Mille excuse pour cette absence mais pour faire bref j'ai eu un problème de ligne téléphonique, merci beaucoup pour vos review la prochaine suite est écrite et sera postée en fin de semaine


Ziva ne savait pas si c'était la bonne direction, mais ne dit-on pas que tous les chemins mènent à Rome? Elle avait sous estimé la grandeur de cet entrepôt, suivant son instinct et surtout la logique, elle avait décidé de monter tout en haut. Les bureaux sont toujours au dernier étage. Pour un minimum de confort, Lucciano s'y était à coup sûr installé.

Et elle eut raison, au détour d'un couloir, la jeune femme vit le bras droit de Lucciano, furibond, il parlait au téléphone. Elle s'arrêta de marcher, tendant l'oreille pour écouter sa conversation. Apparemment, sa petite évasion avait contrarié le mafioso qui avait ordonné à tous ses hommes de la retrouver coûte que coûte. Etre la responsable de tout ce branle-bas de combat lui procura un certain sentiment de satisfaction; sauf que pour ne pas attirer l'attention des autres hommes, elle ne devait pas tirer avec son arme. La seule option qui lui restait, le prendre par surprise: un art qu'elle maîtrisait à la perfection, surtout depuis qu'elle travaillait avec Gibbs.

A pas de loup, cessant même de respirer, elle s'approcha de Martino qui lui tournait le dos et qui venait de raccrocher. Il n'était plus qu'à un mètre de lui... quelque centimètres... Ziva leva son arme, la crosse en avant, elle l'abattit sur sa tête. Martino tomba sur le sol, semi inconscient. Comme il essayait de reprendre le dessus, Ziva le plaqua fermement au sol, lui apposant une main sur la bouche et le visant entre les deux yeux de son pistolet.

- « Donnez moi juste un prétexte, juste un. » grinça t-elle.

Une seule respiration plus forte que la précédente, un seul haussement de sourcils, alors Ziva ne répondrait plus de ses actes, sans hésitation, elle tirerait. Peu importe que le coup soit à bout portant, peut importe que ça ressemble à une exécution, elle avait cessé depuis longtemps d'écouter sa conscience. A côté de cet homme, Ziva faisait office d'un enfant de coeur.

Comprenant que la jeune femme ne plaisantait pas, que le moindre geste entraînerait sa mise à mort, Martino se détendit – du mieux qu'il put en dépit de l'épée de Damoclès au dessus de sa tête – et cligna des yeux pour manifester qu'il ne comptait pas se rebeller.

- « Bien »

La jeune Israélienne abattit de nouveau la crosse de son arme sur la tête de l'homme, l'assommant cette fois-ci pour de bon. Après avoir balayé les alentours d'un coup d'oeil rapide, elle prit les bras de Martino puis le traîna dans une pièce qui servait autrefois de dépôt.

Une bonne chose de faite... Sauf que le temps lui était compté, on aurait tôt fait de se rendre compte de la disparition de Martino, indiquant ainsi de facto sa localisation dans l'entrepôt.

Ziva leva ses mains et remarqua avec horreur que ses mains tremblaient. Chose exceptionnelle, jamais, ô grand jamais elle n'avait perdu son sang froid dans le passé. Se ramollissait-elle en vieillissant? D'ordinaire, l'adrénaline, le risque imminent, lui donnaient des ailes, l'aidant même à exceller, alors pourquoi paniquait-elle? Pourquoi perdait-elle tous ses moyens? Ziva souffla, comprenant soudain à quoi était dû ce revirement. Les sentiments - bien qu'ils permettent d'humaniser une personne - ont pour incidences de perturber les repères qui étaient les siens auparavant. Avant, il ne s'agissait que d'un collègue, d'une relation de travail... rien de personnel rien de privé, alors que désormais... bon sang, toucher à Tony revenait à s'en prendre à elle. Est pour ça qu'on parle de sa moitié? De son âme soeur?

Finalement la règle 12 trouverait tout son sens...

Ce n'était ni le moment, ni l'endroit, pour s'appesantir sur le bien fondée d'une règle érigée par Gibbs en principe fondamental du travail d'enquêteur au ncis. Non, le moment était venu de passer réellement à l'action et de sortir de ce guêpier.

Puisant le peu de self contrôle qui restait en elle, Ziva continua l'exploration de l'étage, sentant qu'elle approchait de son but.

OoO

Quelque chose ne tournait pas rond... Tony observait méticuleusement depuis plusieurs minutes le mafioso dont l'agacement perceptible ravivait le jeune agent au plus haut point. Une seule personne à sa connaissance était capable de rendre dingue un homme aussi infiniment patient que Lucciano.

D'agacement, il soupira profondément puis ouvrit la porte, faisant signe à son garde de chiot d'aller voir ce que Martino trafiquait et pourquoi il ne répondait pas à son téléphone depuis cinq minutes. Acquiesçant par un signe de tête, l'homme disparu de l'encadrement de porte.

- « Si j'étais toi je ne compterai pas trop sur ta petite copine pour vous sortir de là. Elle ne sait pas contre combien d'hommes elle devra se battre avant de venir jusqu'ici » cracha Lucciano excédé.

Miracle, Tony sentait ses forces revenir, c'était peut être dû au répit accordé à son corps meurtri ou alors à l'espoir retrouvé, il l'ignorait, mais la douleur n'était plus aussi aigu. Profitant de ce regain d'énergie, ne se laissant plus abattre – ce qu'il n'aurait jamais dû faire – Tony examina la situation, essayant de trouver une échappatoire. Il n'y avait plus que lui et Lucciano dans la pièce, plus aucun garde derrière la porte. Le seul hic : ses mains liées... mais pas ses pieds. Avec finesses et rapidité, il pourrait, comme lors de leur mission sous couverture, prendre par surprise son adversaire, à espérer qu'il n'ait pas l'instinct de s'emparer de son arme.

Lucciano cessa soudainement de marcher en long et en large, se tourna pour fixer Tony, il le sonda du regard pour tenter de percer ses pensées.

- « A quoi penses tu Dinozzo? Malgré ce que tu dis, tu espères que ta petite copine vienne jusqu'à toi te sauver. On va l'attendre bien gentiment. »

- « Je pensais juste que vous étiez la honte de l'italie » rétorqua t-il, souhaitant le mettre hors de lui.

Un plan risquait, mais s'il comptait le prendre par surprise, Lucciano devait être assez proche de lui, sauf que pour le moment, il se gardait bien de conserver une distance suffisante entre eux.

- « L'italie est connu pour ses cappuccino, ses pâtes, les belles voitures .. les belles femmes! » continua Tony d'un ton léger. « C'est à cause de personnes comme vous, qu'on se coltine une réputation de maffioso dès qu'on dit qu'on est Italien »

- « Pour ta gouverne, ce ne sont pas nos compatriotes qui ont inventé les pâtes mais les chinois » contredit Lucciano nullement vexé.

- « Pure propagande communiste. »

Un rire s'échappa de la gorge de Lucciano.

- « Et même sans parler de ça, regardez vous. Question vestimentaire ça laisse vraiment à désirer. »

Il venait de faire mouche. Finalement, Lucciano était bel et bien un italien dans l'âme, une seule critique sur son look suffisait pour attiser le feu au poudre. Il fit un pas en direction de Tony, puis un autre, avec pour ferme intention de lui faire ravaler ses mots.

Approche encore un peu... oui c'est bien. Encore.

Une sonnerie de portable retentit, Tony maudit le manque de timing alors que Lucciano, s'éloignant de lui, répondait au téléphone.

OoO

Alors que tous les hommes de Lucciano s'engageaient dans une direction, Ziva, quant à elle, prit le chemin inverse. C'était certainement, et même à coup sûr un piège, mais elle en avait cure, de toute manière elle n'avait pas d'autre choix. Tous étaient partis à sa recherche, tandis que Lucciano l'attendait patiemment avec Tony. Des voix s'élevaient d'une pièce au bout de ce couloir, la seule pièce dont émanait de la lumière par le dessous de la porte.

Son sang se glaça dans ses veines lorsqu'un coup de feu retentit. Figée sur place, elle murmura un faible Tony, imaginant déjà le pire scénario.