Merci à tous pour reviews, merci mille fois!! Cette fic arrive bientôt à son terme enfin vu que je l'ai commencée depuis mai lol


bonne lecture et bisous à tous

- « Ziva, tu peux me dire ce que tu es en train de faire? »

- « J'essaye de nous sortir de là! » aboya t-elle, furieuse plus contre elle même que contre Tony qui venait déjà de lui poser la question.

- « Je sais ça ne fait que la cinquième fois que tu me le dis. Tu espères quoi: qu'ils aient fait tombé la clef par terre?! »

Ziva s'abstint de répondre, elle continua son exploration, à demi plat ventre pour s'approprier les lieux, ce qu'elle aurait déjà dû faire depuis longtemps, or son inquiétude pour Tony lui avait fait perdre tout ses moyens. Elle sentit sous ses bras le ciment du sol et en quelques pas, toucha un mur de parpaings; elle continua son exploration, avec circonspection pour ne pas se blesser inutilement. A vu de nez, la pièce ne devait pas faire plus de quatre mètres sur trois. Lorsqu'elle atteignit la porte, Ziva se releva et la toucha. En fer, fermée par une serrure, elle avait une ouverture à hauteur d'homme, comme une porte de cellule… Sans son couteau, même pas la peine de penser à crocheter la serrure.

Tony l'entendit parler en hébreux, pas besoin d'être bilingue pour comprendre qu'il s'agissait d'un juron.

- « Ziva, viens me rejoindre, économise tes forces. On en aura besoin pour sortir de là. »

- « Je sais maintenant pourquoi je ne veux pas me faire prisonnière. »

- « Tu ne serais pas claustrophobe car ce serait un problèmes que je me passerai bien, vois tu! »

- « Non je ne suis pas claustrophobe Tony » grommela t-elle, s'asseyant sur le sol, le dos contre la porte. « J'en ai plus que marre d'être là, à leur merci, à attendre qu'ils se décident d'en finir avec nous! »

- « Pour ma part, ils peuvent prendre tout leur temps. »

- « Sans blague! Je ne compte pas rester affalée ici comme une morve, les bras croisées sans essayer de trouver une sortie. »

- « Une larve! Zee-va. »

- « Tu me saoules avec tes expressions à la noix de coco! »

Tony ne dit rien mais un sourire étira ses lèvres. Heureusement qu'il faisait noir, sinon Ziva lui aurait assené un coup, croyant qu'il se moquait d'elle. Ce qui n'était qu'à moitié vrai. Les reprises de ses fautes de langage avaient eu au départ une vocation à la charier, mais au fil du temps ça s'était transformé en un jeu de séduction. En la cherchant, en la taquinant de la sorte, Tony avait désormais conscience que ces petits moments entre eux, bien qu'a prima bord enfantins, avaient permis de renforcer leurs complicités. De là était née une amitié; une amitié qui avait évolué en de l'amour.

- « Efface moi ce sourire Anthony Dinozzo » fit Ziva.

Finalement, pas besoin de se parler, ils se connaissaient l'un et l'autre.

- « Rapproche toi de moi, Ziva. » souffla Tony.

La jeune femme se rapprocha de lui, sans demander son consentement, elle se blottit contre son torse, prenant soin de ne pas toucher sa jambe. Tony avait raison, il n'y avait pas 36 façons de sortir de là, en espérant que ce ne soit pas les pieds par devant. Soit Gibbs viendrait les libérer, ce qui était la solution la plus préférable; à défaut de quoi, ils devront se liguer contre leurs adversaires lorsque ceux ci daigneront pointer le bout de leur nez. Ensemble dans l'adversité comme toujours... La fatigue et la douleur aidant, ils s'assoupirent, enlacés. Par la force des choses. En attendant le moment de passer à l'attaque. La seule question que les taraudait : quand?

OoO

Ce n'était pas sa première nuit blanche passée au bureau, et ce ne sera certainement pas sa dernière, ingurgitant café sur café noirs et corsés à s'en rendre malade, il avait travaillé comme un forcené. Travailler jusqu'à être satisfait, jusqu'à trouver le moindre indice. Ne jamais abandonner l'un des siens : voilà en quoi impliquait la devise semper fidelis que le corps des marines lui avait inculqué et que Gibbs reproduisait aujourd'hui pour ceux qu'il considérait comme sa famille. Le plus dur n'était pas d'avoir passée une nuit blanche pour des prunes mais plutôt de n'avoir aucun résultat. Rien même pas l'ombre d'un indice probant pour les amener au lieu de captivité de ses agents. L'ancien marines ne désespérait pas, non une telle attitude était aux antipodes de l'homme qu'il était, du marine toujours tapis en lui. En réalité il était en colère face à l'impunité, face à la chance de certaines crapules de pouvoir sévir sans que la justice n'ait le grappin sur eux. Bon sang où va le monde? On en coffre un mais beaucoup d'autres sont encore en liberté dehors, et pas les plus innocents!

Même Jenny n'avait pas quitté le bureau, usant de ses relations pour l'aider dans son enquête. Il avait eu beau essayer de la renvoyer chez elle, mais elle avait obstinément refusé, avançant qu'elle restera là et qu'elle fera comme lui pour tenir le coup. Mais elle n'était pas lui... A sa place, elle n'aurait pas commis cette boulette...

Désormais tous ses efforts se tournaient vers Abby. Gibbs le savait, la jeune gothique trouvera, et comme toujours, ce sera son meilleur travail. Et bien que le temps leur était compté, l'ancien marines relativisait en se souvenant ce que Tobbias lui avait dit. Lucciano, ou plutôt son homme de main, aimait faire traîner les choses. Espérons qu'il n'ait pas changé de mode opératoire. Tony avait été retenu en captivité plusieurs jours, ce qui sera peut être le cas aussi, la seule différence cette fois-ci : son agent n'était pas seul. Il avait Ziva avec lui. Une chance et une malchance en même temps.

Coincidence ou non, son téléphone sonna au moment même où ses pensées allèrent vers Abby. A peine eut-il décroché, la jeune laborantine cria à lui crever les tympans:

- « Je sais où ils sont, Gibbs! »

OoO

Ce coeur qui battait à l'unisson avec le sien... ce souffle chaud dans son cou... cette odeur si caractéristique... Ziva crut rêver au moment où elle émergeait peu à peu de son sommeil. Cependant, la dureté du sol eut tôt fait de la ramener vers la triste réalité de leur situation. Malheureusement, si Tony était blotti contre elle, ce n'était pas parce qu'ils avaient eu une nuit de folie, mais car ils étaient retenus prisonniers. Combien de temps avait-elle dormi? Difficile à dire...

- « Bonjour la belle au bois dormant » fit une voix somnolente.

- « Qui te dis qu'on est le matin? »

- « Mon estomac, j'ai faim. »

- « Oh si ton estomac te le dit! »

- « Je ne pourrai pas te dire l'heure exacte mais je dirai qu'il doit être 7 heures. » rétorqua Tony le plus sérieusement du monde.

Tony la tenait toujours par la taille et ne semblait pas avoir l'intention de la lâcher, au contraire, il se permit de resserrer son étreinte. Elle se serait bien laisser aller dans ses bras, dans d'autres circonstances, dans un autre lieu, non, ils ne devaient pas. Ziva le repoussa légèrement mais sans faire attention à sa blessure.

- « Oh Tony, excuse moi! » s'affola t-elle, se maudissant d'avoir oublié ce détail pas si anodin que ça.

- « Ça va Ziva, c'est rien » mentit-il du mieux qu'il put en lui prenant la main.

- « Tu mens! »

- « Non, je ne mens pas! Et de toute façon tu n'as aucun moyens pour le vérifier, on est dans le noir je te rappelle. »

De sa main libre, elle lui toucha le genoux qu'elle fit remonter doucement jusqu'à buter sur le pansement de fortune qui était bien évidemment imbibé de sang.

- « Ziva, tu essayes de me détendre là! » fit-il sarcastique mais lorsqu'elle commença à lui défaire le pansement, il gémit une nouvelle fois.

- « Vu ton état tu ne serais pas capable de lever quoi que ce soit » lui répondit-elle dans le même esprit pour camoufler son angoisse.

Tony ne fut pas dupe par le ton léger de la jeune femme, surtout lorsqu'il l'entendit réprimer un sanglot. Elle s'inquiétait pour lui... Non pas que ce soit étonnant, mais il ne l'avait jamais vu se mettre dans un tel état, et que ce soit à cause de lui lui fendait le coeur.

- « Ziva... » l'appela t-il une fois qu'elle ait fini ses soins.

Face à son mutisme, Tony chercha sa joue de sa main et rapprocha son visage jusqu'à ce que ses lèvres trouvent les siennes. Ziva ne le repoussa pas, elle accepta le baiser de cet homme qu'elle aimait et dont la vie ne tenait plus qu'à un fil...

- « Tu oublies la règle numéro 12 » souffla Ziva contre sa bouche .

- « Et moi je te rétorquerai la règle 13 : les règles sont faites pour être enfreintes. » fit-il avant de l'embrasser de nouveau.

Alors que leurs baiser devenait plus ardent, plus passionné, qu'ils en oubliaient dans quel pétrin ils se trouvaient, la porte s'ouvrit dans un bruit fracassant faisant entrer une lumière qui aveugla le couple. Quand leur tortionnaire parla, Tony reconnu immédiatement cette voix, il n'avait jamais pu l'oublier...


à suivre...