un nouveau chapitre encore très tiva, enfin c'est surtout des sous entendus, le reste viendra plus tard lol
pensez à me laisser des coms, ça motive et surtout à ça encourage à poursuivre la fic plus rapidement
- « Si ta question est de savoir si je l'aime encore, la réponse est non Ziva. Megan restera une personne importante dans ma vie, mais il n'y aura plus de nous. »
- « Mais pourquoi avoir menti en prétextant entretenir une relation avec elle? »
- « Pour fausser les pistes. Tu vois je me suis amélioré dans le mensonge » dit-il sarcastique avant que son sourire ne s'efface de nouveau.
- « Tony? Te rends-tu comptes que tu peux être le prochain sur la liste »
- « Peut être... »
- « Peut être? » s'étrangla Ziva. « Attends Tony, est ce que tu comprends tous les jeux? »
- « Enjeux Ziva, on dit comprendre les enjeux, et oui j'ai conscience des risques. »
Il se leva et enfila sa veste, le FBI ne devrait pas tarder. La jeune Israélienne se leva d'un bond et tira sur le bras de Tony pour qu'il se retourne, le sondant d'un regard qui ne tarissait aucune objections, il devait l'écouter.
- « Ils s'en sont pris à son mari, que crois-tu qu'ils feront après? »
Son expérience au Mossad lui avait appris à bien des égards que la meilleurs vengeance n'est pas de tuer mais d'exécuter l'entourage. Vivre dans la souffrance, dans la douleur d'avoir perdu des êtres chers est bien plus terrible que la mort elle même.
- « C'est pour ça que je ne tenais pas à vous mettre au courant. »
- « On est une équipe, Tony »
Ziva se retint d'ajouter un commentaire bien plus personnel.
- « Ça me rappelle un film... » commença le jeune agent mais une coup de poing sur son bras par sa coéquipière le coupa net.
- « C'est plus fort que toi! » s'insurgea t-elle d'un regard assassin. « Tony, grandi un peu »
Les yeux de Tony se voilèrent, de surprise Ziva fit un pas en arrière. Jamais elle n'avait vu ce regard sur ce visage pourtant si familier, c'était celui d'un homme ayant trop vécu ou alors trop souffert...
- « Ziva, tu connais de moi que ce que je veux bien te montrer »
- « Tu te trompes sur ce point. » le contredit-elle en lui relevant le visage de son index. « Je ne sais peut être pas par quoi tu es passé, quelles épreuves... mais ce que je sais, néanmoins... c'est que tu es un homme bien Antony Dinozzo... et que je pourrai toujours compter sur toi. »
Emu par les paroles de la jeune femme, Tony lui aurait bien rétorqué une ou deux blagues à la Dinozzo, mais finalement il s'en abstenu, Ziva avait - malgré son côté je ne parle jamais de mes sentiments - laissé parler son coeur, alors il devait en faire autant.
- « Avant Megan.. je n'étais pas comme ça... »
- « Tu veux dire un dragueur invétéré qui alignait les femmes sur son tableau de chasse? » le reformula Ziva sur un ton mi amusé, mi ironique.
- « Merci pour ce super descriptif de moi, Zee-va »
- « Perdre Megan t'as fais souffert, tu as perdu confiance en l'amour...jusqu'à ce que tu rencontres Jeanne »
Fine psychologue, pensa Tony mais elle se trompait sur un petit détail.
- « Je ne suis pas qu'un gamin attardé »
- « Je le sais »
Tony semblait avoir deux personnalités, tantôt il se montrait agaçant, exaspérant, tant d'adjectifs convenait pour cet homme qui souffrait selon son ancienne coéquipière du syndrome de Peter Pan. Sauf que lorsque les circonstances l'exigeaient, le jeune Italien retrouvait son sérieux et son professionnalisme qui faisait de lui un bon agent du ncis. Un meilleur agent qu'elle, mais cela, Ziva le gardait pour soi pour ne pas nourrir davantage son ego sur-dimensionné. Elle avait toujours eu toute confiance en Tony pour qu'il couvre ses arrières. C'était une confiance réciproque d'ailleurs.
Tony et Ziva se toisèrent du regard, c'est comme si au travers de leurs yeux, chacun pouvait communiquer à l'autre les non-dits, tout ce que leurs bouches ne pouvaient, n'osaient, dire. Ils auraient pu s'y perdre indéfiniment si seulement la sonnerie du portable de Ziva n'avait pas retenti.
- « C'est Gibbs » le prévient-elle, ne sachant pas si elle devait décrocher ou pas.
- « Décroche, je ne serai pas étonné que Gibbs soit au courant »
Et effectivement, d'après les réponses de Ziva, leur boss avait suffisamment fouiné pour tout connaître de l'histoire, enfin, que la partie écrite dans les dossiers. Soulagé d'un certain côté que Gibbs ait appris cette partie de son passé, il redoutait toutefois sa réaction qui pour Tony ne pourrait être que de la déception : une fois encore il lui avait délibérément menti. Comment pourrait-il encore lui faire confiance dans l'avenir?
- « Alors, qu'a t-il dit? » interrogea Tony lorsque Ziva eut fermé le clapet de son portable.
- « Mcgee a craqué le serveur du FBI, ils savent tout »
- « Mcgoogle! Etonnant! » dit-il d'un ton sarcastique en se passant une main nerveuse dans les cheveux.
- « Je dois rester avec toi jusqu'à ce que le FBI vienne chercher Megan... par sécurité. »
- « Il n'a pas que dit ça. »
- « Tony »
- « Non, dis moi Ziva! »
La jeune femme comprenait la réaction de son coéquipier; Gibbs étant un peu comme un mentor, un père spirituel, l'opinion qu'il avait sur lui comptait énormément, même plus que celui de sa propre famille. Mais la vérité était qu'elle ne savait pas, l'ancien marine s'était montré bref et succinct, préférant évoquer par téléphone l'affaire uniquement. Sa réaction viendrait plus tard, et encore, il faudrait l'interpréter puisque Gibbs avait la fâcheuse manie de s'exprimer qu'avec un minimum de mots.
- « Je te dis la vérité. Par contre, moi, je peux te dire ce que je ressens... bien que ton comportement soit honorable, nous mettre à l'égard par soucis de sécurité... je l'ai ressenti comme un manque de confiance... Tony, je suis un agent du Ncis comme toi. Le risque fait parti du métier. Entre coéquipiers... »
- « Ne me cite pas la règle 1, Ziva. Je ne me suis jamais foutu de toi. »
- « Je n'allais pas dire ça. Ce que je veux dire... c'est que lorsque le risque est imminent on se couvre les arrières, alors pourquoi ne pas me laisser couvrir les tiens dans ce cas.
- « Vous n'êtes pas que des collègues, vous êtes bien plus... et je ne voulais pas que mon passé interfère que... »
- « Que quoi? Qu'on en sache un peu plus sur toi? »
- « Attends Ziva, toi aussi tu me caches tes choses. Tu ne m'as jamais parlé de tes traces de brûlures sur les jambes.
Ziva leva les yeux au ciel, exaspérée par cette manie de Tony de toujours retourner une situation à son profit.
- « On est sur un pied d'égalité sur ce coup » ajouta t-il las, en s'éloignant vers la salle de bain, toquant pour voir si Megan était bientôt prête.
La jeune femme sortit, la confusion s'affichant sur son visage.
- « Vous nous écoutiez » maugréa Ziva entre ses dents.
- « Oui, pardon... »
Le téléphone de la chambre sonna, après un coup d'oeil anxieux à Tony, Megan alla répondre...
à suivre...
