et bien on peut dire que je suis productive en ce moment lol, voilà un nouveau chapitre...l'angoisse monte crescendo, ce qu'on peut dire c'est qu'ils sont pas encore sortis de l'auberge
merci encore mile fois pour vos reviews je m'en lasserai jamais, bonne lecture
Ziva guettait le moindre bruit derrière la porte et lorsqu'elle entendit des bruits de pas, elle se colla le dos contre le mur. Son arme improvisée à la main, elle attendait - le coeur battant- que la porte s'ouvre enfin. Sans même regarder qui était son visiteur, Ziva abattit violemment la barre de fer sur le crâne de son assaillant, assommé, il tomba au sol lourdement. Soulagée, elle s'empara de son arme puis fouilla sa veste à la recherche d'un portable.
Rester concentrée et sur ses gardes. Ziva ne cessa de se le répéter alors qu'elle arpentait à pas de loup le couloir éclairé faiblement par des néons qui menaçaient de griller d'un moment à l'autre. Elle n'avait aucune idée de l'endroit dans lequel elle se trouvait, certainement un vieux entrepôt désinfecté. Un lieux discret, idéal pour exercer des activités illégales en tout genre.
Arrivée au bout du couloir, la jeune femme eut le choix entre prendre à droite ou à gauche. Sans hésiter, elle emprunta le couloir de droit, d'abord car son instinct lui disait que la sortie se trouvait par là, mais aussi car Tony n'avait jamais cessé de lui dire dans le passé, faisant à chaque fois référence à un de ses films. Le simple fait de penser à lui, en dépit des circonstances, suffisait pour la faire sourire. Ce n'était pas le moment de perdre sa concentration, par force de volonté et surtout par soif de vengeance envers ceux qui avait mis Tony à mal et elle dans une rage folle, Ziva accéléra le pas jusqu'à arrivé à un escalier. L'arme à la main, à découvert que le strict nécessaire, elle examina la cage d'escalier minutieusement avant de s'y engager.
Cette odeur.. non elle ne se trompait pas, ça sentait l'alcool éventé. Du vinaigre? Ziva l'avait senti depuis le sous-sol, mais plus elle gravissait les escaliers, plus cette odeur aigre lui piquait la gorge et le nez. Elle devait appeler Gibbs, ça pourrait les aider à les retrouver... Ziva s'assura que personne n'approchait puis composa le numéro de l'ancien marine's.
« Gibbs » chuchota l'israélienne.
« Ziva! »
« Comme vous avez pu vous en douter Tony et moi avons quelques problèmes. Je sais pas trop où on est .. mais je dirai qu'on est dans un vieil entrepôt de fabrique de vinaigre.. »
« Je sais où vous êtes, on est en route, Ziva. Tony est avec toi? » la coupa Gibbs
« Non, ils l'ont emmené pour.. »
Elle n'avait pas pu prononcer le mot fatidique. En tant que agent détaché du mossad, et accessoirement une tueuse, elle savait trop bien ce que Tony pouvait endurer en ce moment même dans une des pièce de cette usine. Elle ferma les yeux, croyant pendant un instant entendre au loin un de ses cris. Non, ce n'était que son imagination... Enfin, l'espérait-elle.
« Ziva, on sera là d'ici quinze minutes, tiens bon! »
L'inquiétude de son patron était perceptible dans sa voix. Bien qu'il essayait de se montrer rassurant, de montrer aux yeux du monde qu'il savait garder son sang froid à toute épreuve, il était évident que Gibbs était tout aussi angoissé qu'elle.
« Prévenez une ambulance, il y en aura besoin Gibbs. »
« Compris »
Il n'avait même pas chercher à savoir si une telle mesure était à titre préventif ou curatif, l'ancien marines avait compris immédiatement que c'était le deuxième cas de figure, et surtout, il avait compris pour qui ce sera nécessaire. Ziva le remercia intérieurement de ne pas lui avoir demandé plus d'explications.
« Ziva écoute moi bien. Surtout ne fais rien avant qu'on arrive. Tu m'as entendu?! »
La jeune femme ne répondit pas, ne sachant pas si elle pouvait lui promettre une telle chose. Qui sait ce que Tony aurait le temps d'endurer avant que son patron arrive.
« Ziva? » cria Gibbs.
« Dépêchez vous » lui répondit elle simplement avant de raccrocher.
Ziva savait pertinemment que plus tard elle aurait droit soit à une tappe sur la tête ou bien à une sempiternelle menace d'être virée si elle a encore le malheur de le désobéir. Peu importe, elle devait écouter ce que son instinct lui disait... ou plutôt... son coeur? Oui c'est son coeur qui parlait, qui lui criait de ne pas attendre pour secourir celui qu'elle aimait.
On dit que l'amour vous donne des ailes, il vous aide à vous surpasser. Voyons où son amour pour Tony – oui maintenant elle ne pouvait ni le nier ni se le cacher – pourrait l'aider à les sortir de là.
OoO
Il avait l'impression d'être là depuis des jours, depuis des mois, encaissant coups sur coups à tel point qu'il n'avait plus la force de crier ni même de gémir. Une routine pour lui. Une habitude qui s'était peu à peu transformée en une danse macabre, l'amenant désormais à se demander quand cela se finira t-il. Quand finiront-ils leur oeuvre sur lui? Il ne supportait plus la douleur, à chaque coup il regrettait d'être encore vivant, que ça ne lui soit pas été fatal.
Et d'un coup, tout s'arrêta. Tony se retrouva seul dans cette pièce, théâtre de ce fight club privé, avec pour seule compagnie, son souffle filant faisant écho dans la pièce. Alors qu'il devrait être soulagé de ce répit, ce fut l'inquiétude qui s'empara de lui. Ce n'était pas normal.
Il ouvrit un oeil, l'autre restant obstinément fermé. La pièce tournait au point d'être pris d'un haut de coeur, étrange pour quelqu'un qui n'avait pas le mal de mer. Etrange, pas tant que ça, puisque ce n'était pas la pièce qui tournait mais sa tête. Tony se concentra sur un point de la pièce, espérant que cette concentration l'aide à ne plus voir flou. Puis soudain, alors que son esprit s'éveillait peu à peu de l'inconscience, il entendit des bruits venant de derrière la porte, des cris plus exactement. On était en train de passer un savon à quelqu'un.
La porte de la pièce s'ouvrit avec fracas, Lucciano fixant intensément Tony. Instinctivement, le jeune agent sourit, satisfait de percevoir de la colère dans les yeux du mafioso, la même que celle qu'il avait perçu chez lui le jour où un juré s'était prononcé sur sa culpabilité.
- « Tu ne vas pas sourire longtemps, Dinozzo » croassa l'italien en faisant un pas vers lui. « Ta petite copine est une maligne, mais cet entrepôt est un vrai labyrinthe pour celui qui ne connaît pas l'agencement »
En dépit du risque plus que probable de se faire encore cogner, Tony sourit de plus bel. Ziva avait réussi à leur fausser compagnie, ainsi tout n'était pas perdu. Bien qu'il espérait encore pouvoir sortir d'ici pas trop amoché, ce qui importait à ses yeux, c'est que la jeune femme s'en sorte saine et sauve. Une attitude de gentleman qui aurait agacé Ziva, mais sa survie comptait plus que la sienne. En dépit de ses défauts, Tony avait toujours agit de la sorte : il était capable de se sacrifier pour sauver son coéquipier, les sentiments n'entrant pas en ligne de compte.
- « On a juste à attendre qu'elle vienne à toi. »
- « Elle ne ferait pas ça. » mentit Tony, espérant ardemment se tromper.
- « Ne sous estime pas l'amour qu'elle te porte. »
OoO
- « Et merde! » jura Gibbs en lançant son portable sur les genoux de Mcgee une fois que Ziva eut raccroché. « Mcgee, appelez une ambulance! »
La pédale d'accélérateur au plancher, il ne pouvait malheureusement pas rouler plus vite. Bien que habitué à la conduite sportive de son patron, Mcgee s'accrocha de plus bel à la poignée, priant dans toutes les langues comme Abby le lui avait appris.
- « Une ambulance? »
- « Oui une ambulance, vous avez d'autre questions comme celle de savoir ce que vous risquez si vous discuter encore mes ordres! » menaça l'ancien marine sans quitter les yeux de la route.
Mcgee ne prit pas le risque de répondre et appela une ambulance pour que celle-ci les rejoigne sur place. Les deux agents affectés temporairement avec eux n'en menaient non plus pas large, après que l'un des deux ait fait remarqué qu'il serait opportun de rouler moins vite au risque de finir dans le fossé, ils s'étaient terrés dans un silence quasi religieux, se lamentant d'avoir été choisi par ce fou furieux dont la réputation était réellement fondée et non surfaite.
- « Ziva ne nous attendra pas, n'est ce pas? » finit par demander Mcgee.
Une affirmation plus qu'une question.
Gibbs se promit de la renvoyer illico en Israel dans le cas hypothétique où elle s'en sortirait vivante. Bordel, il avait vraiment une mauvaise influence sur ses agents!
à suivre...
