi sourire aux lèvres.

- « Je connais Megan depuis presque vingt ans, depuis le lycée... »

Ziva observa le jeune agent, ne pouvant s'empêcher de se demander à quoi il pouvait ressembler à cet âge... Certainement aussi insouciant et puéril, mais peu importe c'est ce qui faisait son charme. Le magnétisme Dinozzo! L'italien dans toute sa splendeur!

- « Après le lycée, on est resté ensemble... »dit-il en levant les yeux sur elle. « .. on était amoureux. Je sais ce que tu vas dire: comment est ce possible? Antony Dinozzo sait-il faire la différence entre aimer et l'envie de faire l'amour? »

- « Arrête de faire l'idiot ou je vais te frapper » le somma t-elle sans hausser la voix.

L'amour vous tombe dessus sans prévenir, alors même qu'on l'évite comme la peste. Il vient vous happer le coeur un matin, quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, il est là, alors soit on l'accepte soit on ferme les yeux. L'amour vous séduit sans tenir compte de savoir si l'autre personne est faite pour vous... Tony n'aurait pas dû porter un intérêt autre que professionnel pour Jeanne, mais voilà, le coeur a ses raisons que la raison ignore. Pourquoi elle même ressentait quelque chose pour cet homme qui représentait l'opposé de l'homme idéal selon ses concepts définis depuis longtemps?

- « Pourquoi serais tu la seule personne de ce monde à ne pas aimer? »

- « On avait des projets... des projets de se marier après la fac. »

- « Et que s'est-il passé? » l'interrogea t-elle, bien qu'il était évident qu'un événement avait tout remis en cause.

Il était encore douloureux pour lui de revivre cette partie de son passé, qui, malgré le mot, n'appartenait pas vraiment au passé... Cet événement l'avait marqué à jamais, mais pas seulement que lui, Megan payait aussi les frais d'avoir eu le malheur d'être présente au mauvais moment et mauvais endroit... Un concours de circonstances avait suffit pour changer leurs vies à jamais...

- « Un soir, alors qu'elle m'attendait devant le cinéma... j'étais en retard comme d'habitude... j'avais un entraînement de foot et... »

- « Tony? » l'appela Ziva pour le ramener au coeur du débat.

D'ordinaire orgueilleux et fier comme un pape, Tony tombait – aussi paradoxale que cela puisse l'être – dans l'auto critique facilement dans les moments où ça n'allait vraiment pas fort.

- « Megan a assisté à un règlement de compte... un gars qui avait essayé de jouer les malins en ne payant pas Monsieur Luciano. »

- « Monsieur ?? »

- « Luciano. Un chef mafioso. Tu as trahi notre famille » dit-il en empruntant l'accent italien comme dans le film Le Parrain.

- « Tony! »

- « On t'as accueilli parmi nous... » imitant toujours.

- « Tony! » cria t-elle.

Cinéphile dans l'âme, le jeune agent ne cessait de faire référence à des films sans se soucier si le moment était opportun ou même sans savoir si ses collègues y portaient un intérêt. Mais Ziva savait aussi qu'il s'agissait d'une technique de détournement afin de mieux appréhender une situation. Après tout, chacun fait face à sa manière!

- « Megan était devenue gênante. Elle était la seule personne à même à pouvoir condamner ce grand homme! Et tu sais ce qu'on fait des témoins gênants? »

- « Elle a témoigné? »

- « Ouaip! Et sa vie est devenue un véritable enfer. On avait passé un contrat sur sa tête, bien que le grand manitou soit derrière les barreaux. Le seul moyen était de changer d'identité, de changer de vie. »

Ziva ferma les yeux de tristesse, comprenant toutes les implications.

- « On devait se séparer. Elle est partie se faire oublier quelque temps à l'étranger. Bordel, pourquoi a t-elle accepté de témoigner! »

- « Pour te sauver Tony. Ils vous auraient tuer tous les deux. » le raisonna t-elle bien que Tony en avait conscience.

- « Si un tel cas se présentait, je n'agirais pas pareil... je ne l'a laisserai pas partir... »

La jeune femme ignorait s'il faisait allusion à Megan ou bien s'il s'agissait d'un cas purement hypothétique.

- « Bien sûr que tu réagirais pareil. »

- « Pas si sûr » répondit-il en la regardant droit dans les yeux comme pour lui faire passer un message.

- « Et...et maintenant? » demanda t-elle, quelque peu troublée.

- « Luciano est sorti de prison il y a deux mois, mais comme il a la dent dure en tant que bon italien qui se respecte, il tient à se venger de la personne responsable de son incarcération... Et il a déjà commencé... »

- « Avec son mari »

- « Exactement, une manière pour lui de lui rendre la monnaie de sa pièce, voilà pourquoi elle doit partir au plus vite. »

- « Et que ressens-tu »

Tony devrait être agacé de cette nouvelle jalousie déplacée de son amie, mais au contraire, il était ravi d'avoir cet effet sur elle, cela lui montrait qu'il comptait pour elle, qu'il n'était pas seulement un collègue de travail.. Mais qu'étaient-ils réellement?

- « Si ta question est de savoir si je l'aime encore, la réponse est non Ziva. Megan restera une personne importante dans ma vie, mais il n'y aura plus de nous. »

- « Mais pourquoi avoir menti en prétextant entretenir une relation avec elle? »

- « Pour fausser les pistes. Tu vois je me suis amélioré dans le mensonge » dit-il sarcastique avant que son sourire ne s'efface de nouveau.

- « Tony? Te rends tu comptes que tu peux être le prochain sur la liste »


à suivre